Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
En savoir plus

22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

More information 

Recherche

25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 16:08

Voici les armes utilisées par les SAS français et britanniques depuis la création du Regiment.
Vous trouverez bien des informations plus précises dans les encyclopédies et les sites spécialisés, la vocation de ces articles est de présenter sommairement ces armes et surtout leur utilisation au sein du Special Air Service :

1941-1945 Parachutistes SAS durant la Seconde Guerre Mondiale :

Bren Mk1 : Le fusil de soutien anglais reconnaissable entre tous.

Colt 1911 A1 : légendaire pistolet automatique américain.

Lee Enfield Mk3 SMLE : fusil anglais qui traversa les conflits.

M1A1 : carabine américaine.

Thompson 1928 : Pistolet mitrailleur d'Al Capone.

22 SAS "the Regiment" :

AK 47 : arme soviétique légendaire.

Kalash et chicom : un couple légendaire.

M16-M4 
: LE fusil d'assaut du Regiment.

HK MP5 : célèbre pistolet mitrailleur en 9mm.

HK G36 : nouvelle génération de fusil d'assaut fabriqué par HK.

M72 LAW : lance roquette anti-char vieillissant mais très pratique.

Minimi M249 : mitrailleuse de soutien en calibre 5,56. 

GPMG : mitrailleuse lourde, la célèbre "Gimpy".

HP35 : le pistolet Browning utilisé dans les années 60, 70 et 80.

Sig P226 : PA actuellement en dotation.

Sig P230 : à venir...


LES COUTEAUX :

MOD knife : une machette ?

Gerber LMF2 : Le couteau qu'il faut avoir

RAF emergency knife-SAS CRW  : célèbre couteau de la CRW

Repost 0
Published by MENATOR - dans ARMES
commenter cet article
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 15:48

Il y a quelques années, cherchant à m'équiper d'un couteau de travail et poussé par la curiosité en ayant vu les mensurations du bestiau je me suis commandé le fameux MOD knife.

 

DSC01264

 

A l'origine le Mod knife aurait été développé dans les années 60 par l'entreprise Wilkinson Sword pour la survie en milieu artique et ce afin d'équiper les forces spéciales (mountain and artic troops).

 

DSC01267

Sur la photo on peut voir les inscriptions reglementaires et la broad arrow

 

Dès la première prise en main j'ai compris que ce ne serais pas avec ce couteau que je taillerais des carpaccio de boeuf digne d'un trois étoiles... Avec plus de 500g sur la balance, une lame carbone d'une épaisseur de 7 mm et des plaquettes de manche taillées à la hache, on a vraiment affaire à un outil lourd et rustique plutôt pensé pour l'abattage de petit bois pour la construction d'un abris ou pour alimenter un feu.

Grâce à l'épaisseur de la lame il peut également servir de levier ou de marteau.

D'ailleurs, plus qu'un couteau, on à plutôt l'impression de tenir le fruit d'un accouplement entre une machette et une hache...

 

DSC01268

 

Après quelque temps d'utilisation, plusieurs défauts ont fait surface : la lame n'est pas assez tranchante malgré un affutage soigné. Plutôt que de trancher net elle "mâche" le bois, il faut s'acharner un moment sur une branche relativement fine pour en venir à bout. Au final, cet acharnement vaut à l'utilisateur de s'abimer franchement les mains, et pour cause, les plaquettes en bois sont très mal ajustées sur le manche.

 

DSC01266-copie.jpg

 

Après quelques recherches sur internet, il s'avère que plusieurs utilisateurs de ce couteau ont rencontré les mêmes soucis. J'ai donc appliqués les quelques conseils lus ça et là pour l'améliorer.

 

Les modifications sont simples et amènent réellement un plus : il y a un gros travail de ponçage des plaquettes pour les ajuster parfaitement au manche, je les ai ensuite teintées en noir pour plus de discrétion. Il faut supprimer le quillon supérieur de la garde qui est inutile et qui peut même blesser. C'est également plus adapté si on veut fixer le couteau sur un baton.

Le plus gros du travail se fait sur la lame elle même, il s'agit d'en modifier l'émouture (tranchant) afin d'en améliorer la pénétration dans les matériaux durs. S'en suit un bon affutage et le tranchant est méconnaissable.

 

 

MOD-survival-knife 0483

Ici les modifications ne sont pas finies mais on peut voir le travail sur le manche.

 

Au final, et ce moyennant une paire d'heure de travail pour les modifications, j'ai hérité d'un couteau solide et fiable dont je ne me sépare plus lors de nos sorties. Comparés aux couteaux plus modernes il est certain que son poids et sa rusticité en rebutera plus d'un, mais son allure robuste inspire confiance et ne manquera pas de faire parler sur les bivouacs.

 

DSC01270-copie.jpg

Comparaison avec le gerber

Repost 0
Published by KoursK - dans ARMES
commenter cet article
17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 17:37

Kalash & Chicom

Un couple légendaire

Photo 1

 

 

Cet article se veut un peu inhabituel. Il n'est pas à proprement parler un article scientifique, ni véritablement une review. Il se veut pragmatique, basé sur les RETours d'Expériences de ceux, et ils sont nombreux, qui ont utilisé ou utilisent encore une Kalashnikov et le porte-chargeurs Chicom.

Les photos qui illustrent l'article ont été effectuées avec la réplique Airsoft d'une AK47S et un véritable porte-chargeurs Chicom.

J'ajoute, en outre, qu'aucun des deux modèles n'a été maltraité au cours de la prise de vues.

 

La Kalashnikov  

 

Photo-2-copie-3.JPG

 

 

QUI?

 

Ce terme usuel s'applique aujourd'hui à tous les dérivés directs du célébrissime fusil d'assaut AK47, inventé à la fin des années 40 par Mikhail Kalashnikov. Cette histoire, tout le monde la connaît, aussi, personne ne m'en voudra si je ne m'attarde pas dessus. Si vous souhaitez connaître le sujet, cliquez sur ce lien.
 

L'AK47 a donné naissance à une foultitude de rejetons de renommée, tels que l'AKM, l'AIM roumaine (avec poignée avant en bois), le Type 56 chinois, la Valmet Finlandaise, le Galil Israélien, la VZ-58 Tchèque, la Zastava M-76 yougoslave, l'AK74 soviétique (5.45mm) et tous ses nouveaux dérivés de la famille AK100, chambrés pour certains en 5.56 mm. Sans oublier les fusils qui reprennent sa conception, comme les SIG suisses (qui sont de l'horlogerie fine).

 

La Kalash (appelons-la par son petit nom) est, qu'on le veuille ou non, une des inventions majeures du Vingtième siècle, au même titre que le lave-linge, le PC, l'automobile, l'avion et la télévision. Tout le monde a au moins une fois entendu parler d'elle et pratiquement tout le monde, même les béotiens et ceux qui rejettent les armes, sont en mesure de la reconnaître.

Cette arme a fait le tour du monde moins rapidement que Philéas Fogg, parce qu'elle s'est arrêtée dans presque tous les pays…

Elle est aujourd'hui l'arme la plus utilisée au monde.

 

 

Photo-3.JPG

 

 

OÙ?

 

En Amérique Latine, elle arme les guérilleros de tous poils, les cartels et même encore aujourd'hui l'armée du Venezuela (qui a récemment opté pour la version AK 103 en 7.62x39mm) et de quelques autres tout petits pays, malgré l'avènement continental de sa consoeur d'origine US, la M16/M4.

