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Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 12:15



Cette chemise tropicale fabriquée par la société Arktis est composée de 50% de coton et de 50% de polyester en tissu Ripstop traité déperlant et anti-moisissures.
L'ensemble est très respirant, une aération dans le dos permet une bonne ventilation offrant ainsi un meilleur séchage et retardant le développement de bactéries. Elle se boutonne avec de petits boutons canadiens cousus sur une solide doublure.



Au niveau des poches, il y en a deux sur chaque manche, deux larges poches de poitrine fermées avec les classiques boutons canadiens avec un anneau plastique dans chacunes pour accrocher du matériel et deux autres plus discretes qui se ferment à l'aide d'une fermeture éclair.
toutes les poches sont perçées par un oeillet pour évacuer l'eau.
Il y a aussi le classique porte grade.



Bien qu'elle soit crée pour les pays chaud et humide cette veste est très pratique dès qu'il fait chaud l'été par exemple ou pour un bain car elle est légère, solide et sèche vraiment rapidement.

 

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 14:44

Le M16 est un mythe de l'armement moderne. Fantasmé, décrié, il est souvent comparé à son éternel rival(e), l'Ak47. Cependant, l'un des aspects les plus passionnants de l'étude du M16 est son évolution,  intiment liée au développement de la 5.56 Otan, standard incontesté de l'armement aujourd'hui.
Comme L'Ak47, le M16 est un fusil qui est né et a évolué grâce à l'Histoire.


I/ Historique :

En 1948, l'Operation Research Office de l'US Army conduisit une étude sur l'efficacité des munitions de petit calibre, afin de chercher un remplaçant aux munitions de calibre 30 utilisée jusqu'alors par les armes d'infanterie. Ces tests aboutirent à désigner les balles à haute vélocité de calibre 22 comme les plus efficaces.

Doter les fantassins d'une arme de plus petit calibre permettait aux hommes d'emporter plus de munitions, augmentant la puissance de l'escouade d'infanterie, sans pour autant diminuer la portée des armes individuelles.

In fine, des tests avaient révélé qu'au combat, seul un homme sur sept tentait effectivement de toucher l'ennemi. Le fait de diminuer le recul de l'armement et d'augmenter la cadence de tir pouvait améliorer ce ratio.

Depuis la seconde guerre mondiale, des études avaient montré que la distance classique d'engagement pour un fantassin était de 300 mètres maximum, distance où une balle de calibre 22 était toujours efficace. Qui plus est, la relative perte de puissance, même si elle n'assurait pas la mort de l'ennemi, permettait au moins de certifier une blessure grave et donc, un handicap logistique pour l'armée adverse.

Ces études furent complétées entre 1953 et 1957 par le projet Salvo, qui insista sur l'efficacité des munitions de petit calibre. Finalement, la société Armalite fut chargé du développement d'une carabine légère répondant aux standards requis. Le design choisi fut celui d'une arme conçue par Eugene Stoner, l'AR10, utilisant lui la munition plus conventionnelle de 7.62 Otan. La munition de 222 remington, très courante aux USA, notamment chez les chasseurs varmint, servit de base à une nouvelle cartouche, conçue par Remington, la 223.

Image de l'Ar15 traditionnel, cache-flamme triple, garde main triangulaire, magasin 20 coups.

Frileuse à l'idée d'adopter une arme aussi peu conventionnelle, l'US army déclina l'offre. Mais l'US air force se révéla intéresser par le projet, afin d'équiper ses forces de sécurité stratégique. Armalite, une société de recherche aéronautique avant tout, transmit commercialement son projet à Colt industrie, afin de passer à la phase de production industrielle.

En 1962, l'ARPA (Advanced Research Projects Agency) se procura un lot de M16, désignation militaire de l'Ar15 et l'envoya pour essai en Asie du Sud est, où venait d'éclater la second conflit indochinois. Sur place, la carabine démontra son efficacité, aux mains d'advisors américains et de soldats sud-viêtnamiens expérimentés. Elle y gagna son surnom de « Black rifle ». En 1963, Colt reçut une commande de l'US Army, portant sur l'achat de 85 000 XM16E1, selon la terminologie officielle. En 1966, une commande record de 840 000 fusils fut passée par l'US Army.


