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Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 13:33

Situation

Dans un pays d'Europe ravagé par plusieurs années de guerre civile, le fils d'un général nationaliste assassiné récemment, s'est enrichi grâce au trafic de cigarettes et de carburant, est en train de lever une armée privée sur le nom de son père et à grâce à son argent. Une précédente mission de collecte d'information et d'observation du secteur a confirmé la corruption des gardes frontières et les zones de passage probable des trafiquants d'arme. Le passage probable d'un important convoi d'armements a été signalé par les services secrets, on ne sait pas le lieu ni l'horaire mais l'homme qui va s'occuper du bon passage de la frontière est le chef des gardes-frontière, un inconnu de nos services.

Un groupe est dépêché pour espionner la QG des gardes, collecter les informations et empêcher que le convoi arrive à destination. Il aura sur place l'aide d'opposants peu fiables.

équipe de commandement : SAS12 indicatif Condor

équipe d'observation : FROG indicatif Tapir

équipe d'assaut : RAPAS indicatif Puma

Amis : Partisans locaux, nombre inconnu, village connu, confiance faible

Ennemis : Gardes-frontière nombre inconnu, chef inconnu, peu de combativité

 

 

VENDREDI

Phase Une : Infiltration et observation

23H15 : Dépose de l'équipe d'observation Tapir sur secteur B. Wazzock et son équipe doivent établir un PO sur le PR indicatif Carla, il y a une maison qui sert de base au chef des gardes-frontière.

Ils ont obligation de suivre l'axe Paris. A 00H30, ils croisent de loin une patrouille ennemie.

 

SAMEDI

03H00 : Largage de l'équipe d'assaut Puma. A cause des perturbations météorologique, le vol est mauvais, le stick est largué en "blind" dans le secteur C Nord, les pax sont dispersés.

Ils doivent rejoindre des ruines situées au Nord du PR Carla pour 06H00 en prenant Bruno et l'axe Paris. Une fois arrivé, ils doivent entrer en contact radio avec Condor pour un compte rendu toute les six heures.

Les ruines sont lieux de rassemblement de partisans, Puma doit entrer en contact avec ces derniers et obtenir un maximum d'information.

06H00 : Compte rendu radio : Tapir est sur Carla dans un PO précaire, ils signalent quelques patrouilles de gardes-frontière. Pas de contact radio avec Puma.

12H00 : Compte rendu Radio :

Tapir : Toujours des patrouilles, description précise des rotations et du nombre de gardes-frontière mais leur chef, notre cible, n'est pas encore clairement identifié. Quelques informations sur le bâtiment mais le PO est trop éloigné, il va falloir prendre des risques et profiter de la pause repas des ennemis pour s'approcher au plus près.

Puma : Bien arrivé sur secteur Carla sans encombre, contact établi à 11H00 avec partisans, quelques informations complémentaires mais rien de significatif. Un deuxième RDV est prit avec le chef des opposants qui doit se renseigner de son côté sur la cible et ses habitudes.

Durant la journée, Tapir réussi a établir un nouveau PO très proche du QG ennemi. Les informations abondent.

Puma a établi un deuxième contact avec les opposants comme prévu malgré les patrouilles et la menace d'un piège. Hannibal et ses hommes apprennent de la sœur d'un partisan, que le chef ENI reçoit une maîtresse chaque soir à 19H00, pour être tranquille avec elle, il envoie tous ses hommes en patrouille durant quatre heures. Il se peut qu'il garde une protection.

Information prioritaire transmise par radio à Condor. L'équipe d'observation Tapir précise de son coté, qu'elle a clairement identifié le chef et son garde du corps ainsi que les zones minées et les défenses du QG.

Il faut agir rapidement. L'autorité Condor prépare un assaut pour 18H00 après le départ des soldats en patrouille.

 

Phase Deux : Action

18H00 : Tapir signale le départ de la patrouille après une revue de troupe effectuée par notre cible qui est maintenant clairement identifiée.

18H10 : Condor installé en soutien au Nord du dispositif confirme le passage de la patrouille, recueille Puma et se met en soutien.

18H20 : Puma s'approche au plus près du QG ENI par une tranchée non gardée mais piégée. Ils attendent le Top Action de Tapir installé au Sud couvrant toutes les entrées de la maison et sa cour.

18H30 : Puma est prêt à l'action, le chef est à l'intérieur seul; son garde du corps fume sur la terrasse, dans la ligne de mire de Tapir.

Tapir tire sur le garde du corps lançant ainsi le "Top Action". Un flashbang et Puma pénètre à l'intérieur.

18H33 : Le secteur est sécurisé au Sud par Tapir, au Nord par Condor, Puma sécurise le bâtiment et signale les pièges.

Le chef des gardes-frontière est sonné et menotté.

Condor mène l'interrogatoire : on apprend rapidement que notre visite était plus ou moins attendu, pour éviter d'être pris, le convoi d'armes va se scinder en trois en prenant à la même heure 00H00 ce même jour trois points de passage différents indicatifs Aldo, Bruno et Daniel. Les convois ne sont pas protégés mais le secteur est truffé de patrouilles armées.

 

19H00 : Pour contrer la ruse des trafiquants, il faut se diviser et atteindre avant l'heure H les trois points de passage pour frapper fort et rapidement.

