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Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:15

Voici le résumé du Raid de Selection 2010 réalisé par notre recrue de la saison 2010-2011 : Dress. Nous l'avions rencontré en 2008 autour d'un verre puis nous avions fait un sortie tous ensemble. Comme nous évoluons sur la base d'un calendrier de sorties organisé sur un an, nous demandons donc à chaque membre de "s'engager" sur une année. Dress ayant un emploi du temps chargé, il avait préféré ne pas s'engager. Quelques années plus tard, il a répondu pour notre grand plaisir, à notre appel annuel à candidature. Voici sa vision du Raid de Selection :

 

01 titre copie

 

De nouveau disponible et en pleine possession de mes moyens, je décide, le 2 septembre dernier, de reprendre contact avec le 22SAS12. Le jour même, je reçois une réponse de Menator : « J’en parle aux autres vendredi soir ». Le temps de commencer à compléter mon paquetage, je reçois, le 24, un second message d’un certain Y.G. : je suis convié au raid prévu pour le week-end du 15 octobre. Il me reste encore un peu de temps pour m’équiper. Le 28 septembre, un second message d’Y.G., alias Frog, me donne les premières instructions. L’opération se fera en tenue delta (bon, pas la peine de m’affoler pour le matos DPM…). Le contact avec des civils étant plus que probable, il est indispensable de se créer un personnage cadrant avec les lieux, la tenue et le matériel nécessaires à l’opération. Le smoking et les souliers vernis me semblent donc inutiles, de même que (et c’est plus embêtant) mon sac à dos Lowe Alpine kaki, couverts de passants Molle… Il va falloir que je ressorte mon vieux Decathlon Cherokee. D’un vert mousse… brillant, il fera l’affaire. Il ne lui manque, à première vue, qu’une ou deux poches extérieures. Côté vestimentaire, il me faut, a priori, résoudre l’équation suivante : c’est une mission de renseignement et d’observation dans une zone manifestement fréquentée. Il me faut donc ressembler à un civil tout en évitant de trop attirer l’attention, surtout en phase d’observation. Après moult tergiversations (je me doutais bien que le 22SAS12 aurait prévu un truc dans ce goût-là, mais j’étais obnubilé par mon équipement mili) je finis par opter pour la solution suivante : discret de loin (voire camouflé), promeneur décontracté de près. Mon sac à dos répond parfaitement à cette double exigence : vert mousse pour la perception lointaine, démodé, brillant et affublé d’un triangle flashy Cherokee de près. Pour la veste, j’ai le choix entre ma parka de teinte brune chocolat et ma vieille parka rouge… pour le pantalon, c’est plus compliqué : jean, vieux treillis F1, McKinley marron ultra léger à séchage rapide (et tout neuf et puis, il a l’air fragile quand même, hein ?), vieux Timberland bleu électrique ? Non, ce sera un Tactical 5.11 de teinte grise : c’est solide, plein de poches, ample, et j’obtiens une tenue panachée marron/gris d’allure civile qui reste discrète, d’autant que je n’ai aucune autre information sur la mission. Je veux rester polyvalent car rien n’indique que nous n’allons pas nous retrouver en zone urbaine. En milieu naturel boisé de ce début d’automne, ma veste marron fera son office en position accroupie ou allongée (calmez-vous les gars, rien de sexuel là-dedans, ni maintenant, ni après : vous pouvez fermer l’onglet 22SAS12 et retourner sur sexagogo.com). De plus, il me semble bien que, d’après l’expert en camouflage du groupe Rhône, le gris passe assez bien pour un camouflage superficiel.
J’ai donc rendez-vous chez Koursk, dont l’adresse m’est donnée en coordonnées UTM wgs84, vendredi 15 octobre, à 21h30. Je couche les enfants à 20h et leur dit à dimanche : « Qu’est-ce que tu vas faire papa ? – Je vais jouer à cache-cache avec des copains. » Un large sourire éclairant leurs visages, ils s’enfoncent sous leurs couettes. Je finis de m’habiller et charge mon sac dans la voiture. Étant donné la météo plutôt clémente, je me demande si j’ai bien fait de mettre mes sous-vêtements d’hiver. Tant pis ! Si j’ai trop chaud, ils sont sensés évacuer la transpiration rapidement. Je l’espère. J’ai une grippe intestinale qui risque de mettre cette combinaison à rude épreuve. Je démarre : horreur ! Ma femme n’a pas fait le plein comme je lui avais demandé et je n’ai pas le temps pour une scène de ménage.


Deux Kangoo blancs, des frontales zébrant un ciel noir à peine étoilé, un petit point rouge incandescent, zigzagant à hauteur de nez. C’est ici. Il est 21h45. Je retrouve avec plaisir Koursk et Frog, tous deux un bonnet commando rivé sur le crâne. Des 15°C de l’après-midi, il n’en reste plus que 5 et un vent froid venant du Nord souffle sur le plateau. Je fais la connaissance de Vince. Je ne le reconnais pas. Il a du maigrir depuis les dernières photos du blog. L’ambiance est chaleureuse. Le temps de décharger mon sac, la pause clope est terminée. Nous montons au PC du groupe. Du matériel divers du genre kaki ou DPM, une armoire, un lit de camp, une paire de Meindl à côtés desquelles mes Lowa flambant neufs trouvent une place, un bureau où deux radios aux numéros 32 et 33 finissent de charger, un MOD planté dans une poutre, et le superbe fanion du 22SAS12 portant la devise : « temps et audace » : je suis à la maison. Frog prend une chaise, un dossier en main. Koursk, Vince et moi-même nous asseyons sur le lit de camp, sourire aux lèvres. Menator et une seconde recrue manquent à l’appel. La recrue n’a donné aucun signe de vie. Menator a pu être exfiltré et rapatrié en vol sanitaire à l’hôpital milsimaire de Toulouse. Le dernier membre de l'équipe Ayen n'est pas présent.

L’opération Table en Marbre est tout de même maintenue avec un seul groupe au lieu des deux prévus initialement. 

 

02 carte copie

 

Il s’agit d’une mission de reconnaissance et d’observation d’une zone où l’activité inhabituelle d’une entité terroriste (indicatif : Kadok) a pu être détectée. Elle se situe autour d’un pont (indicatif : Calédonie) traversant un cours d’eau (indicatif Styx) situé en plein cœur de l’Aveyronistan. Les instructions sont claires. Le groupe de reconnaissance (indicatif : Gauvin), composé de Frog et moi-même, devra rejoindre Calédonie et y établir un poste d’observation pour 7h00. En cas de contact avec la population civile : conserver une attitude normale. En cas d’égarement ou d’éclatement du groupe : rejoindre Carmélide, au Sud-Ouest de Calédonie. Les deux ponts situés en amont ont pour indicatifs respectifs Guenièvre et Tintagel. Trois vacations avec Arthur, l’autorité (composée de Koursk et Vince) sont prévues pour le lendemain à 6h00, 12h00 et 18h00. Frog me tend une carte, le dossier de photos satellite, ainsi que les prises de vue de Calédonie effectuées, quelques jours plus tôt, par un agent. Nous vérifions les coordonnées de Calédonie et de Désert, la zone d’insertion. Il est 23h30. J’enfile mes Mountain Boots. Après le test radio, j’embarque avec Frog à 0h00. Il est vêtu d’un pantalon 5.11 gris. Heureusement que je n’ai pas craqué pour une parka Aggressor en toundra. Nous aurions eu l’air malins avec notre uniforme « low profile » de contractors-gardes forestiers. Après quelques virages nous rapprochant de la vallée encaissée de Styx, Arthur nous largue sur Désert. Il fait nuit noire. La couverture nuageuse nous empêche de bénéficier de la lumière d’un maigre croissant de lune. Un coup d’œil rapide sur la carte et nous nous enfonçons dans une sombre forêt de conifères. 

 

Notre marche d’approche est très lente. Nous ne voyons pas nos pieds. Il est inutile d’espérer suivre un quelconque chemin. Je me guide à la faible lueur qui s’immisce entre les frondaisons, silhouettes noires se détachant sur un ciel anthracite. Je trébuche, puis nous nous enfonçons dans des ornières boueuses. Nous manquons un virage et trébuchons encore. Nous finissons par rejoindre une route, comme prévu, et décidons d’emprunter un sentier de randonnée non répertorié sur nos cartes. La forêt est ici composée d’arbres à feuilles caduques, moins denses. Nous progressons plus rapidement. J’ai chaud. Je m’en veux déjà d’avoir enfilé cette satanée combinaison quand, tout à coup, Frog me retient d’un brusque mouvement de bras.

Sans nous en rendre compte, nous nous sommes retrouvés à une vingtaine de mètres d’une habitation isolée. Retenant notre souffle, nous laissons passer quelques minutes, le temps de vérifier que personne ne nous a entendu. La ferme est abandonnée, mais nous prenons cet incident comme un avertissement : surtout, ne pas relâcher sa vigilance. Plus précautionneux désormais, nous longeons Styx à une centaine de mètres, par le Sud, sur un versant dégagé et atteignons rapidement un groupe de bâtisses que nous avions repérées lors de notre point topo à Camelot, le PC. Le chemin, encadré d’un côté par un ravin donnant sur Styx, et de l’autre par une haie d’épineux, passe en plein milieu des bâtiments, juste devant une porte ou une fenêtre éclairée. Derrière la haie, on entend le souffle et les bruits de mastication d’animaux en train de brouter. Nous avons le choix entre un grand détour par la lisière située plus au Sud, en remontant le thalweg, ou tracer tout droit. Les bovins semblent s’être accoutumés à notre présence et ne donnent aucun signe d’inquiétude ou d’agressivité. S’il y avait des chiens dans le hameau, ils auraient déjà aboyé. Nous sommes en avance. Je pose mon sac et nous pouvons prendre le temps de la réflexion.

