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Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 21:27

Je vous invite à découvrir Chris Ryan et ses livres sur la page dédiée en cliquant sur ce lien : SOURCE C.RYAN

Sont rassemblés ici les articles publiés précédemment sur le blog :

Mercredi 26 mars 2008
La chaine Sky One qui nous avait offert les souvenirs de vacances de Ross "henno" Kemp en Afghanistan a commandé l'adaptation d'un roman de l'ex SAS Chris Ryan.
La nouvelle société britannique Left Bank Picture, produira six épisodes inspirés du roman Strike Back pas encore sorti en France.
Affaire à suivre...


Je sais que c'est interdit à cause des droits d'auteur mais je publie ici l'article du Monde consacré à C.Ryan afin de l'avoir en mémoire pour les futurs lecteurs qui auraient raté la parution du journal. Comme le faisait remarquer Hervé2005, cet article est vraiment bien fait, il est donc intéressant de le garder.
Chris Ryan La deuxième vie du baroudeur
LE MONDE | 24.07.06 |
 
 
GAUTIER DEBLONDE POUR "LE MONDE"
 
En janvier 1991, peu avant la première guerre du Golfe, le caporal anglais Chris Ryan accomplit un stupéfiant exploit dans le désert d'Irak. La patrouille de huit hommes à laquelle il appartient, Bravo Two Zero, est lâchée loin derrière les lignes ennemies, pour des actions de sabotage. Très vite, la mission tourne au drame. Repéré, isolé, le commando se replie et s'émiette. Le soldat Ryan, 28 ans, entame une longue marche solitaire.

Il parcourt 300 kilomètres en sept nuits. Sans boire ni manger. Transi de froid ou rongé, le jour, par l'ennui d'une attente immobile, dans l'abri précaire d'une grotte. Il n'a pas de radio, ses cartes sont fausses. Il se guide à la boussole, longe l'Euphrate et franchit enfin la frontière syrienne, avant d'être conduit, exténué, à Damas. Il a perdu 16 kg, et son corps s'est nourri de lui-même, muscles et graisse.

Quatre membres du commando ont été capturés, trois autres sont morts. Lui seul s'en sort vivant et libre. Il honore dans la souffrance la devise - "Qui ose gagne" - de son régiment d'élite, le prestigieux SAS (Special Air Service), et devient un héros moderne.
Quinze ans plus tard, dans un hôtel de Londres, Chris Ryan évoque avec une simplicité désarmante cette évasion solitaire, qu'il a racontée dans un best-seller paru en 1995 (Celui qui s'est échappé, traduit en français et publié par Movie Planet, 2005). Il n'a rien d'une tête brûlée ni d'un soldat perdu. Son long séjour dans les forces spéciales lui inspire, devant un verre de bière auquel il ne touchera pas, des propos doux-amers sur la chance, le destin, la peur inévitable et le doute salutaire, la relativité du bien et du mal, et le désenchantement où l'enthousiasme du jeune soldat, toujours, se dissout.
Chris Ryan a quitté le SAS en 1994, mais le SAS ne l'a jamais quitté. Il fut son idéal, il est devenu son gagne-pain, et la principale source d'inspiration de ce baroudeur converti à l'écriture. Avec Andy McNab, sergent dans la même patrouille de 1991, ils ont, chacun de leur côté, inventé un nouveau genre de polar, le "SAS thriller". Chris Ryan en a écrit dix depuis 1996, au rythme d'un par an. Des livres percutants, au succès immédiat et durable.
 
La matière première de ses récits, Chris Ryan la trouve dans le fracas du monde, où les soldats du SAS mènent une guerre de l'ombre contre des ennemis en tout genre : terroristes d'Al-Qaida, marchands d'armes, trafiquants de cocaïne, kidnappeurs professionnels, scientifiques dépravés.
Mais, pour nourrir ses intrigues, l'auteur puise surtout dans sa propre expérience. "Pour moi, l'essentiel, c'est d'être crédible lorsque je dose réalité et fiction." Souhaite-t-il affiner un détail, vérifier une procédure ou décrire un nouveau modèle de flingue ? "J'ai encore des amis dans le régiment, où mon frère est sergent. Ils me donnent des infos."
 
