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Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 00:38

Guerre du golfe 01

Je vais débuter ici une série d’articles sur la première Guerre du Golfe qui opposa une coalition internationale aux troupes de Saddam Hussein. L’action du 22SAS fut largement médiatisée notamment avec l’aventure des hommes de « Bravo Two Zero » et le rapprochement avec les origines du SAS dans le désert lybien. Les images des colonnes de Land Rover sur armé danss les dunes de sable irakienne nous renvoyaient 50 ans en arrière à l’époque des « willy’s » de la Layforce et des hommes de Stirling. Ce chapitre 01 débute dès l’invasion du Koweit par une opération largement moins médiatisée et on va comprendre pourquoi.Depuis le début de l’année 1990 le président irakien Saddam Hussein scande à son peuple que le pays est en proie à une machination occidentale et prône un réarmement massif pour y faire face. Il exprime des revendications financière et territoriale  contre son voisin le Koweit. Ses menaces se précisent durant l’été .

Le Jeudi 2 Août 1990, au petit matin, l’armée irakienne prend position sur le tarmac de l’aéroport international de Koweit city et dans les postes clé de l’émirat.. Peu de temps après, le vol 149 Londres- Kuala Lumpur de British Airways y fait escale .La tour de contrôle signale aux pilotes que des pirates se sont emparés de l’aéroport mais il est trop tard. Les forces irakiennes contrôle le 747. Ses 295 passagers et membres d’équipages sont amenés de force dans un hôtel de la capitale où il rejoigne 200 japonais et 7 français, passagers malheureux du vol Tokyo-Paris posé peu avant le leur. Plus de 2 millions d’étrangers dont 13000 occidentaux sont ainsi assignés à résidence en Irak et au Koweit. Dès le début septembre, certains seront libérés mais la majorité sera dispersé dans des sites sensibles afin de servir de bouclier humain. L’affaire des otages indignera le monde entier et l’opinion public ne pourra que soutenir l’armada militaire international qui se mettra en place dans les pays limitrophes.

Mais sur les 295 personnes inscrites sur le carnet de vol de British Airway certains manquent à l’appel dans l’hôtel koweitien. Il s’agit en fait de membres du 22SAS qui se sont dispersés à la descente de l’appareil. Les menaces d’invasion se précisant des forces spéciales britanniques comptaient rejoindre le Koweit discrètement grâce à ce vol.

Les passagers du vol 149 furent indemnisés lors de plusieurs procès en 1996 car cette escale n’était pas mentionnée sur leurs billets de vol et les risques étaient bien connus. Certains passagers sont restés prisonnier durant trois mois ! Il a été retenu que la compagnie British Airway avait donc mis la vie de ces passagers en danger au profil des opérateurs du SAS. Malgré le procès, il n’y eu pas d’éclaircissement sur leur mission . Elle reste encore aujourd’hui inconnue. On peut supposer qu’ils ont aidé à l’organisation de la résistance et ont effectué des missions de renseignement sur les forces d’invasion irakienne.

SAS « scud hunter »
 
 Après l’invasion du Koweit par les forces armées du « Rais », les Etats-Unis déploient des troupes aux frontières irakiennes de leurs alliées : l’Arabie Saoudite et de la Turquie. Plusieurs centaines de milliers de GI vont embarquer pour le golfe dans l’Opération « desert shield » bouclier du désert. Durant ce déploiement, les USA réunissent autour d’eux une coalition des pays européens, asiatiques et africains qui envoient des troupes ou des fonds . Le président G. Bush est assuré du soutien actif ou passif de la majorité des états du globe, Saddam se retrouve isolé mais tente de trouver des alliées en « flurtant » avec la solidarité religieuse. La présence de troupes étrangères en Arabie Saoudite, foulant le sol du « Prophète » ne plait guère aux fondamentalistes musulmans mais les dirigeants du Proche et Moyen-Orient ont assuré de leur neutralité malgré une opposition populaire. La coalition semble solide jusqu’aux premières frappes de « scuds » sur les villes israeliennes.
 