Aucun mouvement n’est observé à travers la lucarne Ouest. Même en avance, l’installation du PO risque de nous prendre du temps, car nous ne serons que deux à observer, au lieu de quatre. Trouver le bon endroit risque d’être long. Frog s’avance donc en éclaireur afin de déterminer si la source lumineuse est une porte ou une fenêtre et si l’activité intérieure peut nous permettre un passage sans encombre. Je reste en arrière. Inutile de se faire prendre tous les deux, d’autant qu’en l’absence de renseignements complémentaires, il peut très bien s’agir d’un endroit où logent des terroristes. Frog me rejoint. C’est une fenêtre située à 2 mètres de hauteurs. Nous pouvons passer dessous. Je reprends mon sac et nous avançons le plus silencieusement possible. Nous passons sous la fenêtre. On n’entend aucun bruit à l’intérieur. L’entrée est à l’Est. C’est une double porte-fenêtre. Les autres bâtiments sont des dépendances. Plusieurs voitures sont stationnées devant. Personne en vue : nous filons sur la chemin d’accès désormais goudronné, l’œil et l’oreille aux aguets. À l’approche d’une route, nous observons une circulation intense, inhabituelle à cette heure avancée de la nuit et pour un endroit aussi peu peuplé. Certes, nous sommes en civil. Mais se balader à 2h du matin avec de gros sacs à dos, c’est un peu louche, surtout pour des terroristes qui auraient la mauvaise idée d’être de sortie. Nous nous terrons, le temps que l’activité automobile se calme.

J’en profite pour boire : impossible. La valve de ma poche d’hydratation qui semblait avoir trouvé sa place dans une poche latérale de mon Cherokee doit être coincée. Je tends le bras : elle s’est déboîtée et la poche fuit lentement… Nous reprenons notre progression et avançons rapidement sur la route maintenant désertée. Le plan bien en tête, nous n’avons aucune hésitation : nous prenons, après un bon quart d’heure, un sentier empierré qui descend sur notre gauche. Nous retrouvons des conifères, mais le ciel semble être plus dégagé et nous pouvons regarder où poser le pied. Le bruit de l’eau s’amplifie. Nous approchons de Styx. On peut déjà apercevoir Calédonie. Mais Frog se dirige auparavant vers une petite maison de vigne abandonnée. À l’intérieur se trouve son sac, probablement dissimulé sous une plaque de tôle ondulée par un de nos agents. Le cloisonnement étant la règle, je ne suis pas au courant de cette manip. Je ne pose aucune question.

04 frog copie

Nous reprenons notre approche et atteignons le pont, plus étroit que je ne le voyais sur les photos. Un rapide coup d’œil sur les alentours nous permet de nous rendre compte qu’un PO sur la rive gauche sera difficile à établir. Nous traversons le pont et poursuivons sur le chemin qui remonte le versant exposé au Sud. Il y a, manifestement, davantage de possibilité sur la rive droite, mais il fait trop sombre pour prendre une décision. On dirait bien que Calédonie ne se laissera pas observer facilement. Nous décidons de bivouaquer dans les sous-bois, à une centaine de mètres du pont, sans installation particulière et ce, malgré les quelques gouttes qui commencent à tomber. Nous faisons le pari qu’il ne pleuvra pas davantage et que les feuillages seront suffisants. Nous voulons dormir suffisamment pour être prêts, de bonne heure, à trouver le meilleur point de vue et y installer le PO.

En ôtant ma parka et mes chaussures, je reviens sur mes impressions de tout à l’heure : je ne ressens aucune humidité liée à la transpiration et, même s’il ne fait pas très froid, mes sous-vêtements vont compenser la maigre épaisseur de mon sac de couchage. Apparemment, je n’ai plus de fièvre. Il est 2h00 et je m’endors du sommeil du juste. Quelle heure est-il ? Je ne sais pas, mais une forte lumière nous réveille en sursaut.les projecteurs du château qui surplombe le site, au Sud de Calédonie, viennent de s’allumer. Nous nous redressons dans nos sacs de couchage, tous les sens en éveil (non, les gars, une fois pour toute : c’est pas la peine de vous exciter).

Il est 5h05. Il n’y a aucun bruit. Les projecteurs finissent par s’éteindre. Nous nous perdons en conjecture : Vince en a-t-il profité pour aller rendre une petite visite à la châtelaine ? Koursk, préparant un piège, s’est-il perdu dans les jardins du manoir, une meute de chiens aphones à ses trousses ? Aucune de nos hypothèses n’étant retenue, nous nous rendormons, vaguement inquiets pour Arthur. En fait, je ne dors plus, et Frog, probablement pas davantage. J’attends tranquillement 5h30 en me remémorant les quelques possibilités d’installation entrevues à notre arrivée. Nous avions raison. Il n’a pas plu. Il ne fait pas très froid, mais je ne regrette tout de même pas d’avoir enfilé ma deuxième peau, obsession d’un grippé oscillant entre phases de transpiration intense et sensations de froid intérieur.

À 5h30, nous nous habillons rapidement et bouclons nos sacs, direction Calédonie, pour effectuer un repérage express des lieux et installer le PO et la zone vie. Nous abandonnons définitivement toute idée de PO sur la rive gauche et encore mois de zone vie : nous ne pouvons pas nous installer sur ce versant beaucoup trop escarpé. Et quand bien même nous le pourrions, nous serions à la fois adossés à une falaise et sur ce qui semble être un passage depuis l’habitation traversée la nuit précédente vers le sentier qui donne sur la route. En cas de problème, nous ne pourrions pas nous extraire de la zone aisément. Et puis, de toute façon, la rive est trop clairsemée. Nous repassons le pont vers l’entrée Nord, sur la rive droite, et empruntons un chemin forestier herbu longeant, en surplomb, la rivière. Nous hésitons quelque peu entre trois postes : deux le long de Styx (l’un à une cinquantaine de mètres, l’autre à environ 150 mètres) et un dernier plus en retrait, au-dessus du chemin, au beau milieu d’un champs de ronces acérées. Les deux premiers présentent l’avantage de dévoiler la quasi totalité de Calédonie, mais sont très exposés à la vue arrière, depuis le chemin forestier, et ne permettent pas l’installation d’un PO complet. Le dernier permet une plus grande discrétion, mais n’offre aucune vue de l’entrée Nord. L’heure tourne. La vacation de 6h00 devra être effectuée d’ici une vingtaine de minutes. Frog part en quête d’une zone vie pendant que je m’installe rapidement à couvert, au-dessus de la rivière. La vacation approche… Kadok aussi peut-être ! Frog revient, allégé. Il m’indique l’endroit où son sac est dissimulé. Nous décidons également d’établir deux PO légers. Le premier sera en contrebas du chemin, au-dessus de Styx, à 150 mètres de Calédonie. C’est plus sûr qu’à 50 mètres, pour une visibilité quasiment identique. Le second sera établi après la première vacation. Je file vers la zone vie poser mon Cherokee et recouvre rapidement nos sacs d’un poncho kaki sur lequel je laisse quelques branches accompagnées de feuilles et d’herbes sèches. En plus de ma radio et de mes jumelles, je prends mon appareil photo et ma bâche en Gore-Tex camouflé, trop grande et trop lourde. De retour sur le PO n°1, je manque Frog de quelques mètres. Je reviens en arrière : installé sous son filet de camouflage, je ne l’avais pas vu ! Nous n’avons, apparemment, pas trop mal choisi notre endroit. Frog rend compte à Arthur. Une casquette bleue vissée sur la tête, mon appareil en bandoulière, je m’en vais faire quelques photos du pont et tenter un repérage discret pour le PO n°2. Un angle mort subsiste depuis le PO n°1 et gêne encore l’observation de l’entrée Nord du pont, en lisière de forêt. Je reviens chercher ma bâche et m’enfonce dans le champs de ronces en direction d’une zone située dans le prolongement exact de Calédonie, et le surplombant légèrement.

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Il est environ 9h15. L’heure avancée me fait craindre un contact imminent. J’essaie de faire le moins de bruit possible. J’ai repéré un amas de branches mortes à côtés de quelques fougères adossées à un arbre, le tout sur un petit replat du terrain, juste dans l’axe du pont. Je m’y assieds et me glisse partiellement sous les fougères. J’ai juste le temps d’attraper quelques branchages et de replier un ou deux arbustes devant moi que des voix se font entendre à quelques mètres en arrière ! Je me couche aussitôt sur le dos et me tasse le plus discrètement possible sous les fougères :

« Regarde ! dit une première voix. C’est quoi ces traces, là ? – C’est rien, réponds une seconde voix, c’est un chevreuil ».

