Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
En savoir plus

22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

More information 

Recherche

8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 01:52
Vaste sujet que celui de ces nouveaux mercenaires appelés "contractors" en anglais. Nous n'allons pas polémiquer sur leur emploi et leur avenir mais juste présenter un phénomène ancien.
Depuis la fin du Second Conflit Mondial, beaucoup de SAS à la retraite ont participé à des conflits dans l' Afrique post-coloniale comme mercenaires. Je rappelle que David Stirling lui-même était à la tête d'une société privée : "Watchguard" qui fournissait de l'aide à certains chefs d'Etat africain en particulier ceux qui luttait contre des guérillas communistes.
Ce qui change fondamentalement ce sont les budget colossaux attribués à ces SMP (Société Militaire Privée) lui sont à la recherche de personnels qualifiés. De par leurs expériences et leur réseau, les SAS sont appelés à se reconvertir comme contractor. Les salaires proposés pouvant atteindre 600 US$ par jour, le MoD a bien du mal à garder ses spécialistes de la sécurité et du contre –terrorisme.
J’ai collecté une série d’articles de presse sur le sujet en particulier ceux parlant des SAS, je vous invite à lire le livre de John Geddes, ancien du Regiment qui nous livre un témoignage exceptionnel sur son « job » en Irak.

Pour ceux qui serait tenté de jouer au  « contractor » le dimanche, vous trouverez pour vous inspirer quelques photos prises au début du conflit en Irak à la fin de l’article.

 Le figaro de 14/08/07 

Exode des agents secrets de Sa Majesté

Les James Bond quittent les services de renseignement pour des emplois mieux rémunérés.

C'EST le grand malaise de l'armée britannique. Près de 20 % des officiers qui travaillent pour les services de renseignements de l'armée ont quitté leurs fonctions ces trois dernières années, selon une source militaire citée hier par le Daily Telegraph. Au total, cela représente le départ de près d'une centaine d'officiers, essentiellement engagés en Irak et en Afghanistan. La raison ? Les salaires dans les entreprises privées à la recherche de renseignements dans ces pays sont beaucoup plus alléchants.

Un an à Bagdad pour une société privée peut rapporter jusqu'à 185 000 euros, avec trois mois de vacances. En comparaison, un officier britannique en Irak gagne 70 000 euros, presque trois fois moins. Pour faire face, l'armée envisagerait d'offrir une prime supplémentaire.

Au-delà de la concurrence du secteur privé, le retrait des officiers illustre aussi le malaise général de l'armée britannique. En Afghanistan, le bilan s'est encore alourdi samedi, avec un mort de plus lors d'une attaque contre un convoi dans le sud du pays. Cela porte le total des tués à 70 depuis le début de la guerre en 2001. En Irak, le bilan est de 168 depuis 2003.
Grogne généralisée

Si les désertions ne se sont pas multipliées, contrairement aux États-Unis, la grogne s'est étendue. Périodiquement, des exemples de rébellion à l'intérieur de l'armée apparaissent. L'an dernier, Ben Griffin, un membre des services secrets SAS, a refusé de retourner à Bagdad, à cause de la façon dont ses collègues américains traitaient les Irakiens. Il a dû démissionner.

L'association Combat Stress, qui aide les anciens militaires qui souffrent de dépression, estime que le ras-le-bol est généralisé. « Ceux qui font partie d'unités spécialisées sont déjà allés au moins deux fois en Irak, explique Robert Marsh, son porte-parole. Pour eux, l'idée d'y retourner n'est pas réjouissante. » L'association connaît une forte progression du nombre de cas qu'elle traite : 759 en 2004, 939 en 2005, et 948 l'an dernier.

Le mécontentement est tel qu'une « fédération des forces armées britanniques » a vu le jour en octobre. Ses fondateurs soulignent qu'il ne s'agit pas d'un syndicat. Mais son objectif officiel est quand même de « promouvoir les intérêts professionnels, sociaux et autres » des soldats, malgré l'opposition du ministère de la Défense. Le trouble de l'armée britannique semble être là pour durer.

source: http://www.lefigaro.fr/ 

Comme le précisait Romain dans un commentaire les "troopers" vont avoir du travail. Voici une traduction d'un article du Guardian paru dans Courrier International et qui soulève encore le débat sur l'emploi de "contractors" :

 Courrier international Novembre 2007

IRAK •  Le jackpot des mercenaires
Parmi les cinq Britanniques enlevés le 29 mai à Bagdad, quatre sont employés par GardaWorld, une entreprise spécialisée dans la sécurité des personnes et des transports. L'occasion, pour The Guardian, d'enquêter sur le juteux marché de la sécurité privée en Irak.
La sécurité privée est devenue un secteur extrêmement rentable en Irak pour quelques sociétés américaines et britanniques. Les anciens soldats qu'elles emploient, qui peuvent gagner jusqu'à 1 000 dollars [750 euros] par jour, font le travail le plus dangereux au monde. Plus de 900 d'entre eux, pour la plupart des Américains, ont été tués au cours des trois dernières années.