2/ Développement :

L'arme adoptée par l'US Army correspondait alors au standard M16A1, l'arme conservant son cache-flamme originel, mais recevant un bolt assist, un poussoir permettant de fermer manuellement la culasse du fusil en cas d'enrayement. Le ressort d'armement de l'Ar15 se trouve dans la crosse du fusil, et si la culasse du fusil n'est pas renvoyée correctement vers l'avant, il est impossible d'ouvrir le M16. Les soldats confrontés à un enrayement, avant l'apparition du bolt assist, devaient frapper les stries de la culasse apparentes (à travers la fenêtre d'éjection) pour remettre le fusil en ordre de combat.



Image du M16A1, cache-flamme bird cage ou non, bolt assist  


A partir de 1967, des rapports alarmants provinrent des lignes de front. Le M16 semblait souffrir d'un manque de fiabilité épidémique. Ces plaintes étaient si vives que le Congrès créa une commission pour étudier ce problème. En réalité, les causes du « manque de fiabilité  » originel du M16 semblent maintenant connues. On peut citer :

* L'utilisation de poudre inadaptée pour les munitions de 223 et une lubrification insuffisante, d'autant plus que le 5.56 est un calibre qui pousse à la consommation,

* Le fait que l'arme ait été présentée comme « auto nettoyante » aux soldats, qui négligeaient ainsi d'entretenir leur fusil (cette cause est particulièrement comique, l'Ar15 étant en fait un fusil « auto encrassant », son système d'emprunt de gaz envoyant directement sur la culasse et dans les mécanismes de l'arme des résidus en masse). Ce fut tellement courant que l'armée américaine fit paraître une célèbre BD de Will Eisner expliquant aux soldats comment nettoyer le M16,

* Le faible niveau d'instruction des appelés, par rapport aux testeurs initiaux. Notons qu'initialement, le M16A1 n'était pas intérieurement chromé, ce qui est une hérésie en jungle. La Type56 chinoise, sa principale rivale dans le conflit vietnamien, l'étant elle.

Cependant, dès 1969, ces défauts furent corrigés. La crosse de l'arme fut évidée pour accueillir un kit de nettoyage. Notons qu'à la même époque, les chargeurs de 30 coups furent introduits au sein des unités, bien que des exemplaires furent disponibles avant. Le cache-flamme fut modifié, adoptant l'allure d'une « bird cage », particularité que les premiers M16A1 n'avaient pas.

Depuis sa construction, la munition de 5.56 standard était la M193. Or, en 1979, FN développa une nouvelle munition de 5.56, la SS109, conçue pour être utilisée par la Minimi. La balle de la SS109 était plus lourde, accroissant la puissance du projectile et ses performances à longue portée. Cette nouvelle munition requérait un pas de canon plus rapide, pour stabiliser le projectile. Le pas choisi fut celui de 7, le canon de l'Ar15 utilisant un pas de 12. Certains M16, surtout civils, utilisent également un pas de 9, intermédiaire et plus permissif.

 

En 1981, Colt industrie développa une nouvelle version du M16, plus lourde et plus adaptée au tir de précision. Les principales modifications apportées à l'arme consistait en de nouveaux organes de visée dérivable, un garde main strié et une crosse plus longue. On ajouta aussi un déflecteur latéral, pour les tireurs gauchers.

L'introduction du mode rafale (au lieu du full auto traditionnel) et du nouveau pas de 7 complétaient le tableau. Le Corps des Marines apprécia l'arme et l'adopta en 1983, suivie par l'Army en 1985.


 

photo de la réplique de mon M16A2


Le M16A2 se standardisa donc au sein de l'armée américaine au sens large, où il est toujours présent, bien que l'arme ait reçue plus récemment, sous le standard A4, une cure de rajeunissement. L'installation de garde-main RIS/RAS et de flat top n'étant que les principales modifications rencontrées. Le M16 renforce chaque jour son côté « mécano », comme le Colt 1911, par la variété de pièces disponibles sur le marché pour le customiser.

