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Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 13:35



HISTOIRE ET OPERATIONS :

Structure du Regiment : organisation, squadrons, groupe anti-terroriste...

We are the pilgrims master : analyse d'une des images du SAS

21 et 23 SAS : la Territorial Army, les unités de soutien

The Detachment (14 int) : Unité de renseignement qui opéra en Irlande du Nord.

1950-1957 malaisie : Renaissance du SAS et guerre dans la jungle.

1958-1961 Oman : guerre contre-révolutionnaire dans le desert.

1977 op Magic fire : aide au GSG9 dans le premier détournement d'avion à Mogadiscio.

1977 Togo : des SAS derrière une sombre affaire.

1980 Op. Nimrod : une des plus célèbres opérations du 22SAS au coeur de Londres.

1981 Gambie : Deux SAS libère la famille du Président Jawara.

 

1987 Prison de Peterhead : Contrôle d'une mutinerie carcérale.

1988 Fusillade à Gibraltar : Le Mossad et le SAS.

1990-2006 le vol 149 : affaire judiciaire suite à l'emploi d'un vol civil pour le déploiement de SAS à Koweit city.

1990 Guerre du Golfe : raids SAS dans le desert irakien.

1997 Pérou : Libération d'otages à l'ambassade japonaise de Lima.

1998 Albanie : évacuation d'un ressortissant britannique.

1998 Serbie : Arrestation d'un criminel de guerre.


2000 Op Barras : Libération d'otages en Sierra Leones.

2000 chasse aux criminels serbes : arrestation du général serbe Stanislav Galic.




PERSONNALITES :

CROOKE Ian : à venir

DE LA BILLIERE Peter : durant le guerre du golfe, il préconise l'emploi des SAS.

FOWZI Nejad : le seul preneur d'otage rescapé de l'assaut de l'Ambassade d'Iran.

ROSE Michael : un des officiers du SAS responsable de l'opération Nimrod et opposé à la guerre d'Irak.

SCHWARZKOF H. Norman : général américain qui a dirigé les opérations dans le golfe en 1990.

 

TOWNSEND Melvill : un médaillé qui vaut de l'or.

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 15:30

Le SAS accomplit un raid en Serbie

Un accusé de crimes de guerre pris dans sa cache dans la montagne, par Tom Walker, The Times, 11 novembre 1998

 

Des sources diplomatiques occidentales confirment qu'un accusé de crimes de guerre arrêté en Bosnie en septembre a en réalité été capturé par des soldats du SAS à l'intérieur de la Serbie. La mission d'enlèvement la plus audacieuse du Régiment envoie un avertissement clair au président Milosevic que son pays n'est plus un refuge pour ceux recherchés pour être jugés à la Haye.

Stevan Todorovic, accusé d'une série de crimes contre des Musulmans et des Croates en 1992, fut livré par l'OTAN au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie le 27 septembre. L'information donnée par la force de stabilisation [SFOR] menée par l'OTAN à Sarajevo était qu'il avait été arrêté par des troupes américaines dans le nord de la Bosnie. Peu après, la presse serbe cita des membres de la famille selon lequels monsieur Todorovic avait été capturé dans un chalet dans la région reculée de Zlatibor dans l'ouest de la Serbie, à environ 50 miles [80 km, NdT] de la rivière Drina qui marque la frontière avec la Bosnie.

Malgré les démentis de l'OTAN, l'histoire a persisté. Des sources américaines en Serbie admettent que leurs unités d'élite Delta furent impliquées dans une opération qui avait franchi la Drina. Maintenant une autre source occidentale a révélé que le SAS avait pénétré jusqu'au brumeux plateau de Zlatibor.

« C'était une mission classique. Ils ne l'admettrons jamais d'eux-mêmes, mais elle sortira probablement un jour dans un livre, » dit la source. « Ce n'est pas une mauvaise chose que les gens sachent que c'était le travail du SAS. C'est délibérément pour effrayer Milosevic - c'est cette politique maintenant. »

On croit que plusieurs personnes recherchées par la Haye pour des crimes commis en Bosnie vivent en Serbie. Elles comprennent le général Ratko Mladic, le commandant militaire bosno-serbe tenu pour responsable du massacre de Srebrenica. Certains observateurs croient que le raid de Zlatibor était un test. Des membres furieux de la famille de monsieur Todorovic ont dit au Times qu'on avait trainé l'ancien policier hors de son chalet, qu'on l'avait bâillonné, qu'on lui avait bandé les yeux et qu'on l'avait battu, avant de le charger dans un break noir et de le conduire de l'autre côté de la Drina.

stevan_todorovic.jpgMonsieur Todorovic, 41 ans, a dit à sa soeur par téléphone depuis la Haye que l'équipe d'enlèvement s'arrêta plusieurs fois sur la route vers la frontière, probablement pour changer les plaques d'immatriculation du véhicule. On lui fit ensuite traverser la rivière clandestinement sur un canot pneumatique, avant de l'ammener dans un hélicoptère américain à Tuzla dans la fédération musulmo-croate, puis à la capitale néerlandaise. Il affirme qu'à Tuzla, un officier US lui dit : « Alors, vous croyiez que vous étiez en sécurité là bas, c'est ça ? »

Belgrade a systématiquement refusé de coopérer avec le tribunal de la Haye, et a refusé la semaine dernière un visa à Louise Arbour, son procureur en chef, qui voulait visiter le Kosovo.