Le Pentagone estime à environ 20 000 le nombre d'agents de sécurité opérant en Irak mais, aux dires de certains observateurs, le chiffre serait beaucoup plus élevé. Quatre des cinq Britanniques enlevés hier à Bagdad travaillaient pour GardaWorld, une des plus grandes sociétés de sécurité en Irak. Domiciliée à Montréal, GardaWorld a ouvert des bureaux à Hereford [dans l'ouest de l'Angleterre], à deux pas du quartier général des SAS [unité aérienne des forces spéciales britanniques]. L'année dernière, elle a acquis Kroll Security International, une société londonienne qui possède ses propres unités de sécurité en Irak.

GardaWorld revendique plus de vingt ans d'expérience dans les pays à haut risque et se targue d'employer en Irak une équipe d'élite composée d'expatriés et de spécialistes autochtones formés tant à la protection des personnalités qu'à la gestion des enlèvements et des remises de rançons. Elle a, entre autres, travaillé pour la Fondation anglicane pour la réconciliation au Moyen-Orient, dirigée par le pasteur Canon Andrew White. Cette organisation lui a remis au début du mois son Prix pour la paix au Moyen-Orient 2007. "Sans l'immense contribution de GardaWorld, il nous aurait été impossible d'accomplir notre travail", avait alors déclaré Canon White.

En Irak, les sociétés de sécurité assurent une multitude de tâches qui permettent au pays de fonctionner : protection des personnels de la coalition, escorte de convois, protection des oléoducs et des installations militaires et civiles et sécurité des journalistes et des hommes d'affaires de passage. Si, au début de la guerre, les principaux bénéficiaires des contrats de sécurité étaient Américains, à l'instar des sociétés Blackwater, DynCorp ou encore Vinnell pour la formation de la police et des militaires et la protection des responsables américains, les Britanniques ont rapidement obtenu leur part du gâteau. Ainsi, en mai 2004, l'entreprise Aegis Defence avait remporté un contrat de 293 millions de dollars [218 millions d'euros] pour coordonner la sécurité des troupes du génie américain. Son chiffre d'affaires (dont 75 % sont générés par son activité en Irak) est passé de 554 000 livres [815 000 euros] en 2003 à 62 millions [91 millions d'euros] en 2005.

Ce contrat avait alors fait polémique, car Aegis Defence était dirigée par le lieutenant-colonel Tim Spicer, un ancien mercenaire issu des Scots Guards [Garde écossaise] qui s'était trouvé, à la fin des années 1990, au centre d'un scandale de ventes d'armes en Afrique (des armes avaient été expédiées en Sierra Leone à un chef de la milice accusé de crimes de guerre). La société a survécu à d'autres controverses par la suite et, aujourd'hui, la plupart des officiers supérieurs britanniques en retraite siègent à son directoire.

Le contrat avec le génie américain doit être prochainement renouvelé et l'entreprise britannique de sécurité ArmorGroup, présidée par l'ancien ministre britannique des Affaires étrangères [dans le gouvernement de John Major], le conservateur Malcolm Rifkind, est en lice. ArmorGroup a réalisé 50 % de ses 129 millions de livres [190 millions d'euros] de revenus en Irak l'année dernière. Avec plus 1 200 salariés, l'entreprise affirme être le plus grand protecteur de convois en Irak, avec environ 30 % de convois protégés, soit 1 200 missions assurées l'année dernière. ArmorGroup assure avec Control Risks, une autre société britannique, la sécurité du Foreign Office et du ministère du Développement international pour laquelle le gouvernement britannique a déboursé au cours des cinq dernières années quelque 165 millions de livres [242 millions d'euros].

Selon le dernier audit des dépenses américaines, la sécurité a englouti 34 % des 21 milliards de dollars [15,5 milliards d'euros] affectés à la reconstruction de l'Irak. Les coûts de sécurité représentent en moyenne 12 % de chaque contrat de reconstruction.


David Pallister 
site de Garda World 

 Le Monde du 04 Avril 2007 :

article de Yves Eudes avec un interview de John Geddes :
République tchèque, novembre 2006. Le club de tir de la petite ville de Jelen, construit dans une forêt à une heure de Prague, est fermé au public pour quelques jours. Il a été loué par la société britannique Ronin Concept, spécialisée dans la formation d'agents de sécurité armés et de "PSD" (personal security detail, gardes du corps), opérant en zone de conflit. Dans une clairière entourée de hauts talus, quinze hommes âgés de 25 à 50 ans s'entraînent au maniement d'armes et à la conduite automobile en situation extrême, c'est-à-dire sous le feu ennemi. Les exercices se font à balles réelles.