Chaque axe est attribué à une équipe. Le plus éloigné Aldo sera traité par Tapir qui se met immédiatement en marche. Condor s'occupe de Bruno et Puma du point de passage Daniel.

22H30 : Toutes les équipes ont progressé rapidement et sans encombre pouvant ainsi bien préparer ses pièges et l'embuscade.

 

DIMANCHE

00H00 : Les trois convois légers tombent dans le piège, les explosions retentissent au même moment, les équipes décrochent sans attendre vers le point de regroupement général du secteur C.

02H30 : Le groupe fait jonction, le personnel est évacué en voiture vers une base sécurisée.

03H00 : FINEX

Durant plus d'une heure et demi, les chefs d'équipe font leur compte-rendu, chacun prend ensuite la parole à tour de rôle pour exprimer son ressenti. Les points négatifs sont enregistrés mais dans de façon générale, le raid s'est très bien déroulé et tout le monde est content.

 

Conclusion :
La particularité de ce raid est qu'il englobait deux missions bien distinctes. A cette opération classique se greffait le raid de sélection du SAS12, les recrues jouant à leur insu les patrouilles de gardes-frontière pour les équipes invités et vise et versa. La longue préparation et la gestion en fut difficile mais tout a bien fonctionné.

Les équipes devaient emprunter obligatoirement certains axes à une heure précise et ainsi les personnes se croisaient. Même s'il n'y a pas eu d'accrochages, la tension était ainsi présente.

On a testé pour la première fois l'emport de deux tenues : civile pour les rencontres avec les partisans en plus de la tenue de combat. Bien entendu chaque équipe s'est montrée à la hauteur. Je souligne aussi le talent de comédien des gardes-frontière, de leur chef et des partisans.

Je ne reviendrai pas sur les largages qui resteront dans les mémoires et sur l'artificière dont le corps est extrêmement plus explosif que ses produits.

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 11:07
Avant d'intégrer de nouveaux membres, une révision des acquis s'imposait.
Profitant du beau temps estival, nous avons réalisé des ateliers de révision.
Au programme :
- attitude.
- carte et orientation simplifiée.
- radio et communication.
- patrouille.
- bivouac tactique.
- camp de vie.
- PO.


Nous en avons profité pour faire une sorte de JPO.
Le groupe devrait ainsi s'étoffer à partir de Septembre après un raid d'intégration.
Vous en aurez un résumé en temps et en heure.

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 09:39

Le pont du 1er Mai est devenu LA grosse sortie annuelle.
Depuis l'automne, les trois équipes du Sud Ouest s'entrainaient en commun pour aller guerroyer avec le Groupe Rhône.
L'invité d'honneur était cette année M. Pousse-cailloux rencontré l'été 2008 sur les pages du blog. Notre nouvel ami a fait le voyage pour corriger Justine et partager son expérience.
Une société de chasse a prêté pour l'occasion un immense domaine avec couverts et dénivelés.
Une dizaine de FS sont largués en territoire ennemi avec pour mission d'observer un bâtiment, les événements les amèneront à crapahuter et à piéger un pont.
Une dizaine de locaux veillent au grain. A la suite d'un accrochage, un groupe de pisteurs donne la traque aux commandos, le reste des hommes est réparti sur deux véhicules 4X4 et patrouillent jour et nuit.
Je ne pourrai pas vous faire cette année un résumé lyrique du week-end car je n'ai pu participer au groupe FS. J'ai toutefois observé de l'intérieur le déroulement du week-end à savoir l'organisation impeccable du groupe Rhône.




Voici le rapport d'Hannibal qui résumé bien les événements :


RAPPORT DE MISSION
0509
1er MAI - 2 MAI 2009
Par Hannibal
Chef d'équipe RAPAS40

Rappel des objectifs de la mission

Il s'agissait de :
A- Observer le lieu-dit « Le ...... » en établissant deux PO distincts tout au long de la journée du 1er et faire remonter les informations importantes au chef de groupe indicatif SOLEIL.
B- Etablir un contact avec Vlada toutes les heures paires à partir de 8h00.
C- Etablir un PO sur le viaduc afin de faire un bilan des patrouilles ennemies. Etablir un périmètre de sécurité pour l'équipe PO (Rapas40).
D- Placer des explosifs afin de détruire la structure. Protection de l'équipe de destruction de 21 (Rapas40 + DRAGON)
E- Rejoindre la zone d'extraction.

