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Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 09:55

Un binôme ou un trinôme de tireur d’élite est aujourd’hui chargé d’effectuer des missions dans deux cadres différents : les tireurs de précision et celui des tireurs d’élite, plus connu sous le nom anglo-saxon de « sniper ».

Un soldat qualifié de tireur de précision ou « TP » est, généralement, armé de fusils de calibre 7.62*51mm ou .338 Lapua Magnum, et est intégré au sein d’une compagnie de combat afin de les supporter en effectuant des débordements et en ce postant sur des points hauts. Son entrainement assidu au tir permettra de faire baisser les têtes à un ennemi situé à une distance ne dépassant pas, en général, les 800 mètres ; alors que les hommes de la compagnie armé en 5.56 n’ont qu’une portée efficace de 300 mètres. Leur aide à la visé à longue distance leur permettent d’identifier les cibles stratégique et ainsi choisir celles qui porteront un coup au moral à une section ennemi ou pas, et donc d’effectuer des tirs sélectifs (officier, opérateur radio,…). Leur mission étant de supporter les troupes amies, ils renseignent, aussi, du mouvement des forces ennemi à son chef de section. Enfin, ils sont couramment employés lors d’opérations de contrôle de foule, pour effectuer des missions de dissuasion.


Binôme de sniper du groupe Rhône – tireur/observateur

Les tireurs d’élite, ou sniper, sont des termes faisant références à des hommes qui sont isolé et amené à travailler en binôme ou en trinôme avec tout type de calibre de fusil, celui allant du standard OTAN 7.62*51mm jusqu’au 12.7*99mm qui leurs permettent de toucher des cibles à plus de 1600 mètres. Ainsi, ils ont pour rôle au combat d’accomplir des missions d’appuie des opérations en délivrant des tirs de précisions sur des cibles sélectionnées depuis une position dissimulé, comme les TP. Ils peuvent aussi être employés derrière les lignes ennemies dans le but d’éliminer une cible précise ou de récolter des informations. Enfin, le sniper grâce à l’usage de calibre puissant peut mettre hors d’état de nuire un véhicule civil ou militaire et ainsi faire de la lutte anti matériel qui peut se traduire au contrôle d’un checkpoint.

On peut appeler “ sniping ”, dans les grandes lignes, l’art de bien tirer au fusil. Cet art peut être atteint à la suite d’un entraînement tenace et ininterrompu. Savoir bien se positionner, gérer sa respiration, contrôler la détente de son fusil, estimer rapidement la vitesse du vent, la distance et l’altitude en cas d’urgence, anticiper le mouvement de la cible, son angle (car la vitesse de déplacement de la cible n’est pas la même sous différents angles), etc… font partis des compétences d’un tireur d’élite. Les qualités individuelles de combattant sont d’une importance primordiale dans la conduite du sniper, car il mène le combat dans des conditions où, les qualités morales, sa volonté et son cerveau tendus jusqu’aux limites extrêmes, sont dans l’intention de tromper et de vaincre l’ennemi.
Le courage lié au sang-froid compte parmi les plus belles qualités de n’importe quel combattant, mais pour un sniper, ces qualités sont absolument indispensables.
Dans l’art aussi compliqué que le “ sniping ”, dans la lutte avec l’ennemi qui sait utiliser à la perfection ses armes, on ne doit pas être inférieur à lui, et à plus forte raison, commettre des erreurs.
Dans cette lutte, l’audace et le courage doivent être accompagnés d’endurance, de ruse et de raisonnement.