En Amérique du Nord, on la trouve dans les stands de tir, mais aussi malheureusement dans tous ce que les mégapoles comptent de gangs, de milices suprématistes et de tarés en tous genres.

 

En Europe, la Kalash semble voyager de pays en pays, aussi librement que le ferait un ressortissant de la Zone €uro. Elle équipe encore la plupart des armées de l'Est qui, petit à petit, s'orientent vers des fusils plus "occidentaux". Là encore, la Kalash se retrouve hors du contrôle de ceux pour lequels elle a été conçue: les militaires. Sans pour autant la dénicher sur les étals du marché à la truffe de Sarlat, on la trouve sous le manteau dans ce que les spécialistes appellent les "Zones Grises". Certaines zones d'Europe sont d'ailleurs plus propices que d'autres, notamment l'Ex-Yougoslavie, l'Albanie, la Campanie (pays de la Camorra) et, cerise sur le gâteau, la "mythique" Transnistrie…

A l'échelle Européenne, l'AK 47 équipe les mouvements mafieux, les gangs et bien évidemment, certaines organisations terroristes (IRA ou ETA pour citer les plus célèbres). De temps à autre, lorsque survient un mitraillage, un règlement de compte à l'arme d'épaule ou une attaque de fourgon blindé, le nom de Kalashnikov revient sur le devant de la scène journalistique.

Photo-4.JPG

 

En Asie, la Kalash est utilisée par... tout le monde. Elle règne en maître incontesté sur tout le Proche et le Moyen-Orient, même si là aussi, le "Black Rifle" Américain s'installe confortablement depuis le 11 septembre. On la trouve aussi bien aux mains des militaires que celles des Talibans, des terroristes, des miliciens de tous bords et, plus surprenant, des nageurs de combat Israéliens du Commando Yami (pragmatisme et mimétisme). L'AK et ses premiers dérivés sont partout et ceux qui s'en servent à bon ou mauvais escient profitent de l'abondance et la facilité d'approvisionnement de cette arme, induites par la proximité de la Russie, de la Chine et de l'Iran qui en inondent littéralement la zone, aidés en cela par les transactions illégales et les marchés parallèles.

En Extrême-Orient, on a vu ce que la Kalash pouvait donner aux mains de miliciens formés à la chinoise, lors de la guerre du Vietnam et des conflits qui vont "rougir" la péninsule du Sud-Est Asiatique durant les années 60 à 90. La rusticité et la simplicité de l'AK font merveille dans les jungles terribles de cette région.

Enfin, en Afrique, la Kalash fait malheureusement partie du paysage… Sur continent ravagé par la guerre, certains pays vivent à son rythme. Le Mozambique en a même une sur son drapeau. Tous les mouvements rebelles, quasiment toutes les armées, hormis quelques zones sous influences coloniales (G3 portugais, Famas Français, FAL Belge), sont équipées en Kalashnikov. Comme l'a dit un jour à son sujet, Laurent-Désiré Kabila, le Dark Vador du Congo: "même un singe peut se servir d'une Kalash". Sans aller jusque là, c'est la simplicité du système AK et une fois encore, sa rusticité, qui ont amenées à cette arme sa place en Afrique. L'exemple le plus triste et le plus probant reste celui des enfants-soldats, si nombreux en Afrique, qui eux aussi, partent sur les sentiers de la guerre une AK à la main.

 

 

Photo-5.JPG

N'importe qui, pour peu qu'on lui montre quelques minutes, est capable d'utiliser et de démonter une Kalash. C'est, entre autres, ce qui la rend aussi populaire que dangereuse.

 

COMMENT?

 

Pas besoin de vous faire un dessin.  Si l'AK 47 reste aussi populaire 60 ans après sa création et si, approximativement, il s'en est fabriqué entre 80 et 100 millions d'exemplaires en ce laps de temps, c'est qu'il y a une recette au succès, qui ne se démentira jamais.

 

La Kalashnikov fonctionne. Point Barre.

 

Fiabilité: Elle marche partout et tout le temps, dans tous les milieux et même, comme l'a écrit John Geddes "si vous la remplissez de sable et oubliez votre chiffon à l'intérieur".

Ce n'est pas exagéré. Une vidéo Youtube montre un test réalisé pour Blackwater. La culasse d'un AK 74 (donnée pour être encore plus fiable) est remplie de terre; l'arme continue de tirer. Une autre vidéo montre un autre gars jetant sa Kalash sans ménagement et plusieurs fois, pour un résultat identique.

Elle a fait ses preuves plus qu'il ne faut dans les coins les plus moisis de la planète et jamais personne n'a eu à s'en plaindre, hormis ceux vers qui elle était braquée…

La boue, la pluie, le sable, la crasse et la connerie (semble-t-il) ne vienne pas à bout d'une Kalash en conditions opérationnelles.

Elle est conçue de manière simple, avec peu de pièces, pour une utilisation par un conscrit à peine sorti de l'œuf. A l'époque Soviétique, un soldat connaissait les fondamentaux de son fusil en quelques minutes.

Photo-6.JPG

 

Les raisons de son succès sont tout aussi simples: un canon chromé qui ne nécessite presque aucun entretien. Un jeu entre les pièces qui autorise ce qui n'est autorisé à aucune autre arme de la même gamme. Sa solidité et sa rusticité sont exemplaires, au détriment du confort, de la flexibilité, et, surtout de la précision.

 

Solidité: un soldat sera mort vingt fois avant que sa Kalash ne cède. Les raisons: du bois et du métal usiné. Un jeu entre les pièces plus important qui permet de supporter les contraintes du terrain au cours d'un combat.

Rusticité: lorsque j'emploie ce terme, je veux bien sûr parler de sa facilité d'entretien légendaire qui lui permet de toujours faire feu, dans les mains de n'importe qui. Sans trop exagérer, la Kalash, c'est un culasse, un ressort, un couvercle et un chargeur et… en avant Guingamp! Ca tire et, pour peu qu'on oublie de la décrasser pendant plusieurs semaines, ça tire quand même.  

Photo-7.JPG

 

Confort: ne vous fiez pas aux dernières versions "fashion" de la kalash, avec 2 kilos de Rails Picatinny et crosse en ronce de noyer. L'AK n'a pas été conçu à une époque où l'esthétique préoccupait beaucoup les armuriers. Dois-je insister sur le fait qu'elle a été conçu dans l'optique d'une guerre de conscription massive, dans un contexte probable de volume de feu démesuré, donc, à des années-lumière du confort individuel du soldat, ce qui est le cas aujourd'hui. De surcroît, la vie du fantassin en URSS n'avait pas le même coût qu'aujourd'hui…en occident.

Voilà pourquoi, dans ce contexte, on n'allait pas s'embarrasser à bichonner l'épaule du soldat. La Kalash, c'est une crosse virile en bois brut, avec une plaque de crosse tout métal (ou des crosses "squelettes" rabattables terrifiantes et qui portent bien leur surnom). Le recul engendré par une mignonne 7.62x39, quand il est "amorti" par du métal, occasionne à coup sûr un joli hématome à l'épaule du tireur. Voilà comment, notamment dans les opérations de contre-insurrection (Tchétchénie, Irak), on déniche un tireur qui croyait se fondre parmi les civils…

L'arme n'a pas non plus de lignes très ergonomiques, car elle n'est pas destinée, à la base, aux opérations spéciales, mais bel et bien au combat mécanisé-débarqué intense et rapide (à la Soviétique), ce qui explique qu'elle n'est pas spécialement agréable à transporter, à empoigner et à épauler.