Déroulement

Nous sommes largués le 1er mai aux environ de 4h15, sur notre point d'insertion. Nous rallions le point au sud-ouest de l'objectif vers 6h30 après un accrochage.
SOLEIL installe son poste de commandement dans la zone et nous laisse libre cours à Wazzock et moi pour installer les PO, organiser les relèves et rendre compte toutes les deux heures. L'établissement de PO a été très difficile en raison de la disposition du terrain et nous avons décidé de n'en établir qu'un seul. A plusieurs reprises, nous avons détecté des patrouilles ennemies en la présence d'un véhicule à bord duquel se trouvaient en moyenne trois personnels armés. En fin de journée, une relève de PO a été vue par l'ennemi puis lui a échappé.
Estimant que nous avions assez d'éléments en main, SOLEIL a décidé de stopper l'observation aux environs de 17h00 pour prendre la route à travers bois en direction du col des ...... . Après avoir fait un arrêt court pour manger, nous avons repris la route à la tombée de la nuit pour circuler sur le ... et traverser Les .......... . Un véhicule est
venu extraire SOLEIL au point 697 sur .. ... et nous avons continué notre marche sous la direction de son adjoint, DRAGON. Après avoir commencé notre ascension, nous nous sommes perdus aux alentours de la ..... .'..... . Bien que notre chef ait décidé de bivouaquer sur place pour se localiser au petit jour, nous retrouvons notre chemin d'arrivée tandis que la log choisit de nous exfiltrer.
Nous sommes déposés à l'entrée du viaduc vers 5h00 sans chef de groupe. L'équipe FROG doit établir un PO sur l'objectif tandis que nous devons sécuriser leurs arrières. A 10h, l'équipe de commandement de 21 est arrivée et le dispositif était en place. Le reste de la journée fut rythmé par les relèves de poste de sécurité et les patrouilles ennemies que l'on pouvait apercevoir depuis le poste nord. A 15h10 , le PO a été menacé par une patrouille
ennemie qui s'est un peu trop approchée. 21 m'a donné l'ordre de ne faire feu que sur découverte. Cela ne s'est pas produit.
20h30 : le groupe de commandement revient sur ma position et après feu vert de l'équipe de PO, mon équipe (à laquelle DRAGON s'est greffé) sécurise le carrefour à l'entrée de l'objectif. Le groupe 21 place une charge d'explosifs, le groupe PO se replie. La charge est déclenchée et aussitôt l'ennemi s'agite. Mon équipe fait feu et atteint 2 personnels ennemi qui nous chargent. Le décrochage se fait tant bien que mal et après une courte pause au point de ralliement, le groupe part en marche relativement rapide, mon équipe en queue.
Après un accrochage par l'arrière, nous sommes accrochés dans un carrefour et je lance un tube à droite (nous avons consigne de toujours décrocher en direction de notre axe de marche). Après avoir évité une patrouille en voiture, nous terminons notre trajet dans les bois, pour rallier le point d'extraction.

FINEX



Résultats de la mission

A- Un seul PO a finalement été mis en place. Nous avons cependant pu observer sur l'objectif plusieurs véhicules immatriculés dans différents départements, des patrouilles ennemies passant régulièrement proche de notre position.
B- Accompli par SOLEIL.
C- Concernant mon équipe, nous avons pu mettre en place une sécurité assez solide à mon goût pour protéger l'équipe de PO au sens où nous avions un bonne visu sur le chemin, étions assez camouflés et nos axes de tir ne mettaient pas en danger l'équipe de Wazzock.
D- Nous avons installé un dispositif de sécurité et couvert la retraite de nos camarades avant d'entamer un repli en tiroir.
E- La zone d'extraction a été ralliée par le groupe.



Difficultés rencontrées

1- L'établissement du premier PO fut très difficile car nous sommes arrivés au sud de l'objectif et il était invisible depuis cette position. Nous avons donc tourné autour de l'objectif afin de trouver le meilleur angle possible. Une fois trouvé, nous avons cherché un endroit où établir le bivouac. Ce fut un échec car l'endroit était trop à découvert et était très proche d'un .. au nord-ouest et de la cible. Nous avons donc pris la décision avec Wazzock de laisser le bivouac sur notre point d'arrivée et d'établir des relèves toutes les 02 heures afin de réduire le nombre de passages. La deuxième erreur que nous avons fait sur cette partie est que nous sommes partis à deux chefs d'équipe avec deux pax pour trouver une zone PO, laissant le reste de groupe sans dirigeant.
2- Lors de la progression vers le mont .....-...... nous nous sommes perdus car un chemin a été recouvert par la végétation et il a été impossible de le retrouver en pleine nuit. Après que des recherches aient été faites, nous avons retrouvé le chemin d'où nous venions et la log a décidé de nous véhiculer jusqu'au second objectif.
3- Mon équipe et moi avons oublié du matériel sur notre lieu d'insertion près de l'entrée du viaduc. Cela aurait pu mettre en danger la vie de tout le groupe en alertant l'ennemi sur notre présence.
4- Mon équipe étant chargée de la protection de celle qui observait le viaduc, nous nous sommes placés dans un bois situé au-dessus du chemin qui longeait leur position. Suite à un problème de réveil nous nous sommes levés à 9h23 et je me suis immédiatement mis en place avec mon binôme pour protéger l'équipe PO, après avoir recherché les positions adéquates. Pendant ce temps, le second binôme a pris son repas et nous a relevé lorsqu'ils eurent mangé. A 10h00, lors de l'arrivée de l'équipe de commandement de 21, notre bivouac n'était pas replié et je n'avais pas prévu d'axe de repli d'urgence mais le périmètre de sécurité était en place.
5- Lors de la protection de l'équipe PO, j'ai placé un de mes hommes à chaque poste de sécurité (2) tandis que les deux autres devaient se reposer ou s'alimenter au bivouac. Un de mes hommes s'est fait surprendre par un élément ami. J'aurais donc dû placer un binôme à chaque poste afin que personne ne s'endorme avec la fatigue, ce que j'ai fait en fin d'après-midi.
6- Mon équipe devait être prête à décoller à 20h30. J'ai pensé bon de maintenir les postes de sécu jusqu'à cette heure-ci (nos sacs étant prêts) mais il y a eu confusion et il s'est avéré que ce timing était un horaire auquel je devais décoller.
7- Suite à la couverture sur le boom, le moment du repli fut assez délicat et le décrochage en tiroir s'est terminé en tube arrière. Au début de l'exfiltration, nous avons été lents sur le décrochage. Mon équipe étant la dernière, mon dernier équipier jouait un rôle capital pour le groupe. Sur la fin, voyant qu'il n'était plus tout à fait attentif, je l'ai inter-changé de poste avec mon n°3.



