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Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 16:24

 

 

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Le contexte :

Un pays type ex-Yougoslavie a connu plusieurs années de guerre civile, cela fait plus de 10 ans que la paix est de retour. Plusieurs criminels de guerre doivent répondre de leurs actes devant un tribunal pénal. Nos services de renseignement ont localisé un ancien officier de l’armée régulière passé chef de milice durant la guerre, il vit aujourd’hui dans une vallée isolée au milieu de sa famille. Une équipe d’observation est en place depuis plusieurs semaines, elle a clairement identifié la cible, plusieurs témoins ont eux aussi confirmé les photos prises. Les élections de notre pays approchent et le pouvoir en place veut un geste fort pour asseoir une stature internationale.

Notre mission : appréhender l’ancien chef de guerre vivant et le remettre en bon état aux autorités pour le flash info de la soirée.

Ce que nous savons : La cible vient prier chaque dimanche matin dans la chapelle d’un village abandonné, berceau de sa famille. Il vit caché parmi les siens, il n’a plus de contact avec sa milice. Il est en bonne santé, a bénéficié d’un solide entrainement militaire, on ne sait pas dans quelle mesure il se laissera prendre, il est bien précisé au briefing de l’avoir vivant et sans équimoses visibles devant la caméra. Notre Ministre de la Défense fera le déplacement le dimanche de l’interpellation dans la ville la plus proche de l’objectif pour apparaitre devant les cameras avec notre cible.

 

Le largage sur zone :

A proximité de notre objectif, il y a un site archéologique régit par l’ONU, l’équipe archéologique est ravitaillée tout les samedi en début de matinée. Le commando composé de 5 SAS12 et de 10 membres du Groupe Rhône est caché dans les fourgons du convoi. Nous sommes largués à 5km de notre objectif. Le groupe prend la direction de l’objectif indicatif Hôtel sur un axe à l’abri des regards, indicatif Rhin. Une équipe suit l’unique axe carrossable pour atteindre Hôtel indicatif Danube afin d’effectuer une dernière reconnaissance.

 

Le soleil brille, il fait 20 degrés, des nuages et de la pluie sont annoncés pour les heures à venir mais nous ne savons pas vraiment quand car le vent souffle extrêmement fort (85Km/H en moyenne avec des pointes).

La marche d’approche se déroule sans problème malgré le vent, le groupe arrive sur les hauteurs à proximité d’Hôtel en début d’après-midi. Le Groupe Rhône se charge de trouver une zone de vie et le SAS12 part pour l’objectif avec tout le matériel pour réaliser deux postes d’observation. 

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Nous grenouillons autour de l’objectif pour trouver un bon visuel sur l’ensemble des bâtiments en ruine de Hôtel. Nous laissons un binôme appuie feu sur les hauteurs de l’objectif indicatif Gorgone.

Le reste de l’équipe crée un second PO indicatif Mercure à proximité immédiate de l’axe Rhin et de Hôtel afin de confirmer l’arrivée de notre cible et de couvrir le dispositif. Une cavité naturelle avec une superbe vue en profondeur de l’axe Rhin est trouvée, nous ne perdons pas de temps à l’aménager. Nous concentrons donc nos efforts sur le balisage de l’axe d’infiltration de l’équipe d’intervention d’Hôtel vers notre zone de vie, la végétation type maquis y est très épaisse.

A la radio j’entends que l’équipe de reconnaissance de l’axe Rhin a prit contact avec notre groupe bivouac.

Nous revenons vers la zone de vie camouflée, un binôme SAS12 est en poste sur Gorgone et un second monte les abris camouflés pour l’équipe en faisant attention de bien tendre les bashas et creuser des rigoles d’évacuation pour la tempête qui se prépare. Pendant ce temps je présente notre dispositif à notre chef de groupe qui veut reconnaitre la voie d’infiltration. Le PO Gorgone est bien camouflé, un binôme SAS12 Fusil à lunette/minimi y est confortablement installé avec une magnifique vue sur l’ensemble des bâtiments d’Hôtel et particulièrement la porte d’entrée de la chapelle.

La nuit s’apprête à tomber, nous réalisons une maquette et un bac à sable pour l’intervention de dimanche matin. Alors que nous terminons le briefing, un déluge s’abat sur notre secteur. Nous avons juste le temps de nous glisser dans les duvets et laisser passer la nuit.