Flexibilité: l'AK est un peu l'antithèse de la flexibilité. Sa conception aussi classique que standard, ce qui l'empêche de vraiment évoluer, comme l'a fait la M16 depuis 40 ans. C'est très certainement aussi une conséquence du manque de flexibilité des politiques militaires Soviétiques, pas vraiment tournées vers les requêtes individuelles (c'est un doux euphémisme…) des combattants. L'arme est demeurée inchangée depuis 60 ans, ce qui ne nuit en rien à son efficacité brute. Pourtant, quelques aménagements raisonnés (sans tomber dans l'excès des fusils type SA58 Entry Carbine ou M14 EBR) pourraient en améliorer le confort d'utilisation, la prise en main et la précision. Si on commence à voir des Kalashs "customisées", les lignes même de l'arme sont un frein à ce genre d'aménagements.

 

Photo-8.JPG

 

La précision: c'est LA faiblesse légendaire de la Kalash, avec le bruit caractéristique qu'elle produit lorsqu'on manipule le levier d'armement. On reproche à l'AK de manquer de précision au-delà de 250m, ce qui est effectivement un problème aujourd'hui pour un fusil d'assaut.

Etait-ce un problème dans les années 50, lorsqu'on était supposé l'utiliser en rafales (voir l'emplacement du sélecteur de tir), dans des manœuvres massives, et je le rappelle, dans un volume de feu démesuré comme celui de l'Armée Rouge? Je ne pense pas.

A l'époque, on sautait de l'arrière du char, on fonçait, on avançait en rafalant des balles puissantes et on comptait sur ce volume de feu et sur le nombre pour écraser l'ennemi (en droite ligne de la Seconde Guerre Mondiale).

 

Aujourd'hui, la Kalash se bat encore, mais loin, très loin de ce contexte.

Désormais, on parle précision, contrôle, et pas volume de feu. C'est l'époque des NTTC, des TAI et du Double Tap. Tout le monde, ou presque, doit "one shot-one kill".

Peut-on envisager ce genre d'usage avec une kalash? Pas vraiment. Sauf entraînement intensif. Mais, dans ce rôle, il y a mieux que l'AK, et plus adapté.

 

Les procédures de tir récentes et les cahiers des charges des fusils d'assaut préconisent une précision toujours plus grande. Un fantassin doit pouvoir toucher une cible à 600m, voire plus. Ainsi, dans cette optique, les armes sont de parfaits petits bijoux de mécanique fine, qui vont merdouiller dès qu'ils auront la tête dans le sable ou qu'une chute trop violente les aura secoués.

Pendant ce temps, la Kalash continuera de cracher ses dragées.

Dans l'Armée Rouge de l'époque, il y avait le fantassin avec l'AK, pour couvrir les 0-300m. Le tireur au SVD Dragunov (7.62x54mm) couvrait les 300-800m. La mitrailleuse PKM (calibre identique au SVD) se chargeait de l'appui jusqu'aux 800m/1000m. Pour tout ce qui se trouvait au-delà, il y avait l'artillerie lourde.

Cette manœuvre nous paraît primitive et pour cause, elle l'est, aujourd'hui.

Les soldats soviétiques n'ont jamais eu à se plaindre de leur arme; ni de sa solidité, encore moins de sa fiabilité. Le nombre, le volume et la puissance de feu compensaient ce manque relatif de précision, qui n'est vraiment visible que dans le contexte guerrier actuel.

 

Ce manque de précision est dû au jeu entre les pièces et à la cartouche elle-même, la M43, de 7.62x39mm. Cette cartouche est redoutée (à juste titre) pour sa puissance d'arrêt et son pouvoir perforant. Le choc hydrostatique engendré par cette balle suffit parfois à entraîner la mort, alors même que la blessure est "gérable". L'ogive, qui est très solide, pénètre droit dans les tissus et peut en ressortir de la même manière, contrairement à la vicieuse 5.45x39mm, qui est conçue pour blesser salement en virevoltant dans les chairs (ogive à tête vide).

La balle M43 étant lourde et moins "bondissante", elle est donc plus lente et chute de manière conséquente, passés les 200-250m, ce qui entraîne bien sûr, une baisse importante de sa précision.

 

Néanmoins, une balle de Kalash reste une terrible épreuve à affronter, et peu d'obstacles courants, hormis un réel blindage et quelques gilets pare-balles, peuvent prétendre relever ce défi.

Photo-9.JPG

La Kalash dans les mains des experts de la guerre.

 

Les Forces Spéciales emploient bien entendu l'AK 47 et ses dérivés.

 

Les premiers à l'avoir fait sont très certainement les Spetsnaz de l'ex-URSS. L'AK fut pour eux ce que la M16 fut pour les FS occidentales: l'outil de travail. Il est intéressant de souligner l'emploi dans ces sphères spéciales Russes de l'AK74SU, cette kalash raccourcie, destinée tout d'abord aux équipages de blindés. Ce fusil d'assaut court a notamment été employé au cours de la guerre en Afghanistan (1979-88) et est devenu une arme très prisée par les Moudjahiddins, surtout comme trophée. L'arme n'est cependant pas un modèle du genre et accuse les mêmes défauts que l'Autre fusil d'assaut court de l'époque, le XM-177 américain: une signature sonore et visuelle trop importante, une perte de la portée et de la puissance d'arrêt et un encrassement problématique de l'arme dû au raccourcissement excessif du canon.

 

Au cours des années 60, les FS américaines, les Béréts Verts, les commandos spéciaux des MACVSOG et les Long Range Recce Patrols au Vietnam ont utilisés la kalash, pour sa fiabilité et par mimétisme. En effet, infiltrés en territoire ennemi, équipés comme lui, ils étaient susceptibles d'infliger des pertes sévères aux VC lors de contacts surprise, l'initiative jouant en faveur des commandos US. Ils avaient, en outre, beaucoup moins de problèmes pour se ravitailler en munitions. Ces tactiques ont fait des petits depuis…

 

En Afrique, des années 60 à 80, il est fort probable que les SAS Rhodésiens et les Selous Scouts aient utilisé occasionnellement l'AK, vu la prédominance de cette arme chez l'ennemi. Mais sur ce théâtre d'opérations, le FN FAL régnait en maître, certes moins rustique mais bien plus précis et de portée supérieure (7.62x51mm).

 

Au Proche-Orient, il n'est donc point fait de secret sur l'emploi de l'AK par les certaines FS Israéliennes, notamment les nageurs de combat. Très probablement, les unités clandestines de type Egoz ou Shimshon sont elles aussi plus que rompues à l'usage de cette arme.

 

Enfin, plus près de nous, en Afghanistan depuis 2001 et en Irak peu après, il est arrivé que les journalistes photographient des FS occidentales armées de Kalash (AKM, AIM, AK 47 et 74). Pour les mêmes raisons que leurs aînés au Vietnam, les FS du 21ème siècle continuent d'employer cette arme, alors même qu'ils possèdent de véritables plateformes de tir suréquipées. Mais le théâtre afghan est exigeant et, contrairement à la capricieuse M4, l'AK supporte tout, surtout la poussière. Elle tire moins loin, moins vite, moins bien, mais elle tire quoi qu'il arrive.

 

Tous les soldats dits "spéciaux" s'entraînent au maniement de la Kalashnikov, pour s'y familiariser, parce qu'ils auront un jour ou l'autre à faire des missions de Mentoring. Evidemment, ils apprennent aussi à la connaître par cœur, comme un prolongement de leur bras, pour que, le jour où ils se retrouveront en rade avec leur fusil au fin fond d'un coin pourri infesté d'ennemis, ils puissent continuer à se battre.