Nom de Dieu ! Je vais me faire débusquer par d’autres traces que les miennes… C’est trop con. J’ai le cerveau qui tourne à plein régime. L’impression que ma respiration résonne dans toute la vallée me pousse à ne plus respirer que par intermittence. Je pense aussitôt que je n’ai pas eu le temps de contacter Frog pour lui indiquer ma position. Je coupe immédiatement ma radio. Après l’avoir délicatement sortie de ma poche, j’enfile doucement, sous ma capuche, une cagoule bariolée, histoire de parfaire, autant que possible, mon camouflage de fortune. J’essaie de lister calmement les possibilités qui me sont offertes et d’anticiper sur ce qui peut arriver à partir de maintenant. Les deux individus viennent de s’arrêter à l’entrée du pont. Ils ont l’air décontracté mais se tiennent manifestement sur leurs gardes. Leur petite conversation de tout à l’heure en témoigne. Ils regardent de tous côtés. L’un d’entre eux porte la barbe. Il sourit. Je suis à une vingtaine de mètres d’eux. Je pourrais leur tirer le portrait, mais je crains de me faire repérer au déclenchement. Je me tiens toujours sur le dos. Je relève à peine la tête pour pouvoir les observer. Le barbu regarde dans ma direction. Il sourit. Merde ! Il m’a repéré, c’est sûr. Je me suis trop avancé. Il est 9h30 et l’opération est pliée. Ceux que je considère, sans aucun doute, comme deux éléments de Kadok, reprennent leur marche vers le milieu du pont où ils s’arrêtent de nouveau. La pointe de leurs bâtons de marche semble indiquer des directions ou des vues. Je ne les entends plus que très partiellement. Ils ont rejoint l’entrée Sud. Je peux sortir mes jumelles. Dois-je quitter ma position ? La vue est imprenable ; je décide de rester. Ils tournent à droite, direction Ouest et s’enfoncent dans les sous-bois. Je perds le contact visuel, mais trois ou quatre détonations résonnent dans les gorges de Styx. Ce sont plutôt des coups portés sur de la tôle. Les deux terroristes sont maintenant au bord de la rivière. Je peux de nouveau les apercevoir à travers un étroit cadre de feuilles et de branchages. Ils rient sans aucune gêne et s’amusent à lancer des cailloux dans l’eau… Bon sang ! Ils n’ont vraiment que ça à faire. Pourraient pas plastiquer le pont, des fois ? Un petit effort quoi ! À croire qu’ils veulent que je me bousille les cervicales pour rien ! Après deux ou trois tentatives d’éradication des représentants de la famille des salmonidés au moyen de ricochets, techniquement irréprochables, les deux individus rebroussent chemin, empruntent de nouveau le pont, s’y arrêtent une seconde fois pour faire le point et passent sur la rive Nord, juste en face de moi. Je ne peux qu’entendre : « Je les verrais bien là… piles du pont » de la bouche de n°1, c’est-à-dire le barbu qui, il faut le dire au passage, ressemble à s’y méprendre à l’ami Koursk. Remontant le chemin par lequel il était arrivé, Kadok disparaît rapidement de mon champ de vision, ne laissant entendre que le crissement de plus en plus faible de ses chaussures de marche. Je n’entends plus rien, maintenant, si ce n’est cet oiseau qui s’est habitué à ma présence et qui s’affaire à la confection d’un nid, à moins d’un mètre de mon bras. J’ai posé ma nuque endolorie sur le sol et décide de ne pas bouger, le temps de vérifier que les terroristes ne reviennent pas sur leurs pas. Ce n’est donc qu’au bout d’une demi-heure que je me relève pour rejoindre mon binôme au PO n°1. Nous croisons les informations recueillies, puis je couche sur mon carnet mes propres observations. Je n’avais pu, ni voulu le faire pendant ma planque, très exposée. Je prends la place de Frog sous le filet de camouflage du PO principal pendant qu’il vérifie, sur le parcours emprunté par Kadok, s’il n’y a pas d’autres éléments d’information à glaner. Après cette petite inspection, Frog s’en va rejoindre la zone vie y prendre son petit-déjeuner. Il revient à peine dix minutes plus tard. Je lui cède la place, à mon tour. Arrivé en zone vie, j’engloutis deux barres de céréales et une pomme. Cette dernière, accompagnées de quelques autres, est lourde et malcommode à transporter, mais elle est avant tout destinée au service auxiliaire de mon estomac. Bien acide, je dois dire qu’elle remplit son rôle parfaitement. Je bois quelques gorgées d’eau et vérifie rapidement l’étanchéité de mon sac. Tout va bien. Je replace ma poche d’hydratation qui continuait à fuir. Mais elle est loin d’être encore vide. Ce petit problème résolu, je rejoins Frog, allongé derrière un écran camouflé fort efficace et lové dans une bâche DPM.

Il est 11h15. Je décide d’utiliser les prochaines 45 minutes avant la vacation au repérage d’un troisième PO volant. Je finis par trouver, à une centaine de mètres au-dessus du PO n°1, un replat avec un peu de mousse, offrant à la fois une vue dégagée sur le pont et couvrant mes arrières d’un amas de ronces et de fougères. Après m’être donné quelques indications pour retrouver l’endroit rapidement, je redescends lentement vers Frog, cinq minutes avant la vacation de 12h. Notre compte-rendu effectué auprès d’Arthur, nous faisons un point rapide.

 

Quelque minutes plus tard, Frog, l’œil rivé à la monoculaire, me fait signe : un promeneur s’approche par le Sud de Calédonie. Il porte un sac à dos d’une vingtaine de litres et est équipé d’un appareil photo de type réflex. Il semble prendre un grand nombre de clichés de la zone. Peu de temps après, alors qu’il rejoint le milieu du pont, un second individu le rejoint. Poignée de main sans hésitation, sourire et conversation sur le mode amical semblent indiquer que ces deux hommes se connaissent. À mesure qu’ils rejoignent l’entrée Nord, nous perdons le visuel, mais percevons toujours le bruit de leur conversation. Ils ne cherchent manifestement pas à se dissimuler. Je décide de remonter doucement sur le PO n°3. Je me déplace lentement, presque cassé en deux, à un rythme irrégulier. Je retrouve l’endroit assez aisément et m’assieds à mon poste, sous ma bâche. Je sors mes jumelles et ne les quitte pas des yeux. Les deux inconnus se sont avancés vers le milieu de Calédonie et ont ouvert leur sac. Ils en sortent des sandwiches, rapidement engloutis. C’est alors que le photographe sort une boîte contenant un parallélépipède en aluminium qu’il pose délicatement sur le parapet. L’autre semble l’observer attentivement. Le premier me tourne le dos, désormais et je ne vois plus ce qu’il fait. Il finit par refermer son sac et entraine le second vers la rive sud, laissant son sac sur le pont. Dix minutes plus tard, ils repassent le pont, et arrivent à hauteur du sac. Le photographe poursuit vers l’entrée nord quand l’autre homme s’arrête. Brusquement, s’emparant du sac à dos, il détale vers la rive sud. Le photographe hurle et court dans la même direction. Je ne les vois plus. Deux coups de feu résonnent dans la vallée de Styx puis, plus rien. Je laisse passer quelques minutes puis établis un contact radio avec Frog : je dois le rejoindre au PO n°1 où nous échangerons nos observations. Mieux placés que moi, cette fois, il n’a rien loupé de la scène. Il s’avère qu’une altercation a eu lieu entre ces deux éléments de Kadok (les coups de feu les identifient comme tels) à propos d’un paquet que le second individu a tenté de subtiliser au photographe, d’où les cris : « Eh ! connard ! mes nougats ! » et les coups de feu. Je prends la place de Frog, hilare, pendant qu’il va ratisser l’entrée nord et la rive sud à la recherche de traces éventuelles. Il reviendra avec deux douilles de 9 mm. Nous vérifions nos notes.