Hannibal
,
le 5 mai 2009.

Comme l'accoutumé, ce long week-end s'est terminé autour d'un feu et d'une bonne table garni de spécialités régionales. Malgré la fatigue, la bonne humeur était bien entendu au rendez-vous.



Je rappelle que cette nouvelle parti s'est déroulée correctement grâce à l'expérience et au sérieux de chacun, aux rencontres inter groupe en amont et aux nombreuses heures de préparations des organisateurs. Les FS se sont vraiment senti en zone hostile, il y avait constamment des patrouilles et des surprises.
J'ai constaté l'efficacité de la logistique, la sécurité des personnels étant la priorité des organisateurs.
Le terrain est difficile, le scénario bien ficelé, l'immersion totale, il s'agit d'une expérience vraiment unique.






Merci à Soleil et à tous les membres du Groupe Rhône pour leur confiance et leur générosité.
Félicitation aux « baltringues », on va s'entrainer dur pour Mai 2010.
Et pour finir une pensée à Pousse-cailloux « Le Clément ».

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 09:13

Voici un petit résumé/souvenir de la sortie du mois de Mars 2009 organisée par les RAPAS 40 chez eux avec les copains du FROG. La mission consistait à enlever un trafiquant d'arme dans un pays neutre. Merci aux participants et aux organisateurs en particulier Cédric pour avoir brillamment joué le "méchant", aux propriétaires des champs et forêts ainsi qu'à Monsieur le Maire pour les facilités.

Les groupes :


RAPAS 40 (Hannibal, Max et Kal)


FROG (Mc Gyver, les RAPAS, Bonz et Wazzock, il manque Wanted qui a pris la photo)


22SAS12 (Koursk, Menator et Ayen).


Après la présentation des joueurs, voici maintenant le rapport de mission effectué par Hannibal pour son groupe, il n'y a rien à rajouter.

RETEX 0309

Groupe RAPAS40 // Effectif : 3 (Kal, Max et moi-même)

J'aimerais en premier lieu remercier une nouvelle fois Athos et Pousse-Cailloux pour leurs conseils précieux concernant l'organisation de ce week. De même, je tiens à dire un immense merci à Cédric (la cible) d'une part pour avoir procédé au largage le vendredi soir mais surtout pour avoir joué plus que le jeu samedi soir.

4h19, nous sommes largués au niveau de la borne sur la ----. Point topo : il faut faire vite, le rendez-vous est fixé à 4h30 à l'intersection -- -- ---- et -- -- ----, côté Nord-Est. Quelques minutes plus tard, arrivés à destination, un équipier de la FROG en position de sécu aux alentours de l'intersection nous repère et nous indique de rejoindre le chef de groupe. Un petit tour d'horizon de l'équipe, pas de blessés ni de problèmes radio. Nous avons ordre de partir en tête pour sécuriser le bunker en bordure de la route au point d'altitude 89, en bordure du champ de ------. Arrivés sur place, je poste mes hommes et nous nous mettons en attente. Les premiers à arriver sont les SAS12. Ils renforcent notre périmètre tandis que Ménator se met à l'abri pour faire le point. La Frog arrive ensuite, se met en position pour me remplacer et wazz et moi rejoignons le chef pour un point topo. Nous repartons en longeant la lisière du champ pour rejoindre le chemin sur lequel aura lieu l'embuscade demain soir. Avec mon équipe, nous en sécurisons l'accès Est pour laisser le SAS analyser les lieux. Une voiture arrive. Elle tourne. Le gros du groupe reviens et nous repartons en longeant -- ---- ------ pour rejoindre le secteur de bivouac. 1,7 km plus tard, nous stoppons. Ménator et Max vont assurer le premier quart pendant que nous montons le bivouac. Kal et moi assurerons la patrouille 9h30 - 10h30. A 13h00, nous devons être prêts à repartir.
13h00 : nous nous rassemblons autour de Ménator qui nous explique le programme. Nous camouflons nos sacs. L'après-midi va être consacrée au drill. Tube arrière, double contact et méthode de repli en effectif supérieur à 4.
15h30 : nous prenons une pause repas avec les SAS....pour reprendre le drill 1h plus tard. Nous allons répéter l'embuscade du soir. Mon équipe est chargée de l'arrestation à proprement dite ainsi que de l'extraction. Nous serons postés en ligne selon l'axe de déplacement de la cible.
Nous installons ensuite le bivouac du soir, mangeons et nous reposons 30min. 20h30, prêts à décoller. Nous partons en tête avec objectif de sécuriser la passage pour les deux autres groupes qui iront observer -- ----- ----------- sur notre route. Test Radio. OK, en route, rythme lent et discret. Nous arrivons sous -- ------ ---------. Je stoppe et met en place mon dispositif et fais un point topo rapido. Nous ne sommes pas exactement à l'endroit où j'envisage de faire traverser les 2 groupes. J'avance mon dispositif de 100m. Cette fois-ci, c'est OK. 21h40 : les SAS et la Frog s'infiltrent. Les Frog reviennent en premier et se placent en avant de notre position. 22h00 : les sas reviennent et nous repartons en tête. Arrivés à 50m du passage à niveau, je stoppe la colonne et place mon équipe à couvert. Je rejoins Wazz et Ménat pour un point topo. Nous sommes en avance et avons ordre de faire une reco sur les chemins au nord de celui qui nous intéresse. L'axe principal est impraticable pour une voiture de ville et les chemins avoisinants sont bouchés par des arbres couchés par la tempête. Notre cible ne pourra pas passer par ici. Nous continuons notre reco sur la portion nord pour déboucher sur -- - ----- -------. J'informe Ménator. Nous devons rejoindre. Nous abordons le chemin cible par l'ouest, les sas ont mis le traquenard en place. 23h45 : nous sommes en stand by. 00h07 : la Frog signale le véhicule cible en approche et précise que la cible est présente et seule. Elle aborde l'entrée du chemin et....le véhicule stoppe ! Moment de flottement....il descend du véhicule et continue à pied. Nous devrons donc le stopper avant qu'il ne déclenche l'explo qui devait stopper le véhicule. Je bondis par-dessus le talus, aveugle la cible en le sommant de s'arrêter. Dans le même temps, Kal et Max sont sur lui et procèdent à la fouille. Nous trouvons un Colt1911, des clés ainsi que des documents. Sans perdre plus de temps, nous extrayons la cible. La Frog nous ouvre le passage. Les SAS "nettoient" la zone et ferment la marche. Nous remarquons que des ------------- sont ---------- au ----- -------. Nous continuons jusqu'au lieu d'extraction. 00h45 : l'intégralité du groupe est rassemblée au point d'extraction : FINEX.