Et dans les mains des Forces Spéciales, la Kalash regagne ses lettres de noblesse car bien malin alors qui peut dire qu'elle manque de précision...

 

 

La Kalashnikov restera en service encore quelques décennies et elle passera sans problème le siècle d'utilisation, comme la mitrailleuse FN Browning .50 ou le Colt 1911 .45.  

Tant qu'il y aura des munitions en circulation, on continuera à l'employer. Et quand il n'y en aura plus, on en fabriquera encore, dans ces ateliers clandestins comme on trouve en Afghanistan, au Kurdistan ou en Amérique du Sud. L'arme du pauvre bien son nom. Elle coûte une misère à fabriquer, à entretenir, à alimenter et il en est de même bien souvent, malheureusement, pour le gars qui l'utilise.

Ce fusil d'assaut a changé la donne dans bien des coins du monde et, hormis la Guerre des Malouines, a connu tous les conflits qui ont ensanglantés la seconde moitié du Vingtième siècle et le début du Vingt-et-unième…

 

La Kalash est l'arme légère qui a fait le plus de victimes. Elle est aussi devenue un symbole de révolte, d'insurrection et plus tard, de terrorisme. C'est la raison pour laquelle, hormis quelques "spécialistes", qu'elle n'a pas les faveurs de l'Occident, car elle incarne à elle seule tout le panel des menaces qui pèsent sur lui.

 

LE PORTE-CHARGEURS Chicom

 

Photo 10

 

Le nom "Chicom" pourrait, pour le béotien, évoquer irrémédiablement une marque de gomme à mâcher, les fameux Hollywood Chicom (j'avais envie de la faire, celle-là, désolé).

Pour les avertis, en revanche, Chicom évoque sans doute aucun les productions militaires du gouvernements chinois.

A l'instar de Government Issue (GI') qui identifie les soldats de l'armée US, Chicom est une contraction du terme Chinese Communist; en gros, tout le matériel labellisé "Gouvernement Communiste Chinois".

 

Du Chicom, en veux-tu en voilà…

 

Qui n'a jamais vu un soldat ou un milicien avec un porte-chargeurs Chicom sur la poitrine?

Il suffit de regarder le journal télé ou de feuilleter un magazine lorsqu'il se qui traite d'un conflit de basse ou moyenne intensité, pour que le Chicom apparaissent sur le buste d'un combattant: milicien du Hezbollah, soldat Vietcong, conscrit Soviétique ou Chinois, rebelle africain, régulier irakien, et même, pour les amateurs, opérateurs de la Delta Force US en Afghanistan…

 

Le porte-chargeurs Chicom est partout chez lui, même s'il a vu le jour en Chine, au milieu des années 5O, pour accompagner la naissance de la version chinoise de l'AK 47, le "Pistolet-mitrailleur" (eh oui) type 56.

 

Qui est Chicom?

 

Cette pièce d'équipement est d'une simplicité et d'une robustesse exemplaire, même si son emport est aujourd'hui réellement limité. Au même titre exactement que la Kalash, il ne convient pas aux procédures du combat moderne en milieu urbain (très consommateur de munitions), mais continue de servir avec la même constance ses utilisateurs.

 

Né à une époque où les froufrous fashion n'existaient pas, surtout en matière d'équipement d'infanterie, le Chicom est conçu on ne peut plus simplement, dans une forte toile de coton, ce qui le rend increvable et virtuellement indestructible.

L'ensemble se compose d'une large pièce de toile vert olive, sur laquelle sont cousues trois poches principales pour chargeurs et quatre petites poches secondaires, toutes fermées par ces fameux boutons en bois en forme d'amande, typiques du Chicom, qui le rendent unique et identifiable au premier coup d'œil.

Le Chicom se porte un peu moins haut que les porte-chargeurs traditionnels, comme le PLCE britannique, plutôt sur le ventre que sur la poitrine. Bien ajusté par des bretelles croisées dans le dos, il reste confortable et surtout, fixe. Au verso, il n'a bien sûr aucun aménagement en filet pour réguler la transpiration du soldat, ni aucune mousse de confort. C'est du "made in China années 50", ne l'oublions pas!

 

Photo-11.JPG

 

LA TOILE: c'est bien du coton fort que nous avons là, a priori insensible à l'usure et aux déchirures. Si le corps du Chicom est souple, il n'en est pas de même pour les poches, qui sont plus rigides.

 

LES POCHES A CHARGEURS: il y en a trois, conçues pour accueillir autant de chargeurs courbes de 30 cartouches des fusils AK.
Photo-12.JPG

On ne peut pas rentrer deux chargeurs par poches, mais celui qui y rentre y trouve un vrai écrin taillé sur mesure. Une fois en place, le chargeur ne bouge plus et le rabat boutonné achève de le maintenir fermement. De toutes manières, la rigidité et la forme d'origine de ces poches empêchent de perdre un chargeur au combat.

 

LES POCHES SECONDAIRES: au nombre de 4, elles se divisent en deux types légèrement différents. Jouxtant les poches à chargeurs, il y a les poches à grenades. Une de chaque côté du buste. Fermées de manière similaire.  

Photo-13.JPG

A l'extérieur, juste après les poches à grenades et de chaque côté, se trouvent deux poches utilitaires, légèrement plus petites que celles à grenades, mais doublées de caoutchouc (à l'origine) ou de nylon enduit. Ces poches sont aussi prévues pour accueillir les burettes d'huile pour arme et sont enduites afin de limiter les dégâts d'une fuite éventuelle.

 

Comme on peut le constater, le Chicom est aussi simple que l'usage pour lequel il a été conçu: monter à l'assaut après avoir débarqué.

Trois chargeurs (90 cartouches) et deux grenades, c'est peu. Certes, mais lorsqu'on est aussi nombreux que les conscrits chinois ou russes, c'est suffisant.

Chinois à l'origine, il a ensuite été adopté par les soviétiques sur le terrain, probablement après quelques RETEX en provenance du Vietnam. Dès lors et jusqu'en Afghanistan, les soldats russes ont combattu avec un Chicom sur leur buste; progressivement, l'industrie soviétique s'est résolue à fournir à ses soldats des équipements adaptés et surtout, plus "nationaux".

 

LES RAISONS D'UN SUCCES

 

Les raisons de la popularité et de la large diffusion du Chicom sont simples: ce sont les mêmes que celles de l'AK 47. Fiabilité, simplicité et solidité.

 

Il ne bouge pas, ne trahit pas et est silencieux (pas de velcros, pas de boucles Fastex sur les poches). Sa couleur et sa coupe le rendent passe-partout, ce qui est utile pour des agents opérants en Low-Profile. Masqué par une veste, on peut l'embarquer pour une opé de courte durée où un volume de feu conséquent est préconisé. Il est plat et bien moins encombrant qu'un chest-rig ou un webbing classique. Moins occidental, aussi. C'est la raison pour laquelle il continue d'être employé par certains soldats spéciaux.

 

Certes, il n'est pas très confortable, boit la sueur au lieu de la drainer, mais résiste sans aucun doute aux rigueurs extrêmes du combat sous toutes latitudes, de la jungle Viet aux montagnes Afghanes.

 

Enfin, et c'est une des raisons de sa diffusion intercontinentale, il coûte une misère à produire, ce qui arrange tous ceux qui l'utilisent, surtout dans les conflits du Tiers-Monde.