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Frog restera sur le PO n°1. Je fais un passage éclair en zone vie afin d’emporter une gourde, puis m’en retourne au Poste n°3 en ayant pris soin de vérifier la batterie de ma radio, ma bâche sous le bras et deux barres de céréales dans la poche porte-chargeur de mon pantalon. De nouveau installé, je coupe délicatement quelques branches de ronces gênantes, aplani légèrement le sol, vérifie le masque de végétation arrière et m’enroule dans la bâche, mes jumelles à la main et la radio entre les jambes. Je me fais la réflexion qu’une oreillette discrète aurait été la bienvenue. En revanche, je ne regrette plus du tout que ma bâche soit si grande et si lourde. À mesure que les heures d’attente immobile passent et que ma fièvre augmente, cette bâche en Goretex est idéale, d’autant qu’il se met à pleuvoir doucement. Un peu plus recroquevillé sur moi-même, je commence à somnoler. Il me faut à tout prix casser cette spirale de l’inaction : je reprends mes notes, les complète, redessine un schéma de la zone. La migraine s’installe. J’essaie de respirer profondément. La vallée de Styx s’éclaire sous un rayon de soleil timide qui fait monter quelques volutes d’une brume légère. Un couple de hérons glissent lentement au dessus des eaux… une scène digne d’une estampe japonaise… pris par la contemplation du paysage, je sens mes paupières s’alourdir. Je consulte ma montre : il est 15h. Je décide d’établir un contact radio avec Frog, histoire de faire quelque chose : « RAS » des deux côtés. Je pense qu’il ne se passera rien jusqu’à 17h. Et en effet, à part la traversée de Calédonie par deux chasseurs, il n’y a toujours rien à signaler. J’attends 16h pour pouvoir ouvrir ma première barre de céréales : je décide en effet de ponctuer ces deux heures de deux prises de nourriture. L’attente m’occupera l’esprit et la perspective de manger me tiendra éveillé. Comme prévu, à 17h pétante, un individu en treillis camouflé, le visage couvert d’un shemagh, déboule à toute vitesse sur le pont qu’il traverse jusqu’à l’entrée nord. Il repart en sens inverse et, ai-je bien vu ? saute du pont. Il disparaît derrière la pile nord et apparaît de nouveau sur la rive opposée, pour repartir aussi vite qu’il est venu. Je reçois aussitôt un contact radio de Frog. Je le rejoins après avoir laissé passer une dizaine de minutes. Cette activité soudaine m’a fait oublier ma migraine. Nous décidons de laisser passer encore un quart d’heure avant d’aller jeter un œil. Frog affirme avoir vu l’inconnu déposer un paquet dans une pile du pont. Et en effet, jouant notre légende de randonneurs, mon appareil photo à l’épaule, nous descendons tranquillement sur la rive sud. Nous ne tardons pas à repérer un sac étanche coincé dans une anfractuosité de la maçonnerie. À l’intérieur, se trouve un téléphone portable et un papier de format A4. La zone et le sac sont photographié immédiatement. Le texte est écrit dans une langue du Moyen-Orient, mais par chance Frog connaît cette langue de manière courante. Sous une photo est écrit une menace explicite d'attaque à l'IED, les coordonnées où l’engin sera disposé, ainsi que le numéro de téléphone qui déclenchera la mise à feu. La personne visée passera en voiture entre 0600 et 0700 sur un pont le dimanche matin. Tous les éléments de la BLM sont pris en photo à leur tour, afin de faire passer un maximum d'information à Arthur. Nous remettons tout en place de manière identique, en nous aidant des photos et repartons par le chemin avant de regagner le PO n°1 par un détour, tandis que quelques coup de feu claquent à plusieurs centaines de mètres, au Nord de notre position.

 

16h30 : nous apercevons un individu d’une cinquantaine d’années longer lentement la rive sud et rejoindre Calédonie. Il a l’air tendu et semble chercher quelque chose. En tout cas, il inspecte les berges attentivement. Me trouvant, à ce moment-là, derrière l’écran végétal de camouflage, je peux le photographier, ce dont je ne me prive pas, pendant que Frog prend note. Il quitte la zone au bout d’une vingtaine de minutes. Un quart d’heure plus tard, la zone s’agite. Des mouvements multiples de véhicules, d’hommes et de chiens se font entendre au-dessus de notre position, en direction du Nord. Deux véhicules ne tardent pas à stationner à l’entrée de Calédonie. Des hommes se dispersent. Des éclats de voix se font entendre. Nous tentons d’analyser rapidement la situation qui semble devenir critique. Ces hommes cherchent quelque chose ou quelqu’un. Nous pouvons toujours nous montrer et jouer notre rôle de randonneurs. Mais rien ne nous assure qu’ils n’ont pas décelé, ou soupçonnent notre présence. Kadok aurait-il obtenu, par un biais ou un autre, des informations sur notre mission ? Frog, au-dessus de moi, à environ deux mètres, s’est redressé et m’informe, par gestes, que deux hommes viennent de longer notre position vers la zone vie et sont repartis. Je n’ai pas le temps de répondre. Un nouvel individu avance sur le chemin forestier. Il passe à moins de deux mètres de Frog qui, heureusement, avait rabattu sa capuche. Brun, aux yeux marrons, il porte un jean et un blouson rouge et bleu. J’ouvre grand les yeux pour prévenir Frog qui lui tourne le dos et je m’enfouis sous la bâche DPM du PO. Je laisse passer quelque instants, sans bouger, puis relève doucement mon camouflage de quelque centimètres : Frog n’a pas bougé d’un pouce et notre homme, bien que clairement en train de scruter les taillis, n’a pas décelé notre présence. Que faire à présent ? Il sera bientôt 18h30, horaire fixé pour la troisième vacation et la zone est quadrillée par un groupe d’hommes véhiculés, à la recherche de quelqu’un, peut-être nous… Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a que nous sur zone. Frog descend lentement vers moi. Il est d’avis de rejoindre la zone vie. Je préfèrerais ne pas bouger puisque notre poste semble sûr. Les types continuent à s’agiter tout autour de nous. Je me rallie à l’avis de Frog : si les chiens sont de la partie, nous sommes pris au piège. Nous rassemblons rapidement nos affaires et nous glissons, entre deux « patrouilles », vers la zone vie. Nous chargeons nos sacs. Frog m’aide : je suis trempé de sueur et ma migraine revient à la charge. J’ai envie de vomir. Ce n’est pourtant pas le moment. J’attrape une aspirine et l’envoi au fond de ma gorge pendant que nous redescendons vers le chemin forestier. Pendant ce temps, le groupe perçu comme hostile s’est évanoui et nous rejoignons Calédonie tranquillement. Quelques minutes plus tard, deux individus équipés de vêtements tactiques occidentaux descendent sur nous, depuis le Nord. Nous sommes sur nos gardes, mais pas longtemps. L’un deux tend son bras vers la droite, à l’horizontale. C’est le signal en cas de contact ami. Frog fait de même. Arthur est venu à notre rencontre.

 