Les photos des joueurs en pleine action :

 


Hannibal et kal dans les duvets


Wanted le Maître des Clefs


Koursk et Wazzock


Wazzock et Menator

Que des sourires, un bon résumé de ce week-end !

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 16:16

 


Landais, toulousain, lotois, aveyronnais et portugais ... la fine équipe du Sud Ouest au grand complet pour la photo souvenir prise par Wanted.

 

Nous avons passé 36 heures dans la verte par un froid glacial. L' "opération" consistait à établir un poste d'observation pour prendre en photo des ennemis et faire une reconnaissance poussée du secteur.
Une équipe est larguée à l'Est et l'autre à l'Ouest. Après une nuit de marche à la lueur de la lune, la jonction est faite pour établir un PO au petit matin . Pendant que les uns dorment, un binôme occupe le poste, le roulement est ainsi effectué pour toute la journée jusqu'au coucher du soleil.
Le groupe repart la nuit suivante et poursuit les reconnaissances du secteur.
Voici quelques photos prises par Koursk et Wanted sur le PO et dans les dernières heures de l' "opération".

Les SAS12 dans le poste d'observation :


Les températures se sont radoucies durant la deuxième nuit, il neige sur le chemin de retour.






Merci à mes camarades d'avoir joué le jeu à fond en faisant preuve de sérieux et de bonne humeur.
Je ne pense pas qu'ils me lisent mais je salue les deux "ennemis" pour l'aide scénaristique et Jean-Louis S. pour le prêt gracieux du terrain et les facilités avec les autres propriétaires sans qui ce genre de sorties ne pourraient avec lieu.
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 10:37

On me demande de publier plus de photos mais je n'en ai peu de vraiment intéressantes.

Toutefois je vais profiter de cet article pour vous présenter un groupe milsim bien sympathique les RAPAS40 dont nous avions rencontré deux membres lors de l'Opération Nitchevo.

J'ai passé le WE du 15/16 Novembre avec eux chez nos amis Wazzock et Wanted à jouer au soldat.

Comme nous avons tous formé nos équipes milsim respectifs sur la base des TAI, il a été très facile d'organiser un groupe structuré pour une mission d'observation. Au programme, crapahue et PO, tout ce que nous aimons.

 

Les toulousains, con :

 

Wanted qui a l'air tout timide au matin 

 

 Wazzock dans son hamac

 

Le groupe RAPAS 40 :

 

 

Max et Hannibal sans ses éléphants

 

 

Rocky euh, Grocky euh, Crocky bref un sacré chat maigre avec un pseudo étrange et Kal Monsieur j'ai un gros fusil et un gros couteau.

 

et pour terminer; Un aveyronnais, qui se prend pour un anglais, dans un bac à sable.

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 17:51

Nous avions parlé de ce raid dès Mars 2007 lors de notre premier contact avec le groupe Rhône, le projet s’est concrétisé en Novembre où la date du 1er Mai a été fixé.

 

Frog et moi avons ainsi pris la route Mercredi 30 Avril après le travail direction le Rhône où nous attendaient Romain et ses amis.

Nous arrivons à 01H00 le Jour J au chalet où l’atmosphère est en ébullition :

Un premier groupe est parti dans la soirée, le reste se prépare et fini de charger le véhicule ; Frog et moi serons les derniers à partir. Les salutations se feront donc dans la verte.