Tireur du groupe Rhône armé d’un AW .338

Toutefois, ce serait une erreur d’appeler sniper un homme qui est simplement un excellent tireur. Le chasseur qui place sa balle dans l’œil de l’écureuil n’est pas un « sniper ». Le sportsman qui abat toutes les cibles sans perdre une seule balle n’est pas un sniper non plus.
En plus d’être d’excellents tireurs, ils sont d’excellents observateurs. La réussite du sniper au combat dépend beaucoup de son aptitude à observer et à déterminer les cibles. Rien ne doit échapper à son champ visuel. Il doit savoir, dans tous les milieux, à tout moment, et en toutes circonstances, parfois dans des conditions météorologiques difficiles, démasquer et anéantir les objectifs. Ces hommes sont donc la plupart du temps articulé en binôme observateur/tireur où l’observateur, qui aura au préalable effectué un croquis du champ de bataille en y indiquant des informations sur des distances clé, les axes de circulation, etc… va guider en direct le tireur qui aura l’œil dans sa lunette tout au long de l’action. L’observateur possède une vue général du champ de bataille ; le tireur, lui a une vision tunnel, et est là pour shooter la cible. Enfin, son rôle est aussi de fournir des indications sur les conditions météorologique et géographique qui vont influer un tir à longue distance et qui va permettre le zérotage de la lunette du tireur (la vitesse du vent, l’altitude et la distance). Il est dit qu’au combat, ils changent les rôles toutes les 20 à 30 minutes, car l’observation prolongée aux jumelles fatigue les yeux.


Observateur du groupe Rhône en train d’effectuer un croquis du champ de bataille. On peut apercevoir ces instruments principaux : télémètre laser, anémomètre, carnet et lunette d’observation camouflée grâce à un filet


Le sniper est un soldat qui doit être plus rusé que son ennemi. Il doit savoir bien se camoufler, afin de rester invisible pour l’ennemi, avoir un sens aigu de l’observation et connaître les procédés d’observation de l’ennemi. Le sniper est un homme volontaire, de grande endurance et de patience. Il doit être habile, leste, et avoir des réflexes rapides. Toutes ces qualités lui permettent d’utiliser au mieux son arme et de battre l’ennemi à coup sur.
Il pratique l’art du camouflage. Se camoufler signifie tromper la vigilance de l’ennemi et, par conséquent, avoir la possibilité de l’anéantir avant qu’il ne fasse feu sur notre sniper. La réussite des snipers dépend en grande partie de leur aptitude à utiliser le terrain. Sous-estimer le camouflage signifie s’exposer au danger et ne pas être à la hauteur dans l’art militaire. Savoir bien se camoufler est une des principales caractéristiques du sniper en tant que militaire, qui le distingue du tireur sportsman. Le sniper doit utiliser le terrain avec art pour ne pas être démasqué par l’adversaire.




Se déplacer sans éveiller les soupçons avec une « ghilie suit »

Agissant parfois seul, derrière les lignes ennemies, le sniper doit savoir assurer sa sécurité. D’où l’articulation en binôme, où la progression est une couverture mutuel à chaque instant. Lors d’un tir suivis d’un décrochage, l’observateur armé d’une arme plus légère mais automatique comme un M4, est chargé de couvrir les fesses du tireur qui décroche en premier. Suivant la zone et la mission ils leur arrivent, même, d’évoluer en trinôme avec un troisième soldat équipé d’une arme plus lourde comme un M4 + 203 et qui est posté un peu plus haut pour couvrir l’arrière du binôme sniper. 

 
Après la phase d’infiltration et l’arrivé sur l’objectif, le binôme se déséquipe et ne prend que l’essentiel pour arriver sur la zone de tir, en se couvrant mutuellement


Et le matériel est ensuite camouflé pour éviter de se faire repérer. Evènement qui conduit souvent à l’avortement d’une mission.

Ne pas laisser de traces est un art. D’où la patience de ses hommes, qui doivent se déplacer lentement, méticuleusement, sans faire de mouvements brusques qui pourraient casser des branches, aplatir des feuilles et surtout laisser de la jute au sol. Il faut être vigilant car comme disait notre cher Pousse Cailloux, s’il y a un élément qui trahis la présence de sniper, c’est bien celle de la jute. Et nous en perdons beaucoup : ça s’accroche, s’arrache. Les passages de barbelés sont généralement fatals.