Notons que dès 1967, l'armée américaine déclina le fusil d'assaut Ar15 en de nombreuses versions, plus adaptées à l'usage des forces spéciales et des équipages d'aéronefs. La carabine M16 (un M16A1 doté d'un canon raccourci), l'Xm177 et le Car15 sont quelques exemples de ces modifications. Ces armes, certes plus maniables qu'un M16, se révélèrent souvent imprécises et moins fiable que le fusil original. La réduction de l'emprunt de gaz de l'Ar15 sur ces carabines n'est pas étranger à cet perte de fiabilité, et à un plus mauvais rendement balistique. La M653 et plus tard, la M727, permirent de combler en partie ces défauts et une hégémonie souvent contestée de la carabine M4 au sein de l'armée américaine

Le M16 est considéré par beaucoup comme le meilleur fusil d'assaut du monde. Souvent comparé à l'AKM et à ses variantes, dont il n'a pas la robustesse, c'est néanmoins une arme extrêmement précise, agréable à utiliser et légère, qui recueille l'avis unanime des soldats professionnels.


3/ Premières utilisations par les Forces Spéciales Britannique

Au début des années 60, le Special Air Service n'étant équipé que de SLR L1A1 (et ce depuis 1956), un fusil d'assaut lourd et surtout ne tirant qu'en coup par coup, a décidé de se doter du fameux Armalite, AR15. Arme très légère, légèrement plus que leur PM Sterling de l' époque... 

Et c'est en 1963, à Bornéo, que l'on aperçoit pour la première fois, l'Armalite (ou appelé « The Black Rifle »  au "Regiment") dans les mains des SAS avec les chargeurs de 20 coups. Autant dire que dans un contexte comme celui-ci, où les distances d'engagements sont faibles, il est important d'avoir des armes tirant en rafale.

 

Dessin montrant l'équipement des SAS de l'époque à Bornéo

 

Malgré les quelques modifications faites sur l'AR15 à la fin des années 60, les SAS faisant preuve d'un certain conservatisme et manquant surement de moyen, restent sur l'ancien modèle de M16 comme on peut le voir dans le second conflit d'Oman. L'Ar15 est utilisé sur place, au côté du L1A1, la version britannique du FAL belge.Les hommes souffrent de problèmes de qualité de munition. Beaucoup d'étui restent bloqués et ils utilisent des barres de soudures pour les dégager.  

De même jusque dans les Falklands, avec la fameuse photo de l'auteur Hugh McManners du livre "Falklands Commando", le montrant avec deux de ses camarades  du 148 Batterie d'Observation Commando (Royal Artillerie) avec des M16 chargeurs long courbé de 30 coups. Le SAS/SBS ont même préféré à l'époque, le M16 au SLR, qui infiltré derrières les lignes ennemis, ne dépendant d'aucune logistique et donc crapahutant avec une lourde charge sur le dos, ont apprécié le faible poids du fusil.

 

« Falklands Commando », HUGH McMANNERS avec les Célèbres jumelles AVIMO 7*42  


 A noter, l'usage du XM 177 appelé aussi « colt commando » dans les Falklands par les membres des Forces Spéciales seulement. Enfin, à Pebble Island, lors du célèbre raid, quelques un des six avions PUCARA ont été détruit à l'aide de lance grenade M203 situé sous le garde main du M16.

Situer l'entrée en dotation des M16A2 est difficile car nous n'avons, à notre connaissance, aucune photo et aucun témoignage précisant cette information. En effet, le M16 A2 faisant sa première entrée dans l'USMC en 1983, soit dans les années 80, l'histoire des forces spéciales britannique commence à être tenue secrète. Il existe très peu de photos de cette période de l'unité, qui combat un peu partout dans le monde : Irlande du Nord, Colombie ... Ce n'est donc qu'à partir de 1991, quand éclate la première Guerre du Golfe, conflit très médiatisé où l'on peut voir que les SAS se sont dotés de M16A2 avec ou non, un lance grenade M203. Arme utilisé jusqu'en fin année 90, puisqu'il équipera les SAS et SBS en Sierra Leone en 1999.

 

SAS en Irak 1991


Depuis 2001
, les forces spéciales tout d'abord,  puis l'armée britannique en général, a adopté un modèle de Colt CANADA : le L119 A1.  Rejoignant les armées canadienne, néerlandaise, danoise, norvégienne et leurs forces spéciales respectives. Le lance grenade M203 ne peut pas se monter sur le canon du L119, on peut voir des SBS avec un autre modèle de 40mm le HK 69 sur des photos en Afghanistan. Sur les rares photos récentes en Afghanistan et en Irak, l'aide à la visée ACOG en 4x32 est systématiquement utilisée.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 12:37

22 SAS Europe 1990



Kit List :