Je n’ai pas vérifié l’installation puisque je dors en binome avec Frog, le vent souffle très fort faisant trembler toute la végétation autour de nous. Nous sommes en plein maquis, Il n’y a aucun risque de prendre une branche sur la poire vu qu’aucun arbre ne dépasse les trois mètres. Dans le milieu de la nuit, je sors la main du bivi pour constater qu’un véritable ruisseau coule autour de l’abri mais que l’ensemble reste au sec.

06H00 : Ma « MénatWatch » sonne et j’ai le très grand plaisir de constater que la pluie a cessé. Nous sortons de nos cocons et nous voyons dans le ciel les nuages qui disparaissent. C’est donc un véritable plaisir de s’équiper et de ranger le bivouac au sec.

Une heure plus tard, la patrouille est en marche, les SAS12 rejoignent les PO Gorgone et Mercure après avoir escorté le groupe Action aux portes du village.

Gorgone confirme que le village abandonné est vide. Je suis au poste Mercure avec les sacs du codo et l’axe Danube en enfilade et j’attends le passage de notre cible.

L’équipe Action se déploie sous le regard de Gorgone autour de la chapelle.

Notre invité est attendu entre 9H et 12H et à 9H précise j’aperçois dans ma lunette un individu. Il a la même corpulence que notre cible mais il m’est impossible de confirmer l’information. Il se dirige vers Hôtel d’un pas sur, il porte une veste avec un col qui lui cache partiellement le visage. Lorsqu’il passe à notre hauteur, je l’entends chantonner.

Gorgone confirme l’arrivée de l’individu dans le village. J’entends dans les conversations radio le mot « cible » et j’ai peur d’une bavure. Heureusement une contre indication arrive très rapidement : « ce n’est pas notre objectif ». Cette personne traverse le village en chantant, s’arrête un instant, observe les environs puis se dirige droit à travers champs vers le PO Gorgone.

Nous sommes tous tendu à cause de cet individu qui vient polluer notre dispositif, il disparait de la vue de Gorgone mais grenouille encore quelques minutes autour du PO puis semble continuer son chemin.

10H30 : Une nouvelle personne se présente sur Danube, l'invidu marche en direction du village d’un pas décidé et il a la carrure de notre cible. Son visage passe une seconde en plein dans la lunette de mon binome qui confirme que c’est bien notre cible.

J’informe le groupe Action par radio. Gorgone confirme aussi que c’est bien notre cible.

L’individu traverse le village et rentre dans la chapelle puis monte à l’étage. Il reste un long moment sur le balcon et fume une cigarette. Assis dans mon trou de verdure j’écoute les quelques indications de Gorgone sur les mouvements de notre cible, le temps s’écoule très lentement.

La cible descend à nouveau et entre dans la chapelle pour y rester un très long moment.

Gorgone annonce à la radio : Notre ami ferme la porte de la chapelle. Il se dirige vers la sortie.

Une voix calme annonce le Top action.

Et le silence fut. 

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10H50 : J’attends à la radio : individu appréhendé, tout est OK, envoyez un hélico.

11H10 : Notre colis est pris en charge par notre autorité, il est en bon état pour passer à la TV dans quelques heures.

 

Tout le monde rejoint le PO Mercure. Nous quittons la zone peu de temps après dans les véhicules sur l’axe Rhin.

J’apprends donc qu’une équipe est apparu à notre cible lui barrant son unique chemin de sortie et lui faisant les sommations réglementaires afin d’occuper son regard pendant que la deuxième équipe passait les murets dans son dos pour l’attraper. Une troisième équipe faisant office de deuxième cercle.

Face à des hommes armés, la cible s’est raidi et a levé les mains, le deuxième groupe a perdu quelques secondes pour franchir le muret et notre individu a commencé à marcher en arrière en direction de la chapelle. Il a alors tenté de courir en direction du porche mais a été maitrisé et désarmé de son PA qui n’a pas dégainé face aux nombres.