Est-ce qu’il est possible de faire du sniping dans le Milsim ? :

Le problème n’est pas dans l’application de l’art du sniper qui comprend une façon différente de s’équiper, de s’articuler, de se déplacer,… par rapport à un groupe choc ou de reconnaissance classique et qui rend l’activité très intéressante. Nous avons plutôt émis des réticences quand à la phase de tir et l’aspect tir longue distance.
Nous utilisons des répliques d’arme qui tirent des billes de 6 mm en plastique à une puissance allant autour de 130 m/secondes. Ce qui équivaut, avec une réplique non boostée, à des tirs efficace à une distance de 35/40 mètres. Faire du tir longue distance dans ces conditions est donc proscris. Ne sachant pas trop les performances qu’il est possible d’obtenir en upgradant une réplique, c'est-à-dire en la rendant plus puissante, nous nous sommes basé sur une distance de 50 mètres, pensant qu’au-delà, avec la fragilité du projectile, il était peu probable d’atteindre une cible en tir tendu.

Nous avons testé plusieurs types de réplique alimenté de différente façon : l’électrique, le gaz et le « spring ».

Nous avons commencé par le gaz CO², qui est la source d’énergie la plus puissante en matière de réplique d’airsoft. Le résultat a été concluant pour certains tirs, en atteignant des distances de plus de 60 mètres mais pas pour d’autres. Le problème du gaz est que son approvisionnement est irrégulier à chaque coup. Nous ne pouvons donc pas nous baser sur quelque chose d’instable. Nous avons abandonné.

Ensuite un ami a testé le spring. C'est-à-dire une réplique de type M24, à rechargement manuel, et où la libération brutal d’un ressort sous pression créé l’essence du mécanisme : de l’air sous pression. Il a eu la chance d’obtenir d’origine une réplique tapant assez fort, lui évitant de l’upgrader. Car le problème des spring, est que l’upgrade se situe au niveau du ressort : plus nous avons un ressort puissant, plus l’air dégagé par celui-ci sera importante. Et ceci est un problème lorsque l’on veut le tendre : c’est difficile. De plus, le tir n’est possible qu’en coup par coup, nous perdons, donc, à chaque coup, la visée. Si la cible est manquée, on est obligé de réarmer, et de retrouver sa cible. Et sur une distance de 50 mètres, face à une section, on a vite fait de se retrouver dans une situation dangereuse. Cependant, l’avantage de ces répliques est que nous obtenons des tirs réguliers, il est donc possible de faire du sniping avec celle-ci, si on maitrise bien son arme ; que l’on est sur de faire mouche du premier coup. Mais nous avons aussi, abandonné l’idée.

Il restait donc les répliques électriques dont le grand avantage est que le sélecteur de tir a un vrai rôle : suivant les armes nous pouvons choisir d’être en mode sécurité, rafale de 3, semi automatique, ou automatique. Pensant que le projectile sera plus ou moins fiable durant tout le long de sa course, à cause de sa faible vitesse et de son faible poids, pouvoir effectuer des tirs en mode semi auto est la clé du succès. Balancer deux séries de « double tap » permet d’assurer le coup à une distance de 50 mètres. Cependant le problème est que ces répliques sont d’origine de faible puissance et peu précise. Il faut donc augmenter la puissance de ces deux facteurs, ce qui peut très vite devenir onéreux. L’autre problème réside dans la batterie : nous crapahutons par tout temps, en été comme en hiver, sur des durées plus ou moins importantes et somme donc confronté aux effets du froid sur les batteries qui a tendance à les vidées beaucoup plus rapidement. Les nouvelles batteries chimiques nommé « LIPO » (Lithium Ion et Polymères), semblent cependant beaucoup plus résistantes à la température que les batteries classiques constituées de piles. Le passage en LIPO est donc conseillé. Toutefois il est possible de gérer la température de sa batterie sur le terrain en l’enfermant dans une boite hermétique dans lequel on insert des chaufferettes.
Nous crapahutons aujourd’hui avec un M14 EBR Marui électrique, avec un corps en métal G&P et l’observateur possède une réplique de Mk18 mod0 de chez AVALON. Le tout en LIPO. Le M14 tape à une distance de 50 mètres ce qui nous permet d’être hors de porté des répliques non boostée et donc de pouvoir décrocher en un minimum de sécurité.
Donc, OUI le sniping est une activité possible dans le Milsim mais onéreuse car en plus d’équiper sa réplique il faut aussi posséder du matériel spécifique d’observation.