La formation, qui coûte 3 700 livres (5 500 euros) et dure quatre semaines, est assurée par John Geddes, patron de Ronin Concept et ancien officier des SAS, les commandos d'élite de l'armée britannique. M. Geddes, 52 ans, a quitté l'armée après vingt-trois années mouvementées, et s'est aussitôt reconverti dans le secteur en pleine expansion des sociétés militaires privées. Avant de devenir formateur, il a fait plusieurs séjours en Irak en tant que garde armé, pour protéger des équipes de télévision et des hommes d'affaires.

Les cours théoriques ont lieu en Grande-Bretagne, mais la loi britannique interdit aux civils de manier des armes automatiques. Pour la dernière partie du stage, M. Geddes doit donc transporter ses élèves en République tchèque, où les règles en la matière sont beaucoup plus souples. Aujourd'hui, ils apprennent à repousser l'attaque d'un convoi banalisé transportant un VIP : un scénario inspiré de la guerre d'Irak, mais qu'on retrouve, avec des variantes, dans différents pays du monde. Dès que l'assaut fictif se déclenche, les stagiaires contre-attaquent méthodiquement : les tireurs sautent des voitures et abattent les silhouettes en contreplaqué autour de la clairière, les chauffeurs manoeuvrent en position défensive, les gardes du corps extraient leur client du véhicule touché et le transfèrent dans un autre.
S'il ne reste qu'une voiture en état de marche, les gardes du corps s'en emparent pour mettre le client à l'abri en abandonnant les tireurs, qui devront rejoindre la base par leurs propres moyens : "C'est pour ça que ce boulot est bien payé", explique M. Geddes en riant. Les stagiaires apprennent vite, car presque tous sont d'anciens militaires ou policiers, aguerris et disciplinés. S'ils obtiennent le diplôme délivré par Ronin Concept, ils enverront leurs CV aux centaines de sociétés de sécurité présentes sur Internet. Les quadragénaires rêvent d'un contrat un peu risqué, mais pas trop : protéger des puits de pétrole au Nigeria ou une mine en Amérique latine. Leur salaire s'ajoutera à leur retraite.
En revanche, les plus jeunes veulent aller en Irak ou en Afghanistan. C'est là-bas qu'ils seront les mieux payés : de 250 à 600 dollars par jour, selon le type de travail et le niveau de risque. Garreth Miller, 30 ans, a toutes les chances de décrocher un bon contrat : ex-soldat de l'armée britannique, il a fait deux séjours en Irak, puis une mission en Afghanistan comme éclaireur détaché auprès de l'US Army. Il vient de quitter l'armée, après seulement cinq ans : "Les officiers ont tout fait pour me convaincre de rempiler, mais les sociétés privées proposent beaucoup plus d'argent, une vie plus confortable, et plus de liberté." Garreth pourra choisir le pays où il ira travailler, et s'il veut arrêter avant la fin de son contrat, il lui suffit de donner deux semaines de préavis.
Cette migration vers le secteur privé est une tendance de fond : "Lors de mon dernier séjour en Irak, nous étions quarante nouvelles recrues dans notre unité. Depuis, tous ont quitté l'armée, et 35 travaillent aujourd'hui pour des sociétés militaires. En plus, c'est l'Etat qui paie ma formation ici, au titre de la réinsertion professionnelle." Garreth se dit prêt à repartir du jour au lendemain : "Ma fiancée aurait préféré que je reste un peu avec elle, mais si je veux fonder une famille et acheter une maison, quelques années dans le privé suffiront."
Il travaillerait volontiers pour une société américaine, où les salaires sont les plus élevés.
Son coéquipier Paul Palmer, 25 ans, grand, fort et tatoué, a passé cinq ans dans la police militaire britannique. Il n'est pas allé en Irak, mais il en a très envie : "J'ai quitté l'armée et je me suis installé à Cardiff, chez ma fiancée. Mais un beau matin, elle m'a quitté. Je ne savais plus quoi faire : retourner vivre chez ma mère à Londres ? La honte. En fait, je m'aperçois que j'ai besoin de mener une vie excitante, j'aime trop l'action." Dès la fin de son stage, Paul Palmer a été embauché par la société Control Risk Group (CRG). Aujourd'hui, il travaille à Bagdad, dans une équipe composée d'Anglais, d'Australiens et de Néo-Zélandais chargée de la protection d'un diplomate britannique, et gagne 7 000 dollars (5 300 euros net) par mois. Il correspond avec le monde extérieur par Internet : "J'habite dans la "zone verte", censée être l'endroit le plus sûr de Bagdad, mais en fait, il y a des kidnappings à l'intérieur, et un soldat américain a été abattu ici il y a deux jours. (...) Je vis dans un camp réservé au personnel de notre société, dans une chambre à deux lits, avec des sanitaires communs. Ce serait horrible pour un civil ordinaire, mais en tant qu'ancien soldat, j'y suis habitué. (...) L'entrée du camp est gardée par des Irakiens, mais on nous a dit de ne jamais leur faire confiance, et même de les surveiller. Nous sommes armés en permanence, même la nuit nous dormons avec nos fusils chargés."
L'employeur de Paul Palmer, CRG, est la plus grande société de sécurité britannique. Fondée il y a trente ans par trois anciens SAS pour aider les compagnies d'assurances à gérer les affaires de kidnapping, elle propose aujourd'hui aux entreprises et aux gouvernements du monde entier une gamme complète de services, allant de la protection rapprochée à la sécurité informatique. Elle a plus de 700 employés permanents, dont 300 dans ses locaux londoniens, et 18 bureaux répartis sur tous les continents. Depuis 2003, CRG fournit aussi des PSD armés.
Richard Fenning, directeur général, se souvient de la folle période des débuts de la guerre en Irak : "Juste après l'invasion, des milliers d'étrangers sont arrivés pour participer à la reconstruction. Mais l'insurrection a très vite pris de l'ampleur, ils ont compris qu'ils avaient besoin de protection, et se sont tournés vers les armées de la coalition. Or, les officiers ont refusé de leur fournir des gardes du corps : ils n'avaient pas assez d'effectifs et savaient qu'ils ne recevraient pas de renforts. En réalité, les soldats étaient occupés à mener une guerre qui n'était pas censée exister. Alors, les entreprises ont décidé de s'occuper elles-mêmes de leur sûreté. Un énorme marché s'est créé du jour au lendemain."