 

Une nouvelle fois notre OP annuelle a été l’occasion de nous retrouver entre amis pour des moments intenses. Toute la manip’ s’est déroulée sur notre zone de chasse privée avec l’autorisation du propriétaire de la réserve et des fermes abandonnées. Le passant était notre girond SAS12 déguisé venu foutre le bordel dans le dispositif du Groupe Rhône.

Le « bad guy » était notre « capitanis » réputé pour sa maitrise du Serbo-Croate mais surtout de la tatane crétoise. En demandant à nos amis du groupe Rhône de le prendre vivant sans blessure je rigolais tout seul dans mon PO en imaginant la tête de mes amis au moment où ils allaient découvrir que c’était lui qu’il fallait maitriser…

 

Encore de bons moments à se remémorer autour du feu en Mai 2013.

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 14:52

Bienvenue dans les pages consacrées à l'équipe 22SAS12 et à son blog :

EQUIPE ET BLOG :

Présentation du groupe : Histoire, structure, activités.

World zone : Présentation en langue étrangère.

Histoires de famille : les grands étapes de la vie.

 

Repas des six ans : Repas anniversaire avec les membres.

Repas des cinq ans : Les retrouvailles avec les premiers membres de l'équipe.

Recrutement 2009 : La "Course" d'intégration.

Goodies : boutique, userbars ...

LES RENCONTRES, LES AMIS ET LES ACTIVITES ANNEXES :

Magazine Commando : illustration pour l'article de Jean-Jacques Cécile.

 

Duncan Falconer : La rencontre à Paris en 2007 avec l'auteur ex-SBS.

Tirs stand : découverte des armes à feu.

Tournage Le chemin : Court métrage 6th AB contre 21Pz

HUMOUR, DELIRE, NOS SPECIALITES :

 

Les vidéos SAS12 : Propagande et humour.

 

Les maraudages : Méfiez-vous des SAS12 !

Les poissons d'Avril : comment piéger les lecteurs du blog chaques années.

Les fausses impressions : un peu d'autodérision.

Self-Cooking : du gear britannique par Phil.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 13:52
Présentation de l'équipe SAS12 :
 

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Qu’est-ce que le SAS 12 ?
Nous sommes un groupe et non une association de reconstitution historique, crée en 2004, nous représentons des parachutistes SAS français libre durant le second conflit mondial et l’unité moderne du 22 SAS anglais. Le monde des forces spéciales, en particulier britannique, nous fascine.

Quel est votre but ?
Nous ne faisons peu ou pas de reconstitution pour le public, nous pratiquons durant un week-end des missions de simulation militaire.



Pourquoi ce blog ?
Notre passion est assimilable à une activité paramilitaire avec tout l’aspect négatif qu’il y a derrière. A travers ce blog, crée en 2006, nous présentons nos activités de façon publique afin de montrer que nous ne faisons rien d’illégal même si nous comprenons que « jouer à la guerre » peut choquer beaucoup de personne. Ce blog permet d’échanger et de partager une passion, grâce à lui nous avons pu rencontrer et nous faire de nouveaux amis.

Justement comment peut-on vous rencontrer ?
Nos simulations militaires se pratiquent en petit comité, nous privilégions l’amitié des contacts de longues dates car seule la durée montre la qualité d’un groupe. Nous sommes en contact avec plusieurs équipes similaires en France et nous échangeons les invitations.

Où et comment pratiquez-vous la simulation militaire ?

Malgré l’expérience, chaque sortie demande de longues heures de préparation, les heures passées dans la « verte » sont donc des moments précieux.
Nous vivons dans une région rurale, les grands espaces ne manquent pas. Nous ne sommes pas dans la logique associative car nous savons qu’avec l’image militaire, il est difficile de discuter avec les municipalités. Nous louons donc tout simplement des domaines à titre privé, nous pouvons ainsi évoluer en toute légalité et en sécurité.
Nous invitons les lecteurs à faire de même et à prendre connaissance des textes de loi.
 

 


SAS12 - La Colonne par koursk_22sas12

 

 

 

 
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 06:01

 

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Depuis plusieurs années, nous réalisons un drill commun au mois de Mars en prévision de notre Raid de Mai.

Le thème de l'entrainement est toujours en relation avec le thème de l'OP de Mai et permet ainsi de nous entrainer avant la manip' de l'année. Sans vous dévoiler l'OP de Mai 2012, le but de cet entrainement était de réviser les acquis au niveau combat et de travailler le feu avec plusieurs équipes.