 
Saddam dispose d’un arsenal de missile balistique d’origine soviétique le SS-1 plus connu sous la dénomination OTAN de « Scud ». L’industrie de l’armement irakienne a produit deux versions : le « Al Hussein » et le « Al Abbas » qui ont une plus longue portée mais moins de précision. Il les utilise contre les installations militaires américaine en Arabie Saoudite mais aussi contre les populations civiles des grandes villes d’Israel. La possibilité de l’emploie d’ogives chimiques est grande et on sait que Saddam Hussein n’a pas hésité à employer des agents biologique contre sa propre population en rébellion. Un véritable vent de panique souffle sur Israel.
 
Il faut donc empêcher les forces israeliennes d’entrer en guerre contre l’Irak car la neutralité des voisins arabes pourrait éclater et embraser toute la région. Les forces de la coalition vont donc tout faire pour prévenir Israel du danger des missiles en déployant des contre-missiles de type « Patriot ». Ils vont aussi traquer les lanceurs mobiles de Scud sur le territoire irakien. Cette mission sera confiée aux hommes du 22SAS.
 
 Bravo Two Zero
Trois patrouilles pédestres de huit « troopers »sont formées afin d’être héliportées sur l’axe routier Bagdad - Damas pour contrôler la fréquentation et pourquoi pas localiser des SS-1. Ils devront ensuite coordonner des frappes aériennes ou en assurer la destruction par leurs propres moyens. Les deux premières patrouilles « Bravo One Zero » et « Bravo Three Zero » réembarquent rapidement car elles ne trouvent aucun lieu pour abriter de longues caches d’observation. Le sort de la troisième patrouille est très connu puisque plusieurs de ses membres ont écrit leurs mémoires qui sont devenus des « best seller », il s’agit de « Bravo Two Zero ».
Pour résumer le périple, les hommes dirigé par le "Sergeant" Andy McNab vont se faire repérer par un berger puis traquer par l'armée. Ne possédant que des cartes des années 50 et des radios à trop courte portée, leur tentative d'extraction va virer au cauchemar. N'étant pas équipé pour le froid, ils vont être assailli par des températures glaciales. La patrouille va se disloquer, la majorité des membres seront fait prisonniers et on déplorera trois morts. Un seul réussira à rejoindre la Syrie au terme une évasion aujourd'hui légendaire : Chris Ryan.
 

à suivre...

En savoir plus :

Stirling : http://22sas12.over-blog.com/article-1561185.html

Lybie : http://22sas12.over-blog.com/article-1513558.html

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6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 00:32

Arrestation d'un général serbe de Bosnie

 Banja Luka, enclave serbe de Bosnie. Le 20 décembre 2000, l'automobile de l'ancien général serbe Stanislav Galic est violemment percutée par deux autres véhicules. Des hommes encagoulés brisent le pare-brise et extraient l'officier à la retraite.

Stanislav Galic est né le 12 mars 1943 à Goles, municipalité de Banja Luka, en Bosnie-Herzégovine. Il intègre la JNA (l'armée populaire yougoslave) et participe à la campagne de Bosnie dès Avril 1992 avec l'armée serbes de Bosnie (la VSR). Une partie de cette troupe dirigée par Ratko Mladic et de Radovan Karadzic prend le nom de Corps Romanija et encercle Sarajevo. Stanislav Galic obtient le grade de Général de Division et possède sous son commandement 18 000 hommes, regroupés en 10 brigades. Il dirige personnellement des compagnies de mortier contre le centre-ville. Combinés aux tirs des unités de "snipers", ces bombardements vont tuer et mutiler des milliers de civil. Galic quitte l'armée en 1997 et devient conseiller du responsable des serbes de Bosnie Nikola Poplasen. Il refuse de répondre aux actes d'accusation de crimes de guerre portés à son encontre par le TPIY (Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie).

A 56 ans, le général a la retraite croyait être à l'abri des poursuites internationales dans son enclave tout comme ses anciens supérieurs R. Mladic et R. Karadzic.

 Une vingtaine de SAS l'ont traqué durant plusieurs semaines avec l'aide des dernières technologies comme les photos satellites. Le 20 Décembre après son arrestation musclée, il est conduit par un avion de l'OTAN à La Haye où il est jugé en 2001 et condamné le 5 Décembre 2003 à 20 ans d'emprisonnement.