Puis les gouvernements de la coalition se sont aperçus qu'ils n'avaient même pas assez de soldats pour assurer la sécurité de leurs propres diplomates : "Ils ont dû lancer discrètement des appels d'offres auprès du secteur privé,raconte M. Fenning. C'est comme ça que nous avons obtenu le contrat de protection des membres du Foreign Office en Irak et à Kaboul. C'est une vraie révolution dans les moeurs de l'administration, qui aura des conséquences durables sur la conduite des guerres à venir."
A lui seul, le département d'Etat américain a dégagé un budget de 1 milliard de dollars sur cinq ans pour la protection de son personnel et de certains dignitaires étrangers. Cette demande inédite a aussitôt suscité des vocations. D'anciens militaires et des aventuriers ont monté des petites sociétés dans l'improvisation et embauché des agents à la va-vite. Pour réduire les coûts de main-d'oeuvre, certains sont allés chercher des soldats à la retraite en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. Quelques entrepreneurs ont fait fortune à toute vitesse : à elle seule, la société américaine Blackwater a touché du gouvernement fédéral plus de 570 millions de dollars en cinq ans. Sa concurrente Triple Canopy, créée en 2003 par trois personnes, figurait trois ans plus tard sur la liste des 100 plus grosses entreprises de la région de Washington. Pour un client individuel - homme d'affaires ou journaliste -, une équipe de protection rapprochée peut coûter jusqu'à 6 500 dollars par jour.
Désormais, les Etats-Unis comptent sur les sociétés privées pour sécuriser les aéroports, les infrastructures, la "zone verte" de Bagdad, et même certaines bases militaires qui manquent de sentinelles. La frontière entre les missions défensives des agents privés et les opérations de combat des soldats s'estompe, car, face aux insurgés, les deux groupes s'entraident parfois. Blackwater, qui compte à elle seule près d'un millier d'employés en Irak, a déployé des véhicules blindés, des avions et des hélicoptères.
En fait, ces sociétés accomplissent en sous-traitance un ensemble de missions essentielles au fonctionnement de l'armée, allant des télécoms aux interrogatoires de prisonniers. Le Pentagone s'est déjà adapté en inventant le concept de "force totale", qui inclut les soldats d'active, les réservistes, les fonctionnaires civils de défense et enfin les privés, dont le rôle devrait encore s'accroître à l'avenir. Fin 2006, on comptait en Irak plus de 180 sociétés de sécurité employant environ 48 000 personnes, dont la majorité accomplissaient des missions paramilitaires. Les Britanniques sont plusieurs milliers - presque aussi nombreux que les soldats de l'armée régulière de Sa Majesté.
Autre avantage des privés : tout le monde semble indifférent à leur sort. John Geddes, qui, entre deux séances d'entraînement, réfléchit au devenir de sa profession, est sans illusions sur l'attitude des gouvernements à son égard : "Ils savent exactement ce que nous faisons mais, si un jour une de nos opérations tourne mal, ils pourront dire qu'ils n'étaient pas au courant. Quand des soldats se font tuer, les médias en parlent, l'opinion s'émeut. Mais quand ce sont des agents privés qui meurent au combat, ça passe plus facilement inaperçu. Et si les gens en entendent parler, ils se disent qu'ils l'ont bien cherché, qu'ils se battaient uniquement pour de l'argent." Selon les statistiques publiées par le ministère du travail à Washington, au moins 770 agents de sécurité étrangers ont été tués en Irak entre 2003 et 2006, et près de 7 800 ont été blessés.
Cela dit, l'Irak est une opportunité commerciale qui ne durera pas éternellement. Paradoxalement, l'aggravation extrême de la violence dans le pays a fait chuter la demande pour certaines missions comme les escortes armées : la reconstruction est abandonnée, les officiels étrangers réduisent leurs déplacements au strict nécessaire. La contraction de ce segment du marché a des conséquences sociales inattendues : lors du renouvellement d'un de ses contrats, CRG a dû baisser ses tarifs, et a décidé de répercuter ce manque à gagner sur les salaires de ses employés. Ces derniers ont protesté et ont lancé une série d'actions revendicatives, menaçant de faire grève en plein Bagdad, avant d'obtenir un compromis.
Pour assurer leur avenir, les sociétés militaires tentent déjà de diversifier leur clientèle et leurs services en adoptant le business model des sociétés de sécurité classiques. Elles prospectent toutes les régions à risque, surtout en Afrique et en Amérique latine - le créneau le plus lucratif étant le conseil auprès de gouvernements alliés des Etats-Unis. Pour beaucoup, la période héroïque s'achève : par le jeu des fusions et prises de participation, elles ont été englobées dans des groupes industriels qui vendent des armes, des équipements et des services à l'armée américaine depuis des décennies. D'autres sont passées sous le contrôle d'investisseurs financiers.
Certaines opèrent à présent sur le territoire américain. En septembre 2005, après le passage de l'ouragan Katrina, Blackwater a décidé, sans consulter personne, de remplacer la police locale défaillante en envoyant des commandos armés pour chasser les pillards des rues de La Nouvelle-Orléans. Cette initiative lui permit par la suite de décrocher une cascade de contrats publics et privés. Blackwater possède par ailleurs aux Etats-Unis deux camps d'entraînement qui accueillent des unités de l'armée régulière.
Pour l'avenir, John Geddes estime que le prochain grand marché sera le maintien de la paix sous l'égide des Nations unies : "Les sociétés militaires privées vont remplacer les casques bleus, c'est inévitable, car le système actuel ne fonctionne pas. D'une part, les contingents envoyés par les pays démocratiques sont englués dans des considérations politiques et éthiques qui paralysent leur action. Et d'autre part, quand on demande aux pays sous-développés de fournir des contingents, ils n'envoient pas leurs meilleures troupes, loin de là." Il a souvent côtoyé les casques bleus au cours de sa longue carrière, et affirme que, partout, leur comportement est déplorable : "Nous serons moins chers et plus efficaces. Je suis sûr qu'une petite armée privée bien équipée pourrait stopper rapidement les massacres au Darfour." Sur le plan éthique, les privés ne sont pas des anges, mais ils ne sont pas pires que les soldats de nombreux pays : "On virera les mauvais, on gardera les bons, ce qu'une armée ne peut pas faire." Et, tant que les salaires resteront élevés, il n'y aura pas de pénurie de main-d'oeuvre.