Alors que traditionnellement chaque année, nous avions un temps pourri, cette année, le soleil et les températures douces sont au RDV.

Le SAS12 aligne une équipe de 5 pax, le Groupe Rhône aligne deux équipes et nous avons l'honneur d'avoir un "sergent instructeur" qui a organisé les exercices et va corriger les erreurs.

 

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La matinée est consacrée au tir individuel et au feu et mouvement par binôme, on travaille en mixant les membres des équipes pour entretenir l’interopérabilité.

 

Nous quittons ensuite notre ferme pour créer une zone de vie camouflée dans les matitis. Il est toujours bon de monter et démonter un bivouac.

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L’après-midi nous travaillons les patrouilles et l’engagement par équipes et ensuite par groupe.

Nous organisons un assaut virtuel avec au préalable un bac à sable.

Le soleil se couche et nous terminons de faire manœuvrer une vingtaine de bonhommes sur le plateau. Ca court, ça tire, ça crie bref ça a de la gueule.

 

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Retour à la ferme pour le traditionnel barbecue, cette année pas d’aligot mais de la bière et des saucisses bio. On se raconte les vieilles histoires, cette année le SAS12 a son carnet de chants et nous rivalisons pour la première fois avec le Groupe Rhône.

Encore quelques rires dans les duvets et enfin un bon dodo dans le caca de brebis avant le lever aux aurores pour profiter de la journée.

 

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Au programme de cette seconde journée ensoleillée : combat par équipes et prise de la ferme, un dernier exercice qui s’avère vraiment difficile.

La journée se termine par les échanges habituels, cet exercice a permet de corriger quelques erreurs et a aussi révélé que plus on apprend et moins on sait.

 

Merci à tous les participants pour la bonne humeur habituelle et à notre instructeur pour le travail réalisé en amont.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 09:26

Voici un résumé d'une manip du Groupe Rhône sur un scénario original développé par Papa Athos qui peut-être pourra vous inspirer pour l'organisation de vos prochaines parties :

 

Depuis quelques années nous avons un scenario qui nous plait bien : récupérer un civil en ville, l’exfiltrer en sécurité dans la verte puis le ramener chez lui. Cette fois j’ai décidé de monter la sauce encore d’un niveau en augmentant les contraintes liées au terrain et au VIP.

Pour commencer on a choisi un week end de décembre (pour info l’année dernière à la même époque on avait 40 cm de neige) afin d’avoir la météo contre nous. Puis de choisir un VIP très féminin (pas que les filles ne soit pas capables de venir sur le terrain, loin de moi cette idée, d’ailleurs nous avons tous en mémoire la fameuse Vlada de 0509).

Cahier des charges donné au VIP indicatif : Princesse Rose non je déconne elle va me descendre si elle lit ça indicatif : INQUI. Elle devait venir en fille et vraiment en fille pas de jeans rangers et doudoune. Le scenario était sur la base d’une artiste menacée que l’on devait exfiltrer pour sa sécurité sans qu’elle ait le temps de passer chez elle prendre des affaires, tout son monde devait tenir dans son sac à main.

Quelle ne fut pas ma surprise quand elle me dit :

- « ok »

- « tu es certaine ? »

- « oui ! ».

Bien qu’un peu angoissé par la crainte d’une annulation de dernière minute, notre préparation de mission s’est déroulée au mieux. Une équipe a été larguée à quelques km du point de bivouac retenu afin d’arriver discrètement de nuit et être en place à l’aube sur zone.

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Les largages se sont déroulés dans la nuit du vendredi au samedi, l’approche se fit sans problème particulier. Une fois sur zone l’équipe effectue des patrouilles de reco autour du point retenu sur la carte pour le bivouac. Ils sont bien entendu obligés de décaler un peu l’endroit en fonction des réalités du terrain. Une fois la bonne zone trouvée celle-ci est sécurisée par un binôme, tout le monde repère les itinéraires d’exfiltration et les axes pour aller vers le point de récupération du matériel collectif (entre autres une tente pour Inqui, des vêtements chauds et étanches et son bivouac.) Je n’ai pas osé la faire dormir sous bâche avec nous. En fait, plus pour avoir des contraintes logistiques que parce qu’elle n’en aurait pas été capable.