Nous donnons un rapide compte-rendu de la situation depuis la dernière vacation et faisons part, notamment, de notre découverte du téléphone portable. Arthur nous apprend notamment que des dissensions se font jour au sein de l’organisation terroriste. Surtout, nos services de renseignements ont eu vent d’un assassinat planifié pour le lendemain. Le document trouvé sous le pont vient donc confirmer qu’une attaque à l’explosif sera effectuée contre le véhicule de la victime. Les coordonnées d’une cache d’armes aménagée par une de nos équipes nous sont données ainsi que les nouvelles instructions : y récupérer notre armement, rejoindre la zone prévue pour l’attentat, trouver et neutraliser l’engin explosif, sécuriser le passage du véhicule, abattre le ou les membres de Kadok dont la présence est probable. Je suis blanc comme un linge : Arthur me demande s’il faut procéder à une EVASAN. Il n’est pas question de compromettre l’opération. Je m’écarte donc vers le parapet de Calédonie et m’enfonce deux doigts dans la bouche : le haut-le-cœur ne renvoie rien mais je me sens mieux. Nous pouvons à présent laisser notre autorité en observation sur Calédonie où quelqu’un viendra, à coup sûr, récupérer la BLM. Notre progression vers la cache d’armes me permet de respirer. La nuit est tombée depuis un moment et nous avançons bien. Nous trouvons rapidement l’épave rouillée d’un véhicule sous laquelle un vieux sac de toile nous attend. Les deux PA et leurs deux chargeurs rejoignent nos poches intérieures de parka et nous reprenons notre chemin vers Tintagel, la zone où l’IED doit être disposé. Une nouvelle poussée de fièvre me fait serrer les dents et allonger le pas. Nous progressons vite, trop vite même. Je m’en rends compte au bruit infernal que nous sommes en train de faire. La tenue Delta me fait oublier toute prudence. Je ralentis pour retrouver une progression plus tactique. C’est ainsi que nous arrivons sur zone. Nous nous arrêtons en lisière de forêt et observons avant de nous engager. Tintagel est situé de l’autre côté de Styx. Pour l’atteindre, il nous faut traverser un pont dont l’accès est commandé visuellement par une maison manifestement habitée. Deux véhicules sont garés devant et de la lumière inonde l’intérieur de l’habitation à cette heure peu avancée de la nuit. Nous décidons de traverser le pont tranquillement puis de nous arrêter derrière d’immenses stères de grumes disposées le long de la route et masquant nos recherches à la vue de la résidence. Après avoir enfoui nos sacs dans les fourrés, nous nous mettons à la recherche du ou des explosifs. J’inspecte méticuleusement entre les grumes, persuadé d’y trouver l’IED qui peut être disposé à hauteur de conducteur, tout en s’appuyant à un élément solide permettant d’orienter le souffle de l’explosion vers la route… en vain. Pendant ce temps, Frog inspecte longuement et précautionneusement les bas côtés. Le tout est de dégager l’IED sans toutefois le faire exploser. Au bout de deux heures de recherche environ, Frog finit par le trouver, grâce à une erreur commise par Kadok. En effet, celui-ci n’a pas pris la peine de replacer correctement les feuilles de fougères destinées à dissimuler l’engin explosif. La face blanchâtre du dessous des feuilles faisant un contraste saisissant avec le reste, même en pleine nuit. Un sac en toile verte se trouve dessous. Après un dégagement méticuleux nous retirons une charge de deux pains d'une demi livre de TNT. Un téléphone portable est relié au détonateur et à la charge primaire glissée entre les deux blocs. D'un tour de Leatherman, Frog retire le câble entre le téléphone et le détonateur. Tout est remis en place, y compris les fougères mal disposées. La détonation n'aura donc pas lieu et nous espérons cueillir notre poseur lorsqu'il se rendra sur place pour voir ce qui cloche après la mise à feu infructueuse. Mais nous ignorons quand il viendra ni même s’il viendra seulement s’en assurer. Peut-être restera-t-il a distance, bien à l'abri ? Peut être restera-t-il à bord d'un véhicule, hors de notre portée ? Nous choisissons nos postes d’observation pour le lendemain matin, 5h30, de chaque côté de la route. Frog se placera sur des rondins ayant glissé dans le bas-côté, à proximité de l’IED, quand je me posterai légèrement en hauteur dans les sous-bois, couvrant la route et une zone possible de stationnement. Il est 22h00 et nous installons notre zone vie dans une forêt au Nord de Tintagel, en position élevée. Il commence à pleuvoir. Une fois installés dans nos sacs de couchages, la pluie s’intensifie. Avant de nous coucher, nous grignotons un peu, histoire de nous remplir le ventre. Notre équipe réduite à deux personnes ne nous a guère permis de mettre en place un roulement et nous n’avons quasiment rien avalé depuis la matinée. Ce « repas » vite expédié, nous tentons de nous endormir sous une pluie désormais battante. Je suis bien calé sur un replat du terrain, mais Frog est moins chanceux. Nos équipements synthétiques n’autorisant aucune installation sur une pente, même faible, Frog se retrouve bien vite un mètre plus bas, tassé contre mon sac à dos. Le tissus de son sur-sac glisse sur le tapis de sol. Il tente de se caler un peu plus haut, mais là, le sommeil devient un véritable sport de glisse. Nous rions jaune… Les paquets d’eau qui tombent sur notre bâche risquent de nous faire passer une sale nuit. Un vent d’Ouest s’est levé et la pluie vient mordre assez loin sous notre installation pour que je ressente le besoin de resserrer la capuche de mon Bivvi Bag. Je vais passer tout le reste de la nuit avec le visage généreusement balayé par les éléments et pourtant, je dors comme un bienheureux. Frog, de son côté, est allé voir ailleurs si j’y étais et a fini, lui aussi, par trouver le sommeil. Il est maintenant 5h00 et il nous faut nous préparer. Il pleut toujours mais assez faiblement. Je passe une cagoule noire, arme mon PA que je place dans la poche arrière de mon pantalon et conserve ma lampe à la main, en prenant soin qu’elle ne s’allume pas de manière intempestive. Nous sommes largement en avance. Nous prenons donc le temps de récapituler les divers éléments et de répertorier les différents scénarios possibles. Car, bien entendu, il n’est pas question de contact radio pendant la manip. Nous nous mettons tranquillement en place. Je m’agenouille entre des buissons et choisis de relever ma capuche afin de casser ma silhouette, difficilement décelable de toute façon. J’ai un bon visuel sur la route. Ma position à genoux devrait me permettre de réagir vite. L’attente est longue. Je sais qu’il va y avoir de l’action et qu’elle ira très vite. Il est 6h00. Un véhicule apparaît à l’entrée de la longue ligne droite où l’engin mortel devait faire son œuvre. Il s’arrête et fait une courte marche arrière pour stationner dans le virage, parfaitement dans l’axe de la voie, à environ cent cinquante mètres de notre position. Les feux restent allumés quelques instants puis plusieurs appels de phares sont émis, après quoi ils s’éteignent. C’est probablement une estafette blanche. À cette distance on distingue mal l’intérieur de la cabine. Rien ne bouge. Nous n’avions pas prévu ce cas de figure. Je sors mon PA, ma lampe dans l’autre main. A 6h30, le véhicule, dont le signalement nous a été donné, passe devant nous à vive allure, longe le tas de grumes et tourne pour s’engager sur le pont, sans encombre. À mon grand soulagement, il n’y avait pas d’autre IED. Il fait encore nuit noire. L’objectif principal de la mission est rempli. Nous attendons désormais que Kadok se manifeste. Au bout de quelques instants, une portière s’ouvre. Quelqu’un a du descendre du véhicule, mais on ne voit rien. Une personne seule avance sur la voie. Je décide de m’avancer dans le sous-bois, dans sa direction. Je viens en effet de réaliser que Frog et moi risquons de nous tirer dessus. Deuxièmement, si nous manquons notre cible et que Kadok tente de s’échapper, je veux pouvoir lui couper la route. J’avance donc, moitié à plat ventre, moitié à quatre pattes, très lentement, mais le sol est jonché de brindilles encore cassantes malgré la pluie diluvienne de la nuit. Je fais trop de bruit. Ma capuche démultiplie l’effet sonore. Je la fais glisser en arrière. Je stoppe. L’homme, que je distingue à peine, vient juste de dépasser ma position. Une lumière blanche, deux coups de feu rapprochés et un homme s’effondre. J’allume ma torche et bondis sur la route. Un individu en veste camouflée, coiffé d’un pakol s’est affalé en travers de la route. Braquant mon arme dans sa direction, je m’approche. Frog me fait signe qu’il a son compte. Pendant qu’il procède à une fouille en règle, je cours sécuriser le véhicule, en prenant soin de progresser par zigzags. Il n’y a personne à l’intérieur. Je m’empare des clefs et ferme l’estafette. De retour aux côtés de Frog, nous dégageons rapidement le corps sur le bas-côté. Le terroriste a été touché à l’aisselle et à la poitrine. Frog restera avec lui pendant que j’irai chercher nos sacs. De retour sur la zone d’extraction, le transport envoyé par notre autorité est là. Le corps de Kadok a déjà été chargé. À peine avons-nous sauté à l’intérieur avec nos sacs que nous sommes déjà sur le chemin du retour.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 18:51

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Situé en plein cœur de Londres, non loin du quartier de Waterloo, l’Imperial War Museum est un lieu dédié à la mémoire du peuple britannique et de ses soldats qui se sont battus sur tous les fronts, que ce soit lors des première ou deuxième guerres mondiales, mais également lors de la période de décolonisation de l’Empire ou des différents théâtres d’opérations extérieures auxquels les armées de sa Gracieuse Majesté ont pris part.

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Situé dans le parc de Lambeth, un cadre magnifique, le musée prend place dans un bâtiment extraordinaire, datant de l’époque victorienne, avec sa façade reconnaissable et son style bien particulier.

Une fois à l’intérieur, sont disposés de nombreux véhicules, du char de la première guerre mondiale aux avions alliés et allemands, en passant par des submersibles et des véhicules blindés ou non.

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Entre le Sherman et le Challenger, armoured vehicles classiques, on peut trouver une Jeep de la British Red Cross et le blindé particulier de Monty, donnant ainsi une réalité à l’épopée du Rat du Désert et de ses troupes lors des combats désertiques. Il est à noter la conservation des véhicules, d’origine, et la diversité des pièces présentées. Ici, ce n’est pas uniquement une présentation pléthorique de GMC, Jeep (quoique qu’intéressants), mais plutôt la démonstration de la diversité des systèmes d’armes employés.

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J’ai pu pour la première voir de près les fusées V1 et V2, symboles de la bataille d’Angleterre, mélangés au Spitfire, ange gardien ailé de la Grande Bretagne.

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Une partie du musée est réservée au premier conflit mondial du 20ème siècle. Y est reconstituée une tranchée, occupée par des tommies bien évidemment, rendant ainsi palpable l’ambiance de ces combats où l’on se battait pour quelques mètres, voire pour ne rien gagner en terrain. Des tenues, armes et matériels des différents protagonistes de cette guerre sont également présentés sous forme de vitrines.

Une exposition permanente sur l’Holocauste peut être visitée, avec force d’images, de films ou d’objets ayant pour point commun cet épisode dur et inimaginable de la seconde guerre mondiale. Y sont retracées la montée du nazisme et la volonté du régime, durant le conflit, d’éliminer le peuple juif. Ici, pas de considération politique, juste une démonstration de l’Horreur qu’a pu engendrée la volonté de farouches nazis pour arriver au terme de leur objectif. Dure, richement illustrée, cette exposition, de part l’ambiance, est interdite aux mineurs de moins de 14 ans. On en ressort abasourdi et sous le choc.

Une exposition très intéressante retrace la genèse des services spéciaux britanniques, avec la création du S.O.E., du M.I. 5 et du M.I. 6. Un long couloir, à suivre, donne une idée chronologique de la création des Special Forces britanniques et alliées. Des vitrines, dans lesquelles sont exposés des uniformes, armes et objets personnels ayant appartenus aux membres des différents services donnent une touche, si ce n’est humaine, du moins réelle de l’histoire de ces services.

L’O.S.S., les Jedburgh, l’action déterminante des différents mouvements de résistance français et européens sont mis en avant, montrant ainsi à ceux ayant encore un doute, que les partisans ont pris une part active dans la libération de l’Europe occupée.

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Le Special Air Service n’est évidemment pas oublié, depuis sa création jusqu’à nos jours. On peut y voir l’évolution de l’armement, des tenues, techniques et matériels mis en œuvres par les différents Squadron. Des documents orignaux quant à la création du service et des premiers faits d’armes des « dagues ailées » sont exposés. Des bornes interactives vidéo permettent de sélectionner diverses opérations et d’avoir un explicatif sur le déroulement et le dénouement, heureux ou non, de chaque opération. Deux films sont diffusés en permanence : le premier sur l’assaut de l’aérodrome de Benina, commando sous les ordres du Major Stirling, et le deuxième sur l’opération Nimrod, lors de l’assaut de l’équipe Pandora à l’intérieur de l’ambassade d’Iran à Londres en 1980. Outre l’assaut expliqué et montré par des images d’archives, la chronologie ayant entraînée l’intervention est aussi expliquée. Le tout dans une atmosphère propice à l’intéressement et à la réflexion.