- Bonnet de laine, balaklava
- Echarpe et filet de camouflage
- SAS smock
- pantalon DPM95
- Gants Irlande du Nord
- Gilet PLCE
- Guetres
- Chaussures de combat
- Sac bergen 100 litres
- GPS magellan

- M16A2
- sig P226

 


La tenue en détail :

On peut imagnier ce "trooper" évoluant dans un foret de l'ex-Yougoslavie ou bien en Irlande du Nord au début des années 90. Il porte des attributs chauds comme le balaklava ou bien les gants en cuir dit "d' Irlande du Nord". Les SAS ont été les premiers à avoir le gilet de combat PLCE et ils ont leur fameuse veste smock DPM winterproof avec plusieurs poches.
Autre élément caractéristique, le sac à dos bergen de 100litres avec ses deux poches latérales. Les Forces Spéciales britanniques se distinguent par un emport important en mission. Les SAS gagnent en autonomie et aussi et surtout en puissance de feu.



Crédits :
Tenue : Romain
Photo : JFT
Texte : Fabien

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 11:41

Le 22SAS et la jungle, une longue histoire :

Le 22SAS est né dans les jungles de Malaisie en 1951, ses hommes ont développé des techniques originales pour lutter contre les guérilleros communistes. Durant l'élaboration de la "Selection", l'étude du milieu tropical a donc trouvé sa place.
Lors du long cursus de sélection, les recrues endurent une formation de six semaines dans la jungle de Bélize. Cet entrainement a été décrit par
Andy Mc Nab dans son autobiographie "Action immédiate".
On peut supposer que le SAS peut être amené à retourner dans les jungles d'Asie du Sud-Est pour lutter contre les mouvements islamistes qui s'y développent.

Durant les années 90, le premier ministre anglais John Major avait déclaré la guerre aux cartels de la drogue. Des SAS furent envoyés en Colombie pour former des soldats de l'Ejército aux patrouilles de recherches et destruction en profondeur en attaquant par exemple les laboratoires clandestins.




kitlist :

-Bonnie hat
-Echarpe-filet
-Veste tropicale DPM
-Pantalon tropical DPM
-Webbing pattern 58 et Alice US
-Jungle Boots

Armement :

-M16A2
-M79 LAW 



L'ensemble de la tenue en détail :

Je me suis inspiré d'une photo des années 90 où l'on voit des SAS poser avec des soldats colombiens.
La tenue camouflée DPM est constitué d'une chemise et d'un pantalon dits tropicaux (50% coton et 50% polyester) qui sèche rapidement. La coupe est large pour éviter les irritations dut à l'humidité constante. Un bonnie hat et une écharpe filet peuvent compléter l'ensemble. Les chaussures sont des "jungle boots" américaine produites sous licence en Angleterre.



Le "webbing" est une base du pattern 58 avec un assortiment de poches et de bidons américains ALICE, un poncho trouvera sa place dans la poche dorsale dédié. Sur les photos d'origine, on voit parfois trois à quatre poche à gourde.
Sur la photo d'inspiration, le ceinturon anglais pattern58 est remplacée par une ceinture à boucle d'aviation. Le devant de la tenue est laissé libre, il n'y a pas de poches, seules celles de la chemise sont utilisées.
Lors des stages de la "Selection", la recrue SAS veillera à garder avec elle une machette à bout large, un outil indispensable pour construire le fameux "A-frame" et se protéger des serpents. 

tenue, photos et texte de Fabien

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 15:41



Inventé durant la Seconde Guerre Mondiale et déjà utilisé par le SOE et le SAS, le couteau de secours de la RAF appelé "British Gravity Knife" est produit depuis son origine à Sheffield par deux fabricants : Joseph RODGERS et George IBERSSON. Il avait pour vocation de couper les sangles et les cordes de parachutes des équipages.
Le modèle a été perfectionné après guerre avec une lame courbe et un système de maintien au fourreau original et a connu un grand succès au sein des équipages de la RAF. On trouve ce couteau cousu avec son étui sur la poitrine de leur combinaison de vol.
des Il est toujours fabriqué à Sheffield bien que la société Ibersson ait été racheté par le groupe Egginton en 1988.
 