Impression DPM europe :

http://22sas12.over-blog.com/article-1551493.html

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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 12:45
Personnalité : Général Sir Peter De la billiere
 
Peter de la Billiere est né le 29 Avril 1934. Son père est officier dans la Royal Navy. A 7 ans le jeune Peter perd son père dont le croiseur HMS Fiji est bombardé et coulé par la Lufwaffen au large de la Crète. Il suit des études et brille en mathématique. Il tente de rejoindre la flotte marchande mais il est recalé à cause de problèmes oculaires. Il ne distingue pas correctement les couleurs. Il décide de devenir un SAS et s'engage alors dans l'army. Il joint le "King's Shropshire Light Infantery" et sert durant trois ans au rang de "private soldier". Il tente avec succès le concours d'officier et intègre le "Durham Light Infantery regiment" au rang de "Second Lieutenant". Il sert au Japon, en Corée et en Egypte puis rentre en Angleterre où il forme de jeunes recrues.
En Octobre 1956, Peter tente avec succès la sélection pour intégrer les SAS. Il dirige le B Squadron en Malaisie et se spécialise en jungle. En 1959, il dirige le D squadron qui prend par aux opérations dans le sultanat d'Oman. Il prend par aux combats dans le désert d'Akhdar et reçoit la "military cross" pour son travail à Oman. De 1960 à 1962, il forme à nouveau des recrues de la "Territorial Army" au sein du 21SAS . Entre 1964 et 1966, il participe avec le 22SAS aux opérations de contre guérilla à Bornéo et se marie en 1965. Il décide de se stabiliser pour le bien de sa famille qui s'agrandit et obtient le commandement en second du 22SAS. Il est envoyé en 1970 à Oman où des communistes yéménites mènent une insurrection afin renverser le sultan allié de la Couronne. Il visitera Mirbat après la bataille où une poignet de SAS ont arrêté héroiquement une offensive rebelle.
Après le drame de Munich De la Billiere va saisir la nécessité de se doter d'une unité anti-terroriste efficace. Il va donc contribuer à l'entraînement du SAS et va notamment obtenir des fonds importants pour la "pagoda troop". Tout cela va s'avérer payant lors de l'affaire de l'ambassade d'Iran. Après les opérations des années 80 : Malouines et Irlande du Nord. Durant l'été 1990, De la Billiere se prépare à prendre sa retraite. Il souffre de plus en plus de douleurs dut à un ancien accident de parachutisme. Mais Sadam Hussein envahie le Koweit et De la billiere est nommé commandant des forces britanniques au Moyen Orient à Riyadh. Il organise le déploiement des forces blindées et leur soutien mais ce n'est pas ça que l'on retiendra de son travail en Irak.
En effet, De la Billiere restera l'homme qui a soutenu l'action des forces spéciales. Il a en effet convaincu le commandant en chef de la coalition H. Norman Schwarzkopf pourtant très réticent à l'emploi de troupe spécialisés. Il est à l'origine du déploiement du SAS contre les scuds irakiens.
 Après la Guerre du Golfe, il est promu général et devient conseiller au ministère de la défense. Il est retiré du service actif en Juin 1992. Il a depuis écrit ses mémoires : "Looking for trouble".
 
 
Pour en savoir plus :
 
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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 13:03

Le général N. Schwarzkopf et le 22SAS.

A la fin de la première guerre du Golfe, le général en chef de la coalition, l'américain H. Norman Schwarzkopf, déroge à la règle en saluant publiquement l'action des SAS britanniques.

Tout n'avait pas aussi bien commencé, le général Schwarzkopf rechignait à l'emploi des forces spéciales pour les opérations défensive puis offensive en Irak. Il souhaitait tout d'abord engager une force militaire conventionnelle de façon massive face à ce qu'on appelait à tord la quatrième armée du monde. Il rassemble ainsi plus de 700.000 hommes aux frontières irakiennes qu'il souhaite engager après un long bombardement effectué par l'aviation. La deuxième raison vient de la réputation sulfureuse des forces spéciales. Schwarzkopf avait gardé l'image des opérations américaines dans le Sud Est asiatique, elles furent couteuses et peu efficaces. Le général américain reprochait aussi aux membres des forces spéciales leur arrogance et leur suffisance. Un ancien du SAS : Alan Bell admet : "Nous avions tendance à être arrogants; nous savions tout, avions tout fait et n’avions plus rien à apprendre". L'emploi de ces troupes en coordination avec les forces conventionnelles lui parut difficile, il s'avéra réalisable et très efficace.