Chris Ryan travaille toujours à l'identique. Il propose un thème, soumet son synopsis, et le développe ensuite, avec l'aide de son éditeur, complice en écriture, Mark Booth. "Il me met la pression. J'ai tendance à décrire des personnages types qui se ressemblent trop. Il m'oblige à les différencier, à les enrichir. Mark et moi sommes devenus de très bons amis. Nous avons découvert tardivement que nous étions nés le même jour de la même année. Etrange, non ?"
Ah, ses personnages ! Il aimerait les représenter toujours comme il les connaît, ou les imagine, sans scrupule ni états d'âme, obéissant aux seules règles des services secrets et tendus vers l'ultime dilemme : la victoire ou la mort. Mais l'éditeur veille. "L'un de mes personnages était un arnaqueur qui finissait par tuer tout le monde autour de lui. On m'a dit : "Impossible, ton héros ne peut pas devenir un salaud"."
 
Chris Ryan s'est heurté au même conformisme, face aux producteurs d'" Ultimate Force", une série télévisée lancée en 2002 sur la chaîne ITV. "J'ai écrit le concept originel et participé comme acteur aux premiers épisodes. Ensuite, je n'aimais pas la manière dont on voulait dépeindre le SAS, ni le côté politiquement correct des scénarios. On ne pouvait pas mettre en scène un terroriste islamiste pour ne pas froisser les musulmans d'Angleterre. On s'éloignait artificiellement de la réalité. Cela ne m'intéressait plus."
 
Dans sa deuxième carrière - écrivain, scénariste et acteur -, Chris Ryan paie de sa personne, parfois au prix fort, ses retrouvailles avec sa première vie. Héros d'un programme de télé-réalité sur la BBC, " Hunting Chris Ryan", il a pour mission d'échapper à quatre poursuivants, des pros comme lui. En Sibérie, il évite de peu la mort par hypothermie en creusant un refuge dans la neige. Au Honduras, il gagne encore son pari ; au Botswana, son arme était défectueuse, et il a failli se faire sauter la main.
L'ex-soldat n'est pas complaisant envers l'armée. En 1992, le général de la Billière, ancien patron du SAS, demande à Chris Ryan de lui raconter son aventure et révèle dans un livre les dessous de la guerre du Golfe. Trois ans plus tard, Ryan publie son témoignage et s'attire l'opprobre. "Un général a le droit de publier ses Mémoires. Si un subalterne fait la même chose, on l'accuse de vendre des secrets militaires. Une mentalité de classe règne encore dans l'armée."
 
Chris Ryan n'a jamais accepté l'omerta qui disculpa la hiérarchie de l'ahurissante série d'erreurs commises dans la préparation de la mission confiée à Bravo Two Zero : cartes obsolètes, mauvaises fréquences radio, manque de vêtements chauds, absence d'ordres écrits, équipements trop lourds. "L'opération ne fut suivie d'aucun debriefing, pour ne pas mettre en évidence les responsabilités. Et, pourtant, bien des têtes auraient dû rouler."
 
Mais il garde au coeur son ancien métier. "J'ai été heureux chaque matin." Le jour vient cependant où l'on s'interroge sur la dimension morale de ses missions, comme en Irlande du Nord, où "nos actions illégales entraînaient mort d'homme. Ce jour-là, il était temps de partir. C'est ce que j'ai fait." Chris Ryan fut ensuite résolument hostile à la deuxième guerre d'Irak, qui vit s'accomplir "toutes les sombres prophéties que nous faisions dès 1991", notamment la flambée islamiste et l'irruption de la guerre civile.
Amoureux des Alpes, Chris Ryan vit aujourd'hui dans un chalet à Morzine (Haute-Savoie), avec, en tête, un projet d'aventure sur les traces de Marco Polo. Manière de rester fidèle à sa jeunesse, car s'il a rejoint l'armée à 17 ans, c'était d'abord, se souvient-il, "par amour des grands espaces".
 
Jean-Pierre Langellier

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Published by MENATOR - dans LIVRES -CINE -1-6
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commentaires

Eva 21/08/2010 23:21



un homme tellement discret et humble ...


que personne ne peut devinner ce parcours hors du commun.


j'ai eu la chance de le croiser moi qui vit aussi à Morzine.



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