Le 22SAS l'a utilisé dès la création du CRW comme bien du matériel de la RAF. Ce couteau permet de couper les sangles et la corde de rappel. On peut aussi débarrasser rapidement un "trooper" blessé de son gilet d'assaut et de son pare-balle.
Sur les photos on le voit accroché sur la manche ou sur la "suede vest".
je pense qu'il a été remplacé aujourd'hui par des couples sangles plus perfectionné cependant ce couteau est une pièce maîtresse du kit CRW.

Fiche technique :

 



Le couteau est très léger : un poids de 117 grammes et de 208 gr avec le fourreau en métal et l’étui en tissu.

Il peut être relié par un fil au fourreau afin d’éviter de le perdre.

Un système type ciseau vient le bloquer à son fourreau métallique, une simple pression exercée sur le manche le libère. Monté à l’envers il vous tombe vraiment dans la main.

 


Numéro indicatif :



22c est le code pour tout le matériel de la RAF avant l'entrée en vigueur des codes NSN OTAN défini par quatre chiffre puis le nombre 99

8106 indique la fabrication par la firme "Rodgers" et 2966 par "Ibersson"

Sur la lame ou à sa base on trouve donc les chiffres :

22c-1278106
22c-1272966
puis sur les modèles récents :
****-99-1278106
****-99-1272966

Mon couteau est donc un ancien modèle fabriqué par Rodgers à Sheffield.

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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 14:59

David PORTIER est l'auteur du livre référence "Les Parachutistes SAS de la France Libre". Il a noué des liens étroits avec les vétérans et c'est un spécialiste de cette unité. David PORTIER a répondu à mes questions en Juillet 2008.

David PORTIER et Roger BOUTINOT :



22SAS12 : Vous êtes d'origine Bretonne, vous avez été sensibilisé très jeune à l'histoire de votre région durant le Second Conflit Mondial. Pouvez-vous nous dire quel a été le déclic pour cette passion ?

David PORTIER : Effectivement, plusieurs groupes SAS ont opéré près de chez moi dans les Côtes d'Armor. Les SAS Serville et Coquette ont été tués à Saint-Gilles du Mené et le SAS Pascal Fadda, exécuté en forêt de Lorges, a été enterré au Gouray près de chez moi. J'ignorais complètement l'existence des SAS. On parlait alors de "parachutistes" en terme générique. Dans les années 90, j'ai retrouvé chez ma grand-mère la photo de la compagnie FFI de mon grand-père (Compagnie de Plémet). Cette compagnie était encadrée par le SAS René Bourit. J'ai alors débuté des recherches car j'ai appris que des SAS avait participé à la libération de Merdrignac. Je suis alors entré en contact avec l'Amicale et de fil en aiguille... En 1994 au moment du 50e anniversaire, je me suis rendu à Saint-Marcel et puis Edgar Thomé, Compagnon de la Libération m'a convié chez lui à un méchoui avec de nombreux vétérans des 3e et 4e SAS.
 
22SAS12 : Comment s'est déroulé la préparation et la rédaction de votre livre : Les parachutistes SAS de la France Libre ?

David PORTIER : En fait, j'ai noté sur mon PC toutes les infos que je recueillais et j'ai mis les morceaux bout à bout. A partir de lectures, archives, témoignages, je suis arrivé à un dossier important mais sans l'idée d'en faire un livre. Quelqu'un m'a alors donné l'idée de ce livre. J'ai tout d'abord contacté des maisons d'édition mais sans succès. Grâce à des contacts sur internet, j'ai alors décidé d'autopublier mon livre. J'ai trouvé un imprimeur et puis j'ai lancé une souscription.

22SAS12 : Il était question il y a quelques mois d'un projet de réédition, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

David PORTIER : Ce projet est toujours en cours mais celui-ci est assez ambitieux avec la reprise des 650 pages de texte avec quelques corrections, des informations complémentaires... mais surtout l'ajout d'un index, des cartes pour chaque mission et une partie photos plus importante dont une annexe militaria avec des photos d'uniformes, insignes, armes... J'ai fait une proposition à un éditeur et j'attends la réponse.

22SAS12 : Avez-vous d'autres projets sur ce thème, un nouveau livre ?

David PORTIER : Non, pas de nouveau livre, juste une éventuelle réédition. cela demande trop de travail et surtout des moyens financiers importants. Par contre, je tente d'écrire quelques articles de temps à autre (voir Ligne de Front) ainsi que des projets de conférence et surtout la gestion de mon site FFLSAS qui permet de développer des liens entre les familles et perpétuer la mémoire des SAS.