John Geddes
sa société Ronin Concept

Une tenue "contractor" ?

Au début du conflit en Irak, les contractors n'ayant pas le droit de porter une tenue militaire ressemblant à celles portées par les membres de la Coalition, ils utilisaient donc des camouflages non officiel comme le Tiger Stripe desert. Depuis fin 2005, les mercenaires n'ont plus le droit de porter des tenues camouflées, ils sont obligé d'évoluer en civil. L'équipement était et reste toujours d'origine américaine, on voit beaucoup de gilet modulable avec un holster à la poitrine. Au niveau de l'armement, les plus riches utilisent des fusils armalite et des pistolets-mitrailleur HK mais les SMP fournissent généralement des AK qui sont très répandues. John Geddes dans Autoroute de l'Enfer  précise qu'il utilise une AK47 et lors de notre rencontre avec Duncan Falconer , il nous a aussi affirmé sa large utilisation en Irak.

Irak, date inconnue, contractors anglais non identifiés vu sur le site de Tiger Stripes :

 

miltig10.jpg

DesertTigers_AtWork105.jpg

Lieu et date inconnus, photos trouvés sur le site d'équipement  : AQUITY Special forces Kit Store :




Lieu et date inconnus source forum airsoft :

Repost 0
Published by MENATOR - dans 2001-2012
commenter cet article
6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 15:38
Ce pistolet mitrailleur a été inventé par John Thompson en 1919 et vendu sous la désignation Thompson 1921. Elle équipe les forces de police américaine et la Mafia à qui Hollywood associe l’image.
L’arme subit quelques modifications mais les plus importantes sont celles réalisées à la demande du Corps des Marines . La Thompson 1928 a un garde-main avec une poignet et surtout son canon est équipé d’un compensateur de relèvement.