Des membres de la famille de monsieur Todorovic ont dit qu'ils l'avaient aidé à s'abriter après que des unités SAS basées en Republika Srpska [République serbe de Bosnie, NdT] aient commencé à sévir contre des criminels de guerre présumés, tuant un suspect et arrêtant un autre à Prijedor. La chalet du fugitif était décoré d'icônes religieuses orthodoxes et de calendriers de filles et de voitures de course. Le chalet, à 1000 mètres d'altitude, est couvert de neige pendant trois mois de l'année. Des parents disent aussi que les hommes masqués qui se sont emparés de lui parlaient avec les accents de Belgrade et du nord de la Serbie, et affirment qu'ils étaient restés en planque autour de chalet pendant plusieurs jours, pendant lesquels les papiers d'identité de monsieur Todorovic furent volés dans une voiture. « Nous l'aimions et nous veillions sur lui, » dit l'un. « Comment l'un d'entre nous peut se sentir en sécurité après ça ? »

Un homme âgé qui vit à côté du chalet de monsieur Todorovic dit qu'il s'est battu pendant la Seconde Guerre mondiale avec Fitzroy Maclean, l'agent britannique qui fut parachuté en Serbie pour aider les partisans de Tito. « Comment nos anciens alliés peuvent-ils faire une telle chose ? » demande-t-il.

La source occidentale dit : « Les gars deviennent vraiment bons, et ils ont toute une liste d'options en Yougoslavie. Beaucoup d'entre eux parlent désormais couramment le Serbe et ils connaissent plutôt bien le terrain. »

Monsieur Todorovic, qui travaillait dans la ville de Bosanski Samac du nord de la Bosnie, est inculpé pour meurtre, viol et torture.

 

Source : Tom Walker, The Times, 11 novembre 1998

Mise à jour : Stevan Todorovic a été jugé coupable de persécutions le 31 juillet 2001 et condamné à dix ans de prison.

 

Article associé : Arrestation d'un général Serbe décembre 2000.

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 18:36

SNA3037AAA-682_938700a.jpg« Des gentlemen non-identifiés vinrent et amenèrent l’affaire à sa conclusion »

En septembre 1987, une cinquantaine de condamnés à des peines de longue durée de la prison écossaise de Peterhead se mutinèrent, dévastant l’aile D où ils étaient détenus et prenant en otage le gardien Jackie Stuart. La plupart des émeutiers se rendirent dans les jours suivants, mais quelques quelques-uns refusaient et menaçaient de défenestrer leur otage par un trou fait dans les ardoises du toit.

Les autorités écossaises s’inquiétaient que la police ne pouvait gérer la situation, et demandèrent au ministre de l’intérieur Douglas Hurd l’aide du SAS. Hurd et le directeur des forces spéciales étaient réticents, craignant de créer un précédent pour de futures révoltes carcérales. Néanmoins, le commandant « Mike », du D Squadron, alla à Peterhead pour faire un repérage.

Dans les dernières heures du vendredi 2 octobre, après cinq jours de crise, le feu vert tomba. La vingtaine d'hommes de la Red Team du D Squadron, qui tenait l’alerte antiterroriste, et le colonel du Régiment embarquèrent dans deux Ranger Rover et un autocar et filèrent jusqu’à la base de la Royal Air Force de Lyneham. Les Ranger Rover roulèrent jusqu’à la piste et montèrent directement la rampe d’un avion Hercules qui les attendait, moteurs tournants. En moins de 5 minutes, les hommes du SAS étaient à bord avec leur équipement et l’avion décollait pour Aberdeen. Pour éviter les médias qui couvraient le siège, les SAS quittèrent leurs véhicules hors de vue et entrèrent dans la prison par une porte secondaire.

Le commandant « Mike » réunit les hommes pour exposer le plan d’action qu’il avait mis au point. Les irréductibles s’étaient barricadés dans trois étages de l’aile D de la prison et détenaient Stuart dans une espèce de grenier sous le toit. Le plan était que quatre équipes de quatre hommes lancent l’assaut simultanément par une porte de chaque étage et par le trou fait par les prisonniers dans le toit.

Les SAS revêtirent leur fameuse tenue noire et s’équipèrent de matraques empruntées à la police locale, de bombes au gaz CS et de grenades flashbang. Les Browning 9 mm ne devaient être dégainés qu’en cas de nécessité d’absolue. L’équipe monta sur le toit via une lucarne et avança lentement vers son objectif en rampant sur un étroit parapet mouillé par la pluie, de nuit, 20 mètres au-dessus d’une cour. De l’autre côté de la cour, des prisonniers les repérèrent et crièrent pour alerter leurs camarades, mais il était déjà trop tard. Les quatre équipes étaient en place et le commandant donna immédiatement le top action. Il était 5 heures du matin.