Peu cher, pratique sans verser dans le superflu, solide, parfaitement adapté à l'usage qu'on en fait. Ca ne vous rappelle rien?

C'est ainsi que le Chicom s'est immédiatement imposé comme le pendant indissociable de la Kalashnikov. Ce couple légendaire est à la guerre moderne ce que le carquois et l'arc furent aux guerres du passé.

 

Lentement, les arsenaux évoluent et des armes très pointues et modulables prennent le pas sur les valeurs sûres du passé, telles que la Kalash. Le jour où l'AK et le Chicom disparaîtront du paysage guerrier, cela trahira un profond changement technologique et un chapitre de la grande histoire des armes sera définitivement tourné. Nous assistons actuellement au même phénomène produit par l'apparition de l'arquebuse dans un monde alors dominé par l'épée.

 

Texte et photos: LE PHASME. 16 mars 2010

Repost 0
Published by LE PHASME - dans ARMES
commenter cet article
11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 12:24
Bref Historique et fiche technique :

La mitrailleuse MAG a été développé par la firme liégeoise FN Herstal en 1958. Elle est alimentée par bande de cartouches de calibre 7,62. Cette arme a connu un beau succès l'exportation.
Elle est appelé en France et en Belgique MAG58 pour Mitrailleuse d'Appui Général. Pour les canadiens, il s'agit de la C6, de la M240 chez les américains et pour les britanniques, leur version s'appelle GPMG L7.

- calibre : 7,62 en bande cartouches généralement divisée par lot de 50 pour le transport individuel
- longueur : 1260 mm
- poids : de 11 à 13 kilos
- cadence : de 600 à 1000 coups par minute
- portée : de 800 à 1800 mètres

La « Gimpy » du « Regiment » :

Chez les britanniques et le Special Air Service en particulier l'arme d'appui durant la Seconde Guerre Mondiale et les années après-guerre était le Bren en calibre 303. Il aura une durée de vie relativement longue car dans les années 50, le Bren Mk III sera recalibré en 7,62. Cette version appelée L4 sera utilisée jusqu'aux années 90 après avoir servi aux Malouines et en Irak.
Son remplaçant direct est la version britannique du MAG58 produit sous licence par Enfield : la GPMG pour "General Purpose Machine Gun" L7 surnommé affectueusement « Gimpy » par les soldats de sa Gracieuse Majesté. Il existe toute une série de variantes du L7 en relation avec ses multi rôles.

Le SAS utilise tôt la L7, on voit son emploi sur les photos prises lors des « troubles » dans la Sultanat d'Oman.
Tout comme le faisaient leurs ainés avec des « Vickers » montées sur les jeeps Willy, les SAS équipent leur 4X4 Land Rover jusqu'à trois mitrailleuses L7. Ils vont sillonner le désert d'Oman à bord des « Pink Panther » mais aussi celui d'Irak en 1991.
On peut supposer que la L7 a été remplacé par la Minimi plus légère au sein des patrouilles mais elle fournit toujours un appui feu à partir des véhicules. On voit la « Gimpy » sur les « pick-up » civils du SBS lors du siège de Qala I Jangi en 2001.


Des répliques pour un budget conséquent :

La mitrailleuse L7 existe en version démilitarisée mais avec les nouvelles lois anglaises sur la circulation et le commerce des armes, il doit être difficile voir impossible d'en importer une. Je ne sais pas ce qu'il en est des démilitarisations belges ou françaises.


Un fabriquant anglais d'accessoires de cinéma propose des répliques en bois avec quelques pièces en métal. Ce sont les copies que vous voyez sur les véhicules SAS des collectionneurs à Beltring par exemple mais je trouve que le prix reste élevé, environ 600euros pour un simple trompe l'œil.

En 2009, le seul fabriquant officiel de MAG58 airsoft est Inokatsu. Je n'ai pas eu la chance de voir le résultat mais j'ai eu leur M60 entre les mains et je peux dire qu'il s'agit d'une des plus belle réplique airsoft qu'il me fut donné de voir. Inokatsu fabrique en effet de très belles répliques mais leur prix est très élevé, il faut compter plus de 1200euros. En surfant sur la toile, vous trouverez quelques customs airsoft mais à des prix encore plus élevé.
Si vous êtes l'heureux propriétaire d'une de ces répliques d'exception, n'hésitez pas à vous signaler.

Repost 0
Published by MENATOR - dans ARMES
commenter cet article
13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 16:47
Précision suisse, qualité allemande.


Non je ne vais pas vous parler de montres ou de voitures mais du pistolet Sig Sauer P226.
Il s'agit d'une amélioration du P220 développée au début des années 80 afin de répondre à un appel d'offre du gouvernement américain pour remplacer le Colt 1911. Son concurrent le Berreta 92 remporta l'offre en 1983 en raison de son cout de fabrication moins élevé. Toutefois de nombreux pays comme la Grande-Bretagne s'adopteront ainsi que les Navy Seal US.
Développé en Suisse par Sig et fabriqué en Allemagne chez Sauer, le P226 est réputé plus fiable que le Beretta 92 et offre une meilleure précision que les Glock.
En 1998, le P226 a été chambré en calibre 357 et 40.



Fiche technique simplifiée :


- Calibre : 9 mm au 22SAS
- Longueur : 19,6cm
- Longueur du canon : 11,2cm
- Poids non chargé : 0,750kg


Le 9 mm du « Regiment »


Le SAS utilise en effet le P226 en version 9 mm. Les « troopers » l'ont adopté après la Guerre du Golfe en remplacement du bon vieux Browning HP35. Comme pour son prédécesseur, l'unité anti-terroriste CRW utilise un chargeur rallongé d'une capacité de vingt cartouches.
Les dernières photos de membres des Forces Spéciales Anglaise prises courant 2005 en Irak montrent l'utilisation de cette arme avec un chargeur standard. SAS ? SBS ? Nouvelles unités de soutien ? Le P226 reste encore l'arme de poing des FS britanniques.

Le P228 est une variante plus compacte avec un canon un peu plus court. Je ne l'ai jamais vu sur une photo de SAS mais il se dit que cette arme serait utilisé par le « Regiment » pour ses missions de protection et de surveillance rapprochée. Il s'agit de supputation mais cela parait probable.


Une réplique airsoft courante :


A ma connaissance, cette arme n'existe pas en pistolet à blanc et je ne n'ai pas fait de recherches approfondies pour la trouver en version démilitarisée.

Le modèle à gaz est très courant du fait de l'utilisation du vrai par les Navy Seal, unité prisée chez les airsofteurs. Le revers de la médaille est justement que l'on trouve principalement la version US avec le rail sous le canon.
J'ai joué longtemps avec deux modèles :


Le Marui est une bonne réplique fiable comme d'habitude chez ce fabriquant mais malgré le système « heavy weight » qui simule un poids réel, l'aspect plastique me dérange.



Le KJW est un modèle métal très réaliste avec cependant un problème de marquage fantaisie. Nous avons tous eu dans l'équipe des problèmes de fuites au niveau des chargeurs, quasiment tous ont été rapidement défectueux. Ce problème est vraiment dommage car cette réplique est solide.
Pour le modèle sans rail que l'on voit sur les photos de SAS, Tanaka propose cette version. Personnellement pour les « impressions » du blog, j'utilise un simple « spring » de fête foraine amélioré au pinceau pour plus de réalisme.


