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Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:13

Alors les SAS néozélandais comme bien d'autres FS évoluent en multicam en particulier en Afghanistan, les australiens se posent la même question que les britanniques sur l'utilisation de leurs deux effets camouflés (désert et woodland). Sur le terrain le mélange des deux semblaient bien fonctionné mais alors que les anglais passent au MTP, on vient de présenter ce camouflage à la troupe.

 

Je vous laisse juger, il est à noter qu'il s'agit de prototype et qu'il n'est pas encore adopté.

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Published by MENATOR - dans 2001-2012
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 11:44

Retex du "drill" mensuel du mois d' Avril par Kourk :

 

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8h50 - Je reçois un coup de fil de Vince :

" - Salut, j'ai eu nono, il risque de ne pas venir. Il m'a dit qu'il passerait peut-être cet aprèm.
- On se retrouve a deux le matin alors ?
- Oui on maintient ou pas ?
- Oui, Menat doit venir l'aprèm, ce serait con de le planter...
- Ok alors a tout à l'heure.
- Ok

10h00 - J'arrive sur zone, la poussière du chemin retombe a peine, Vince vient d'arriver.
Après les salutations d'usage, je montre rapidement le fanion et les écussons à mon binome.
Nous nous changeons et préparons les AEGs

10h45 - Nous nous rendons dans la forêt et installons les cibles. Ils sera décidé que l'aprés midi nous allons faire du deux-en-un : ISTC et un parcours type patrouille le long d'un chemin parsemé de deux embuscades.

Nous installons donc les cibles sur les arbres de part et d'autre du parcours. Il y aura 4 cibles pour simuler une embuscade et ce en deux points. Pour corser un peu l'affaire, j'installe le second groupe de 4 cibles dans un carrefour. Il faudra tourner à gauche sans visibilité et nous tomberons dans le piège.

11h - Nous commençons en douceur par une révision ISTC. On récite comme une prière les 4 commandements : ACDC.
On continue ensuite a revoir le CEVITAL sur le premier groupe de 4 cibles. Nous passons chacun notre tour et corrigeons les erreurs du copain.
On accélère le rythme progressivement en ajoutant des difficultés.

12h20 / 14 h : Il fait beau, l'ambiance est bucolique et le repas se prolonge.
Nous nous attendons à tous moment à la visite de Menator que l'on soupconne vouloir nous faire réviser le contact partisan à nos dépens et même si l'ambiance est détendue, nous restons sur nos gardes.
Si bien qu'a 13h10 nous entendons des bruits dans la forêt. Il s'agit en fait d'une petite belette bien affairée et peu farouche. Nous passons un petit moment à l'observer en pensant au Phasme.
Une belette peu farouche, il n'en faut pas plus pour que Vince m'expose sa technique de drague inspirée de la couverture dite de "l'observateur animalier qui aime le camo".

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Nous passons la fin du repas à revoir le contact partisan, en s'attendant à tout moment à la visite de Menator, grimé en paysan yougoslave.

14h : On se remet difficilement au boulot. On a bien discuté, il fait beau et l'on remarque quelques coins d'ombres propices à une bonne sieste...
On sait que l'aprés midi sera sportive car nous avons décidé de faire un parcours plus dynamique durant l'aprés-midi.
Devenant de plus en plus persuadés que nous ne serons que deux, nous décidons de nous entraîner en binome, afin d'acquérir des automatismes et une certaine fluidité dans les déplacements et réactions au combat.

14h/17h : On exploite le chemin et notre parcours en essayant de passer en revue toutes les éventualités. On teste en binome les tubes arrières, les progressions en tiroir/en perroquet, les boules de feu etc... De nombreux questionnements tactiques apparaîssent, nous en discutons et nous nous empressons de tester et d'improviser des solutions sur le terrain. On se rend compte que plus on monte en puissance, plus le binôme s'adapte et des automatismes apparaissent pour répondre efficacement aux situations.

17h : Finex / debrief

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Published by KOURSK - dans MILSIM
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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 17:18

Voici le résumé du drill inter-équipe du mois de Mars 2010 préparatoire au Raid Annuel du mois de Mai, "Disturbed" un membre du CIR, une équipe soeur, était l'invité du mois, voici le résumé de sa première prise de contact avec notre petit monde :

 

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Après une nuit de train à supporter un vieux qui ronflait au point de ne pas avoir pu dormir du tout, j’ai été accueilli à la gare de Rodez par Koursk : 

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Le premier contact a été fort sympathique, la discussion s’est installée facilement, et il m’a fait visiter rapidement le centre ville et sa cathédrale.

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On est arrivé sur le terrain vers 8h00, et on a donc rejoint le petit groupe Rapas40 qui repliait leur bivouac, Ils étaient arrivés la veille. C’est le groupe le plus jeune, la moyenne d’âge ne doit pas dépasser les 23/24 ans.
Peu de temps après le reste des SAS12 est arrivé et on a lutté pour amener un des Kangoo transportant le matériel, (véhicule officiel des SAS12, ils en ont tous un !!) au lieu du bivouac. Il a commencé à pleuvoir aussitôt, et il a fallu pousser le véhicule dans la boue sur environ 400m, ca met en jambe dès le matin !!
La pluie et le vent ne nous ont pas lâché jusqu’à au moins 16h00, le matériel a été mis à dure épreuve…

Le Groupe Rhone est arrivé vers 10h00, le temps de faire les présentations ainsi qu’une installation sommaire des campements, nous avons commencé les ateliers vers 10h30/11h00.
J’ai été intégré au groupe des Rapas64 avec Wazzock et Mac, et nous avons suivi le cours dispensé par Dirt Diver, les modules Alpha et Bravo de l’ISTC. Les différentes phases d’un tir, les positions…Pas de surprises pour moi, au CIR on a de bons formateurs…La bonne humeur était de mise pendant les ateliers, Dirt à l’air visiblement à l’aise pour l’enseignement de ce type de savoir.

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Très peu de différences avec nous, si ce n’est la systématisation du « scan » après chaque tir, une habitude à prendre. Je me suis senti à l’aise, seul le vocabulaire différait un peu parfois.

Pendant ce temps les SAS12 étaient occupé par le cours TOPO d’Athos.

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A 13h00 pause bouffe, j’ai mangé avec les Rapas40 rapidement et on a ensuite préparé notre bivouac pour la nuit, juste au moment ou j’ai fini de m’installer, les SAS12 m’ont demandé si je voulais venir dormir avec eux ce soir, trop tard, je n’allais pas faire faux bond aux landais qui me l’avaient gentiment proposé ! Tout le monde était aux petits soins pour moi, ca m’a fait plaisir !