Les charges explosives posées sur les portes métalliques détonèrent, et les SAS se ruèrent en balançant généreusement gaz CS et flashbangs devant eux, incapacitant immédiatement les prisonniers.

Sur le toit, le « Soldat T » lança deux flashbangs par le trou et sauta dans le grenier en s’éclairant avec une lampe-torche. Il tomba immédiatement sur Jackie Stuart et le passa à l’homme qui le suivait. Presque simultanément, il vit un prisonnier lui foncer dessus, apparemment armé d’un couteau. Le « Soldat T » avança, lui asséna un coup sur le bras pour le désarmer puis un coup à la tête pour le déséquilibrer et le saisir pour le maîtriser.

L’opération fut réglée en quelques minutes. Après une discussion rapide avec le commandant, les hommes se changèrent, firent leurs affaires et filèrent, préférant disparaître avant que le jour se lève. Ils quittèrent la prison par le même chemin que l’entrée, moins d’une heure après être arrivés. Les hommes furent conduits à l’aéroport d’Aberdeen, où ils attendirent les pilotes du Hercules, qui faisaient leur repos obligatoire.

Sept mois plus tard, trois meneurs furent jugés pour la prise d’otage. Au cours du procès, la cour apprit que le personnel de la prison n’avait jamais été informé de l’identité des intervenants. Un des officiers de la prison utilisa la litote suivante : « des gentlemen non-identifiés vinrent et amenèrent l’affaire à sa conclusion ».

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 19:39

Les médailles d'un SAS, héros du siège légendaire de l’ambassade iranienne vont être mises en vente – elles devraient atteindre 120,000£.

Le Sergent Tommy Palmer est un des trois hommes ayant reçu la Queen's Gallantry Medal pour sa participation à l'opération de 1980.

L'attaque stupéfiante de ces forces spéciales au cœur de Londres a été filmée par des chaines de télé et à amené au SAS le respect et une réputation mondiale.

Le sergent Palmer, d’origine écossaise, fût l'un des premiers de l’équipe de choc de 20 SAS à traverser les fenêtres lors de la prise d'assaut du bâtiment. Sa cagoule a pris feu, et il a du éteindre ses cheveux en flammes de ses mains. Après avoir arraché sa cagoule et son masque, il est entré et a visé avec son pistolet mitrailleur MP5 un terroriste qui était sur le point d’enflammer un tapis imbibé de pétrole.

Il a entendu le « Dead man's click », ou « clic du mort » provenant de son arme enrayée. Il l'a donc laissé tomber et a rapidement dégainé son pistolet Browning 9mm de son étui de cuisse. Le terroriste s'est alors enfui, se saisissant d'une grenade, et courut vers une pièce, que le sergent Palmer connaissait pour être pleine d'otages. Il l'a poursuivi dans le couloir et lui tira dessus, l'atteignant à la tête, sauvant les vies de nombreux otages.

L'opération – nom de code Nimrod – s’est soldée par la libération des 19 otages sains et saufs et la mort de 5 des 6 terroristes.

Le Premier ministre Margaret Thatcher a personnellement remercié l'équipe SAS, ensuite, on raconte que son mari Denis aurait dit à l’un d’eux avec un sourire : « Vous avez laissez un de ces bâtards en vie. »

Le sergent Palmer a été tué dans un accident de voiture trois ans plus tard à l'âge de 31 ans pendant des opérations secrètes contre l’IRA en Irlande du Nord.

En plus de la récompense de son courage (la Queen's Gallantry Medal), les souvenirs vendus par sa famille incluent la cagoule brulée qu'il a porté pendant le siège, des photos et des lettres de félicitations.

Un porte-parole des commissaires-priseurs Bonhams a déclaré : "pendant le siège de l'Ambassade iranienne en 1980, Tommy faisait partie de l'équipe Roméo Two.

"Son équipe est descendue en rappel du toit, jusqu’au balcon et a lancé leur assaut de là. Roméo Two a libéré avec succès quatre otages féminins.

"Tommy a tué un des terroristes, 'Hassan' et a contenu les autres hommes armés.

"En juin 1981, on a attribué la Queen's Gallantry Medal à Tommy et deux autres hommes des SAS, au cours d’une cérémonie privée au Palais de Buckingham.

" Tommy Palmer est mort tragiquement le 8 février 1983, à l’âge de 31ans, près de Lurgan en Irlande du Nord.

"Au cours d’une opération secrète, la voiture qu'il conduisait avec un autre soldat du SAS, s’est retournée et a heurté un talus de l'autoroute M1."