22SAS12 Vous êtes réfractaire à la présence de personnes en tenue d'époque lors des cérémonies. Expliquez-nous pourquoi ?

David PORTIER : Effectivement, lorsque j'avais entre 16 et 20 ans, j'étais collectionneur avec quelques copains. Nous portions nos uniformes et prenions des photos. En fait, je me suis aperçu que cela était plutôt grotesque et ne servait à rien pour la mémoire et l'histoire. Le mieux était de s'intéresser aux derniers témoins de cette période. De plus, je n'aime pas le milieu de la collection avec le problème des copies, les prix hallucinants... Le meilleur exemple est ce qui vient d'arriver au Musée de Saint-Marcel dont l'un des responsables a mis des copies et revendu des pièces originales à des collectionneurs. Cela va à l'encontre de beaucoup de choses dont le respect des anciens.
De plus, il y a quelques années, des "reconstituteurs" ont fait une descente lors d'une cérémonie à Saint-Marcel et cela a été très mal perçu par les anciens. Je pense que l'on ne peut pas représenter convenablement les souffrances de ces hommes juste en endossant leur uniforme pour parader et généralement, les photos prises sont souvent "grotesques". De plus, en règle générale, les collectionneurs ou reconstituteurs connaissent très mal l'histoire de ceux qui'ils veulent représenter. je pense qu'il faudrait commencer par lire et rencontrer les vétérans. Bien entendu, ces propos n'engagent que moi et il ne s'agit que de mon avis.

22SAS12 : Serez-vous présent à la cérémonie de Sennecey-le-Grand en 2008 ? Quel est votre avis sur le futur musée, avez-vous été consulté ?

David PORTIER : Malheureusement, je serais sans doute pris par mon travail. J'ai été invité par quelques anciens mais je ne sais pas si je pourrais être présent. Pour ce qui est du musée, il a tout à fait sa place à Sennecey. Je regrette juste que ce musée soit peu ambitieux avec juste une petite salle. Enfin, j'avais cru comprendre qu'un collectionneur de cette région devait aider à sa mise en place et céder quelques objets et souvenirs mais il semble que cela ne fut qu'une rumeur.

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 22:12

Guinée Equatoriale Lundi 7 Juillet 2008

L'affaire a débuté sur le tarmac d'un aérodrome au Zimbabwe en 2004. A l'époque Simon Mann a été arrêté alors qu'il embarquait avec 70 hommes à bord d'un avion direction la Guinée Equatoriale. Condamné pour trafic d'arme au Zimbabwe, puis extradé quatre ans plus tard en Guinée Equatoriale, Mann a écopé d' une lourde peine de 34ans de prison pour tentative de coup d'état  contre le Président Mbasogo .

Durant ces quatre dernières années, l'affaire a fait grand bruit dans la presse anglaise. Simon Mann, de nationalité Sud Africaine et âgé aujourd'hui de 56ans, est un ancien officier du 22SAS. Il y avait de nombreux vétérans de l'Army à ses côtés au Zimbabwe et Mark Thatcher, le fils de la célèbre « Dame de Fer » est soupçonné d'avoir orchestré l'opération.
Ce dernier a été arrêté en 2004 en Afrique du Sud, il avait dépensé 300.000 US$ pour l'achat d'un hélicoptère qu'il croyait selon sa défense, destiné à une mission sanitaire. Il a plaidé coupable de violation de la loi anti-mercenaire et a écopé d'une amende de  450.000 US$ avant de sortir libre du tribunal.



Durant les trois mois de procès, Simon Mann a imploré la clémence, expliquant que ses quatre années de prison lui avait ouvert les yeux. Il n'était qu'un
pion aux mains des puissances et des investisseurs étrangers avides des richesses pétrolières du pays.
Il a cité les noms de Mark Thatcher et d'un riche homme d'affaire libanais Calil comme têtes pensantes du complot qui aurait été approuvé par les gouvernements espagnol et sud-africain. Les deux puissances ont bien entendu nié ces allégations.

Le procureur avait requis le mois dernier une peine de 31ans d'internement. Malgré avoir formulé des excuses et nié une implication directe, Simon Mann a été condamné à plus de 34 ans de prison et a verser 24 millions de US$ de dommage et intérêt à l'état africain.
Parmi les autres accusés, l'homme d'affaire libanais Mohamed Salaam a été condamné à 18ans de prison et plusieurs Guinéens a des peines de prison.