Elle n’équipe toujours pas l’US Army mais elle trouve des acheteurs en Europe en 1940. 

undefined

L’Angleterre et la France doivent équiper rapidement leurs troupes de pistolet mitrailleur pour faire face aux MP40 allemandes mais la fabrication de la Thomson est complexe. Les premières armes n’arriveront pas en France à temps, seuls les anglais dont Churchill (cf photo) utiliseront la Thompson 1928.
Dans le désert de Libye, son chargeur circulaire de 50coups confère une puissance de feu impressionnante aux équipages de Jeep SAS .

undefined

 

Après la Guerre du Désert et malgré l’arrivée de la Sten, elle restera en dotation chez les Parachutistes Français ; D’abord la Thompson 1928, avec des chargeurs de 20 ou 30 coups, durant la préparation au Débarquement, puis le modèle M1A1 lors des opérations en Europe.
Cette arme était complexe à assembler et coûteuse à produire. Après l’entrée en guerre des Etats-Unis d’Amérique, les ingénieurs vont corriger ces problèmes en créant la M1A1 sur des critères de productivité de masse. 

DSCN4391.JPG

Malgré son poids et un entretien délicat, les vétérans SAS, dans leurs mémoires, nous disent que cette arme était très populaire au sein de l’unité. Comment expliquer cela ?
Robustesse, fiabilité, calibre de 45 supérieur à celui de la Sten ? Le prestige d’une arme américaine dont l’image est associée à jamais aux gangsters de Chicago par le cinéma populaire de l’Entre deux Guerre. Peut-être tout à la fois ?
Fiche technique
 
Pays créateur : Etats-Unis d'Amérique
Pays utilisateur : Etats-Unis (USMC) et Angleterre (France et Yougoslavie avaient passé commande)
Dénomination : Thompson 1928
Mode de tir : Automatique et Semi-automatique
Calibre : 45 (11,43mm)

Chargeur : circulaire 50 balles, plat cour 20 et long 30 balles
Portée pratique : 150 m
Cadence de tir :  700 coups/min

Masse : 4,90 kg
Longueur : 852mm
Repost 0
Published by MENATOR - dans ARMES
commenter cet article
28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 12:37
Observer.gifRob1 a réalisé une traduction de l'article de Neasa McErlean paru dans The Observer du 20 Janvier 2002. Il est question du SBS, l'auteur nous décrit en particulier les salaires des opérateurs et Duncan Falconer nous gratifie d'une explication imagée dont il a le secret.
  
Ces dernières semaines, le habituellement discret Special Boat Service a été impliqué dans deux opérations majeures - sécuriser la base aérienne de Bagram en Afghanistan et arraisonner dans la Manche un navire [ le MV Nisha, ndt ] soupçonné de transporter des explosifs et des armes biologiques juste avant Noël. Mais la plupart du temps le SBS reste dans l'ombre de son équivalent bien mieux connu, le Special Air Service.
Le SBS compte environ 200 commandos, issus des Royal Marines. Ils se considèrent comme encore meilleurs que le SAS. Spécialistes en contre-terrorisme, reconnaissance de plage, sabotage, assauts de plate-formes pétrolières et de grands navires, ils font la plupart des choses que le SAS fait, mais peuvent aussi nager 10 miles ou transporter un canoë. Ils étaient "essentiellement des solitaires et des rescapés, individualistes avec un fort caractère", raconte l'ancien membre Peter Mercer dans son livre Not by Strength, by Guile ("pas par la force, par la ruse"). 

Revenus : Les salaires sont les mêmes que les Royal Marines, en-dessous du niveau d'officier la paie de base va de 12 070 £ à 35 420 £ . Les membres du SBS ont plus de chances d'être près du second nombre, avec des primes pour des compétences particulières et diverses indemnités.

Retraite : le type de retraite des forces armées est attractif, produisant des retraites valant 32% du salaire final après 22 ans de service en-dessous du niveau d'officier, légèrement plus pour les officiers. L'âge de la retraite est de 55 ans, mais les retraites peuvent commencer plus tôt.

Avantages en nature : les avantages ordinaires tels que les congés payés ne sont pas d'une importance particulière pour le genre de personnes qui rejoint le SBS. Le maniement d'un équipement sophistiqué et puissant est plus important. Avec ses aides à la vision nocturne, ses systèmes de navigation par satellite, ses systèmes de pointage pour armes guidées par laser et peut-être le contrôle d'un mini-sous-marin, un homme peut manipuler en une nuit une technologie valant des millions. Bien que certaines personnes ne seront impliquées que dans deux missions réelles par an, toutes conservent un remarquable état physique. Le super-sportif et ancien démocrate libéral Paddy Ashdown montre comment l'obsession de l'état physique dans le Service devient une habitude toute la vie durant.
La camaraderie au sein du SBS donne plus qu'un simple sentiment cool ; elle est officiellement encouragée et aide à sauver des vies. Et si vous aimez jouer à des jeux coûteux, le SBS est le bon endroit : un exercice annuepeut consister à prendre le contrôle d'une plate-forme pétrolière qui a été, fictivement, capturée par des terroristes.