Le sergent Palmer est né en 1950 à Falkirk, en Ecosse et a grandit à Edimbourg. Dès l'âge de huit ans il était sous la responsabilité des Marian Fathers, un groupe religieux Catholique. À l'âge de 16 ans il a déménagé chez son cousin, récemment marié et vivant dans une petite maison, qui le remet dans le droit chemin.

Il a travaillé comme livreur de charbon avant de s’engager dans l'armée en 1970 en rejoignant le « 33rd Field Squadron Royal Engineers » et en 1973 il s’est porté volontaire pour intégrer le SAS à l’âge de 22 ans. Il a été forcé d’abandonner à sa première tentative aux sélections à cause d’une blessure, mais plus tard, la même année il les a retentés et les a réussis de façon éclatante.

La vente à Bonhams Knightsbridge aura lieu le 29 septembre.

 

Lien vers l'article original

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 17:12

Un lot de cinq médailles ayant appartenu à un ancien SAS a été vendu aux enchères pour la modique somme de 120.000 livres soit plus de 130.000 euros.

 

Le héros :

Le Capitaine Melvill K. « Taff » Townsend, originaire de Newport, a servi au sein du 22 SAS.

Il a participé aux opérations à Chypre sous l'égide de l'ONU, en Irlande du Nord, s'est illustré aux Malouines mais c'est à Oman qu'il va gagner la prestigieuse DCM ( "Distinguished Conduct Medal" qui vient en second après la VC "Victoria Cross").

Il est à l'époque Caporal Chef, sa patrouille tombe dans une embuscade à Sheerishitti à l'Ouest de la province du Dhofar. Pris sous un feu nourri, Townsend fera preuve d'audace et de courage ce qui lui vaudra la DCM, pour l'instant seule distinction accordée à un SAS.

Après avoir quitté le Regiment, le héros travaillera dans le milieu de la sécurité privée, il a pris sa retraite en Aout 2009.

Le lot en vente :

La DCM (à gauche de la photo) est bien entendu la pièce maitresse de ce lot et le fait qu'il appartienne à un SAS rajoute de la valeur vu la popularité de cette unité. Il y avait de plus une copie d'une lettre de remerciement écrite par Lady Diana en 1997 après que Townsed ait assuré sa sécurité durant un voyage en Angola où elle dénonça le ravage des mines antipersonnel.

Sa mise en vente était estimé entre 40.000 et 60.000 £, ce lot a donc crée la surprise Mercredi 18 Novembre lors de l'enchère à la Maison Spink à Londres puisqu'il a atteint la somme de 120.000 £.

Source : site de la BBC
Merci  Neill

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 08:50
En 1972, à une époque où le MI5 et le MI6 obtenaient de faibles résultats en matière de collecte de renseignements en Irlande du Nord, l'armée créa un certain nombre d'unités de renseignement spécifiquement pour ce théâtre d'opérations. Une d'entre elles était la « 14 Intelligence Company » ou « 14 INT », aussi appelée « The Det » pour « The Detachment ».
Son programme de recrutement visait à sélectionner des hommes, ou des femmes, venant des trois armées, généralement des sous-officiers ou officiers âgés de 20 à 30 ans capables d'effectuer des missions de surveillances de longue durée, au plus près de l'ennemi. Leur théâtre d'opérations se limitait au conflit de l'Irlande du Nord face aux terroristes armés de l'IRA, bien que vers la fin des années 80, « le Det » prétendait pouvoir effectuer des missions de reconnaissance de proximité dans les zones dangereuses de par le monde à la place du SAS et du SBS.
Le programme de sélection mettait l'accent sur la faculté d'adaptation et la résistance psychologique et non pas sur celui de la puissance physique, indispensable au sein des forces spéciales telles que le SAS et le SBS. Le personnel, recruté dans les régiments ordinaires de l'armée, suivait un stage de plusieurs semaines (6 mois) consacré aux techniques élémentaires de surveillance, aux transmissions, aux techniques de filatures, de conduite rapide et au maniement des armes. Celui-ci était au début assuré par les SAS. Les candidats apprenaient les techniques de filature et de contre-filature, comment communiquer le maximum d'informations sur le réseau radio, en un minimum de mots. Ils apprenaient à pénétrer dans les maisons, les boutiques, les bureaux afin de se procurer des informations et d'y chercher du matériel, à suivre des hommes et leurs familles pendant des semaines, afin de connaître leurs habitudes, leurs déplacements, leurs relations en vue de déterminer le moment opportun pour pénétrer dans la demeure de la cible. Ainsi ils devenaient familiers avec toutes sortes d'appareils photographiques, y compris le matériel à infrarouge qui leurs permettait de photographier les numéros de série des armes ainsi que les documents - et de faire des clichés de photographie.