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Une partie du musée est dédiée aux conflits post-WWII, avec l’épisode de la décolonisation et l’épopée mercenaire en Afrique et l’intervention des contingents britanniques au Yémen, ou lors des interventions sous l’égide de l’O.N.U. et des coalitions des derniers conflits, même les plus récents.

On ressort de cette visite avec la tête pleine d’images et de questions. Il faut y aller une première fois pour voir, et une deuxième fois pour approfondir le sujet. En effet, une telle richesse de collections et d’expositions nécessite en premier lieu la « consommation » de la visite, et en une deuxième visite permettra la « digestion » des informations savamment distillées. A refaire !

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 12:00

Chaque année a lieu à Sennecey Le Grand une cérémonie qui  a pour but de rendre hommage aux soldats du Spécial Air Service morts au combat durant la seconde guerre mondiale. Cet événement se déroule le 4 septembre, jour où en 1944, Guy de Combaud Roquebrune décide de faire preuve d’audace !

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Retour en arrière

Parachuté dans la région de Bourgogne pour couper la retraite des Allemands positionnés dans le Sud de la France, les SAS Français apprennent dans la nuit du 3 septembre qu’un important détachement ennemi  vient d’entrer dans le village. 

Décision prise : attaque du village au petit matin par 4 jeeps équipées de mitrailleuses, en pénétrant par sa route principale à pleine vitesse et en tirant sur tout ce qui bouge. 

Objectif : faire un maximum de dégât. 

Le 4 septembre, au levé du jour, les 4 jeeps du peloton de Guy de Combaud Roquebrune prennent de la vitesse et s’élancent vers l’entrée du village. La surprise est totale : dans un premier temps l’ennemi ne réagit pas. Dans la rue, plusieurs centaines de soldats Allemands attendent de monter dans les camions pour évacuer le village. Les rues sont encombrées de véhiculent divers et tout ce que l’occupant à pu s’approprier avant de remonter au plus vite la vallée du Rhône.  Lorsque les 4 jeeps débouchent à pleine vitesse les parachutistes ouvrent un feu d’enfer avec leurs mitrailleuses jumelées Vickers. L’ennemi tente de se mettre à l’abri, mais c’est la débandade et plusieurs dizaines de cadavres jonchent le sol.

Alors que le peloton de jeeps va atteindre la sortie du village, la voie de dégagement se trouve bloquée.  Le lieutenant de Combaud décide de faire demi-tour et de reprendre la direction de Sennecey. A travers les débris qui jonchent le sol, les jeeps tentent de se frayer un chemin. Les Allemands se sont ressaisis et les SAS sont accueillis par un feu nourri. La jeep de tête du lieutenant est stoppé net et l’équipage est abattu à bout portant. Une autre s’écrase plus loin contre un mur, pris par des feux nourris et s’enflamme. Ils font un véritable carnage car même si des Allemands se rendaient, les ordres étaient de ne pas faire de prisonnier. Peu après la troisième jeep explose face à un tir d’un canon anti tank : 2 morts sur le coup (les SAS Barkatz et Lombardo) et le SAS Aubert Stribi, projeté en l’air, retombe sur ses pieds, dégaine son Colt et se mît à tirer dans la mêlée. Il fut abbatu alors qu’il allait rentrer dans une maison. Finalement : un seul équipage (3 hommes) arrive à quitter le village en laissant derrière eux leur dernière jeep.

Bilan : environ 5000 cartouches avaient été tiré, sans compter celles des Colt et de leurs mitraillettes.

Il y aurait eu 850 à 1100 tués et blessés côté allemand, et 50 morts côté résistants, SAS et population locale.

 

La cérémonie du 4 septembre 2011

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Présents la veille dans la région, c’est avec plaisir que j’héberge Ménator et Frog pour les accompagner à la cérémonie de Sennecey.  Ils ne sont jamais venu et ils ne connaissent pas l’ampleur du rendez vous. Ce mémorial est méconnu. Et pourtant !

D’envergure internationale, officiellement il représente les actions menées par les régiments SAS de la Belgique, l’Angleterre et de la France. A cette occasion, les autorités célèbrent le 70ème anniversaire de la création du régiment ainsi que le 67ème anniversaire de la libération de Sennecey le Grand.

 

Furent présent :

* M.le Procureur de la République

*  Colonel J. Antheaume

* Maître Cuinat, batonnier de l'ordre des avocats et Cdt. de la Réserve citoyenne

* Jean Sorel et sa soeur, enfants de G. de Combaud-Roquebrun

* Préfet de Saône et Loire

* A. Danjean député européen

* J-P Emorine, sénateur 71, ancien maire de Sennecey, O B E

* M. Bourdaillet, Maire de Sennecey

* M.C. Jarrot, conseillère régionale, fille d'André Jarrot, compagon de la Libération

* lt. Colonel Marechal, Délégué Militaire

* Lt. Colonel, Adjoint du Colonel commandant la Gendarmerie de S et L

* Cdt de la Cie de Gendarmerie de Chalon

* Colonel cdt la Base Pétrolière de Chalon

* Directeur de l'office des A.C.

* Généraux (R) Pauly, Lacour et Piquemal, Président national de l'U N P

* Colonels (R) Buquet, Preney,Dionnet et Prevot, président de la Maison de la Résistance

* Commandant Manificat et Adj.\chef Bouvier, 1er R P I M A

* Un jeune Soldat du 1erRPIMA, opérationnel a qui nous avons eu l’honneur de serrer la main

* P-J Cabut, Président des S O R 71

* Sir C. Delves, lt.General, Président de S A S Regimental Ass.

* Colonel Keith-Edlin, S A S

* Colonel J. Crosland, Hon. Sec. S A S Regimental Ass.

* A. Brittain, Hon.Sec. Royal British Legion

 

Arrivé peu avant la cérémonie nous nous accoudons à un bar situé en face de l’église qui accueillera un service religieux à 9 heures. Nous observons la place et Ménator et Frog commencent à être surpris de voir débarquer nos anciens, Anglais et Français, béret sable ou rouge vissé sur la tête. 

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Les membres de l'UNP se rassemblent pour se préparer à rentrer dans l’église.

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Les portes drapeaux prennent place dans l’église.

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Le prêtre nous rappelle l’histoire du lieutenant  Guy de Combaud et les valeurs de ses hommes prêts à faire le sacrifice ultime pour sauvegarder notre liberté. Cette messe est ponctuée de chant dont l’« Ave Maria » et la prière du Para, entonné par les parachutistes. Ces voix expriment à la fois la douleur et la force, la tristesse et la hargne, la souffrance et le courage. Nous sommes très émus.

Ensuite, les autorités honorent les actions de tous les hommes morts aux combats en posant des gerbes au pied des monuments historiques :

 

* 9 H 30 Monument aux Morts, Place des Tilleuls

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* 9 H 45 Monument des Fusillés, Route de Laives

* 10 H 15 Mur de la Résistance, Route de Chalon

* 10 H 30 Stèle Guy de Combaud à Viel Moulin

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* 10 H 45 Cimetière de Sennecey

* 11 H 00 Mémorial S.A.S., Route de Ruffey

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Et nos paras qui entonnent « Debout les Paras » et filent vers la buvette…

 

L’événement est accompagné de reconstitueurs SAS venues des quatre coins de France en tenue et véhiculé.

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Ceremonies-musees-0385.JPG

DSC04797.JPGCette année fut mémorable et en partie grâce au « Major » qui a pu nous faire aborder les Anciens :

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Alors ? Vous venez l’année prochaine ? 

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Published by ROMAIN - dans RECONSTITUTION
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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 08:02