14h00 reprise des activités, cette fois-ci tous ensemble, pour un cours sur les progressions dispensé par Athos et ses anciens.
On a commencé par les passages de carrefours, et les démos du Groupe Rhone ont été très convaincantes, on sent qu’il y a de l’expérience et que les plus jeunes sont à bonne école, ça va vite et chacun sait ce qu’il a à faire !
Une fois de plus, on sent que les anciens ont vraiment plaisir à partager. A aucun moment ils n’ont donné le sentiment qu’ils pensaient que leur méthode était la meilleure. Même discours qu’avec Apone et Jigen pendant leurs cours : « Il n’y a pas de vérité absolue, plusieurs méthodes existent, avec chacune leurs forces et leurs faiblesses, nous on préfère celle-ci mais telle autre peut être aussi efficace, le but c’est d’accomplir une tache en se sentant à l’aise ! ». J’ai apprécié.

J’ai travaillé les passages de carrefours avec les Rapas, on a fait quelques erreurs, mais le carrefour choisi était très particulier et assez dur à aborder, pour des pax travaillant rarement ensemble, on s’en est bien sorti, pas de secrets, il faut driller pour progresser !
Ensuite on a fait les progressions en équipes et les réactions à adopter en cas de contact, pas de soucis à ce niveau, même si je suis loin d’être un spécialiste je me suis senti à l’aise en effectuant des tubes avec les Rapas et les SAS12 :

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On a ensuite fait la même chose mais à deux équipes, là je suis resté avec les SAS12, et on a principalement fait l’équipe de soutien pour les Rapas pendant des exercices à contacts multiples. Manœuvrer à 2 équipes de 6 est vraiment quelque chose de sympa à faire, surtout quand tout se déroule sans soucis ! Les membres du Groupe Rhone nous servaient de plastrons. C’était dynamique et plaisant, le tout sous les conseils des plus anciens. Ils systématisent le tir d’échec, c'est-à-dire, tirer sur les ennemis à terre quand on s’approche d’eux, pour être sur qu’ils soient bien inoffensifs. Je connaissais la méthode, mais pas le terme.

Ensuite pendant une petite heure on a parlé du matériel individuel, on a fini d’installer les bivouacs pour la nuit, et mis en place l’organisation des tours de garde par chaque groupe du campement quand tout le monde serait au restaurant. J’ai été dispensé de garde, comme j’étais tout seul et que je venais de loin…

On a tous embarqué dans les Kangoo pour rejoindre le fameux restaurant réservé par les SAS12, avec une grande salle rien que pour nous ! Ce fut un festin de Roi !! Salade composée, saucisses du pays, aligot et plateau de fromage, le tout à volonté, suivi d’une tarte à la fraise ! Le tout bien sur accompagné de bière, de vin rouge et de vin blanc…Inutile de dire qu’on a tous très bien dormi ! Et tout ça pour la somme astronomique de 17€ !!!!
Très bonne ambiance pendant le repas, je me suis bien marré! J’ai constaté qu’il n’y avait pas de clans, tout le monde se mélangeait avec plaisir !

On a décollé vers minuit, pour finir autour du feu et d’une bouteille pour l’anniversaire de Romain.

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Je me suis couché vers 1h00, j’ai dormi comme un bébé jusqu’au réveil, 7h00.

Le lendemain, j’ai replié toutes mes affaires en prévision de mon départ vers 11h00. On a reformé les groupes, et j’ai participé à l’atelier permettant de valider les modules Alpha et Bravo de Dirt Diver, j’ai fais un sans faute, juste le scan à systématiser !

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La suite du programme fut le cours topo et l’étalonnage du double-pas. Dans mon groupe j’étais le seul à avoir eu une initiation topo, Athos m’a donc demandé de servir de référence pour l’étalonnage. J’ai donc compté mes 62 double pas, et verdict au télémètre laser : 100m pile-poil !! On suivit quelques exercices sur cartes, rien de nouveau pour moi, coordonnées UTM et azimuts, ainsi que quelques conseils sur les boussoles, conseils identiques à ceux de Jigen !
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11h00, après avoir tout remballé et fait le tour pour dire au revoir à tout le monde, les SAS12 me raccompagnent à la gare de Rodez, fin d’un très bon week-end !

J’ai passé un excellent moment, on sent que tout le monde prend plaisir à apprendre et à échanger ! J’ai été accueillis par les différentes équipes avec enthousiasme, tous très curieux et demandeurs de savoir quand ils verraient le CIR au complet !
Premier contact très positif pour ma part !

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Published by DISTURBED - dans MILSIM
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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 11:47

A propos de l’auteur, Mark Urban est journaliste à la BBC spécialiste des questions de défense et diplomatiques.

 

Ce livre n’a pas failli rencontrer son publique puisque le Ministry of Defense avait fait un recours pour bloquer la mise en ventre. Qu’elles informations sur le Regiment referme ce livre qui peut pousser le MoD à essayer de le ranger aux oubliettes ?

 

Mark Urban nous entraine dans un récit des interventions effectuées par les SAS (et SBS) lors de la seconde campagne d’Irak. Dans un style fluide, il nous narre tous les opérations depuis les premiers jours de la guerre et la déconvenue des SBS jusqu’au redéploiement des SAS en Afghanistan en passant par la malheureusement célèbre capture de deux Operators en septembre 2005 à Jamiat (il y a d’ailleurs une jolie photo de tout le matériel embarqué dans un seul véhicule pour une opération de filature).  

9781408702642

Alors, qu’il y a-t’il de sensible dans ce livre ?

Mark Urban y détaille les relations plus ou moins tendues entre Londres et Washington, raisons pour lesquelles les SAS ont été pendant très longtemps cantonnés à la chasse aux anciens dirigeants et autres missions secondaires.

Autre point qui peut fâcher le MoD ce sont les commentaires sur la gestion du conflit par les forces régulières UK.

Enfin, point le plus sensible et aussi à mon avis ce qui fait vraiment l'intérêt de ce livre est l’explication détaillée de la tactique et moyens mise en place par le Général américain Mc Chrystal commandant des FS en Irak à cette époque.

 

En conclusion, si vous êtes à la recherche des dernières tactiques et matériels utilises par le Regiment, ce livre ne s’adresse pas pour vous.