Leur entrainement au combat rapproché comprenait l'enseignement aux pistolets, des Browning HP35 ou des Walter PPK, mais aussi aux pistolets-mitrailleurs compacts tels que les Ingram M10, MP5K voir les fusils HK53. Passant des journées au stand, leur entrainement leur assurait une excellente dextérité au maniement de ses armes qu'ils n'utilisaient qu'en cas d'extrême urgence. En effet, ils faisaient tout pour éviter le contact et si l'objectif devait être supprimé, c'étaient aux SAS de passer à l'action. A leur grand dam, d'ailleurs, d'après le livre de Duncan FALCONER, « En première ligne » les SAS manquants de professionnalisme à l'époque, prenant les choses à la légère et y allant un peu à la « bourrin »... Ce qui a beaucoup énervé le 14 INT à l'époque, qui faisait un travail remarquable, dans des situations très risquées et qui voyaient leurs longues heures d'observations gâchées à cause d'une opération SAS mal effectuée.
La dextérité au tir des hommes du Det s'illustre d'ailleurs dans une histoire apparue dans le livre « The Irish war », de Tony GERAGHTY, incident brièvement évoqué dans le HS RAIDS n°21 sur l'Irlande du Nord : En 1981, un jeune officier de la 14 INT Company, roulant seul dans son Opel dans Londonderry, fut soudainement stoppé par une Escort. Deux gars de la PIRA, George McBrearty et Charles Maguire, armés d'Armalites, en descendirent et se postèrent chacun à une extrémité de l'Opel. Avec son pied, l'officier déclencha un bouton dissimulé de sa radio pour appeler de l'aide tout en saisissant son pistolet caché sous sa cuisse. Alors que McBrearty s'approchait par l'avant, l'officier lui tira dessus quatre fois à travers la vitre. A l'arrière, Maguire ouvrit le feu mais rata l'agent britannique, qui ouvrit sa porte et roula hors de son véhicule, se tourna et tira dans la tête de son adversaire. Les deux autres membres de l'IRA étaient toujours dans leur voiture. L'officier remonta dans son Opel et tira sur l'Escort, se protégeant derrière la porte de sa voiture, avant de faire demi-tour et de prendre la fuite sous les tirs de l'IRA. Il laissait derrière lui deux terroristes morts et un blessé. L'IRA prétendit que ses hommes étaient tombés dans une embuscade du SAS où ils étaient inférieurs en nombre et en puissance de feu. Après cet incident, les voitures de la 14 INT furent équipées d'un système lâchant des grenades Flashbang, particulièrement utiles pour se désengager d'une foule hostile.
Finalement, ce fut la RUC qui s'occupa des interventions en coopération avec la 14 INT. A propos des forces spéciales, d'après le livre de Duncan FALCONER, « En première ligne », Londres prenait grand soin de ne pas mêler officiellement les SAS à l'Irlande du Nord, bien que tout le monde savait qu'ils y étaient présent. Ainsi ils ne pouvaient pas intégrer la 14 INT. L'avantage du SBS était que personne ne connaissait l'unité, et ses membres pouvaient ainsi intégrer le détachement. Et Londres, pouvait nier honnêtement, qu'aucun SAS n'effectuait des opérations clandestines.
Cela dit, ces propos sont tenus par Duncan FALCONER, qui entra au régiment à la fin des années 70. Or, dans le livre de Andy Mc NAB, « Action Immédiate », celui-ci évoque qu'il arrivait fréquemment dans les années 80 de voir tourner des membres du Regiment (22 SAS) et du SBS au sein de cette unité, qui trouvait important de se réapproprier les talents qui sont les leurs et qu'ils ont développé au départ (du moins pour le 22 SAS).

Au terme du stage les élèves avaient acquis des nouvelles techniques de planification et de préparation, ainsi que des compétences dans le domaine des surveillances, de l'action technologique et de la reconnaissance de proximité en milieu urbain. En termes d' « action technologique » on peut citer le fameux « Jarking » qui est une technique qui date de la fin des années 70 et qui consiste à cacher un émetteur miniature dans une arme. Elle fournit une option supplémentaire aux forces de sécurité lorsqu'elles trouvent une cache d'armes. Cet appareil se déclenche lorsqu'on déplace l'arme et permet ensuite de suivre les déplacements du terroriste. Il est aussi possible de penser qu'ils neutralisaient les armes, les remettaient dans la cache et attendaient les membres de l'IRA afin de les arrêter, les armes à la main sans risque de se faire tirer dessus...
Au bout du compte, inévitablement, l'IRA découvrait que les armes étaient trafiquées. Ils avaient toute sorte de détecteurs qui permettaient de déloger les micros dans les locaux ou dans les armes. Ainsi ils recouraient à des contre mesures que le Det tentait à leur tour de déjouer.
L'IRA est un ennemi très prudent et malheureusement devenu très bon, qui rendait les missions d'observations très risquées pour les membres du Det. La 14 INT se chargeait des tâches les plus difficiles et, si son action s'est révélée très efficace, son histoire est marquée par la perte de beaucoup de ses membres en opération.
La présence de cette unité sur le terrain n'était pas révélée, c'étaient des clandestins. Leur mode opératoire s'apparente plus à l'art de l'espionnage qui consiste, avant tout, à ressembler à tout sauf à un militaire. Ils opéraient sous des identités d'emprunt comportant les mêmes initiales, le même prénom, et un nom proche du patronyme réel, afin qu'elle soit plus facile à retenir. Ils se créaient une « légende », comme on dit au sein des services secrets. D'ailleurs, des femmes pouvaient être membre du Détachement. C'était très utile lors d'opérations de surveillance où l'on pouvait simuler qu'un couple s'est arrêté là, en voiture, pour faire des galipettes.
Dans certains quartiers résidentiels tels que Bogside, Shantello ou Creggan, entrer dans les maisons était risqué, si bien qu'un boulot de trente secondes nécessitait parfois des jours et des semaines de préparation. Pour que vous compreniez le décor dans lequel ces opérateurs étaient amené à travailler, d'après Andy McNab, dans son livre « Action Immédiate », les habitants de ces quartiers étaient très méfiants. L'atmosphère était toujours extrêmement tendue. Des soldats Anglais se faisaient abattre d'une balle dans la tête et les locaux trouvaient cela formidable... Un agent du Det garé au bord de la route, attendant qu'on lui donne du boulot, fut abattu par des térroristes qui avaient flairé un truc pas net, ils sortirent leurs armes et lui firent sauter la tête.