A la sortie du procès, le procureur a expliqué à la presse qu'il était satisfait du verdict et qu'il comptait bien poursuivre Mark Thatcher et Calil.

Même si cette affaire ne concerne pas directement le Regiment, elle fait parti d'une longue série d'opérations de déstabilisation orchestrés en Afrique par des anciens membres de l'unité.

 

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 08:36
J'ai interviewé Bob SPOUR à la fin du mois de Juin 2008. Vétéran du 22SAS, il enseigne aujourd'hui les techniques de survie et c'est aussi un spécialiste de "selfdefense".


22SAS12 : Bob Spour, pouvez-vous nous dire quand avez-vous rejoins le Regiment et quelles étaient vos motivations à l'époque ?

Bob Spour : J'ai passé la "Selection" à la fin de l'année 1979 et j'ai tenté cette expérience car mon chef, un Sergent Major, m'a dit que je valais mieux qu'un simple fantassin. En fait, j'étais sur le point de quitter l'armée. J'avais servi dans le "Queens Lancashire regiment" durant trois ans. J'ai pensé que cela constituait un défi majeur dans ma vie et que si je le réussissais, je pourrais tout apprendre !

22SAS12 : Le processus de selection est long et difficile. Qu'est-ce qui vous a semblé le plus difficile ?

Bob Spour : Le plus difficile était de la faire avec certains trous du cul qui passent les épreuves avec vous ! Après, tout le reste était OK.

22SAS12 : Quels ont été vos domaines de spécialité ? Pouvez-vous partager avec nous votre expérience au sein du 22SAS ?

Bob Spour : J'ai rejoins en premier la "Mountain Troop" et ensuite la "Mobility Troop". J'ai été formé à la plupart des aspects du "Regiment" : du contre-terrorisme à la libération d'otage. J'ai passé un certain nombre d'années en Irlande du Nord et j'ai perfectionné toutes ces techniques à l'étranger.

22SAS12 : Vous etes expert en combat de rue, comment avez-vous appris vos techniques ?

Bob Spour : Je ne suis pas vraiment expert en combat de rue mais je sais me défendre. J'ai une bonne connaissance des Arts Martiaux en général et du Muay thaï en particulier. Cependant je dois préciser que le Muay thaï n'est pas vraiment le truc j'utiliserais dans un combat de rue.

22SAS12 : Vous faites partie d'une génération de soldat rustique. Aujourd'hui les techniques tout comme les militaires ont énormément évolué. Quel est votre point de vue sur cette évolution ?

Bob Spour : Oui, les techniques ont évolué et se sont développées mais s'il y a une chose qui ne changera pas c'est l'attitude du combattant. Je veux parler de la confiance en soi qui permet d'affronter les situations les plus difficiles. J'appelle ce concept "No Doubt No Fear" (pas de doute pas de peur) et je l'enseigne dans le monde entier.

22SAS12 : La société Sas Survival propose des formations ouvertes aux civils et aux professionnels. Qu'elle est la part de chacun, acceptez-vous les français ?

Bob Spour : Les entraînements de SAS Survival sont ouverts à tous le monde donc bien sur aux français ! Nous avons des gars venues de Belgique, d'Allemagne, d'Italie, des USA, du Canada, d'Australie. Et même de Brunei !


22SAS12 : L'atmopshère des courses pour les civils semble être très détendue cependant en France les mentalités sont différentes et ce genre de formation reste appararentée à l'univers paramilitaire. L'année dernière, le gouvernement anglais a adopté des lois restreignant la possession d'armes et d'"airsoftguns". Est-ce que cela a affecté votre business ? Comment voyez-vous l'évolution de votre activité ?

Bob Spour : Les lois qui régissent l'utilisation des lanceurs airsofts n'ont pas nuit sur mon business; c'est presque le contraire en fait.
Davantage de gens sont intéressés par nos formations and veulent en savoir plus sur les entraînements des Forces Spéciales. Des émissions de télévision me contactent au moins  une fois par mois pour des informations et des reportages. Nous ne sommes pas une organisation paramilitaire et nous tenons à ce que les gens s'amusent lors des sessions. Certains cours sont très dur mais la plupart permettent de prendre du plaisir.