11h00 du matin le 4x4 approche la zone de largage (légèrement en retard suite à une discussion avec les chasseurs en battue au chevreuil à 800m en dessous de notre position). Nous sommes sur le plateau et eux entre 500 et 800m en contre bas avec une zone de tir opposée au bivouac. La zone de largage est sécurisée le matériel est déchargé et camouflé dans les Kékés sous la garde discrète d’une équipe « invisible ». Seuls les échanges radio nous rappellent leur présence. En moins d’une minute c’est fait. Le matos collectif, le bivouac d’Inqui et les sacs de l’équipe civile sont acheminé à 500m de là dans la plus grande discrétion. Je fais partie du voyage pour inspecter le camp, plus par curiosité que par inquiétude. Cela fait bien longtemps que je leur fait confiance….

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Détail important : aucun d’eux ne sait qui est le VIP. J’arrive sur la zone gardée par 2 sentinelles aussi dissimulées, le crapahut de nuit se ressent dans leur regard mais les poignées de main sont fermes et amicales. Les zones de bivouac de chaque binôme sont repérées et nous commençons à répartir les sacs. Le chef d’équipe me dit où il a prévu de poser la tente DU VIP et me montre même un endroit où il a fait creuser des feuillées…même moi je n’y aurais pas pensé… Bivouac grand luxe. Pour VIP de luxe.

 

Il est temps d’aller chercher le colis. Route sans histoire jusqu’au centre ville. Le but de cette opé était vraiment de nous donner un maximum de contraintes et de voir certains cas non conformes à résoudre lors du débriefing.

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Nous arrivons sur zone, le 4x4 stoppe sur une place de déchargement après avoir dépassé notre VIP qui marche à pied sur le trottoir de gauche en remontant la rue. On descend à deux, le moteur tourne toujours un petit signe d’identification. Je rappelle qu’à ce moment-là je suis le seul à connaitre notre « client ». Cedr qui me suis et me couvre a l’air un peu surpris mais reste très pro pendant que j’ouvre la portière. Je ne reviendrai pas sur sa tenue de combat (voir photo) mais il y avait de quoi en déstabiliser plus d’un….

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C’est là que je commence à me dire qu’il faut que l’on soit à la hauteur car elle, elle est vraiment courageuse. Accepter le deal de venir passer une nuit sur le terrain avec des warriors du week end qu’elle ne connaissait ni de Dave ni des dents, Chapeau bas !!! Il est vrai que le label « Athos » est parait-il rassurant (aïe mes cheville sont en train de craquer mon 5.11) et le tout en mini short, collants résille et bottes…..

La route jusqu’à la war zone se déroule par un itinéraire détourné avec plusieurs manœuvres de diversion pour semer un éventuel poursuivant (mari jaloux par exemple). Les 5 dernier km se font en tout terrain. Vu que nous sommes sur notre terrain privé nous avons enfilé nos gilets et récupéré nos armes longues airsoft. Histoire d’avoir une contenance et quelque chose dans les mains.

 

La zone de recueil est bien sécurisée. Nous sortons du véhicule et je donne ma parka Agressor à Inqui car il commence à pleuvoir et il est hors de question qu’elle rentre à la maison avec un rhume. Nous rejoignons le bivouac dans le noir d’une nuit sans lune, juste à la lumière des cyalumes préalablement disposés au sol derrière des arbres pour baliser un chemin en zig zag vers le camp. Je sens Inqui me serrer un peu le bras à plusieurs reprises, il est certain que ces talons ne l’aident pas vraiment…mais elle ne se plaint pas, elle marche et suit l’équipe. Au bout de quelques minutes on repère la lueur d’un feu de camp (on a fait une petite entorse au tactique histoire de faire une pause avec notre invitée autour du feu et partager un moment de convivialité « terrain » avec elle). On arrive au contact du binôme de protection. J’aurai vraiment aimé filmer leur expression quand ils ont vu le colis….Je présente rapidement Inqui à la meute dont les langues pendent jusqu’au sol…. Je l’accompagne jusqu’à sa tente pour qu’elle puisse se mettre à l’aise et se changer . Nous avons disposé des vêtements chauds et du gore tex. Pour qu’elle puisse être un peu plus à l’aise et partager un moment de franche camaraderie « virile » avec nous sans être trop trempée. La pluie s’intensifie, nous aurions préféré de la neige.