Par contre, si la lutte contre-insurrectionnel, un peu de géostratégie et surtout les règles d’utilisations des FS dans nos conflits modernes alors oui ce livre est pour vous. Dernier point, ce livre demande un bon niveau d’anglais.

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 14:43



Autobiographie d'un membre d'équipage (pas un pilote) de Chinook de l'escadrille spéciale du 7 Squadron RAF, période 1986-1992. L'auteur aconte divers entraînements avec les SAS/SBS, les missions régulières (détachements aux Malouines et en Irlande du Nord), le ramassage de cadavres à Lockerbie, et plusieurs chapitres sont consacrés à la guerre du Golfe. Au début j'avais dis que c'était un peu genre Action Immédiate en moins déconnant, mais je me suis trompé, c'est bien pire avec urinages sur barbecue ou sur officiers. Fin particulièrement frappante sur la plan humain avec le syndrome de la guerre du Golfe (sa femme accouche d'un bébé parmi les plus difformes qu'on ait vu au monde) et des informations dérangeantes sur la manière dont la RAF a géré certaines enquêtes de crash de ses Chinooks.

Pour le côté technique, le SF Flight a été créé suite aux Malouines vers 83-84. Le Chinook étaient équipés d'équipement de descente en rappel; pouvaient recevoir des réservoirs supplémentaires en cabine (un bricolage fait avec des réservoirs récupérés sur des avions réformés), et les pilotes utilisaient des JVN. Pour la guerre du Golfe, les Chinook ont été équipés d'un détecteur de radars ALQ-157, d'un système de navigation longue distance Loran C, d'IFF Mode 4, et des Miniguns étaient montées en portières avant.

Le livre s'arrêtant en 1992, on n'a pas droit à la saga des Chinooks HC.3 (8 machines commandées par les brits, qui devaient être super-équipées pour les opés spéciales. 12 ans et plus de 300 M£ plus tard, les britanniques ont eu des Chinook standard)

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 17:37

Kalash & Chicom

Un couple légendaire

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Cet article se veut un peu inhabituel. Il n'est pas à proprement parler un article scientifique, ni véritablement une review. Il se veut pragmatique, basé sur les RETours d'Expériences de ceux, et ils sont nombreux, qui ont utilisé ou utilisent encore une Kalashnikov et le porte-chargeurs Chicom.

Les photos qui illustrent l'article ont été effectuées avec la réplique Airsoft d'une AK47S et un véritable porte-chargeurs Chicom.

J'ajoute, en outre, qu'aucun des deux modèles n'a été maltraité au cours de la prise de vues.

 

La Kalashnikov  

 

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QUI?

 

Ce terme usuel s'applique aujourd'hui à tous les dérivés directs du célébrissime fusil d'assaut AK47, inventé à la fin des années 40 par Mikhail Kalashnikov. Cette histoire, tout le monde la connaît, aussi, personne ne m'en voudra si je ne m'attarde pas dessus. Si vous souhaitez connaître le sujet, cliquez sur ce lien.
 

L'AK47 a donné naissance à une foultitude de rejetons de renommée, tels que l'AKM, l'AIM roumaine (avec poignée avant en bois), le Type 56 chinois, la Valmet Finlandaise, le Galil Israélien, la VZ-58 Tchèque, la Zastava M-76 yougoslave, l'AK74 soviétique (5.45mm) et tous ses nouveaux dérivés de la famille AK100, chambrés pour certains en 5.56 mm. Sans oublier les fusils qui reprennent sa conception, comme les SIG suisses (qui sont de l'horlogerie fine).

 

La Kalash (appelons-la par son petit nom) est, qu'on le veuille ou non, une des inventions majeures du Vingtième siècle, au même titre que le lave-linge, le PC, l'automobile, l'avion et la télévision. Tout le monde a au moins une fois entendu parler d'elle et pratiquement tout le monde, même les béotiens et ceux qui rejettent les armes, sont en mesure de la reconnaître.

Cette arme a fait le tour du monde moins rapidement que Philéas Fogg, parce qu'elle s'est arrêtée dans presque tous les pays…

Elle est aujourd'hui l'arme la plus utilisée au monde.

 

 

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OÙ?

 

En Amérique Latine, elle arme les guérilleros de tous poils, les cartels et même encore aujourd'hui l'armée du Venezuela (qui a récemment opté pour la version AK 103 en 7.62x39mm) et de quelques autres tout petits pays, malgré l'avènement continental de sa consoeur d'origine US, la M16/M4.

En Amérique du Nord, on la trouve dans les stands de tir, mais aussi malheureusement dans tous ce que les mégapoles comptent de gangs, de milices suprématistes et de tarés en tous genres.

 

En Europe, la Kalash semble voyager de pays en pays, aussi librement que le ferait un ressortissant de la Zone €uro. Elle équipe encore la plupart des armées de l'Est qui, petit à petit, s'orientent vers des fusils plus "occidentaux". Là encore, la Kalash se retrouve hors du contrôle de ceux pour lequels elle a été conçue: les militaires. Sans pour autant la dénicher sur les étals du marché à la truffe de Sarlat, on la trouve sous le manteau dans ce que les spécialistes appellent les "Zones Grises". Certaines zones d'Europe sont d'ailleurs plus propices que d'autres, notamment l'Ex-Yougoslavie, l'Albanie, la Campanie (pays de la Camorra) et, cerise sur le gâteau, la "mythique" Transnistrie…

A l'échelle Européenne, l'AK 47 équipe les mouvements mafieux, les gangs et bien évidemment, certaines organisations terroristes (IRA ou ETA pour citer les plus célèbres). De temps à autre, lorsque survient un mitraillage, un règlement de compte à l'arme d'épaule ou une attaque de fourgon blindé, le nom de Kalashnikov revient sur le devant de la scène journalistique.

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En Asie, la Kalash est utilisée par... tout le monde. Elle règne en maître incontesté sur tout le Proche et le Moyen-Orient, même si là aussi, le "Black Rifle" Américain s'installe confortablement depuis le 11 septembre. On la trouve aussi bien aux mains des militaires que celles des Talibans, des terroristes, des miliciens de tous bords et, plus surprenant, des nageurs de combat Israéliens du Commando Yami (pragmatisme et mimétisme). L'AK et ses premiers dérivés sont partout et ceux qui s'en servent à bon ou mauvais escient profitent de l'abondance et la facilité d'approvisionnement de cette arme, induites par la proximité de la Russie, de la Chine et de l'Iran qui en inondent littéralement la zone, aidés en cela par les transactions illégales et les marchés parallèles.

