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Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 11:40

Voici en exclusivité un entretien réalisé en Novembre 2006 de John Geddes , un ancien SAS devenu "contractor" qui a écrit un formidable témoignage sur son métier à très haut risque dans l' Irak actuel. Merci François, son sympathique éditeur français sans qui cet interview n'aurait pu être possible.
 


22SAS12 : Durant vos années passées au 22SAS, avez-vous suivi les entrainements et intégré le CRW wings ? (unité anti-terroriste)

John Geddes : Je suis resté 23 ans au sein de l'armée britannique, 10 ans dans les paras et 13 dans le SAS durant lesquelles j'ai bien sûr fait partie de l'unité anti-terroriste. En réalité, nos fonctionnons par cyle : deux ans dans un squadron, 9 mois dans l'unité anti-terroriste.  Durant ces neuf mois, nous nous entraînons en permanence tout en restant en stand-by opérationnel H24.
 

22SAS12 : Pouvez-vous nous raconter un souvenir marquant de cette période au "Regiment" ?

(après quelques instants de réflexion)

John Geddes :
Un jour, nous nous entrainions à l'infiltration maritime sur une plage britannique. Selon le plan de l'exercice, un c"hinook" devait nous larguer dans l'eau avec nos "dinghy" gonflables à environ 500 ou 600 mètres de la plage. Le "chinook" volait à très basse altitude pour étouffer au maximum le bruit des rotors, avec une approche à la nuit tombante pour pouvoir infiltrer la plage dans l'obscurité totale. L'approche se déroule très bien et le "chinook" se stablise puis nous largue comme prévu :
4 "dinghy" et une trentaine d'hommes avec tout leur matériel. Dès que nous touchons l'eau, nous actionnons les valves de gonflage automatique, puis nous essayons de monter dans les "dinghy". Mais le vent se lève et nous sommes dans l'incapacité de stabiliser les "dinghy" car ils se retournent sans cesse sous l'effet conjugué du vent et de la houle. Notre officier nous ordonne alors de gonfler nos gilets de sauvetage et de gagner la plage à la nage, mais, sur nos 30 gilets de sauvetage, seulement 4 d'entre eux se révèlent en état de fonctionner ! Un vrai cauchemar ! Nous nageons avec notre matériel, avec nos armes, dans la houle, à 500 mètres de la plage, la nuit est tombée, et nos gilets de sauvetage ne fonctionnent pas ! Les meilleurs nageurs arriveront à rejoindre la plage avec leur matériel, s'en débarrasseront sur la rive, puis retourneront dans l'eau chercher les autres... Nous mettrons près d'une heure et demie à débarquer. Tu parles d'une infiltration... Mais qu'est ce qu'on a rigolé après !
 

22SAS12 : A la fin de votre livre, vous parlez des Arabes des marais et vous écrivez "j'ai un travail à terminer là-bas", pouvez-vous nous dire plus ?

John Geddes : En fait, "le travail que j'ai à terminer là-bas" n'est pas avec les Arabes du marais, mais avec moi-même et avec l'autoroute. Il fallait que je retourne sur l'autoroute pour voir si j'étais toujours opérationnel, si je pouvais encore faire du bon travail. Et la réponse a été oui.
 

22SAS12 : Les écrivains vétérans du SAS sont populaires. Pensez-vous continuer à écrire ?

John Geddes : J'écris actuellement un livre sur la Guerre des Malouines, dans le cadre des commémorations du 25ème anniversaire l'année prochaine. Je m'intéresse notamment à la bataille de Goose Green, à laquelle j'ai participé.Ce livre s'intitule "Spearhead Assault".
 

22SAS12 : Question légère pour terminer, beaucoup de britanniques viennent s'installer dans le Sud Ouest de la France. Songez-vous à prendre votre retraite dans notre région en restaurant par exemple un corps de ferme ?

John Geddes : Le Sud Ouest de la France ? Quelle drôle d'idée... En réalité, je cherche quelque chose sur la Riviera, pour créer plus tard un bureau à Monaco...
 
 
"Autoroute vers l'enfer"  est disponible aux éditions Nimrod

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Published by MENATOR - dans INTERVIEWS
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commentaires

herve2005 15/12/2006 21:23

Bon article en ligne dans le Figaro Magazine sur John Geddes et les contractors en Irak

athos 06/12/2006 20:42

Je crois même que c'est lors de cet accident un SAS qui avait le pied ou la jambe de coincer et donc ne pouvait pas sortir de la carlingue a été sauvé par un de ces camarades qui était en dessous qui l'a "décoincé" alors que lui même savait qu'il allait mourir...c'est ça aussi le Regiment.

MENATOR 05/12/2006 16:15

lors d'une manoeuvre de transbordement de troupes, une mouette est venue se caler dans les turbines d'un hélico "seaking" causant la mort de son équipage. C'est la plus grosse perte du 22SAS.
On reviendra sur cet évênement sous peu avec des articles sur les 80's.

Romain 05/12/2006 15:02

Exactly, matos et condition climatique... Une autre histoire de condition climatique: N'y a t'il pas eu un crash d'un hélicot, qui a causé la mort d'une vingtaine d'SAS pendant la guerre des malouines ?? Ou je confonds avec une autre période... Pour le matos en effet sa laisse à désirer. Heureusement celà à évolué. De plus en plus de moyen sont alloués aux Forces Spéciales aujourd'hui et à l'époque seul des armes différentes différenciait les FS de l'armée réguliere (pour généraliser). Aujourd'hui tout est soumis à une étude et le meilleur équipement de telle ou telle entreprise est choisi. De plus les évenements tel Milipol, etc... facilite ses choix.Donc vu l'avancé technologique se genre d'accident n'arrivera plus, ou trés rarement.

Francois 05/12/2006 14:15

Pour ma part, cette anecdote me fait penser à Bravo Two Zero... Dans l'exemple donné par John Geddes, nous sommes également confrontés à une mission "classique" qui aurait pu tourner à la tragédie à cause d'un matériel défaillant et de conditions climatiques plus difficiles qu'escomptées... Seul l'entraînement des hommes et leur condition physque leur aura permis de s'en sortir.
Mais cet entraînement évoque aussi la guerre des Malouines, où plusieurs hommes du SBS se sont infiltrés sur l'île par voie maritime bien avant le débarquement des troupes britanniques...

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