On boit un petit coup autour du feu, les gardes sont réduites à 15 minutes. Tout le monde comme ça peut venir discuter et essayer de comprendre ce qu’une fille aussi « fille » faits avec nous. Cedr prépare des tournedos et des röstis grillés au feu de bois. Inqui visiblement se régale et tant mieux on lui doit bien ça. Puis vient l’heure du dodo. Nous raccompagnons notre invitée dans sa tente. Nous espérons tous qu’elle n’aura pas froid. Je lui ai préparé un matelas thermarest et un duvet -20° de l’US Army, un modèle collector qui doit bien peser 5 à 6kg de plumes d’oies….Les tours de garde s’organisent et le bivouac s’endort progressivement. Ne subsistent que les bruits de pas des sentinelles et certains ronflements non tactiques progressivement la nuit reprends ces droits.

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Réveil à 6.00 pour nous on laisse 45 minutes de plus à Inqui. Nos bivouacs sont pliés en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Le café se prépare et notre VIP a même droit à un café (presque) au lit. Une fois n’est pas coutume. D’habitude c’est moi qui ai droit à ce traitement !!!

 

Nous levons le camp en 2 groupes : le premier plie le camp avec le matos collectif et se prépare à l’emporter vers le 4x4 l’autre escorte notre VIP jusqu’à un véhicule civil qui doit la récupérer à 9.30 sur un col plein nord. La progression se fera en tactique avec sac et arme. Je pense que notre Inqui ne craint pas grand-chose avec une pareille escorte de Centurions. Après une bonne heure de marche le col est en vue. L’équipe a un peu d’avance. Le véhicule se pointe à l’heure. Nous nous identifions par radio puis le col est sécurisé avec la Minimi et le TP. Inqui est récupérée et peut enfin rentrer à la maison….FINEX

 

Je tiens vraiment à remercier Inqui pour sa confiance et son courage. Ça me fait vraiment penser que notre groupe manque de filles….et enfin je suis assez fier de mes pax qui se sont très bien comporté et ça ce n’était pas gagné….

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 22:13

Le programme de ce drill mensuel était le tir de combat. Il s'inscrit dans notre calendrier avant un drill de combat inter-équipes à la fin du mois de Mars. Le but était donc de réaliser une piqure de rappel et de bien peaufiner nos mouvements de groupe.

La première partie de la journée a été consacrée au tir individuel d'abord sur cibles fixes puis en mouvements et sous stress/fatigue.

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La deuxième partie du drill a été dédiée au tir de groupe sur un parcours balisé avec une quinzaine de cibles numérotées et personnalisées. Tout le monde passe en binome puis en équipe avec des situations stressantes, le but est de travailler l'analyse et plusieurs scénarios bien tordus mettent à l'épreuve les réflexes de chacun.  

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La pluie vit perturber l'entrainement, le terrain devient rapidement détrempé rendant les scénarios encore plus difficiles. Plusieurs accrochages se terminent au corps à corps, certains gardent en tête le drill de Février 2012, la journée se termine par quelques belles bagarres dans la gadoue et de grosses rigolades.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 09:00

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Nous avions échangé à plusieurs reprises, que ce soit au SAS12 ou avec le CCR, interrogations, expériences et RETEX de techniques d’autodéfense ou de combat rapproché. Certains d’entre nous étant pratiquants à des niveaux divers et dans des écoles martiales différentes, l’idée d’un drill axé sur le combat à main nue s’imposait.

Nous nous sommes donc retrouvés un dimanche de février au « dojo de la piscine » (ne rêvons pas, il ne s’agit pas de la rue Saint Dominique).