Schwarzkopf, pourtant sceptique, apprécia à juste titre l'action des forces spéciales notamment le 22SAS qu'il vint saluer lors d'une cérémonie à huit clos. Ce genre de rencontres sont peu courantes et connaissant la mentalité du général au début du conflit, il est donc de bon ton de le rappeler.

Voici la lettre de recommandation adressée au personnel du 22SAS :

09-03-1991
 
Shortly after the initiation of the strategic air campaign, it became apparent that the Coalition Forces would be unable to eliminate Iraq`s firing of Scud missiles on Israel carried with it enormous unfavourable political ramifications and could, in fact, have resulted in the dismantling of the carefully crafted Coalition.
Such a dismantling would have adversely affected in ways difficult to measure the ultimate outcome of the military campaign. It became apparent that the only way the Coalition could succeed in reducing these Scud launches was by physically placing military forces on the ground in the vicinity of the western launch sites.

At that time, the majority of available Coalition forces were committed to the forthcoming military campaign in the eastern portion of the theatre of operations.
Further, none of these forces possessed the requisite skills and abilities required to conduct such a dangerous operation. The only force deemed qualified for this critical mission was the 22d Special Air Service (SAS) Regiment.
I wish to officially commend the 22d Special Air Service (SAS) Regiment for their totally outstanding performance of military operations during Operation Desert Storm.
From the first day they were assigned their missions until the last day of the conflict, the performance of the 22d Special Air Service (SAS) Regiment was courageous and highly professional. The area in which they were committed proved to contain fare more numerous enemy forces than had been predicted by every intelligence estimate, the terrain was much more difficult than expected and the weather conditions were unseasonably brutal.
Despite these hazards, in a very short period of time the 22d Special Air Service (SAS) Regiment was successfully in totally denying the central corridor of western Iraq to Iraqi Scud units.
The result was that the principal areas used by the Iraqis to fire Scuds on Tel Aviv were no longer available to them. They were required to move their Scud missile firing forces to the north west portion of Iraq and from that position the firing of Scuds was essentially militarily ineffective.
When it became necessary to introduce United States Special Operation Forces into the area to attempt to close down the north-west Scud areas, the 22d Special Air Service (SAS) Regiment provided invaluable assistance to the US forces.
They took every possible measure to ensure that US forces were thoroughly briefed and were able to profit from the valuable lessons that had been learned by earlier SAS deployments into Western Iraq.

I am completely convinced that had the US forces not received these thoroughly indoctrinations by SAS personnel US forces would have suffered a much higher rate of casualties than was ultimately the case.
Further, the SAS and US joint forces immediately merged into a combined fighting force where the synergetic effect of these fine units ultimately caused the enemy to  be convinced that they were facing forces in western Iraq that were more than tenfold the size of those they were actually facing.
As a result, large numbers of enemy forces that might otherwise have been deployed in the eastern theatre were tied down in western Iraq.
The performance of the 22d Special Air Service (SAS) Regiment during Operation Desert Storm was in the highest traditions of the professional military service and in keeping with the proud history and tradition that has been established by that regiment.
Please ensure that this commendation receives appropriate attention and is passed on to the unit and its members.

H. Norman Schwarzkopf
General, US Army
Commander in Chief
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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 13:34

Opération "Magic Fire" 

Somalie 17 Octobre 1977. Sur le tarmac de l'aéroport de Mogadiscio, deux SAS placent des explosifs sur les portes d'un boing 737 de la Lufthansa. Après l'explosion, un commando du GSG9 allemand pénètre dans l'allée centrale en jetant des "stun grenades".

Dans les années 70 le détournement d'avion par des groupes terroristes se généralise. En allemagne, les autorités doivent lutter contre la faction armée rouge (RAF en anglais) qui assassinent des PDG ou des politiques. Le 12 Octobre, quatre de ses membres détournent un vol Palma de Majorque/Franfort de la Lufthansa avec 91 passagers et membres d'équipage à son bord. Ils exigent la libération de onze membres du groupe Baader détenus en RFA et la remise de 15 millions de dollars. L'avion vole d'aéroport en aéroport durant plusieurs jours. Le 16 Octobre à Aden (Yemen) le groupe assassine le pilote et s'envole pour Mogadiscio. Le GSG9 est l'unité anti-terroriste allemande, ses hommes convergent eux-aussi vers la Somalie car après cet assassinat il n'est plus question de négocier.