Avec l'avancée du processus de paix en Irlande du Nord au milieu des années 90, la 14 INT a perdu sa raison d'être. Ses restes ont récemment été intégrés dans le SRR (Special Reconnaissance Regiment), créé en avril 2005. Une sorte de Dét pouvant agir dans d'autres pays. Il semble déjà avoir été actif en Irak, à Londres après les attentats du 7 juillet 2005, et récemment de retour en Irlande du Nord pour contrer les irréductibles de la Real IRA qui refusent encore le processus de paix.



Bibliographie


En français :

-Andy McNab, Action immédiate, Ifrane, Paris, 1996 ISBN 2-84153-069-8 : récit d'un SAS comprenant un tour dans la 14 INT en 1987
-Duncan Falconer, En première ligne, Nimrod, Paris, 2007 ISBN 2-915243-09-3, 978-2-915243-09-3 : récit d'un SBS comprenant un tour dans la 14 INT fin années 70 ou début années 80
-RAIDS Hors-série n°21, Irlande du Nord : guerre au coeur de l'Europe, 1969-2006, par François Auboineau, Histoire & Collections, Paris, octobre 2006 : résumé de diverses sources ouvertes, dont les livres de James Rennie, Tony Geraghty et Mark Urban cités ci-après.


En anglais :

Tony Geraghty, The Irish War: The Hidden Conflict between the IRA and British Intelligence, JHU Press, 2000, ISBN 0801864569, 9780801864568 (3e édition) : livre d'un journaliste sur le renseignement dans le conflit nord-irlandais
Transcription du reportage 'Brits' de Peter Taylor, BBC, diffusé pour la première fois sur BBC Two, 17 mai 2000
Ken Connor, Ghost Force: The Secret History of the SAS, Orion Books Ltd, London, 1999 ISBN 0-75282-697-2 (édition originale Weidenfeld & Nicolson, 1998) : histoire du SAS par un ancien du Régiment, avec quelques informations sur la 14 INT
Michael Asher, Shoot to Kill: A Soldier's Journey through Violence, Cassell, coll. « Cassell Military Paperbacks », Londres, 2004 (réed. 2004) ISBN 1-89880-189-4 (édition originale Penguin, 1990) : biographie d'un ancien du 2 PARA comprenant un tour dans la section de renseignement de son bataillon en 1972 et quelques infos sur la MRF.

Nous n'avons pas lu mais nous avons aussi entendu parler des livres suivants parlant de la 14 INT :

Sarah Ford, One Up: A Woman in Action with the SAS, Harper Collins Publishers, Londres, 1997 ISBN 000255819X, 978-0002558198 (au moins deux rééditions) : récit d'une femme de la 14 INT
'Jackie George' avec Susan Ottaway, She Who Dared: Covert operations in Northern Ireland with the SAS, Pen & Sword Books Ltd, 1999 ISBN 0850526868, 978-0850526868 : récit d'une femme de la 14 INT
James Rennie, The Operators: Inside 14 Intelligence Company, Century, 1996 ISBN 0712677305, 978-0712677301 (au moins deux rééditions) : récit d'un officier d'opérations de la 14 INT
Don Camsell, Black Water: By Strength and by Guile, Virgin Books, 2000 ISBN 1852278730, 978-1852278731 (au moins 3 rééditions) : récit d'un SBS comprenant un tour dans la 14 INT
Peter Taylor, Brits: The War Against the IRA, Bloomsbury Publishing PLC, 2001 ISBN 0747550077, 978-0747550075 : livre d'un journaliste sur le conflit nord-irlandais
Mark Urban, Big Boys' Rules: the Secret Struggle Against the IRA, Faber and Faber Limited, Londres, 1992 ISBN 057116112X, 978-0571161126 (plusieurs rééditions) : livre d'un journaliste sur le renseignement et les forces spéciales dans le conflit nord-irlandais

Photos et article de Romain complété par Robin.