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La température extérieure étant encore largement en dessous de zéro et bien que les radiateurs aient été allumés depuis une heure, les tatamis restent très froids… Qu’à cela ne tienne ! Nous n’allons pas tarder à nous réchauffer. Nous avons donc commencé, en guise d’échauffement, par une petite heure de Qi Gong (Chi-Kung) martial que je voulais faire découvrir à mes camarades du SAS12 et qui ne leur a posé aucune difficulté puisqu’ils sont habitués à faire travailler leurs jambes. Une fois ce petit travail énergétique effectué, nous enfilons nos gants et nous nous plaçons deux par deux pour un exercice les yeux fermés : les mains collées à celles de son partenaire, le défenseur ferme les yeux et tente de parer les attaques souples de l’attaquant qui, lui, garde les yeux ouverts. Après quelques minutes, on inverse les rôles puis on change de partenaire jusqu’à ce que chaque participant ait pu travailler avec tout le monde. L’exercice suivant consiste alors à conserver les mains en contact avec celles de son partenaire, yeux ouverts cette fois, pour des assauts libres, toujours en souplesse et toujours sans utiliser les jambes. Comme toujours, chacun a son style, ses habitudes, sa corpulence, son expérience (ou son absence d’expérience) et il est toujours intéressant de rencontrer de nouveaux combattants. Après quelques minutes de calme où nous commençons à échanger réflexions et points de vue, nous enchaînons avec des assauts libres à distance de combat normale. Je souhaitais que, pour cette première, on en reste au combat souple. En général, la tension monte vite, surtout avec la présence de participants peu ou pas expérimentés. La séance n’a pas fait exception à cette règle, surtout quand certains éléments perturbateurs commencent à se rouler par terre dans une espèce de pugilat informe, à mi-chemin entre la lutte gréco-romaine et le smurf… Donc, pas de combat dur pour cette fois et pas d’utilisation des jambes. Mais le seul vrai débutant s’étant très bien comporté, ce n’est que partie remise… 

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Après la pause déjeuner prise au chaud, à la maison, nous nous en retournons au dojo pour clore cette première séance combat avec l’utilisation d’une dague d’entraînement en plastique et aborder l’épineux problème du combat à main nue contre un adversaire doté d’une arme blanche. Différentes écoles s’affrontent. Les points de vue sont différents. Et c’est ce qui fait l’intérêt de ce type de rencontre. Mais nous tombons tous d’accord sur ce point : face à une dague, le « défenseur » non armé est quasiment sûr d’en ressortir blessé, ce qui impose d’être extrêmement rapide et offensif. C’est alors l’occasion d’exposer mon point de vue sur les différentes attitudes à adopter selon le contexte, le ou les adversaires et l’objectif que l’on se fixe au fur et à mesure de l’évolution de la situation (dans le cas d’une agression, notamment). Sur un champ de bataille, ou lors d’une opération spéciale, les choses sont encore différentes. La discussion est animée et passionnée, comme toujours. 

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Tout le monde est reparti avec le sourire aux lèvres et la ferme intention d’organiser une nouvelle séance prochainement. Nous avons, en effet, à peine eu le temps d’aborder la technique secrète du ballon chinois…

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 17:51

Le contexte : L’ancien chef de guerre d’un pays type Yougoslavie est sous le joug de sanctions internationales et il est recherché par un tribunal international, les enquêteurs ont localisé le village de ses ancêtres et sa maison de famille est sous surveillance vidéo depuis plusieurs mois. Une équipe a monté un dispositif de surveillance à distance.

Nous avons pour mission de nous infiltrer à proximité du village pour atteindre une BLM puis atteindre la maison pour changer la batterie du dispositif de surveillance, nous partons avec dans le dos les effets chauds et 48 heures de nourritures.

Il fait entre 5 et 7 degrés, le vent souffle relativement fort et il pleut. La lune est pratiquement pleine et une lueur blafarde arrive à percer les nuages chargés de pluie.

La végétation est de type semi-aride, la zone a été sinistrée quelques jours auparavant en raison de pluies diluviennes.

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21H00 Nous sommes largués à 2km à vol d’oiseau de l’objectif. Vu que le plateau est désertique, nous sommes obligés de nous camoufler dans la vallée ce qui va rallonger considérablement notre trajet. L’orientation est difficile car les cartes sont anciennes et il y a eu plusieurs coupes franches, les chemins sont donc partiellement invisible, des coulées de boue récente rendent en plus la marche difficile. Dress qui connait la région joue le jeu et nous laisse nous faire les dents avec la topo, nous avons simplement eu une difficulté mais rien qui nous ait vraiment ralenti.

