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Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 18:36

SNA3037AAA-682_938700a.jpg« Des gentlemen non-identifiés vinrent et amenèrent l’affaire à sa conclusion »

En septembre 1987, une cinquantaine de condamnés à des peines de longue durée de la prison écossaise de Peterhead se mutinèrent, dévastant l’aile D où ils étaient détenus et prenant en otage le gardien Jackie Stuart. La plupart des émeutiers se rendirent dans les jours suivants, mais quelques quelques-uns refusaient et menaçaient de défenestrer leur otage par un trou fait dans les ardoises du toit.

Les autorités écossaises s’inquiétaient que la police ne pouvait gérer la situation, et demandèrent au ministre de l’intérieur Douglas Hurd l’aide du SAS. Hurd et le directeur des forces spéciales étaient réticents, craignant de créer un précédent pour de futures révoltes carcérales. Néanmoins, le commandant « Mike », du D Squadron, alla à Peterhead pour faire un repérage.

Dans les dernières heures du vendredi 2 octobre, après cinq jours de crise, le feu vert tomba. La vingtaine d'hommes de la Red Team du D Squadron, qui tenait l’alerte antiterroriste, et le colonel du Régiment embarquèrent dans deux Ranger Rover et un autocar et filèrent jusqu’à la base de la Royal Air Force de Lyneham. Les Ranger Rover roulèrent jusqu’à la piste et montèrent directement la rampe d’un avion Hercules qui les attendait, moteurs tournants. En moins de 5 minutes, les hommes du SAS étaient à bord avec leur équipement et l’avion décollait pour Aberdeen. Pour éviter les médias qui couvraient le siège, les SAS quittèrent leurs véhicules hors de vue et entrèrent dans la prison par une porte secondaire.

Le commandant « Mike » réunit les hommes pour exposer le plan d’action qu’il avait mis au point. Les irréductibles s’étaient barricadés dans trois étages de l’aile D de la prison et détenaient Stuart dans une espèce de grenier sous le toit. Le plan était que quatre équipes de quatre hommes lancent l’assaut simultanément par une porte de chaque étage et par le trou fait par les prisonniers dans le toit.

Les SAS revêtirent leur fameuse tenue noire et s’équipèrent de matraques empruntées à la police locale, de bombes au gaz CS et de grenades flashbang. Les Browning 9 mm ne devaient être dégainés qu’en cas de nécessité d’absolue. L’équipe monta sur le toit via une lucarne et avança lentement vers son objectif en rampant sur un étroit parapet mouillé par la pluie, de nuit, 20 mètres au-dessus d’une cour. De l’autre côté de la cour, des prisonniers les repérèrent et crièrent pour alerter leurs camarades, mais il était déjà trop tard. Les quatre équipes étaient en place et le commandant donna immédiatement le top action. Il était 5 heures du matin.

Les charges explosives posées sur les portes métalliques détonèrent, et les SAS se ruèrent en balançant généreusement gaz CS et flashbangs devant eux, incapacitant immédiatement les prisonniers.

Sur le toit, le « Soldat T » lança deux flashbangs par le trou et sauta dans le grenier en s’éclairant avec une lampe-torche. Il tomba immédiatement sur Jackie Stuart et le passa à l’homme qui le suivait. Presque simultanément, il vit un prisonnier lui foncer dessus, apparemment armé d’un couteau. Le « Soldat T » avança, lui asséna un coup sur le bras pour le désarmer puis un coup à la tête pour le déséquilibrer et le saisir pour le maîtriser.

L’opération fut réglée en quelques minutes. Après une discussion rapide avec le commandant, les hommes se changèrent, firent leurs affaires et filèrent, préférant disparaître avant que le jour se lève. Ils quittèrent la prison par le même chemin que l’entrée, moins d’une heure après être arrivés. Les hommes furent conduits à l’aéroport d’Aberdeen, où ils attendirent les pilotes du Hercules, qui faisaient leur repos obligatoire.

Sept mois plus tard, trois meneurs furent jugés pour la prise d’otage. Au cours du procès, la cour apprit que le personnel de la prison n’avait jamais été informé de l’identité des intervenants. Un des officiers de la prison utilisa la litote suivante : « des gentlemen non-identifiés vinrent et amenèrent l’affaire à sa conclusion ».

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Published by ROB1 - dans 1952-2000
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commentaires

Surcouf 21/09/2010 16:10



Très bel article !



Romain 17/09/2010 17:58


SAS = "Sport and Social" Je crois d'ailleurs qu'ils sont surnommé ainsi, par les FS Françaises.


Atlas 17/09/2010 17:51



Finalement, l'action immédiate par les troupes de Sa Gracieuse Majesté, c'est un "sport de voyou joué par des gentlemen"...



le phasme 17/09/2010 16:13



très bel article, Rob. Merci pour la traduction.


Et une conclusion toute britannique...



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