Désavantages : ce travail n'est pas pour ceux incapables de survivre des jours dans la nature, de cuire des asticots dans des boîtes de cnserve et de rester éveillé toute le nuit, éventuellement en couvrant de larges distances. Quitter et rentrer à bord d'un sous-marin est un boulot dangereux. Les opérateurs du SBS meurent plus souvent à l'entraînement qu'au combat.
Ceux qui survivent finissent généralement leur carrière à 40 ans, quand leur meilleur état physique est derrière eux. Revenir au civil peut être difficile pour des hommes habitués à un tel niveau d'investissement. Certains prenaient alors la plume - il existe au moins 30 livres sur l'escadron, * mais ils ont été forcés de signer des clauses de confidentialité en 1997.

Le futur : Des mauvaises communications avec le SAS ont miné les efforts interarmes pendant la guerre des Malouines et d'autres campagnes, induisant des discussions pour rapprocher les unités. Certains voient la fusion des unités comme inévitable.

Mon point de vue : Duncan Falconer
"Tout commando des forces spéciales a envie de connaître cette expérience, tuer pour la première fois", raconte l'ancien commando du SBS Duncan Falconer, auteur de En première ligne. "C'est comme un bambin qui touche un objet brûlant : vous ignorez quel effet ça fait tant que vous ne l'avez pas ressenti. Ensuite, de deux choses l'une : on s'hébitue, ou on déteste." Au cours d'une carrière longue de 20 ans, Falconer a été envoyé en Irlande du Nord, aux USA, en Méditerranée et ailleurs. Dans son livre il souligne le manque de cohésion fréquent entre les hauts gradés, les plannificateurs et les commandos - notamment en Irlande du Nord : "Quelques-unes de ces opérations imaginées de toutes pièces n'ont jamais été autre chose que de pures inventions ou presque".

* : Le SBS s'est appelée Special Boat Squadron jusqu'en 1977. (NdT)
Repost 0
Published by MENATOR - dans LIVRES -CINE -1-6
commenter cet article
27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 11:13

Après avoir rendu visite aux gangs les plus violents de la planêee pour la TV anglaise, l'acteur Ross kemp vient de passer six mois  avec les soldats du 1er batallion du Royal Anglian Regiment en Afghanistan. Les talibans n'ont qu'à bien se tenir le sergent chef Henno va s'occuper d'eux. Plusieurs émissions d'une heure chacune ont été diffusée sur la chaine Sky One.
Voici la bande annonce :


Vous trouverez l'intégralité des épisodes sur youtube mais dépéchez-vous car parfois ce genre de documents ne reste pas longtemps en ligne. 
Episode 1 part 1:



Vous trouverez la suite par exemple chez MaverickxGB
Repost 0
Published by MENATOR - dans LIVRES -CINE -1-6
commenter cet article
24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 10:35
Military Channel La chaine cablée américaine Military Channel a réalisé une émission dans le cadre de sa série Weaponology sur les SAS anglais. Ils ont tourné quelques images chez BCB et on écoute barry Davies et Andy McNab nous narrer leur expérience au sein du Regiment.
Repost 0
Published by MENATOR - dans LIVRES -CINE -1-6
commenter cet article
18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 00:33

Connaissez-vous l'association Sennecey 1944 ?

Anciens SAS 4 septembre 2007

Debout à Gauche de la Jeep : Alex Robertson 2ème SAS
à la mitrailleuse Cyril Wheeler 1er SAS
Derrière lui Alec Borrie (22ndSAS ?)
au volant Bryan Rees 2eme SAS
debout à droite "bobby" Mac Dougall 1er SAS, célébre équipier de Paddy Mayne, que l 'on
voit sur la célèbre photo des SAS en Afrique, conduisant la Jeep du fond  (13 Janvier 1943, Sud Tunisien)

Vous trouverez sur le site un article sur le Capitaine Guy De Combaud
et le but de cette association :

  • Voir réaliser par les instances locales un "chemin de mémoire" avec fléchage et pancartage des camps de maquisards, des lieux de combat, des zones de parachutage
  • Voir le musée des SAS rapidement ouvert à Sennecey
  • Fédérer toutes les organismes et associations, tous les acteurs locaux consacrant leurs efforts à la mémoire de la Résitance en Saône-et-Loire
Merci à Christian de Pau pour le lien et à Pierre-jean Cabut pour avoir légendé les photos.
Repost 0
Published by MENATOR - dans INTERVIEWS
commenter cet article
15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 09:07



Voici quelques photos d'une démonstration des FS hollandaises au Musée National de l'Armée situé à Delft qui a eu lieu le 30 Novembre 2007. Nous y voyons des nageurs de combats, un assaut amphibie, une démonstration de pénétration de batiment et l'évacuation de personnels. Je vous laisse admirer le travail et les tenues des KCT "Korps Commandotroepen"




Vous trouverez beaucoup de vidéos de l'exhibition sur internet en voici un exemple :