22SAS12 : Une question drôle pour terminer : Superbes montagnes et bonne nourriture, beaucoup de vos compatriotes viennent s'installer dans le Sud Ouest de la France. Qu'est-ce que vous déménagez vous aussi ?

Bob Spour : Quand je serai riche, j'achèterai un maison en France, cela semble très beau...
Invites moi et alors je viendrai avec plaisir !!!




Je remercie Bob Spour pour sa disponibilité et pour avoir répondu à mes questions, je vous invite à visiter le site internet de son centre de formation : SAS Survival.

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Published by MENATOR - dans INTERVIEWS
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 10:19

Romain nous présente une de ces dernières acquisitions : deux pièces originales d'un emploi spécifique au 'Regiment' à la fin des années 70 et début des années 80 :

de gauche à droite : AMMO POUCH PATTERN 58 classique, 20 rounds SAS AMMO POUCH PATTERN 58, ALICE M56 US AMMO POUCH


Les SAS ont commencé à utiliser des AR-15, le fameux "ARMALITE" ou encore "Black Rifle" dans la littérature Anglaise, en 1965 à Bornéo.
Arrivé en dotation, il a fallu créer un système de poche pouvant transporter les chargeurs de l'arme. A l'époque, les premiers chargeurs étaient des chargeurs cours et les ammos pouch du webbing 58 classique étaient beaucoup trop grand. En effet, ils étaient conçus pour porter des chargeurs de L2 (sterling) et du fameux SLR L1A1 apparu en 1957 (FAL).

Les SAS ont donc dû se doter de POUCH spécialement conçus pou eux, étant les seuls à utiliser l'armalite à l'époque. La "DOUBLE SAS AMMO POUCH PATTERN 58" :


Elle possède le même système de fermeture que son homolgue et est constitué du même tissus, d'une teinte cependant plus verdâtre. L'intèrieur est compartimenté à l'aide d'un bout de tissus, du même type que la pouch, permettant de mieux insérer ses chargeurs. La poche est fixé sur la ceinture à l'aide des deux sangles cousus au dessus de l'ouverture. C'est un système trés pratique comparé à l'ammo pouch classique qui se fixe directement sur la ceinture et qu'une fois équipé de ses chargeurs, ceux ci vous rentre dans les côtes quand vous vous baissez. Ce système permet donc un conford et surtout permet de saisir les chargeurs plus rapidement. Chaque pouch peut contenir deux chargeurs court de 5.56 mais en forçant un peu j'ai pu y rentrer un chargeur long de 5.56.


Cette DOUBLE AMMO POUCH est trés populaire au régiment, et tout comme les WATER BOTTLE POUCH, celle ci sera utilisé jusque dans les années 90 au détriment des pouch du webbing PLCE apparu fin des années 80 (1988).

En 1983, les SAS recoivent des M16 A1 et se sont donc équipé au passage de poche Américaine M56 avec fixation ALICE pour pouvoir y insérer des chargeurs long de 30 coups.


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Published by ROMAIN - dans EQUIPEMENTS
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 20:48

Alors que l’armée anglaise fait fasse à un problème de recrutement et à un déficit de cadres, le gouvernement sud africain veut durcir ses lois sur l’emploi de ses soldats à l’étranger.

 

L’Afrique du Sud a réintégré le commonwealth en 1994, à la fin de l’apartheid. La « British Army » offre beaucoup d’opportunités : des théâtres d’opération variés, des moyens techniques et humains conséquents. Australiens, néo-zélandais, fidjiens … Ces soldats du Commonwealth représentent aussi un formidable atout pour l’armée anglaise et les Forces Spéciales en particulier. Ils sont nombreux chaque année, à tenter la « Sélection ». Rappelons qu’il existait à l’origine du 22SAS le  « C Squadron » où les sud africains étaient majoritaires, ils furent déployés avec succès à Bornéo.

Si ces lois visent principalement à mettre un terme au mercenariat qui ternit l’image de ce pays en pleine transition surtout auprès de ses voisins africains; Les forces de défense nationale Sud africaine espèrent surtout récupérer plus de 900 soldats en majorité très expérimentés. Une centaine d’entre eux serviraient au sein du 22SAS.

Portail du Département de la Defence de la République Sud Africaine

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Published by MENATOR - dans 2001-2012
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