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 14:18
La Gambie est un ancien protectorat britannique enclavé dans le Sénégal. Il est le plus petit pays d'Afrique s'étendant le long du fleur Gambie sur 320Km, sa largeur n'excède pas 50 Km entre sa frontière Nord/Sud.

Sir Dawda Kairaba Jawara devient Premier Ministre à l'indépendance du pays en 1961. Il est élu Président lors de l'instauration du régime républicain en 1970.
Profitant du départ du Président pour le mariage du Prince Charles le 29 Juillet 1981, un opposant au régime Kukoi Samba Sanyang dirige un coup d'état. Son mouvement est d'inspiration marxiste, il dispose de 400 hommes entraînés par la Libye. Le 31 Juillet les rebelles prennent le contrôle de l'aéroport et de la radio nationale à Banjul la capitale. Ils retiennent aussi la femme et les enfants du Président en otage mais ne contrôle pas entièrement la capitale où, à la suite de combats et d'émeutes, règne le chaos.
Sir Dawda Kairaba Jawara souhaite regagner son pays au plus vite, il demande l'assistance au Sénégal et au Royaume-Uni. Le Président Abdou Diouf envoie ses parachutistes, l'élite de la jeune armée sénégalaise. L'Angleterre ne va pas déployer l'Army mais deux hommes seulement ...

La Major Ian Crook a fait le coup de feu à Bornéo, en Irlande du Nord et a participé à l'opération Nimrod au sein du 22SAS. Le 1er Août, il débarque en civil à Dakar au Sénégal accompagné d'un Sergent du SAS. Dans leur valise du corps diplomatique ils ont deux HK MP5, deux PA Browning HP, des cartouches de 9mm et des grenades flashbang.

Il quitte la capitale sénégalaise et se dirigent vers la Gambie où les attend leur contact local : Clive Lee un ex major du SAS qui travaille pour le gouvernement gambien. Les trois hommes rejoignent les parachutistes sénégalais qui ont repris le contrôle de l'aéroport de Banjul. Ils organisent avec ces derniers la prise de la radio nationale et du dépôt d'armes qui sont aux mains des rebelles.


La libération de la famille du Président :
A la suite d'un problème de santé la femme du Président Jawara et ses cinq enfants sont amenés à l'hôpital central pour y être soigné. Ils sont sous la surveillance armée de gardes.
Les trois commandos prennent contact avec les médecins, ils leur demandent de garder en observation le plus longtemps possible la famille présidentielle. La petite équipe médicale arrive même à convaincre les gardes de ne pas porter leurs armes devant leurs patients pour ne pas les effrayer.
Les SAS arrivent devant l'entrée de l'hôpital déguisé en médecin, ils désarment les soldats puis pénètrent dans le bâtiment. Les gardes de la famille étant désarmés, l'opération se conclue rapidement et sans bavure.
Une fois la famille du Président Jawara en lieu sûr, les SAS s'assure que les ressortissants britanniques sont en sécurité pendant que les forces sénégalaises reprennent le contrôle du pays. Les deux SAS rejoignent leur base à Hereford le 3 Août au moment même où Dawda Kairaba Jawara retrouvent son pays.


Les trois jours d'émeutes et d'anarchie auront causé la mort de plus de 600 gambiens. 7 chefs rebelles seront exécutés en décembre 1981. Le président Dawda Kairaba Jawara signera l'accord de coopération créant la confédération de Sénégambie qui durera jusqu'en 1989. Il sera réélu cinq fois jusqu'au coup d'état militaire de 1994.

Le Major Ian Crook sera décoré de la Distinguished Service Order, il quitte l'armée en 1983 avec le grade de Lieutenant Colonel. Il part pour l'Afrique du Sud où il dirige la société KAS qui lutte officiellement contre le braconnage mais sert de couverture pour les services secrets anglais. La firme KAS a été crée par un certain David Stirling.

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 11:39

L'Opération Nimrod en 1980 a largement médiatisé le Regiment, l'affaire de l'Ambassade alimente régulièrement, 28ans après, la presse britannique. Le sujet polémique de prédilection outre-manche reste : Margaret Thatcher a-t-elle ou non ordonné l'exécution des preneurs d'otage iraniens pour l'exemple ? Je ne vais pas répondre à cette question mais rappeler un fait : Il y avait six preneurs d'otage et les hommes du SAS en ont éliminé cinq, il y a eu un survivant à l'assaut du 5 Mai 1980.