En Extrême-Orient, on a vu ce que la Kalash pouvait donner aux mains de miliciens formés à la chinoise, lors de la guerre du Vietnam et des conflits qui vont "rougir" la péninsule du Sud-Est Asiatique durant les années 60 à 90. La rusticité et la simplicité de l'AK font merveille dans les jungles terribles de cette région.

Enfin, en Afrique, la Kalash fait malheureusement partie du paysage… Sur continent ravagé par la guerre, certains pays vivent à son rythme. Le Mozambique en a même une sur son drapeau. Tous les mouvements rebelles, quasiment toutes les armées, hormis quelques zones sous influences coloniales (G3 portugais, Famas Français, FAL Belge), sont équipées en Kalashnikov. Comme l'a dit un jour à son sujet, Laurent-Désiré Kabila, le Dark Vador du Congo: "même un singe peut se servir d'une Kalash". Sans aller jusque là, c'est la simplicité du système AK et une fois encore, sa rusticité, qui ont amenées à cette arme sa place en Afrique. L'exemple le plus triste et le plus probant reste celui des enfants-soldats, si nombreux en Afrique, qui eux aussi, partent sur les sentiers de la guerre une AK à la main.

 

 

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N'importe qui, pour peu qu'on lui montre quelques minutes, est capable d'utiliser et de démonter une Kalash. C'est, entre autres, ce qui la rend aussi populaire que dangereuse.

 

COMMENT?

 

Pas besoin de vous faire un dessin.  Si l'AK 47 reste aussi populaire 60 ans après sa création et si, approximativement, il s'en est fabriqué entre 80 et 100 millions d'exemplaires en ce laps de temps, c'est qu'il y a une recette au succès, qui ne se démentira jamais.

 

La Kalashnikov fonctionne. Point Barre.

 

Fiabilité: Elle marche partout et tout le temps, dans tous les milieux et même, comme l'a écrit John Geddes "si vous la remplissez de sable et oubliez votre chiffon à l'intérieur".

Ce n'est pas exagéré. Une vidéo Youtube montre un test réalisé pour Blackwater. La culasse d'un AK 74 (donnée pour être encore plus fiable) est remplie de terre; l'arme continue de tirer. Une autre vidéo montre un autre gars jetant sa Kalash sans ménagement et plusieurs fois, pour un résultat identique.

Elle a fait ses preuves plus qu'il ne faut dans les coins les plus moisis de la planète et jamais personne n'a eu à s'en plaindre, hormis ceux vers qui elle était braquée…

La boue, la pluie, le sable, la crasse et la connerie (semble-t-il) ne vienne pas à bout d'une Kalash en conditions opérationnelles.

Elle est conçue de manière simple, avec peu de pièces, pour une utilisation par un conscrit à peine sorti de l'œuf. A l'époque Soviétique, un soldat connaissait les fondamentaux de son fusil en quelques minutes.

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Les raisons de son succès sont tout aussi simples: un canon chromé qui ne nécessite presque aucun entretien. Un jeu entre les pièces qui autorise ce qui n'est autorisé à aucune autre arme de la même gamme. Sa solidité et sa rusticité sont exemplaires, au détriment du confort, de la flexibilité, et, surtout de la précision.

 

Solidité: un soldat sera mort vingt fois avant que sa Kalash ne cède. Les raisons: du bois et du métal usiné. Un jeu entre les pièces plus important qui permet de supporter les contraintes du terrain au cours d'un combat.

Rusticité: lorsque j'emploie ce terme, je veux bien sûr parler de sa facilité d'entretien légendaire qui lui permet de toujours faire feu, dans les mains de n'importe qui. Sans trop exagérer, la Kalash, c'est un culasse, un ressort, un couvercle et un chargeur et… en avant Guingamp! Ca tire et, pour peu qu'on oublie de la décrasser pendant plusieurs semaines, ça tire quand même.  

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Confort: ne vous fiez pas aux dernières versions "fashion" de la kalash, avec 2 kilos de Rails Picatinny et crosse en ronce de noyer. L'AK n'a pas été conçu à une époque où l'esthétique préoccupait beaucoup les armuriers. Dois-je insister sur le fait qu'elle a été conçu dans l'optique d'une guerre de conscription massive, dans un contexte probable de volume de feu démesuré, donc, à des années-lumière du confort individuel du soldat, ce qui est le cas aujourd'hui. De surcroît, la vie du fantassin en URSS n'avait pas le même coût qu'aujourd'hui…en occident.

Voilà pourquoi, dans ce contexte, on n'allait pas s'embarrasser à bichonner l'épaule du soldat. La Kalash, c'est une crosse virile en bois brut, avec une plaque de crosse tout métal (ou des crosses "squelettes" rabattables terrifiantes et qui portent bien leur surnom). Le recul engendré par une mignonne 7.62x39, quand il est "amorti" par du métal, occasionne à coup sûr un joli hématome à l'épaule du tireur. Voilà comment, notamment dans les opérations de contre-insurrection (Tchétchénie, Irak), on déniche un tireur qui croyait se fondre parmi les civils…

L'arme n'a pas non plus de lignes très ergonomiques, car elle n'est pas destinée, à la base, aux opérations spéciales, mais bel et bien au combat mécanisé-débarqué intense et rapide (à la Soviétique), ce qui explique qu'elle n'est pas spécialement agréable à transporter, à empoigner et à épauler.

Flexibilité: l'AK est un peu l'antithèse de la flexibilité. Sa conception aussi classique que standard, ce qui l'empêche de vraiment évoluer, comme l'a fait la M16 depuis 40 ans. C'est très certainement aussi une conséquence du manque de flexibilité des politiques militaires Soviétiques, pas vraiment tournées vers les requêtes individuelles (c'est un doux euphémisme…) des combattants. L'arme est demeurée inchangée depuis 60 ans, ce qui ne nuit en rien à son efficacité brute. Pourtant, quelques aménagements raisonnés (sans tomber dans l'excès des fusils type SA58 Entry Carbine ou M14 EBR) pourraient en améliorer le confort d'utilisation, la prise en main et la précision. Si on commence à voir des Kalashs "customisées", les lignes même de l'arme sont un frein à ce genre d'aménagements.

 

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La précision: c'est LA faiblesse légendaire de la Kalash, avec le bruit caractéristique qu'elle produit lorsqu'on manipule le levier d'armement. On reproche à l'AK de manquer de précision au-delà de 250m, ce qui est effectivement un problème aujourd'hui pour un fusil d'assaut.