Tim Jones, l'auteur, est un historien qui a soutenu une thèse de doctorat portant sur la création de la doctrine de contre-insurrection britannique après la Seconde Guerre mondiale. Dans ce cadre, il a constaté le rôle que joua le SAS. Il a également deux autres livres à son actif, Postwar counterinsurgency and the SAS, 1945-1952 (2001) et SAS Zero Hour: The Secret Origins of the Special Air Service (2006).
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SAS: The First Secret Wars concerne la même période que le premier livre mais se focalise sur le destin du SAS. Fin 1945, les régiments SAS de Français et de Belges libres sont transférés aux armées de leurs pays d'origine ; les 1st et 2nd SAS sont dissouts le 5 octobre 1945 dans le contexte de démobilisation massive. Mais divers éléments (vétérans du SAS, hauts gradés ayant côtoyé le SAS pendant la Seconde Guerre mondiale, service de doctrine militaire) incitent l'armée à créer une unité permanente de forces spéciales.
Le QG de la brigade SAS parvient à survivre quelques mois de plus. Il avait encore sous ses ordres deux équipes SAS chargées de poursuivre des criminels de guerre en Europe, et en novembre 1945, parvient à affecter quelques SAS à l'Allied Screening Commission (Greece) [ASC(G)], chargée d'indemniser les Grecs ayant aidé les Alliés pendant la guerre. Malgré ses lenteurs administratives (sans doute volontaires), le QG SAS est dissout à son tour le 30 juin 1946, entraînant l'absence officielle d'unité SAS dans l'armée britannique.
Cela n'empêche pas des anciens SAS d'être toujours présent en Grèce, alors qu'éclate une guerre civile entre le gouvernement grec et les communistes. Les conseillers britanniques sont des "conventionnels" adeptes de larges opérations militaires, mais les vétérans SAS, se souvenant de leur peur des Jagdkommandos allemands pendant la guerre, poussent à la création de commandos de chasse antiguérilla. Ironie du destin, le SAS, animeur de guérilla devient ainsi une force de contre-guérilla...
En 1947, en Palestine, d'autres vétérans SAS forment des groupes spéciaux de la police britannique pour lutter contre les groupes sionistes terroristes Irgoun et Lehi. L'affaire tourne court lorsque leur chef est accusé d'avoir enlevé et assassiné un membre du Lehi. Il sera acquitté, mais les groupes sont dissouts. A noter que du point de vue administratif, on trouve dans des archives des mentions de "SAS" comme régiment d'origine de certains personnels, et une des unités d'enquête de crimes de guerre continue à se lister comme faisant partie du 2 SAS.
Du côté de Londres, on aboutit finalement à la création d'un bataillon SAS de réserve, le 21st Battalion, The Special Air Service Regiment (Artists Rifles), le 8 juillet 1947, amalgamé avec le régiment Artists Rifles. (On se demande pourquoi le choix du numéro 21 ?)
En Grèce, il semble que les SAS présents (appelés "The Interational Squadron" par la lettre de l'association du SAS, sans doute en référence aux Brigades Internationales de la guerre d'Espagne) soient retirés du terrain vers la mi-1948 pour éviter des questions gênantes sur l'implication britannique dans la guerre civile. A cette époque, l'armée britannique fait des plans pour des préparatifs en cas d'invasion de l'Irak par l'URSS. Parmi ses préparatifs, la constitution d'une unité SAS appelée les Middle East Rangers (SAS) pour effectuer le même genre de missions qu'en Afrique du Nord. Malheureusement, les archives ne disent pas si l'unité fut bel et bien créée, et si oui, ce qu'elle devint.
A l'été 1950 débute la guerre de Corée. Le 21 SAS créé une unité de volontaires, le M Independant Squadron commandé par Alastair McGregor, mais le déroulement des évènements (débarquement d'Inchon, implication de la Chine) conduit le gouvernement britannique à ne pas le déployer. Cela n'empêchera pas au moins un groupe spécial sud-coréen d'être organisé par un officier ex-SAS pour des opérations de sabotage, sans vraiment de succès d'ailleurs.
Enfin, en Malaisie, le commandant Mike Calvert, qui avait commandé la brigade SAS, créé les Malayan Scouts (SAS) en 1948 dans le cadre de la lutte contre les guérillas communistes. Pour une raison obscure, Calvert agit dans son coin, en large indépendance du SAS Regiment, formant un premier escadron en recrutant localement, ce qui engendrera des tensions avec les SAS qui viendront bientôt du Royaume-Uni. En 1952, cette unité devint le 22 SAS, et on connaît la suite.

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 10:08

Dans cette rubrique TECHNIQUE, vous y trouverez des infos pour l'entretien du matériel, l'organisation d'un kit et les bons plans à partager.
Nous vous invitons à partager vos expériences et à réagir en commentant les articles. Nous pourrons ainsi comparer et améliorer les trucs et astuces du collectionneurs amateurs. Vous pouvez nous envoyer votre propre fiche technique sur sas12@hotmail.fr .


 Pour une tenue para SAS français libre 1942-1945 :


- Comment mettre des bandes molletières : une façon parmi tant d'autres

- Lavage et entretien d'une Denison Smock : les répliques de ces vestes camouflées n'aiment pas nos moyens de lavage moderne.

- Le guide du blancotage malin : opération qui consiste à uniformiser ou changer les couleurs de l'équipemement du Tommy.

- Vieillir une réplique d'arme : comment donner une touche de réalisme à des armes factices.

- Assouplir du cuir : ou comment avoir moins mal au pied en portant de vieux brodequins.

 

-Entretenir lunettes motard : comment redonner vie à de la vieille mousse de protection.

Pour une tenue des troupes spéciales britannique actuelle :

- Comment organiser sa "smock" : Tu survies avec tes poches.

- Comment organiser un gilet de combat : Tu combats avec ton gilet.

- Comment organiser un sac : Tu vis avec ton sac.

 

Autres exemples :

 

- Gilet modulaire et smock : une autre configuration.

 

- Configuration LRRP : voyagez léger.

 

- Modifier un gilet de combat : rendre modulaire ce qui ne l'est pas.

 

-Fabriquer porte accessoire kidex : faire du custom sur mesure pas cher.

 

-Customiser sa poignée tactique : travail simple pour un meilleur grip.

 

Les kits spéciaux :

- Kit bivouac : pour bien récupérer (à venir)

- Kit de camouflage individuel : avec camouflage facial règlementaire britannique.

- Kit d'orientation : pour chercher la mousse sur les arbres.

- Kit de premier secours : on ne rigole pas avec les choses sérieuses.

 

Le camouflage :


- F.F.O.M.E.C.B.L.O.T. : les bases du camouflage militaire.

-Origine, histoire et évoluation de la Guillie-Suit : Pour craner à la machine à café.

- Fabriquer une "guillie suit" : je suis une pierre... 

- Tir de précision et Milsim : Est-ce possible ?

- Peindre un airsoftgun : façon peinture temporaire avec un vieillisement.


- Assombrir du DPM desert : facile, sans odeur.

- Comparatif DPM / Multicam : étude sur l'efficacité de ses deux camouflages.

 

- Test du Multicam : réalisé en milieu forestier.

- Dossier combat rapproché : les méthodes de combat employées par les forces spéciales.

- Systema : Art martial russe.

- Dossier "low profile" : la tenue basse visibilité

 

-La photographie tactique : conseils pour prendre des photos sur le terrain.

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Published by MENATOR - dans TECHNIQUE
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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 18:00

MOAB10-0020.JPG MOAB10-0021.JPG

Depuis quelques temps je trouvais mon vieux sac de tir trop petit et peu pratique. Bien entendu j’ai orienté mes recherches sur le contenu du dernier catalogue 5.11 qui comme toujours est source d’inspiration. Les sacs de tir classiques sont pratiques mais je souhaitais un sac un peu plus « low profile » qu’un sac avec écrit dessus « je vais au stand de tir, messieurs les voyous venez me le voler puisque mon flingue est verrouillé dedans afin que vous puissiez me le prendre sans risquer de vous blesser. » De plus je n’aime pas porter un sac à la main (ni un sac à main d’ailleurs) donc j’ai farfouillé du côté des petits sacs à dos type Rush 12 mais ayant déjà un Rush 24 je n’aurai jamais pu expliquer à la maison le pourquoi d’un sac « presque pareil mais plus petit ». Et pour tout vous dire depuis que j’ai vu mon ami Cedr au ski avec un sac Arc'teryx avec une seule bretelle, j’ai eu envie d’essayer les 5.11 (j’ai pris le Arc'teryx aussi pour le ski mais ça c’est une autre histoire). A ce stade j’hésite encore entre le MOAB6 et 10 mais un coup de fil chez mon dealer toulousain me confirme dans le choix du MOAB10 car l’autre est vraiment petit. Un coup de voiture jusqu’à mon magasin lyonnais préféré (et distributeur 5.11 au prix catalogue donc pas de frais de port et on peut tripotter avant d’acheter, et en la matière Eric sur place est très compréhensif) pour voir si par hasard ces nouveaux produits étaient dispos (il est vrai que la spécialité du catalogue 5.11 est d’être rempli de nouveauté pas disponibles avant….). Après un tour des rayons je me décide à demander si le MOAB10 nouveau est arrivé bien qu’absent des rayons ? Le sympathique taulier m’en sort un des derniers cartons arrivés de Toulouse. Je peux donc tester, ouvrir, comprendre (un sac 5.11 doit se comprendre !!!!) et trouver la poche secrète pour ranger le pistolet. Je ne mets pas longtemps à être convaincu et de retour à la maison je charge la bête avec tout le merdier que doit contenir un bon sac de tir (tiens nouveau parallèle avec un sac à main de fille !!!!).

Côté construction, on est sur un nylon 1050 deniers bien solide avec un traitement déperlant. La bretelle épaisse et confortable est ambitextre, on peut porter le sac à droite ou à gauche.

Côté organisation, on retrouve les astuces et les poches de « qualité » comme sur tous les sacs de la marque. Je suis toutefois conscient que ce sac n’est pas prévu à la base pour être un sac de tireur mais un sac pouvant contenir le stricte nécessaire pour une petite mission d’une journée. Malgré tout j’ai pu faire rentrer tout le matériel que je trimballe avec moi sur les pas de tir. Soit :

- Mon Glock 17

- Ma lampe Surefire G2

- Ma lampe Streamlight

- La crosse de mon Glock

- Un ou deux couteaux

- Mes lunettes de protection

- Mon nécessaire de nettoyage + huile + chiffon

- Mon casque anti bruit

- Des piles pour mes lampes et mon casque

- 2 à 6 boites de muns

- Des gants taclite2

- Des accroches cibles maisons

- Etc.

MOAB10-0027.JPG

Ma lampe Streamlight rentre dans la poche pda dans sa pochette donc elle est en sureté.

Ma crosse se range dans la grande poche intérieure zippée coté extérieur et a pour effet de rigidifier le panneau avant. Je n’aime pas trop les sac à ouverture totales d’habitude mais le fait que cette partie ne soit plus « toute molle », rends cette ouverture pratique.

Le Glock dans la poche dissimulée.

Les mags dans le compartiment hydratation.