 Fowzi Badavi Nejad, un iranien agé alors de 22ans, a été condamné à la prison à vie. Il devient libérable sur parole en 2005. Après avoir prouvé qu'il n'était plus une menace pour la société et exprimé ses remords, le tribunal a annoncé qu'il sera remis en liberté prochainement et qu'il sera autorisé à rester en Grande-Bretagne.

source : presse britannique Octobre 2008

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 18:23
Un article signé Romain :
Coopération des SAS avec le MOSSAD
mossad.jpgJ’ai découvert dans le livre qui tient compagnie à ma table de chevet en ce moment et qui s’intitule : ‘’HISTOIRE SECRETE DU MOSSAD de 1951 à nos jours’’ (enquête de Gordon THOMAS) que le Special Air Service aurait des relations très étroite et ce depuis le conflit Nord Irlandais.

Gordon THOMAS spécialiste des services secrets et auteur de plusieurs livre ‘’choc’’, explique que quelques années en arrière avant un évènement qui marqua la fin des opérations SAS contre l’IRA, Rafi EITAN, chef du service secret à l’époque, invita des agents du SAS à Tel-Aviv pour voir de leurs yeux comment le MOSSAD se débarrassait des terroristes arabes dans les rues de Beyrouth.

Cet évènement n’est tout autre que la fameuse fusillade d’un dimanche après midi de mars en 1988 à Gibraltar, dont on fait allusion ici : http://22sas12.over-blog.com/article-7048121.html

Cette fusillade a causé la mort de 3 terroristes de l’IRA non armé par les SAS. D’après l’auteur, 4 mois avant la fusillade des agents Israéliens ( nommé ‘’katsa’’) avaient entrepris de surveiller une femme et deux hommes qu’ils soupçonnaient de se fournir en arme chez les ‘’Arabes’’, autrement dit le Hezbollah. L’intérêt du MOSSAD pour les activités de l’IRA remontait au temps où le gouvernement Thatcher, avait dans le plus grand secret, invité Rafi EITAN (chef à l’époque du service Israéliens) à Belfast pour qu’il explique aux officiers des forces de sécurité britannique les liens de plus en plus étroits entre les terroriste Irlandais et le Hezbollah.

Depuis une relation de travail s’était installé et des officiers du service Israélien se rendaient régulièrement à Hereford pour préparer les forces spéciales britannique aux opérations du Proche-Orient.

Pour revenir à l’affaire de Gibraltar et éclaircir le rôle du MOSSAD dans cette affaire, ceux-ci avaient tout bonnement suivi le commando de l’IRA jusqu’en Espagne et conclure qu’ils n’étaient venu ni pour rencontrer des trafiquants Arabe, ni établir de contacts avec l’ETA. Quoiqu’il en soit ils décidèrent de maintenir leur surveillance, tout comme les services secrets Espagnols qui les avaient pris en filature (toujours d’après l’auteur). Quand ils perdirent la trace de Mairead FARREL (la femme du trio), ce fut un katsa qui la retrouva. Il apprit qu’elle avait laissé une auto avec à son bord 64 kilos de Semtex et 32 kils d’explosifs divers, dans un parking souterrain de Marbella. Marbella était connu pour la présence de milliardaire Arabe qui venait y jeter l’ancre en yacht. Le MOSSAD craignait que ces bateaux et leurs fréquentes navettes apportent des armes et des explosifs aux terroristes Arabes. Il était possible que la voiture garé à Marbella puisse monter sur l’un de ces paquebots de luxe en partance vers la Terre sainte. Ils maintinrent donc la surveillance.

Un jour ils se rendirent compte que nos trois terroristes avaient repris leur première voiture, celle qui leur avait permis de traverser l’Espagne. Le commando de l’IRA pris la direction du sud suivis de deux Katsa Israéliens. L’un deux équipé d’une radio réglé sur la fréquence de la police prévinrent que les terroristes se dirigeaient vers Gibraltar. La police locale alerta les agents britannique et le SAS se mit en embuscade. Farrel, McCann et Savage furent sommairement abattus sans avoir une chance de se constituer prisonniers.
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 13:39
togo.jpgLa presse britannique a révélé fin décembre 2007 une sombre affaire impliquant des vétérans du 22 SAS.
Des anciens du "Regiment" préparaient en Ocobre 1977 l'assassinant de Gnassingbé Eyadema, Président de la République du Togo. Les services secrets anglais ont eu vent de l'affaire et ont organisé une réunion de crise impliquant toutes les instances de sécurité du pays y compris le SAS. 

MI5-antony-duff.jpg



Après l'analyse de la situation Sir Anthony Duff (cf photo) le directeur du MI5 au moment des faits, a ordonné à la police et au SAS de retrouver et d'appréhender les suspects installé au Togo avant qu'ils ne passent à l'action. Ces derniers ont rapidement abandonné le projet qui était loin d'être abouti, leur chef, un franco-canadien a rejoint la Suisse pour éviter des poursuites.

 David Stirling, l'ancien chef et créateur du SAS, a régulièrement aidé avec l'aide de mercenaires, des chefs d'Etats africains a faire face à une opposition soutenue elle, par Moscou. Cette affaire montre une nouvelle fois le rôle obscur des anciens soldats du SAS lors de la période de décolonisation. La presse ne précise pas pour qu'ils y opéraient.
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