Etait-ce un problème dans les années 50, lorsqu'on était supposé l'utiliser en rafales (voir l'emplacement du sélecteur de tir), dans des manœuvres massives, et je le rappelle, dans un volume de feu démesuré comme celui de l'Armée Rouge? Je ne pense pas.

A l'époque, on sautait de l'arrière du char, on fonçait, on avançait en rafalant des balles puissantes et on comptait sur ce volume de feu et sur le nombre pour écraser l'ennemi (en droite ligne de la Seconde Guerre Mondiale).

 

Aujourd'hui, la Kalash se bat encore, mais loin, très loin de ce contexte.

Désormais, on parle précision, contrôle, et pas volume de feu. C'est l'époque des NTTC, des TAI et du Double Tap. Tout le monde, ou presque, doit "one shot-one kill".

Peut-on envisager ce genre d'usage avec une kalash? Pas vraiment. Sauf entraînement intensif. Mais, dans ce rôle, il y a mieux que l'AK, et plus adapté.

 

Les procédures de tir récentes et les cahiers des charges des fusils d'assaut préconisent une précision toujours plus grande. Un fantassin doit pouvoir toucher une cible à 600m, voire plus. Ainsi, dans cette optique, les armes sont de parfaits petits bijoux de mécanique fine, qui vont merdouiller dès qu'ils auront la tête dans le sable ou qu'une chute trop violente les aura secoués.

Pendant ce temps, la Kalash continuera de cracher ses dragées.

Dans l'Armée Rouge de l'époque, il y avait le fantassin avec l'AK, pour couvrir les 0-300m. Le tireur au SVD Dragunov (7.62x54mm) couvrait les 300-800m. La mitrailleuse PKM (calibre identique au SVD) se chargeait de l'appui jusqu'aux 800m/1000m. Pour tout ce qui se trouvait au-delà, il y avait l'artillerie lourde.

Cette manœuvre nous paraît primitive et pour cause, elle l'est, aujourd'hui.

Les soldats soviétiques n'ont jamais eu à se plaindre de leur arme; ni de sa solidité, encore moins de sa fiabilité. Le nombre, le volume et la puissance de feu compensaient ce manque relatif de précision, qui n'est vraiment visible que dans le contexte guerrier actuel.

 

Ce manque de précision est dû au jeu entre les pièces et à la cartouche elle-même, la M43, de 7.62x39mm. Cette cartouche est redoutée (à juste titre) pour sa puissance d'arrêt et son pouvoir perforant. Le choc hydrostatique engendré par cette balle suffit parfois à entraîner la mort, alors même que la blessure est "gérable". L'ogive, qui est très solide, pénètre droit dans les tissus et peut en ressortir de la même manière, contrairement à la vicieuse 5.45x39mm, qui est conçue pour blesser salement en virevoltant dans les chairs (ogive à tête vide).

La balle M43 étant lourde et moins "bondissante", elle est donc plus lente et chute de manière conséquente, passés les 200-250m, ce qui entraîne bien sûr, une baisse importante de sa précision.

 

Néanmoins, une balle de Kalash reste une terrible épreuve à affronter, et peu d'obstacles courants, hormis un réel blindage et quelques gilets pare-balles, peuvent prétendre relever ce défi.

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La Kalash dans les mains des experts de la guerre.

 

Les Forces Spéciales emploient bien entendu l'AK 47 et ses dérivés.

 

Les premiers à l'avoir fait sont très certainement les Spetsnaz de l'ex-URSS. L'AK fut pour eux ce que la M16 fut pour les FS occidentales: l'outil de travail. Il est intéressant de souligner l'emploi dans ces sphères spéciales Russes de l'AK74SU, cette kalash raccourcie, destinée tout d'abord aux équipages de blindés. Ce fusil d'assaut court a notamment été employé au cours de la guerre en Afghanistan (1979-88) et est devenu une arme très prisée par les Moudjahiddins, surtout comme trophée. L'arme n'est cependant pas un modèle du genre et accuse les mêmes défauts que l'Autre fusil d'assaut court de l'époque, le XM-177 américain: une signature sonore et visuelle trop importante, une perte de la portée et de la puissance d'arrêt et un encrassement problématique de l'arme dû au raccourcissement excessif du canon.

 

Au cours des années 60, les FS américaines, les Béréts Verts, les commandos spéciaux des MACVSOG et les Long Range Recce Patrols au Vietnam ont utilisés la kalash, pour sa fiabilité et par mimétisme. En effet, infiltrés en territoire ennemi, équipés comme lui, ils étaient susceptibles d'infliger des pertes sévères aux VC lors de contacts surprise, l'initiative jouant en faveur des commandos US. Ils avaient, en outre, beaucoup moins de problèmes pour se ravitailler en munitions. Ces tactiques ont fait des petits depuis…

 

En Afrique, des années 60 à 80, il est fort probable que les SAS Rhodésiens et les Selous Scouts aient utilisé occasionnellement l'AK, vu la prédominance de cette arme chez l'ennemi. Mais sur ce théâtre d'opérations, le FN FAL régnait en maître, certes moins rustique mais bien plus précis et de portée supérieure (7.62x51mm).

 

Au Proche-Orient, il n'est donc point fait de secret sur l'emploi de l'AK par les certaines FS Israéliennes, notamment les nageurs de combat. Très probablement, les unités clandestines de type Egoz ou Shimshon sont elles aussi plus que rompues à l'usage de cette arme.

 

Enfin, plus près de nous, en Afghanistan depuis 2001 et en Irak peu après, il est arrivé que les journalistes photographient des FS occidentales armées de Kalash (AKM, AIM, AK 47 et 74). Pour les mêmes raisons que leurs aînés au Vietnam, les FS du 21ème siècle continuent d'employer cette arme, alors même qu'ils possèdent de véritables plateformes de tir suréquipées. Mais le théâtre afghan est exigeant et, contrairement à la capricieuse M4, l'AK supporte tout, surtout la poussière. Elle tire moins loin, moins vite, moins bien, mais elle tire quoi qu'il arrive.

 

Tous les soldats dits "spéciaux" s'entraînent au maniement de la Kalashnikov, pour s'y familiariser, parce qu'ils auront un jour ou l'autre à faire des missions de Mentoring. Evidemment, ils apprennent aussi à la connaître par cœur, comme un prolongement de leur bras, pour que, le jour où ils se retrouveront en rade avec leur fusil au fin fond d'un coin pourri infesté d'ennemis, ils puissent continuer à se battre.