Un café chaud pour ne pas s’endormir, on vérifie une dernière fois les bergens avant le briefing.

Athos, qui fait parti du groupe de commandement, nous présente le scénario :

Une agent a infiltré un groupe terroriste qui prépare un attentat à l’abri des montagnes. Nous effectuerons des recherches d’information sur ces activistes.

Il nous donne les cartes de la zone, les indicatifs des groupes, les codes radios et les procédures d’engagements.

Frog et moi sommes le groupe « Nimrod » (charmante attention) et nous devons faire la jonction avec le groupe « Castor » avant 14H00 ce même jour.

 

Nous décollons à 03H00, malgré la fatigue de la journée de travail et la longue route, l’excitation nous rend alerte durant le trajet. Le chauffeur se retourne :

-« 5 minutes ! »

Frog et moi échangeons un regard suivi d’un sourire : Nous y sommes… On vérifie une énième fois machinalement si tout est en place. Le véhicule s’immobilise enfin

-« Bonne chasse messieurs « 

Nous giclons dans les « matitis ». Le véhicule s’en va, nous laissant à la nuit et à son calme. les températures sont douces, on sent l’humidité, il n’y a pas de lune et nous marchons à la lueur des étoiles.

Nous estimons qu’il nous faudra plus de cinq heures de marche pour rejoindre un col où devrait se faire la jonction avec le groupe Castor. Nous décidons de faire le trajet à marche forcée pour profiter de l’obscurité.

Les chemins sont mauvais, les dénivelés conséquent, il fait très sombre et il est difficile de ne pas rater un croisement. Nous atteignons le col à allure forcée pour terminer exténués sous les branches d’un sapin à attendre que les premiers rayons de soleil viennent nous réchauffer.

Pas le temps de souffler, un contact radio est établi, le groupe Castor n’a pas trainé lui non plus puisque nous effectuons la jonction à 08H00. Nous sommes heureux de revoir de bon gars rencontrés un an auparavant.


 


Frog et moi intégrons « Castor », un deuxième groupe : « Mékong », évolue lui-aussi dans le secteur et nous dépendons de « Bruno » qui nous donne pour mission d’établir un PO dans une zone que nous avons traversé pour rejoindre Castor. Notre agent infiltrée a signalé que les terroristes allaient acheté des armes à cet endroit. Frog et moi faisons donc office d’éclaireurs jusqu’au croisement où chacun prend position pour observer au mieux la zone. Le temps est ensoleillée, les heures passent, nous pouvons manger et boire mais pas question de dormir. En début d’après-midi, nous assistons à l’échange d’une malette et en référons à notre autorité par radio. On reçoit une nouvelle instruction : rejoindre « Mékong » avant minuit. Le point de RDV est très éloigné et nous partons sans perdre de temps.

Nous marchons toute l’après-midi, le soleil brille et les températures sont douces, nous avons beaucoup de chance, malgré la fatigue, les visages du groupe Castor affiche le sourire.

Le point de jonction entre les deux groupes aura lieu sur un point culminant à Minuit. Nous ne trainons pas en route pour effectuer l’ascension de jour. Il est 19H30, nous sommes à mi-chemin, la vue est magnifique, je suis mort de fatigue. Frog lui pête le feu, je le suis à moitié endormi. Nous arrivons au sommet pour profiter des ultimes lueurs du jour. Le soleil est couché depuis longtemps mais nous distinguons les vallées qui s’étendent tout autour de nous. Je me dis que nous aurons une vue imprenable demain au réveil et que tout cela valait bien cet effort. Alors que je suis dans mes pensées, trois éléments de "Mékong" prennent contact avec notre leader. Ils ont préparé une zone de bivouac au pied de la montagne. Alors que je m’imaginai une bonne nuit de sommeil, il faut entreprendre la descente délicate dans l’obscurité. La nuit est bien avancée lorsque nous atteignons un écrin de verdure artificiel où dort le reste de "Mékong". Chacun s’étend en silence pour rejoindre Morphée.

Mon sommeil est saccadé, je suis persuadé qu’on appelle et je ne cesse de me réveiller en sursaut. Le réveil est cependant agréable :  le petit matin n’est pas trop humide, il n’y a pas de nuage et comme nous sommes bien caché, nous avons l’autorisation de faire chauffer de l’eau. Nous faisons connaissance avec le reste du groupe avec qui nous échangeons les informations recueillies la journée précédente. Alors que nous avons assisté à une transaction, « Mékong » nous informe que notre agent a perdu sa couverture, ils ont assisté à son enlèvement. « Bruno » a localisé un hypothétique lieu de détention . Notre « job » pour le J+1 consiste a joindre le ravitaillement, trouver la maison et y établir des postes d’observations.

 

Ce sont maintenant dix hommes qui marchent en colonne alors que le soleil se lève. Le ravitaillement a lieu vers 10H00 à l’abri d’un ruisseau, nous pouvons faire le plein d’eau et nous défaire des déchets. Les anciens prennent soin des plus jeunes, l’ambiance de groupe est très chaleureuse. La progression continue alors que le soleil brille au dessus de nos têtes, il ne fait pas trop chaud, la météo est parfaite et facilité grandement la marche.

Alors que nous arrivons en milieu d’après-midi en zone hostile, nous prenons un repas chaud, il faut faire le plein d’énergie avant de passer aux choses sérieuses.