Sources :

Wikipedia, la gazette des armes et « SAS rescue » de Barry Davies.

Repost 0
Published by MENATOR - dans ARMES
commenter cet article
6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 13:59

Le Browning HP35 au sein du Special Air Service.

Bref historique :

Ce pistolet fut la dernière arme inventé par l'américain John Moses Browning, il déposa le brevet en 1925 un an avant sa mort. Il faudra attendre une dizaine d'années et quelques modifications avant que la firme belge FN Herstal ne fabrique les premiers modèles appelé GP35 (GP pour Grande Puissance) à partir de 1935.
Pour l'anecdote, ce pistolet est la seule arme fabriquée par les deux belligérants durant le Second Conflit Mondial, les allemands le produisent en Belgique occupée sous le nom P35 et les canadiens sauvent les plans originaux avant l'invasion. Ils le produisent à Toronto sous la dénomination la plus connu Browning HP 35 (HP pour High Power).
Après la guerre, les belges reprennent la production et le pistolet est utilisé à travers le monde par diverses forces de polices et les militaires.
Succédant au révolver Enfield 38, il devient le pistolet règlementaire de l'armée britannique sous la désignation de L9A1.
Après diverses améliorations, il est encore utilisé aujourd'hui par les anglais et les belges. Avec le colt 1911 il fait parti des deux plus vieux pistolets toujours en service dans le monde.

Fiche technique simplifiée :


- Munition : 9mm Parabellum (versions existantes en 7,65 Parabellum et .40 S&W)
- Longueur : 20cm
- Longueur du canon : 11,8cm
- Poids non chargé : 0,810kg
- Poids chargé : 0,986kg
- Capacité des chargeurs : 13 ou 20 (9 mm Parabellum), 10 (.40 S&W)

Le pistolet du Special Air Service :

Entré en service comme arme de poing principale du Special Air Service au moment du conflit d' Aden en 1964, le Browning HP35 a subit bien des améliorations notamment au cour des années 80, je ne connais pas les spécificités des modèles utilisés par le Regiment. Je sais cependant que les « troopers » ont utilisé des chargeurs rallongés de 20 coups à la place du chargeur standard de 13 coups.
Selon l'ancien SAS Barry Davies, les hommes aimaient la fiabilité de son mécanisme, sa facilité d'entretien et sa grande capacité. On le voit régulièrement sur les photos du CRW des années 80.
Alors qu'il est encore en service au sein des forces armées britannique, les SAS l'ont remplacé par le Sig Sauer P226 après la Guerre du Golfe en 1991.

La réplique rare pour la reconstitution :

Cette arme n'a pas été beaucoup produite en réplique airsoft, à ma connaissance seul le fabriquant Tanaka propose à la vente la version mkIII .
Le modèle démilitarisé est relativement cher, son prix avoisine les 1000euros pour un modèle généralement ancien.
Vous pouvez aussi acquérir le modèle à blanc peut-être le plus réaliste et le moins cher en n'oubliant pas bien entendu le chargeur long.

Sources :

Article wikipedia et livre de Barry Davies "SAS Rescue".

 

Repost 0
Published by MENATOR - dans ARMES
commenter cet article
17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 14:44

Le M16 est un mythe de l'armement moderne. Fantasmé, décrié, il est souvent comparé à son éternel rival(e), l'Ak47. Cependant, l'un des aspects les plus passionnants de l'étude du M16 est son évolution,  intiment liée au développement de la 5.56 Otan, standard incontesté de l'armement aujourd'hui.
Comme L'Ak47, le M16 est un fusil qui est né et a évolué grâce à l'Histoire.


I/ Historique :

En 1948, l'Operation Research Office de l'US Army conduisit une étude sur l'efficacité des munitions de petit calibre, afin de chercher un remplaçant aux munitions de calibre 30 utilisée jusqu'alors par les armes d'infanterie. Ces tests aboutirent à désigner les balles à haute vélocité de calibre 22 comme les plus efficaces.

Doter les fantassins d'une arme de plus petit calibre permettait aux hommes d'emporter plus de munitions, augmentant la puissance de l'escouade d'infanterie, sans pour autant diminuer la portée des armes individuelles.

In fine, des tests avaient révélé qu'au combat, seul un homme sur sept tentait effectivement de toucher l'ennemi. Le fait de diminuer le recul de l'armement et d'augmenter la cadence de tir pouvait améliorer ce ratio.

Depuis la seconde guerre mondiale, des études avaient montré que la distance classique d'engagement pour un fantassin était de 300 mètres maximum, distance où une balle de calibre 22 était toujours efficace. Qui plus est, la relative perte de puissance, même si elle n'assurait pas la mort de l'ennemi, permettait au moins de certifier une blessure grave et donc, un handicap logistique pour l'armée adverse.

Ces études furent complétées entre 1953 et 1957 par le projet Salvo, qui insista sur l'efficacité des munitions de petit calibre. Finalement, la société Armalite fut chargé du développement d'une carabine légère répondant aux standards requis. Le design choisi fut celui d'une arme conçue par Eugene Stoner, l'AR10, utilisant lui la munition plus conventionnelle de 7.62 Otan. La munition de 222 remington, très courante aux USA, notamment chez les chasseurs varmint, servit de base à une nouvelle cartouche, conçue par Remington, la 223.

Image de l'Ar15 traditionnel, cache-flamme triple, garde main triangulaire, magasin 20 coups.

Frileuse à l'idée d'adopter une arme aussi peu conventionnelle, l'US army déclina l'offre. Mais l'US air force se révéla intéresser par le projet, afin d'équiper ses forces de sécurité stratégique. Armalite, une société de recherche aéronautique avant tout, transmit commercialement son projet à Colt industrie, afin de passer à la phase de production industrielle.

En 1962, l'ARPA (Advanced Research Projects Agency) se procura un lot de M16, désignation militaire de l'Ar15 et l'envoya pour essai en Asie du Sud est, où venait d'éclater la second conflit indochinois. Sur place, la carabine démontra son efficacité, aux mains d'advisors américains et de soldats sud-viêtnamiens expérimentés. Elle y gagna son surnom de « Black rifle ». En 1963, Colt reçut une commande de l'US Army, portant sur l'achat de 85 000 XM16E1, selon la terminologie officielle. En 1966, une commande record de 840 000 fusils fut passée par l'US Army.


2/ Développement :

L'arme adoptée par l'US Army correspondait alors au standard M16A1, l'arme conservant son cache-flamme originel, mais recevant un bolt assist, un poussoir permettant de fermer manuellement la culasse du fusil en cas d'enrayement. Le ressort d'armement de l'Ar15 se trouve dans la crosse du fusil, et si la culasse du fusil n'est pas renvoyée correctement vers l'avant, il est impossible d'ouvrir le M16. Les soldats confrontés à un enrayement, avant l'apparition du bolt assist, devaient frapper les stries de la culasse apparentes (à travers la fenêtre d'éjection) pour remettre le fusil en ordre de combat.