Et dans les mains des Forces Spéciales, la Kalash regagne ses lettres de noblesse car bien malin alors qui peut dire qu'elle manque de précision...

 

 

La Kalashnikov restera en service encore quelques décennies et elle passera sans problème le siècle d'utilisation, comme la mitrailleuse FN Browning .50 ou le Colt 1911 .45.  

Tant qu'il y aura des munitions en circulation, on continuera à l'employer. Et quand il n'y en aura plus, on en fabriquera encore, dans ces ateliers clandestins comme on trouve en Afghanistan, au Kurdistan ou en Amérique du Sud. L'arme du pauvre bien son nom. Elle coûte une misère à fabriquer, à entretenir, à alimenter et il en est de même bien souvent, malheureusement, pour le gars qui l'utilise.

Ce fusil d'assaut a changé la donne dans bien des coins du monde et, hormis la Guerre des Malouines, a connu tous les conflits qui ont ensanglantés la seconde moitié du Vingtième siècle et le début du Vingt-et-unième…

 

La Kalash est l'arme légère qui a fait le plus de victimes. Elle est aussi devenue un symbole de révolte, d'insurrection et plus tard, de terrorisme. C'est la raison pour laquelle, hormis quelques "spécialistes", qu'elle n'a pas les faveurs de l'Occident, car elle incarne à elle seule tout le panel des menaces qui pèsent sur lui.

 

LE PORTE-CHARGEURS Chicom

 

Photo 10

 

Le nom "Chicom" pourrait, pour le béotien, évoquer irrémédiablement une marque de gomme à mâcher, les fameux Hollywood Chicom (j'avais envie de la faire, celle-là, désolé).

Pour les avertis, en revanche, Chicom évoque sans doute aucun les productions militaires du gouvernements chinois.

A l'instar de Government Issue (GI') qui identifie les soldats de l'armée US, Chicom est une contraction du terme Chinese Communist; en gros, tout le matériel labellisé "Gouvernement Communiste Chinois".

 

Du Chicom, en veux-tu en voilà…

 

Qui n'a jamais vu un soldat ou un milicien avec un porte-chargeurs Chicom sur la poitrine?

Il suffit de regarder le journal télé ou de feuilleter un magazine lorsqu'il se qui traite d'un conflit de basse ou moyenne intensité, pour que le Chicom apparaissent sur le buste d'un combattant: milicien du Hezbollah, soldat Vietcong, conscrit Soviétique ou Chinois, rebelle africain, régulier irakien, et même, pour les amateurs, opérateurs de la Delta Force US en Afghanistan…

 

Le porte-chargeurs Chicom est partout chez lui, même s'il a vu le jour en Chine, au milieu des années 5O, pour accompagner la naissance de la version chinoise de l'AK 47, le "Pistolet-mitrailleur" (eh oui) type 56.

 

Qui est Chicom?

 

Cette pièce d'équipement est d'une simplicité et d'une robustesse exemplaire, même si son emport est aujourd'hui réellement limité. Au même titre exactement que la Kalash, il ne convient pas aux procédures du combat moderne en milieu urbain (très consommateur de munitions), mais continue de servir avec la même constance ses utilisateurs.

 

Né à une époque où les froufrous fashion n'existaient pas, surtout en matière d'équipement d'infanterie, le Chicom est conçu on ne peut plus simplement, dans une forte toile de coton, ce qui le rend increvable et virtuellement indestructible.

L'ensemble se compose d'une large pièce de toile vert olive, sur laquelle sont cousues trois poches principales pour chargeurs et quatre petites poches secondaires, toutes fermées par ces fameux boutons en bois en forme d'amande, typiques du Chicom, qui le rendent unique et identifiable au premier coup d'œil.

Le Chicom se porte un peu moins haut que les porte-chargeurs traditionnels, comme le PLCE britannique, plutôt sur le ventre que sur la poitrine. Bien ajusté par des bretelles croisées dans le dos, il reste confortable et surtout, fixe. Au verso, il n'a bien sûr aucun aménagement en filet pour réguler la transpiration du soldat, ni aucune mousse de confort. C'est du "made in China années 50", ne l'oublions pas!

 

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LA TOILE: c'est bien du coton fort que nous avons là, a priori insensible à l'usure et aux déchirures. Si le corps du Chicom est souple, il n'en est pas de même pour les poches, qui sont plus rigides.

 

LES POCHES A CHARGEURS: il y en a trois, conçues pour accueillir autant de chargeurs courbes de 30 cartouches des fusils AK.
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On ne peut pas rentrer deux chargeurs par poches, mais celui qui y rentre y trouve un vrai écrin taillé sur mesure. Une fois en place, le chargeur ne bouge plus et le rabat boutonné achève de le maintenir fermement. De toutes manières, la rigidité et la forme d'origine de ces poches empêchent de perdre un chargeur au combat.

 

LES POCHES SECONDAIRES: au nombre de 4, elles se divisent en deux types légèrement différents. Jouxtant les poches à chargeurs, il y a les poches à grenades. Une de chaque côté du buste. Fermées de manière similaire.  

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A l'extérieur, juste après les poches à grenades et de chaque côté, se trouvent deux poches utilitaires, légèrement plus petites que celles à grenades, mais doublées de caoutchouc (à l'origine) ou de nylon enduit. Ces poches sont aussi prévues pour accueillir les burettes d'huile pour arme et sont enduites afin de limiter les dégâts d'une fuite éventuelle.

 

Comme on peut le constater, le Chicom est aussi simple que l'usage pour lequel il a été conçu: monter à l'assaut après avoir débarqué.

Trois chargeurs (90 cartouches) et deux grenades, c'est peu. Certes, mais lorsqu'on est aussi nombreux que les conscrits chinois ou russes, c'est suffisant.

Chinois à l'origine, il a ensuite été adopté par les soviétiques sur le terrain, probablement après quelques RETEX en provenance du Vietnam. Dès lors et jusqu'en Afghanistan, les soldats russes ont combattu avec un Chicom sur leur buste; progressivement, l'industrie soviétique s'est résolue à fournir à ses soldats des équipements adaptés et surtout, plus "nationaux".

 

LES RAISONS D'UN SUCCES

 

Les raisons de la popularité et de la large diffusion du Chicom sont simples: ce sont les mêmes que celles de l'AK 47. Fiabilité, simplicité et solidité.