Photo général, montrant le matériel emporté par un binôme sniper classique lors d’une opération de 48 heures. Et encore il y manque quelques éléments.

Je tiens à remercier les talents de Xavier, aka 12 et Cédric aka Cedr01 pour leur patience et leur talent de photographe. Et bien sur, Julien aka Janus qui a transpiré avec moi sous le soleil chaud du moi d’aout.

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Published by ROMAIN - dans TECHNIQUE
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commentaires

loïc 19/01/2012 21:52


config pour une régularité de tir, une précision accru, une portée pratique de 65m et en poussant un peu sur le hop up 83m.  

AWS L96 Marui :
Guide ressort 13mm : PDI
Ressort 13mm : 270% / 360% PDI (perso un 360% avec quelques spir de coupée et un renfort en lamelle d'alu pour protéger le piston)
Bloc détente : PDI (réglable pour la dureté de la détente > en fonction de la puissance du ressort)
Piston : PDI Vaccum
Cylindre raven : PDI
Canon de précision 500mm : PDI int 6.01mm diam ext: 10mm
Joint hop up : nine ball

projectile : 0.25g /0.28g (en fonction du temps... plus le temps est venteux plus j'augmente le poid de la bille)

Captain 08/10/2009 14:04


Comme quoi les grands esprit se rencontre !

@ Romain : article très interessant sur le sniping ! Point de vue MilSim, je diverge encore sur l'utilisation d'AEG. Même si le M14 est une bonne réplique, un Bolt type L96 ou APS-2 bien équipés
PDI ou autre marque de la même gamme (référence dans le domaine) est reconnu pour la répétition de ses tirs. On a atteind des portées de 80m avec une dispersion correcte (15-25cm) avec un L96
Maruzen 520fps, tir en 0.25 seulement !

@Athos : beaucoup de difficulté à organiser une nouvelle session drill pour nous, avec deux membres sur quatre qui on des garde en caserne les week end ! Je te recontacte dès que possible, je ne
vous perds pas de vue ;) La date actuellement prévue est le 17 Octobre, mais nous ne sommes que deux sûr.

@DoD : même problèmes que pour Athos ! Donc même principe.

Je suis désolé de ne pas pouvoir prévoir plus facilement les dates, et croyez bien que j'en suis le premiers affecté ! Je vais essayer de réorganiser cela pour l'année 2010. En attendant, j'ai
ouvert un forum pour mon groupe (http://csas-milsim.1fr1.net) afin de gérer plus facilement les contacts et de partager certaines informations sur notre passion commune. Vous êtes évidemment les
bienvenus.



Athos 27/09/2009 15:08


tu as mon mail


DoD 27/09/2009 11:08


Bonjour Messieurs,

Oui, le concept que je vous ai exposé ne fonctionne que dans le cadre d'un exercice de sniping. Le but c'était de s'entraîner (ludiquement qd même) au procédures de tir sur ordre, éventuellement
simultané mais avec menace de détection.
Effectivement le tir sur radio est un truc à tester pour moi et maintenant je le conçois bien dans le contexte que vous énoncez. C'est clair qu'à 50m y a pas le choix.

Concernant une invit au 74 it would be a honor and a pleasure de vous reçevoir mais je préfère en parler par mail. C'est un peu trop open source ici.


Athos 26/09/2009 14:18


On a pas le choix: le tir à 50m est aussi extrement reducteur (de son)

Quand nous invites tu dans tes Alpages?


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