Image du M16A1, cache-flamme bird cage ou non, bolt assist  


A partir de 1967, des rapports alarmants provinrent des lignes de front. Le M16 semblait souffrir d'un manque de fiabilité épidémique. Ces plaintes étaient si vives que le Congrès créa une commission pour étudier ce problème. En réalité, les causes du « manque de fiabilité  » originel du M16 semblent maintenant connues. On peut citer :

* L'utilisation de poudre inadaptée pour les munitions de 223 et une lubrification insuffisante, d'autant plus que le 5.56 est un calibre qui pousse à la consommation,

* Le fait que l'arme ait été présentée comme « auto nettoyante » aux soldats, qui négligeaient ainsi d'entretenir leur fusil (cette cause est particulièrement comique, l'Ar15 étant en fait un fusil « auto encrassant », son système d'emprunt de gaz envoyant directement sur la culasse et dans les mécanismes de l'arme des résidus en masse). Ce fut tellement courant que l'armée américaine fit paraître une célèbre BD de Will Eisner expliquant aux soldats comment nettoyer le M16,

* Le faible niveau d'instruction des appelés, par rapport aux testeurs initiaux. Notons qu'initialement, le M16A1 n'était pas intérieurement chromé, ce qui est une hérésie en jungle. La Type56 chinoise, sa principale rivale dans le conflit vietnamien, l'étant elle.

Cependant, dès 1969, ces défauts furent corrigés. La crosse de l'arme fut évidée pour accueillir un kit de nettoyage. Notons qu'à la même époque, les chargeurs de 30 coups furent introduits au sein des unités, bien que des exemplaires furent disponibles avant. Le cache-flamme fut modifié, adoptant l'allure d'une « bird cage », particularité que les premiers M16A1 n'avaient pas.

Depuis sa construction, la munition de 5.56 standard était la M193. Or, en 1979, FN développa une nouvelle munition de 5.56, la SS109, conçue pour être utilisée par la Minimi. La balle de la SS109 était plus lourde, accroissant la puissance du projectile et ses performances à longue portée. Cette nouvelle munition requérait un pas de canon plus rapide, pour stabiliser le projectile. Le pas choisi fut celui de 7, le canon de l'Ar15 utilisant un pas de 12. Certains M16, surtout civils, utilisent également un pas de 9, intermédiaire et plus permissif.

 

En 1981, Colt industrie développa une nouvelle version du M16, plus lourde et plus adaptée au tir de précision. Les principales modifications apportées à l'arme consistait en de nouveaux organes de visée dérivable, un garde main strié et une crosse plus longue. On ajouta aussi un déflecteur latéral, pour les tireurs gauchers.

L'introduction du mode rafale (au lieu du full auto traditionnel) et du nouveau pas de 7 complétaient le tableau. Le Corps des Marines apprécia l'arme et l'adopta en 1983, suivie par l'Army en 1985.


 

photo de la réplique de mon M16A2


Le M16A2 se standardisa donc au sein de l'armée américaine au sens large, où il est toujours présent, bien que l'arme ait reçue plus récemment, sous le standard A4, une cure de rajeunissement. L'installation de garde-main RIS/RAS et de flat top n'étant que les principales modifications rencontrées. Le M16 renforce chaque jour son côté « mécano », comme le Colt 1911, par la variété de pièces disponibles sur le marché pour le customiser.

Notons que dès 1967, l'armée américaine déclina le fusil d'assaut Ar15 en de nombreuses versions, plus adaptées à l'usage des forces spéciales et des équipages d'aéronefs. La carabine M16 (un M16A1 doté d'un canon raccourci), l'Xm177 et le Car15 sont quelques exemples de ces modifications. Ces armes, certes plus maniables qu'un M16, se révélèrent souvent imprécises et moins fiable que le fusil original. La réduction de l'emprunt de gaz de l'Ar15 sur ces carabines n'est pas étranger à cet perte de fiabilité, et à un plus mauvais rendement balistique. La M653 et plus tard, la M727, permirent de combler en partie ces défauts et une hégémonie souvent contestée de la carabine M4 au sein de l'armée américaine

Le M16 est considéré par beaucoup comme le meilleur fusil d'assaut du monde. Souvent comparé à l'AKM et à ses variantes, dont il n'a pas la robustesse, c'est néanmoins une arme extrêmement précise, agréable à utiliser et légère, qui recueille l'avis unanime des soldats professionnels.


3/ Premières utilisations par les Forces Spéciales Britannique

Au début des années 60, le Special Air Service n'étant équipé que de SLR L1A1 (et ce depuis 1956), un fusil d'assaut lourd et surtout ne tirant qu'en coup par coup, a décidé de se doter du fameux Armalite, AR15. Arme très légère, légèrement plus que leur PM Sterling de l' époque... 

Et c'est en 1963, à Bornéo, que l'on aperçoit pour la première fois, l'Armalite (ou appelé « The Black Rifle »  au "Regiment") dans les mains des SAS avec les chargeurs de 20 coups. Autant dire que dans un contexte comme celui-ci, où les distances d'engagements sont faibles, il est important d'avoir des armes tirant en rafale.

 

Dessin montrant l'équipement des SAS de l'époque à Bornéo

 

Malgré les quelques modifications faites sur l'AR15 à la fin des années 60, les SAS faisant preuve d'un certain conservatisme et manquant surement de moyen, restent sur l'ancien modèle de M16 comme on peut le voir dans le second conflit d'Oman. L'Ar15 est utilisé sur place, au côté du L1A1, la version britannique du FAL belge.Les hommes souffrent de problèmes de qualité de munition. Beaucoup d'étui restent bloqués et ils utilisent des barres de soudures pour les dégager.  

De même jusque dans les Falklands, avec la fameuse photo de l'auteur Hugh McManners du livre "Falklands Commando", le montrant avec deux de ses camarades  du 148 Batterie d'Observation Commando (Royal Artillerie) avec des M16 chargeurs long courbé de 30 coups. Le SAS/SBS ont même préféré à l'époque, le M16 au SLR, qui infiltré derrières les lignes ennemis, ne dépendant d'aucune logistique et donc crapahutant avec une lourde charge sur le dos, ont apprécié le faible poids du fusil.

 

« Falklands Commando », HUGH McMANNERS avec les Célèbres jumelles AVIMO 7*42  


 A noter, l'usage du XM 177 appelé aussi « colt commando » dans les Falklands par les membres des Forces Spéciales seulement. Enfin, à Pebble Island, lors du célèbre raid, quelques un des six avions PUCARA ont été détruit à l'aide de lance grenade M203 situé sous le garde main du M16.

Situer l'entrée en dotation des M16A2 est difficile car nous n'avons, à notre connaissance, aucune photo et aucun témoignage précisant cette information. En effet, le M16 A2 faisant sa première entrée dans l'USMC en 1983, soit dans les années 80, l'histoire des forces spéciales britannique commence à être tenue secrète. Il existe très peu de photos de cette période de l'unité, qui combat un peu partout dans le monde : Irlande du Nord, Colombie ... Ce n'est donc qu'à partir de 1991, quand éclate la première Guerre du Golfe, conflit très médiatisé où l'on peut voir que les SAS se sont dotés de M16A2 avec ou non, un lance grenade M203. Arme utilisé jusqu'en fin année 90, puisqu'il équipera les SAS et SBS en Sierra Leone en 1999.

 

SAS en Irak 1991


Depuis 2001
, les forces spéciales tout d'abord,  puis l'armée britannique en général, a adopté un modèle de Colt CANADA : le L119 A1.  Rejoignant les armées canadienne, néerlandaise, danoise, norvégienne et leurs forces spéciales respectives. Le lance grenade M203 ne peut pas se monter sur le canon du L119, on peut voir des SBS avec un autre modèle de 40mm le HK 69 sur des photos en Afghanistan. Sur les rares photos récentes en Afghanistan et en Irak, l'aide à la visée ACOG en 4x32 est systématiquement utilisée.