 

Il ne bouge pas, ne trahit pas et est silencieux (pas de velcros, pas de boucles Fastex sur les poches). Sa couleur et sa coupe le rendent passe-partout, ce qui est utile pour des agents opérants en Low-Profile. Masqué par une veste, on peut l'embarquer pour une opé de courte durée où un volume de feu conséquent est préconisé. Il est plat et bien moins encombrant qu'un chest-rig ou un webbing classique. Moins occidental, aussi. C'est la raison pour laquelle il continue d'être employé par certains soldats spéciaux.

 

Certes, il n'est pas très confortable, boit la sueur au lieu de la drainer, mais résiste sans aucun doute aux rigueurs extrêmes du combat sous toutes latitudes, de la jungle Viet aux montagnes Afghanes.

 

Enfin, et c'est une des raisons de sa diffusion intercontinentale, il coûte une misère à produire, ce qui arrange tous ceux qui l'utilisent, surtout dans les conflits du Tiers-Monde.

Peu cher, pratique sans verser dans le superflu, solide, parfaitement adapté à l'usage qu'on en fait. Ca ne vous rappelle rien?

C'est ainsi que le Chicom s'est immédiatement imposé comme le pendant indissociable de la Kalashnikov. Ce couple légendaire est à la guerre moderne ce que le carquois et l'arc furent aux guerres du passé.

 

Lentement, les arsenaux évoluent et des armes très pointues et modulables prennent le pas sur les valeurs sûres du passé, telles que la Kalash. Le jour où l'AK et le Chicom disparaîtront du paysage guerrier, cela trahira un profond changement technologique et un chapitre de la grande histoire des armes sera définitivement tourné. Nous assistons actuellement au même phénomène produit par l'apparition de l'arquebuse dans un monde alors dominé par l'épée.

 

Texte et photos: LE PHASME. 16 mars 2010

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 13:56
Depuis maintenant un an, on en sait un peu plus sur l'adaptation au cinéma du livre "A marche forcée" par le génialissime Peter Weir.
Le tournage a eu lieu en Bulgarie et au Maroc durant l'année 2009 et la sortie sur les écrans français est prévue pour le 20 Octobre 2010.

J'ai suivi l'actualité du tournage sur différents sites américains et j'ai l'impression qu'il s'agira d'une adaptation du livre puisque l'histoire ne se focalisera pas sur Slavomir Rawicz avec l'invasion de la Pologne par l'Armée Rouge en 1939 et l'emprisonnement à Moscou mais attaquera directement sur l'évasion de prisonniers du goulag dont un polonais joué par Jim Sturgess et un américain Ed Harris. Le héros interprété par Colin Farrel sera un russe.

Peut-être le réalisateur n'a pas voulu tomber dans la polémique sur la véracité du récit de Slavomir Rawicz et a concentré son récit sur l'évasion de prisonniers du goulag et leur long périple du Nord au Sud dans ce que Sylvain Tesson a appelé "l'Axe du loup" et dont il a retrouvé des témoignages historiques.
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 18:49
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Les objectifs de la journée :

- Révision de la topographie.

- Marche sur dénivelé avec sac de vie 36heures.

- Elimination des effluves d’éthanol du Samedi soir.

 

Le risque des entraînements le Dimanche matin est qu’on a de grandes chances de perdre des effectifs à cause de la soirée précédente. Nono, malgré une solide formation, n’était pas prêt à lire une carte et à affronter du dénivelé. Le troisième objectif était bien trop difficile pour lui.

 

Le programme :

Largage individuel en « Blind » au pied d’un massif forestier.

Regroupement en milieu d’après-midi au sommet.

 

On a laissé les treillis à la maison et revêtu une tenue passe partout. Seul les sacs à dos sont chargés comme pour les sorties.

Ayen est déposé en premier sur un petit chemin forestier. Il ne sait pas où il est.

Je lui donne la carte 1/25000ème de la zone. Il l’a range dans sa poche topo, il note sur un carnet l’heure de RDV : 1515. On procède à un dernier test radio.

- Des questions ?

- Aucune, c’est parti.


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Je fais demi-tour en voiture pour déposer Vince et je vois dans le rétroviseur Ayen avec son gros sac partir d’un pas décidé vers la forêt. Je suis mort de rire et je m’arrête à moins d’un kilomètre du lieu de dépose.

Vince me demande pourquoi je m’arrête mais il a rapidement la réponse à la radio :

-Ménat’ de Ayen.

-Ménat.

-Où est le lieu de regroupement ?

 

Il y a des dimanches matin vraiment difficile…

 

C’est maintenant au tour de Vince qui du coup, prend bien note de toutes les informations.


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Ayen est déposé à proximité d’un lac mais il y en a plusieurs dans le secteur ce qui va fausser ses estimations.

Vince, lui, a plus de chance car une fois qu’il a prit un peu d’altitude il repère une ligne à haute tension et se localise rapidement.

Le hasard fera que les deux compères se rejoindront rapidement pour faire le reste du trajet ensemble. Ils progressent rapidement mais vont perdre du temps dans les derniers kilomètres pour rejoindre le point de regroupement.

J’atteins le point de regroupement en premier à 15H00. J’ai l’avantage d’avoir fait plusieurs repérages des lieux.

Je suis rassuré d’avoir une liaison radio avec mes deux compères, ils ne se sont pas perdus mais les derniers kilomètres sont les plus délicats.

Il y a plusieurs ruisseaux à proximité et avec la neige qui a fondu dans la semaine, ils ont doublé de nombres et de volumes.

Le RDV doit avoir lieu au sud d’un lac qui est bien caché par la végétation.

Les garçons vont suivre plusieurs ruisseaux passants à proximité du lac sans le voir.

Le lac est gelé, il fait un froid de canard et je décide d’escalader un peu afin de saisir les rayons de soleil. Il est 16H00, assis sur mon promontoire, j’ai enfin le plaisir de voir dans mes jumelles mes camarades. Le site est magnifique, j’observe Vince qui sort son appareil photo.

- Vince de Ménat’, si j’avais un L96 je ferais un carton.

  DSC02312n.JPG

Comme tout le monde est bien chaud, on décide de tenter le diable et de nous séparer à nouveau pour rejoindre une ruine sur le versant nord dans un secteur que je ne connais pas. Il reste deux bonnes heures de jour, le point de regroupement est plus bas que nous. Les gars savent maintenant d’où ils vont partir et à marche forcée sans erreur de topo, ça devrait le faire. On planifie quand même des procédures d’urgence.

Chacun part sur un versant de la montagne et moi je retourne à la voiture.

Je me dis que si la nuit tombe ils pourront se repérer à mes phares.