Après les évènements dramatiques de Munich et l'accroissement de la menace terroriste, les pays occidentaux se sont dotés de groupes d'intervention capables de répondre à cette nouvelle menace. Le GSG9 est peu expérimenté, il travaille en collaboration avec les français et les israéliens. Face aux risques encourus pour l'assaut d'un appareil, les allemands demandent assistance aux SAS plus qualifiés dans ce genre d'opération. Le sergent Barry Davies et le major Alastair Morisson; Deux experts anglais vont s'occuper de la délicate ouverture à l'explosif des portes de l'appareil. Ils amènent avec eux une de leurs inventions encore jamais testée en opération : les "stun grenades" ou "flashbang". Il s'agit de grenades non létales qui à l'explosion entrainent un flash aveuglant et déstabilisant permettant ainsi un effet de surprise.

Le 18 Octobre après l'explosion des portes latérales et avec l'aides des précieuses grenades, les hommes du GSG9 gagnent l'intérieur de l'appareil et élimine trois terroristes dans l'allée centrale. Un des preneurs d'otage aura le temps de dégoupiller une grenade blessant légèrement plusieurs passagers et un membre du commando. Le quatrième terroriste, une femme, sera faite prisonnière. Les 90 otages sont tous sain et sauf. L'assaut est un succès.

Cet opération ne découragera pas d'autres terroristes de continuer les détournements d'avion durant les années 70 et 80 mais ils savent dorénavant qu'ils ont face à eux des hommes déterminés et entrainés. Cette opération souligne la coordination des groupes anti-terroriste occidentaux qui s'entrainent régulièment ensemble et partagent leurs expériences. Elle rappelle le savoir du "Regiment " avec l'utilisation des "flashbang" qui va se généraliser par la suite. Les allemands, eux, vont faire découvrir aux SAS la qualité de leurs pistolets mitrailleur, un certain HK MP5 ! Peu de temps après "Magic fire", le SAS va adopter cette arme dont l'emploi va se généraliser.

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22 janvier 2006 7 22 /01 /janvier /2006 18:31

Opération barras

 

Sierra Léone –25 Aout 2000, 11 Rangers britanniques sont pris en otage par une milice locale : Les West Side Boys . Leur chef Foday Kallay menace d’exécuter les prisonniers si on lui donne pas le pouvoir.
Les « West Side Boys » font parti d’une des nombreuses milices regroupants d'anciens soldats de l'armée sierra-léonaise. Ils ont participé au coup d'Etat de 1997 contre le Président élu Tejan Kabbah. Le déroulement de l’enlèvement des soldats britanniques reste encore floue . Ils devaient rencontrer un officier des casques bleus jordaniens dans la ville de Masiaka et ont été capturé par les miliciens. Le gouvernement britannique va négocier durant plusieurs jours tout en rassemblant des informations et acheminant des troupes et du matériel à Dakar. Après avoir tenté des négociations en vain durant 16 jours, Mr Tony Blair, soutenu par le conseil de l’ONU, donne l’ordre le 9 Septembre de mener une opération ayant pour but principal la libération des otages et secondaire : la capture de Foday Kallay
Deux camps ayant été localisé dans la vallée de Rokel, les parachutistes du 1st Battalion Parachute Regiment ainsi que les forces spéciales du SAS et SBS passent à l’action à l’aube le 10 septembre. 
Les para sont déposés par trois hélicoptères de transport « Chinook » protégés par deux « Lynx » de soutien . Face à eux de jeunes miliciens drogués mais combatifs. Après 20 minutes de combat et la mort de 25 miliciens, les otages sont libérés, 18 miliciens dont Foday Kallay sont fait prisonnier. 12 soldats britanniques sont blessés dont un gravement . 
130 parachutistes auront participé à l’ensemble de l’opération ainsi que 70 membres des forces spéciales. On ne sait pas exactement le rôle du SAS si ce n’est que le Regiment sera endeuillé par la mort d’un homme : Brad Tinnion. Le gouvernement britannique n’a que tardivement reconnu l’appartenance du jeune Tinnion au SAS et n’a cessé de rester flou qu’en au déroulement de l’opération interdisant même la parution d’un article dans la célèbre revue militaire « Soldier ».

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