Nous sommes censés être sur le versant opposé à l’objectif, nous laissons les sacs de vie camouflé et nous filons vers la BLM. Nous trouvons le message qui nous indique l’endroit où la batterie a été enterrée par la précédente équipe. Nous avons perdu un peu de temps sur le trajet initial car la progression était difficile dans l’obscurité sur un terrain aussi accidenté ainsi que pour trouver la batterie. Lors nous arrivons sur les hauteurs de l’objectif, il n’y a rien en face nous. Le village est censé être éclairé et nous ne voyons rien devant nous. Il pleut averse et soudain un éclair illumine la vallée où des toitures se dessinent à peine.

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Couchés en face l’objectif, les sourires se distinguent sous les capuches, il y a eu une coupure générale de courant et le petit village est totalement dans l’obscurité. Avec la tempête actuelle, les chiens sont rentrés… le site est à nous !

Nous pénétrons dans le site sous le déluge, il n’y aucun chien dehors, les volets sont fermés, nous entrons dans la bâtisse où le dispositif est tjrs en place, nous changeons la batterie et sans perdre de temps nous quittons les lieux après avoir bien camouflé nos empreintes éventuelles dans la boue.

Nous quittons la zone toujours sous la pluie, il n’y a eu aucun mouvement dans le village. Nous récupérons les sacs de vie puis nous filons vers le lieu de récupération après avoir contacté l’autorité pour demander une récupération à 07H00.

6H40 Nous sommes camouflé en bordure de chemin et nous attendons notre taxi qui doit arriver dans vingt minutes.

6H50 Un véhicule arrive et se gare à proximité. Il s’agit d’un chasseur qui selon toute logique n’a rien à faire là qui plus est sous cette pluie. Comme fait exprès notre taxi arrive peu après, fichue Loi de Murphy … 

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Ce dernier voyant le chasseur continue son chemin, la procédure est simple RDV même lieu à H+5.

Comme nous sommes à proximité d’un terrain de chasse, nous bivouaquons au milieu des brebis pour nous protéger des chiens et éviter de prendre une volée de plombs. Il n’y a aucun arbre pour tendre une bâche, nous nous enroulons chacun dans notre basha en entrons dans les fourrés pour nous camoufler au mieux, malgré la pluie et les brebis, chacun roupille à tour de rôle.

11H30 : Nous regagnons notre position à proximité du chemin.

12H00 : Le taxi arrive, nous sautons à l’intérieur. Finex !

 

Pour rappel, nous jouons dans une réserve de chasse privée avec autorisation du propriétaire et en relation avec les locataires, les chemins de dépose sont privés et le village en question est un ensemble de fermes à proximité immédiate du terrain dont les propriétaires étaient au courant de notre passage éventuel. Nous rappelons à nos lecteurs que l’airsoft est interdit sur la voie publique.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:00

Nous avons profité de la vague de froid qui a sévit en ce début du mois de Février 2012 pour fêter de façon originale le retour de Vince en France et sa réintégration dans nos rangs. Cette sortie improvisée fut aussi l'occasion de tester nos tenues SAS Français et la Jeep en cour de restauration durant toute une nuit par -17degrés.

Nous avons donc organisé une patrouille de reconnaissance type missions dans les Ardennes en Décembre 1944 et du drill avec le FM Bren dans la tenue hiver. Nous avons eu froid, très froid, le sol gélé était très glissant avec les brodequins et la conduite sans parebrise fut très difficile toutefois la jeep avec en particulier ses pneus contacts modernes s'est très bien comportée.

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La prochaine sortie de la Jeep est prévue pour Juillet 2012, elle aura surement évoluée durant ces quelques mois mais nous aurons peut-etre l'occasion de réaliser une petite sortie improvisée de ce type.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 09:00

Les travaux de restauration de la Jeep SAS avance lentement mais surement, après une première sortie type Bretagne cet été 2011, nous avons enfilé nos vêtements chaud et le beret rouge pour réaliser une seconde sortie de saison sur le thème de l'Opération Franklin dans les Ardennes fin 1944. En ce mois de Décembre 2011, bien que la neige ne soit pas présente, nous avons eu la pluie et un épais brouillard pour apprécier les joies du Battle-Dress mouillé chaud et des flaques d'eau dans la figure. Place aux photos :

 

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