 

Arrivée au nord de la montagne, je laisse la voiture à l’entrée de la forêt et m’engage vers l’objectif. Comme je suis au pied de la montagne j’ai beaucoup de mal à repérer ce que la carte indique comme une ruine. Je me demande si les gars me rejoindront avant la nuit. Je pense en particulier à Ayen qui a hérité de la partie la plus difficile niveau topographie puisque hors sentier.

Je tente ma chance à la radio afin de savoir s’il est à proximité.

-Ayen de Ménat’.

-Ayen de Ménat’.

Il doit être encore loin.

-Ayen, j’ai un problème :

Tu savais qu’il n’y avait que 20% de lièvres et 1% de cognac dans les Terrines de Lièvre au Cognac des rations françaises ? C’est honteux.

 

Il y a en un qui est arrivé à l’avance au moins puisqu’il est en train de manger planqué face à l’objectif. Au suivant maintenant.

-Vince de Ménat’.

-Vince. Si j’avais un L96 je ferai un carton…

Il me tient dans l’objectif de son appareil photo.

 

La deuxième partie de la marche n’a donc posé aucun problème à personne, tout le monde est arrivé en avance cette fois. On revient vers la voiture.

Il est 18H20, la nuit tombe doucement, on prend un thé autour de la voiture le regard dans la vallée en contrebas. Les ruisseaux sont en crus dans les champs, la brume se lève, il n’y a pas un seul nuage, il va faire très froid cette nuit. Il est temps de rentrer se mettre au chaud.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 15:10

Il y a quelques années j’avais opté pour la formule veste camouflée type "smock", porte chargeur de potrine type "chest rig" et gros sac type "bergen". Le besoin d’avoir le maximum d’équipement à porté m’a incité à prendre une smock avec plus de poches ainsi qu’un gros gilet de combat. Le bergen ne contenant plus que le nécessaire pour bivouaquer, je suis passé au sac trois jours moins confortable mais plus léger et moins volumineux.

J’utilise donc un gilet type « all arms ».J’aurai souhaité investir dans le système AMS arktis plus léger, fonctionnel et modulable cependant son prix m’a rebuté. Avec un fil et des aiguilles on peut aussi faire dans la modularité à moindre coût.

Pour comprendre ma disposition, il faut savoir que je suis droitier mais j’épaule à gauche à cause de mon œil directeur.

Mon gilet Arktis 1601 :
DSC02261.JPG


Mon but :

1- Avoir une poche de protection pour mon laryngophone.

2- Avoir un holster et un porte chargeurs 9mm.

3- Accrocher mon couteau.


Première étape : faire de la place.

DSC02263.JPG
J’ai donc décousu :

-Les deux poches de poitrine à gauche.

-Le holster interne inutile.

-Les portes grenades en D que je n’utilise pas.

-Les passants Molle d’un porte chargeur 9mm.

Deuxième étage : recoudre.
DSC02267.JPG


1. Le laryngophone.
Une des poches enlevée contiendra donc mon laryngophone. Il sera ainsi à l’abri lors des déplacements dans le véhicule ou autre.

2. Le holster.

Dans sa poche interne gauche, on pouvait simplement stocker le PA, il était difficile de dégainer.

Je n’utilise pas de holster de cuisse car peu pratique pour crapahuter et je ne peux pas utiliser un holster de ceinture à cause de la smock.

Le meilleur endroit était donc sur la poitrine, idéal en particulier dans une voiture.

J’ai donc cousu le holster en tissu à la forme exacte de mon P226 à la place de deux poches. J’ai donc maintenant un holster de poitrine. J’avoue qu’un holster en tissu n’est l’idéal pour dégainer mais je n’ai pas encore trouvé la solution pour un holster nouvelle génération. Il sera de toute façon plus commode qu’à son ancienne place. L’inconvénient toutefois est qu’à son ancien emplacement, le PA était mieux protégé des intempéries et des saletés.


Au dessus du holster j’ai installé deux portes chargeurs 9mm à l’envers afin que le chargeur tombe dans la main gauche. Il y a un élastique afin de ralentir la chute des chargeurs.

 

3. Le couteau.

J’ai un couteau gerber LMF que je ne peux porter ni à la cuisse ni à la ceinture (l’idéal) pour les mêmes raisons évoquées plus haut.

J’aurais souhaité le placer à l’envers pour le dégainer rapidement mais il est trop long. J’ai simplement récupéré le fourreau plastique que j’ai fixé avec des serflex sur une poche chargeurs qui fait aussi office de poche radio.

 

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Conclusion.
Il s’agit donc d’une configuration personnelle adaptée à mes besoins spécifiques. Je ne suis pas encore réellement satisfait du holster en tissu et de son système de fermeture mais il est toujours mieux qu’à son emplacement d’origine.

J’ai écris cet article afin de partager ma configuration, de lire vos conseils et réactions mais aussi et surtout pour montrer qu’un vieux gilet « all arm » classique aujourd'hui bradé dans les magasins spécialisés peut aussi être modulable.

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:49

Paul-and-Rachel-Chandler-001.jpgOcéan Indien Janvier 2010

Les Forces Spéciales britannique ont tenté en vain de sauver un couple enlevé il y a trois mois par des pirates somaliens.

 

Citant une source officielle du gouvernement, la BBC a annoncé vendredi 22 Janvier qu’une équipe du Special Boat Service avait été déployé pour délivrer Paul et Rachel Chandler mais l’opération a été annulée selon la source à cause de problèmes techniques et de prises de décisions trop lente par Londres.

 

Des pirates somaliens avaient en effet attaqué le yack des Chandler dans l’Océan Indien le 23 Octobre puis kidnappé ses occupants.

Paul Chandlers a expliqué à la chaîne ITV jeudi 21 Janvier qu’ils étaient traités comme des animaux captifs et que leurs ravisseurs étaient de plus en plus frustrés que la demande de rançon n’aboutisse pas. « Ils perdent patience, ils donnent un ultimatum pour trois ou quatre jours, s’ils ne sont pas écoutés, ils ont dit qu’ils nous laisseront mourir »

Les pirates réclament une rançon de 4.3 Millions de Livres (approximativement 5 Millions d’Euro) et le Ministère des Affaires Etrangère à Londres leur a répondu qu’aucune rançon ne serait versé.

 

L’équipe du SBS a été déployée à proximité du lieu de détention mais ils ne sont pas arrivés dans les temps et l’opération s’est soldée par un échec.

 

Source : Yahoo News
Merci Neill.

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