La prochaine démonstration de ce genre aura lieu le 11 Mai 2008. 
Je vous invite à visiter virtuellement cette section du musée consacrée aux Forces Spéciales.
Repost 0
Published by MENATOR - dans LIVRES -CINE -1-6
commenter cet article
11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 18:39
Voici une review de Koursk d'un petit matériel simple mais indispensable :
La lampe frontale fabriquée par Petzl : TIKKA XP

Je voulais une frontale puissante et peu encombrante. En effet mon ancienne frontale ressemblait plus à un phare de 2chevaux avec un imposant bloc pile situé à l'arrière du bandeau.
Je n'étais pas forcément orienté vers des frontales led mais si je puis me permettre, j'ai "flashé" sur celle-ci :


Données techniques :
Citation:
Lampe frontale 1 Led puissante à trois niveaux d'éclairage et un mode boost

Apporte un éclairage puissant blanc et homogène modulable, avec une grande autonomie. Une seule source de lumière dans une lampe compacte qui répond à de multiples besoins.

* Faisceau focalisé puissant avec 3 niveaux d'éclairage (maximum, optimum, économique) et un mode clignotant, pour adapter la lumière à l'action et aux besoins en autonomie.
* Mode boost : 50% de lumière en plus du niveau maximum pendant 20 secondes.
* Volet grand angle pour un éclairage de proximité plus large.
* Témoin de décharge des piles (témoin lumineux + clignotement de la Led) : alertes à environ 70% puis 90% de décharge des piles.
* Compacte et légère.
* Faisceau orientable grâce à la platine articulée.
* Confortable et stable : bandeau élastique réglable et platine ergonomique.
* Distance d'éclairage jusqu'à 35 m (50 m en mode boost).
* Autonomie jusqu'à 120 h.

Spécifications techniques

Fonctionne avec 3 piles AAA/LR03 (fournies)
Poids : lampe (59 g) + piles (36 g) = 95 g




Après une semaine d'utilisation voici ce que j'en pense :

- Je suis vraiment ravi c'est une merveille de petite lampe. Mes attentes au niveau du poids et de l'intensité lumineuse sont comblées.
L'éclairage est vraiment puissant et très bien délimité.

- Modes faisceau et grand angle très interessants

- mode boost vraiment puissant

- les quatres modes d'éclairages sont super, le mode économique est discret mais suffisant pour la lecture d'une carte par exemple.

- Le témoin de charge des piles est un plus.

- très confortable et orientable

- très bonne finitions et le boitier est étanche

- adaptable sur un casque type SF

-A noter : on peut commander des filtres colorés.

Quelques images :


Led avec lentille type fresnel


Volet grand angle


mode boost


témoin des piles.

Repost 0
Published by KOURSK - dans EQUIPEMENTS
commenter cet article
10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 13:39
togo.jpgLa presse britannique a révélé fin décembre 2007 une sombre affaire impliquant des vétérans du 22 SAS.
Des anciens du "Regiment" préparaient en Ocobre 1977 l'assassinant de Gnassingbé Eyadema, Président de la République du Togo. Les services secrets anglais ont eu vent de l'affaire et ont organisé une réunion de crise impliquant toutes les instances de sécurité du pays y compris le SAS. 

MI5-antony-duff.jpg



Après l'analyse de la situation Sir Anthony Duff (cf photo) le directeur du MI5 au moment des faits, a ordonné à la police et au SAS de retrouver et d'appréhender les suspects installé au Togo avant qu'ils ne passent à l'action. Ces derniers ont rapidement abandonné le projet qui était loin d'être abouti, leur chef, un franco-canadien a rejoint la Suisse pour éviter des poursuites.

 David Stirling, l'ancien chef et créateur du SAS, a régulièrement aidé avec l'aide de mercenaires, des chefs d'Etats africains a faire face à une opposition soutenue elle, par Moscou. Cette affaire montre une nouvelle fois le rôle obscur des anciens soldats du SAS lors de la période de décolonisation. La presse ne précise pas pour qu'ils y opéraient.
Repost 0
Published by MENATOR - dans 1952-2000
commenter cet article
9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 00:01
Les membres des forces spéciales britanniques viennent de gagner le droit d'anonymat post-mortem. 
L'histoire a été révélé par le Times du 5 Janvier 2008 et relevé par Rob1
Les noms des SAS ou SBS tombés en opération étaient généralement révélés par la presse anglaise quelques semaines après les faits. Les familles ont fait pression sur le MoD afin que ce dernier leur garantisse plus de discrétion face aux journalistes qui harcèlent parents et amis des défunts. Les légistes appelleront maintenant les soldats morts Soldier A, Soldier B.

Cette nouvelle ne va bien évidement pas aider à combler notre curiosité, les sources sur les opérations spéciales actuelles sont rares et évasives. Il faudra encore lire entre les lignes et tenter de faire des rapprochements. Les légendes urbaines du SAS ne sont pas prêtes à disparaitre...
Repost 0
Published by MENATOR - dans 2001-2012
commenter cet article

Articles Récents

Catégories