Et le reste dans la poche centrale qui est pourvu de renforts matelassés pour transporter en sécurité un ordinateur portable, le tout étant bien maintenu par des sangles de compression latérales. Il me reste même de la place pour mon holster.

MOAB10-0022.JPG

Détail sur la poche pour le PA entre les 2 compartiments

 MOAB10 0024

Je range mes 6 mags dans la poche « hydratation » et ma lampe Streamlight dans la poche PDA sur la sangle de portage.

MOAB10 0026

Détail sur le compartiment central avec les boites de muns, le casque, les lunettes. A gauche on voit bien les poches en filet superposées et si cette partie à l’air rigide c’est grâce à ma crosse qui est rangé dans le compartiment arrière.

 

Comme sur les autres sacs de la marque 5.11 il y a des poches pratiques de partout entre autre des poches en filet mesh (en fait des compartiments superposés fermés par des velcros) très pratique car on peut voir tout de suite ce qu’ils contiennent. Il y a la fameuse poche à lunettes sur le dessus comme sur les Rush 24 et 72 mais elle est trop petite pour mon étui ESS, tant pis on mettra autre chose…

Sa forme en hauteur le rend assez confortable à porter sur une seule sangle même si je préfère les vrais sacs à dos pour les longues distances à pied. Mais je lui demande juste d’être pratique et confortable entre le véhicule et le pas de tir.

En bref il y a une place pour chaque chose, il est confortable bien que lourdement chargé (en tout cas à l’aller) et cerise sur le gâteau : il y a du velcro pour les patches, ce sac était fait pour moi…

Le MOAB10 est fourni avec le système TIER, un kit original de sangles permettant d'accrocher les sacs MOAB 6 ou 10 aux musettes 5.11 ou tous autres sacs pourvus de passant MOLLE.

Bien que n’étant pas un sac de tir à proprement dit, le sac MOAB10 de 5.11 remplira pour moi cette fonction.

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Published by ATHOS - dans EQUIPEMENTS
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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:00

technique-0247.JPGRouler en jeep SAS sans pare-brise n’est pas chose facile sans une bonne paire de lunettes. A l’époque, les Anciens utilisaient le modèle britannique mais on trouve aussi sur les photos d’époque le modèle français pour motocycliste.

Ce modèle a été fabriqué encore après guerre sans changer, il est donc facile à trouver aux puces ou en bourse (comptez une quinzaine d’euros). Hélas il arrive parfois que la mousse de protection soit dégradée par le temps. Elle est sèche, fêlée et menace de se découdre.

 

Voici une solution simple et efficace pour redonner une deuxième à vos lunettes de motards et vous éviter une conjonctivite.

technique-0248.JPG

Il suffit simplement d’enduire la mousse de lotion hydratante type crème Nivea. Ne lésinez pas sur la quantité, massez afin de bien faire pénétrer la crème et renouveler l’opération plusieurs fois jusqu’à ce que la mousse redevienne souple.

Vous pouvez utiliser la crème pour assouplir les cuirs comme la jugulaire du casque.

technique-0249.JPG

Les mousses sont aujourd'hui bien souple, j'ai passé un produit anti-bué à l'intérieur. Je vais simplement rajouter un filet à mon casque afin de fixer le bandeau à l'intérieur et d'éviter de perdre mes lunettes en les manipulant tout en roulant.

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Published by MENATOR - dans TECHNIQUE
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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 14:34

photo groupe copie

Nous avons réalisé notre première sortie en tenue de Parachutistes SAS Français depuis plus de deux années ce 18 Juin 2011. Cette date symbolique fut l'occasion de nous retrouver en tenue autour de la Jeep en cours de restauration. Nous devions réaliser des patrouilles en foret privée avec un bivouac mais la météo a été exécrable et nous avons écourté notre mission. Nous sommes donc rentré à la maison mouillé des broquins aux casques mais vraiment heureux d'avoir roulé dans les bois la nuit.

La prochaine sortie est programmée en Décembre sur le thème des Ardennes mais je pense que nous allons nous retrouver avant...

koursk copiemenat copie

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Published by MENATOR - dans RECONSTITUTION
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 17:42

Vous trouverez dans cette catégorie des entretiens d'auteurs ou de personnalités en rapport avec les parachutistes SAS français libres ou bien avec le 22 SAS anglais. Ne sont pas oubliés les passionnés actifs au sien d'associations ou de groupes de reconstitution qui gravitent autour de notre équipe, certains en dehors de nos frontières :

LES INTERVIEWS DE PERSONNALITES :

- Duncan FALCONER : ex SBS, auteur de romans et spécialiste en sécurité.

- John GEDDES : Ancien membre du 22SAS aujourd'hui "contractor" indépendant.

 

-Tim HOLDEN : PDG de la société Arktis Ltd

- Bob SPOUR : ex 22SAS, spécialiste de survie et de "selfdefense".

- Jean-Jacques CECILE : Ancien du 13, spécialiste des opérations spéciales.

- Xavier DELUC : Acteur français, vu dans "Un jour avant l'aube".

- David PORTIER : Spécialiste des parachutistes SAS français.

Les groupes :

5th SAS souvenir group : nos amis belges avec qui nous avons partagé bien des aventures !
Sennecey 44 : Une association de Saone et Loire.

Les collectionneurs et autres passionnés :

ATHOS : Papa nous explique sa vision du milsim
LSKIV : un geardos guru qui nous orienté à nos début et acceuilli à Florange.
MATIAS : Le maestro espagnol de l'" Action Figure".
REDTROOP : Steve, LE collectionneur anglais du CTW.
ROMAIN : un collectionneur adepte du milsim mais un AMI avant tout.
KAPLAN-X : un airsofteur et collectionneur de la région de Dijon.

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Published by MENATOR - dans INTERVIEWS
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 12:30

Vous trouverez dans ces pages ce que les anglo-saxon appellent "impression" c'est à dire la présentation d'une tenue type avec la liste du matériel "setlist". Vous trouverez aussi un bref historique de la période, des caractéristiques techniques du matériel, la liste des fournisseurs et des liens vers des articles plus approfondis. 

Nous nous intéressons à deux unités : les paras français SAS qui opérèrent durant la Seconde Guerre Mondiale et le 22nd SAS britanniques dans sa lutte contre le terrorisme :

SAS français 1941-1945 :

Lybie 1942 :
Les "free french" rejoignent Stirling et ses SAS pour faire des raids à l'arrière des positions italo-allemande.

camberley 1943 Après les combats dans le Désert, les paras français libres subissent un entrainement très difficile afin de les préarer à attaquer la Forteresse Europe de Hitler. (Réactualisation courant 2012)

Bretagne 1944 les paras français font partis des premières troupes qui participent aux combats pour la libération de la France le 6 Juin 1944 en Bretagne. (réactualisation Eté 2012)

 

Ardennes 1944 : à venir début 2012

22nd SAS 1990-2001 :

CRW wings Le groupe d'intervention plus connu sous le nom de redtroop dans un configuration de la fin des années 90.


DPM Europe 1990 : Le 22nd SAS a opéré clandestinement dans le conflit des Balkans et surout en irlande du Nord, il s'agit d'une tenue pour climat continental début 1990.

DPM Jungle 1990 : Le 22SAS est né dans les jungles de Malaise. La tenue est celle d'un instructeur envoyé en Colombie pour former les hommes de l'Ejercito contre les cartels de la drogue dans les années 90.

Protection de personnalité : un des "job" des troopers est d'assurer la protection de la Famille Royale d'Angleterre et des personnalités politiques.

Afghanistan 2001 : Les SBS sont déployés à Bagram

DPM Sniper : Une tenue actuelle avec l'emploi de matériel d'origine américaine comme la dernière guillie suit fabriquée par bushrag.

"Mountain troop": Une des spécialités des "squadrons" SAS : les climats froids et la haute montagne.

La majeure partie de ces tenues ont été réalisé en 2007, elles ont évolué et nous les avons enrichi au fil des achats et des découvertes. Nous travaillons dans ce but et nous allons vous présenter régulièrement ces modifications mais aussi de nouvelles tenues.

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Vous trouverez dans cette catégorie un complément aux impressions à savoir des photos de nos tenues en action. La majorité sont de Koursk car nous avons la chance d'avoir un N'4 qui est un photographe amateur talentueux. Vous en jugerez par vous-même.
Il s'agit le plus souvent de poses ou bien de photos en action, nous essayons au possible de coller à la réalité. Depuis 2004, les tenues et la technique se sont améliorées mais il nous reste encore beaucoup à apprendre. Ces séances ont été réalisé dans des batiments privés ou bien lors d'entrainement sur des zones avec accord des propriétaires. 

22 SAS actuel :

2004 Les débuts : Nous étions inspiré par les clichés des SBS en Afghanistan.

Troop en DPM : trois SAS12 évoluent en DPM

Recon plages : En guillie suit avec Mp5SD, les tenues ne sont pas les plus authentiques mais les photos sont jolies.

CTW cagoule : la tenue CTW sans le masque à gaz

CTW extérieur : progression de deux troppers de nuit 

CTW interieur : on nettoie les bureaux 

SBS plage : baignade surveillée

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"Free french", parachutistes SAS français 1942-45

Free french Lybie 1942 : retour aux sources en jeep SAS !

4eme SAS Chapelle : une des premières sorties en tenue avec progression au Bren

Entrainement destruction voie ferrée : comment faire dérailler une locomotive en 1944

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Published by MENATOR - dans TENUES
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