Repost 0
Published by NECK et ROMAIN - dans ARMES
commenter cet article
16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 15:41



Inventé durant la Seconde Guerre Mondiale et déjà utilisé par le SOE et le SAS, le couteau de secours de la RAF appelé "British Gravity Knife" est produit depuis son origine à Sheffield par deux fabricants : Joseph RODGERS et George IBERSSON. Il avait pour vocation de couper les sangles et les cordes de parachutes des équipages.
Le modèle a été perfectionné après guerre avec une lame courbe et un système de maintien au fourreau original et a connu un grand succès au sein des équipages de la RAF. On trouve ce couteau cousu avec son étui sur la poitrine de leur combinaison de vol.
des Il est toujours fabriqué à Sheffield bien que la société Ibersson ait été racheté par le groupe Egginton en 1988.
 


Le 22SAS l'a utilisé dès la création du CRW comme bien du matériel de la RAF. Ce couteau permet de couper les sangles et la corde de rappel. On peut aussi débarrasser rapidement un "trooper" blessé de son gilet d'assaut et de son pare-balle.
Sur les photos on le voit accroché sur la manche ou sur la "suede vest".
je pense qu'il a été remplacé aujourd'hui par des couples sangles plus perfectionné cependant ce couteau est une pièce maîtresse du kit CRW.

Fiche technique :

 



Le couteau est très léger : un poids de 117 grammes et de 208 gr avec le fourreau en métal et l’étui en tissu.

Il peut être relié par un fil au fourreau afin d’éviter de le perdre.

Un système type ciseau vient le bloquer à son fourreau métallique, une simple pression exercée sur le manche le libère. Monté à l’envers il vous tombe vraiment dans la main.

 


Numéro indicatif :



22c est le code pour tout le matériel de la RAF avant l'entrée en vigueur des codes NSN OTAN défini par quatre chiffre puis le nombre 99

8106 indique la fabrication par la firme "Rodgers" et 2966 par "Ibersson"

Sur la lame ou à sa base on trouve donc les chiffres :

22c-1278106
22c-1272966
puis sur les modèles récents :
****-99-1278106
****-99-1272966

Mon couteau est donc un ancien modèle fabriqué par Rodgers à Sheffield.

Repost 0
Published by MENATOR - dans ARMES
commenter cet article
6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 15:38
Ce pistolet mitrailleur a été inventé par John Thompson en 1919 et vendu sous la désignation Thompson 1921. Elle équipe les forces de police américaine et la Mafia à qui Hollywood associe l’image.
L’arme subit quelques modifications mais les plus importantes sont celles réalisées à la demande du Corps des Marines . La Thompson 1928 a un garde-main avec une poignet et surtout son canon est équipé d’un compensateur de relèvement.

Elle n’équipe toujours pas l’US Army mais elle trouve des acheteurs en Europe en 1940. 

undefined

L’Angleterre et la France doivent équiper rapidement leurs troupes de pistolet mitrailleur pour faire face aux MP40 allemandes mais la fabrication de la Thomson est complexe. Les premières armes n’arriveront pas en France à temps, seuls les anglais dont Churchill (cf photo) utiliseront la Thompson 1928.
Dans le désert de Libye, son chargeur circulaire de 50coups confère une puissance de feu impressionnante aux équipages de Jeep SAS .

undefined

 

Après la Guerre du Désert et malgré l’arrivée de la Sten, elle restera en dotation chez les Parachutistes Français ; D’abord la Thompson 1928, avec des chargeurs de 20 ou 30 coups, durant la préparation au Débarquement, puis le modèle M1A1 lors des opérations en Europe.
Cette arme était complexe à assembler et coûteuse à produire. Après l’entrée en guerre des Etats-Unis d’Amérique, les ingénieurs vont corriger ces problèmes en créant la M1A1 sur des critères de productivité de masse. 

DSCN4391.JPG

Malgré son poids et un entretien délicat, les vétérans SAS, dans leurs mémoires, nous disent que cette arme était très populaire au sein de l’unité. Comment expliquer cela ?
Robustesse, fiabilité, calibre de 45 supérieur à celui de la Sten ? Le prestige d’une arme américaine dont l’image est associée à jamais aux gangsters de Chicago par le cinéma populaire de l’Entre deux Guerre. Peut-être tout à la fois ?
Fiche technique
 
Pays créateur : Etats-Unis d'Amérique
Pays utilisateur : Etats-Unis (USMC) et Angleterre (France et Yougoslavie avaient passé commande)
Dénomination : Thompson 1928
Mode de tir : Automatique et Semi-automatique
Calibre : 45 (11,43mm)

Chargeur : circulaire 50 balles, plat cour 20 et long 30 balles
Portée pratique : 150 m
Cadence de tir :  700 coups/min

Masse : 4,90 kg
Longueur : 852mm
Repost 0
Published by MENATOR - dans ARMES
commenter cet article
7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 16:40
Le SMLE que vous connaissez tous.

pict0010dl9.jpg



Utilisé de 1914 à 1943, il équipait notamment le LRDG et le SAS en Libye et Egypte.
D'après quelques recherche, il y avait un exemplaire de ce bon vieux SMELLY à bord de chaque véhicule.
sa portée et sa précision était très appréciée dans le désert, avec ces 10 cartouches et sa hausse réglable de 200 à 1300 yards. 

pict0007nm7.jpg



Son impressionnante baïonnette de 43 cm de lame est un atout lors des assauts et son effet psychologique est prouvé.
ce fut aussi l'arme des commandos jusqu'en 43,mais utilisé à l'entraînement même après l'adoption du n°4, d'ailleurs les Australiens garderont le SMLE.

En juillet 39 , une modification est apportée au MKIII pour améliorer la régularité du tir.
le canon était trop mince et entrait en vibration sur de trop longue périodes, la fixation du bois l'empêchant de flotter librement.
le canon devient donc plus lourd et le bouchon de culasse est modifié.
cela donnera le n°4 MKI.

pict0008dz7.jpg



pour l'anecdote:

le Enfield de Lawrence d'Arabie :



fabriqué en 1914 à la Royal Arms Factory d'Enfield, ce SMLE fut attribué à un quelconque Tommy.
il prit part au débarquement de Gallipoli décidé par Winston Churchill, Premier Lord de l'Amirauté.
la tête de pont ainsi créée face à Constantinople résista du 25 avril au 8 janvier 1916, date du réembarquement de la derniere unité alliée .
l'armée Turque s'empara du matériel abandonné, entre autre du fameux SMLE.
celui-ci sera offert plus tard par le ministre Turc de la guerre, Enver Pacha, à l'émir Fayçal, lors de son passage à Damas ,avec une dédicace gravée en arabe: " don d'Ever Pacha au cheik Feyçal."
celui-ci emporta l'arme à la Mecque.
il trouva des cartouches de 303 et lorsque son père se révolta contre l'empire ottoman en juillet 1916, il partira pour la reconquête du Hedjaz.
avec son SMLE et en compagnie de T E Lawrence, agent Britannique .
en gage d'amitié , il lui fera cadeau de cette arme, Lawrence gravera de ces mains ses initiales " T.E.L" et la date " 4-16-12 ", cet enfield restera le compagnon de ces aventures.
en 1919, Lawrence offrira cette arme à Sa Magesté George V qui le placera dans sa collection privée au château de Windsor.
en 1937, il sera remis a l'Impérial War Museum où il repose encore.


très bon site en anglais : http://enfieldrifles.profusehost.net/ri.htm
Repost 0
Published by FROG - dans ARMES
commenter cet article

Articles Récents

Catégories