 

Nous arrivons plein Est sur les hauteurs boisée d’une maison à deux étages qui est nichée à flanc de montagne. Nous aménageons une zone de vie et deux postes d’observations avancés :

Notre poste Castor est le plus en retrait, il couvre les façades Est et Sud de la maison, nous avons une vue plongeante sur la cour . Il n’y a aucune ouverture au Nord seulement un grand champs dégagé que nous pouvons aussi surveiller.

Le poste Bruno est placé près de la cible, on y observe l’intérieur du bâtiment, la route qui le longe à l’Ouest et son portail qui est l’entrée principale. Chaque PO sera tenu par un binôme du groupe d’origine : Un qui observe et l’autre qui note à ses cotés. Je me retrouve avec Romain et je suis content. Je vais pouvoir passer un peu de temps avec un vieux copains mais aussi et surtout j’apprécie que nous n’ayons plus à crapahuter. Autre élément plaisant : Les horaires de rotation étant fixés, il est reposant de savoir ce que nous allons faire dans les prochaines heures, je peux ainsi gérer mes forces. S’il n’y a pas de mauvaises surprises, je devrais pouvoir m’alimenter convenablement et dormir quelques heures.


 


Frog et le leader « Castor » sont partis aménager notre PO. Avec Romain, nous prendrons la suite. Lorsque Frog vient nous cherche, la zone de vie a été camouflé. Ils ont choisi un site naturel, une niche dans un amas de roches avec une vue plongeante sur la cour. L’observateur est allongé légèrement en hauteur de son binôme qui lui est assis dans une cavité, son oreille a hauteur de la bouche de celui qui observe. Je surveille notre position et je vais noter ce qu’observe Romain, je m’installe donc confortablement, l’arme a porté immédiate et je lis le carnet de liaison . Nous apprenons qu’un individu a rapporté dans la maison la malette observée la veille . Cette dernière est marqué du sigle radioactif ...

Durant notre quart, nous assistons à un séance d’entrainement avec manipulation d’AK47. Le temps passe vite grâce à toute cette activité. Un dialogue radio nous fera bien rire plus tard :


- Castor pour Bruno, activité au Sud Est.

- Bruno. Ils enterrent un chien.

- Répétez répétez

- Ils enterrent un chien

- Un quoi ???

- Un chien

- Un check ???

- Un chien… Ouaf ouaf

- Castor

 

Les heures passent rapidement dans le PO, nous rejoignons la zone de vie alors que la nuit tombe. A l’abri du duvet, je me repose, je pense au prochain quart, nous serons en poste durant le lever du jour, au moment ou il fait le plus froid et le plus humide. Il a fait chaud durant le trajet de la journée et j’ai énormément bu. Je fais un point sur mes réserves qui sont basses. Alors que mon sommeil avait été saccadé la nuit précédente, Frog vient me sortir du coma. Je me suis endormi profondément et le réveil est brusque . Des nuages ont caché la faible lueur des étoiles et je ne vois même pas mon coéquipier pourtant devant moi qui confirme :

-         On ne voit rien, il m’a fallu un quart d’heure pour retrouver la zone de vie et je ne sais pas si je vais pouvoir vous guider à notre PO.

Aidé par sa boussole GPS, Frog se dirige vers le PO, Romain et moi le suivons à tâtons, essayant de faire le moins de bruit possible à travers les sapins et les ronces. La progression est difficile et je manque de me perdre. Arrivé au poste, notre leader nous explique que notre agent est arrivé dans la soirée. Elle est retenue contre son gré à l’intérieur de la bâtisse. Romain prend le carnet de liaison et je m’installe au poste d’observateur. J’ai pris la bâche camouflée de mon bergen pour me protéger au mieux de l’humidité matinale. Je suis confortablement installé, je devine la monoculaire et la paire de jumelle devant moi. Elles ne me servent à rien, la nuit est noire,  les lumières de la cour et du bâtiment sont éteintes, tout est calme. Trop calme. Je commence à somnoler et pour éviter de m’endormir, j’entame la discute avec Romain tout en ne quittant pas des yeux notre objectif. Cela fait plusieurs années que nous correspondons grâce à Internet, nos sujets de conversation concernent principalement le Regiment et on peut dire que nous ne nous connaissons pas vraiment.
Dans un souffle le plus léger possible nous traitons de nos vies familiales et de nos projets professionnels. Le temps passe, ce moment si riche est surréaliste. Soudain le premier étage s’éclaire suivi du rez-de-chaussée. Nous entendons des cris, il y a beaucoup d’agitation mais l’extérieur reste tranquille . Quelqu’un passe un sale quart d’heure à l’intérieur, nous ne pouvons que noter et continuer à observer alors que la fraicheur matinale s’installe avec cette odeur caractéristique d’humus et résineux.
La relève arrive avec le jour, nous rejoignons la zone de vie pour faire notre rapport. Les informations se sont accumulées durant ces heures :
Il y a trois individus armés qui ont de l’uranium et qui retiennent notre agent. Nous connaissons toutes les issues du bâtiment et l’organisation du groupe . L’occasion de frapper est unique puisque les œufs sont dans le même panier. Nous demandons confirmation à « Bruno » par radio .
Notre chef de groupe prépare un plan d’action pendant que nous nous reposons . Je somnole en laissant les rares rayons de soleil qui percent notre planque me réchauffer. Il n’y aura pas de ravitaillement du fait de notre position stratégique, la journée sera chaude dans tous les sens du terme et je n’ai plus beaucoup d’eau. Mais ma préoccupation principale est de savoir si mon « airsofgun » fonctionnera au moment opportun.
En milieu de matinée, notre leader convoque tous les hommes qui ne sont pas en PO. « Bruno » a donné sa confirmation, des appels téléphoniques ont été intercepté, le groupe terroriste va changer de cachette, ils feront mouvement à partir de 16H. Nous devons frapper à moment-là ! Notre priorité est la récupération de la malette d’uranium. L’objectif secondaire est la libération de notre agent. On nous donne des informations complémentaires qui nous permettront de nous assurer de l’identité de cette dernière.
L’opération va se dérouler ainsi :
Deux hommes s’installeront sur le PO Mékong qui a une excellente vue sur l’ensemble de la ferme. De cette position privilégiée, ils dirigeront le groupe de soutien et le groupe d’assaut. Ce sont eux qui donneront les ordres de mouvements et de tirs.
Le groupe de soutien va s’approcher au plus prêt de la cour et de la façade ouverte du bâtiment. Ils simuleront un assaut pour créer une diversion.
Le groupe action passera par la Nord, s’infiltrera sur la face caché de la maison et se planquera dans l’ancienne fosse sceptique. Il se dirigeront vers la portail au moment où le groupe de soutien simulera l’attaque. Si tout se passe comme prévu il tombera dans la dos de l’adversaire.

« Les SAS12, vous serez mes tueurs, Frog en numéro 1 et Ménat en 2, vous avez l’habitude de bosser ensemble, vous rentrez les premiers et vous me faites le ménage. Je serai en numéro 3 pour diriger l’assaut Cédric en 4 s’occupera de la malette et Gérald en numéro 5 se concentrera sur l’otage. Nous devons être en place pour 16H . »

Je repars avec Romain en quart de PO en fin de matinée. Je prends le poste d’observateur pour analyser une dernière fois les lieux. J’étudie avec attention le sens des ouvertures du portail et de la porte principale. J’essaye de modéliser nos mouvements avec tout ce qui pourrait gêner notre progression et constituer une couverture pour nos adversaires. Ces derniers continuent leur ronde comme hier, rien n’a changé dans leur comportement, il faut espérer que ça continue ainsi. En début d’après-midi je regagne la cache principale où le groupe d’assaut se prépare.
Je vérifie les connectiques de mon airsoftgun  Je me focalise une nouvelle fois sur ce problème : la fraicheur des trois nuits aura-t-elle eu raison de ma batterie ?. Il nous est impossible de faire un essai . Je me dis qu’en cas d’incident de tir, je n‘aurai qu’à me jeter sur ma cible le chargeur en avant pour la mettre à terre. Je ne suis pas Bruce Lee mais je suis déterminé et je ne laisserai pas un histoire de batterie de voiture télécommandée foutre en l’air une journée de marche et 24 heures de planque. Frog et moi sommes des invités, les organisateurs nous honorent en nous plaçant dans le groupe de choc, il ne faut pas les décevoir. Je me mets la pression tout seul, je me rassure en me disant que je suis habitué à driller avec Frog, les heures passées à franchir en trombe les portes de mon garage pour arroser une cible de bille de 0,25gr me réconforte.
Nous répétons avec le groupe la progression. Nous attendrons à l’abri que les terroristes quittent la maison. Les deux observateurs de « Mékong » donneront l’ordre de tir du groupe de soutien. Nous sortirons pour nous diriger vers la porte d’entrée. Le groupe de soutien criera aux survivants de se rendre et nous leur tomberons dessus à ce moment là.
L’otage sera confiée au groupe de soutien et le groupe d’assaut partira avec la valisette au point d’extraction.
Nous quittons la planque en milieu d’après-midi. Nous faisons un détour vers le Nord pour rejoindre la maison. Le groupe d’observation et celui de soutien sont en place. Nous nous glissons en colonne le long de la façade Nord puis nous nous terrons dans une sorte de fosse. Nous sommes collé les uns aux autres, nous entendons l’activité dans la maison au travers du mur. On entend des bruits de chasse d’eau, il est bientôt 16H ils se préparent à partir. Je suis accroupi les jambes en tension prêt à bondir. La position devient vite pénible et l’attente insupportable. Je contrôle ma respiration et fait de petit mouvement pour faire circuler le sens dans mes jambes.

« Attention groupe en mouvement »

Je sens la main de Numéro Trois sur mon épaule, j’appuie mon M4 sur celle de Frog en prenant une longue expiration.

« TOP»

Une tape sur l’épaule, les bruits de perceuses des airsoftguns retentissent. Tout le monde se lève et nous quittons le fossé. J’expire doucement et basculant le sélecteur de tir. Le portail est devant nous lorsque j’entends crier

« Rendez-vous ! les mains en l’air ! »

Au même moment, le deuxième « TOP» retentit dans mon oreillette.
Nous plongeons au travers du portail comme un seul homme.
Frog se décale sur ma gauche en ouvrant le feu sur la cible la plus éloignée qui devant lui. Je tire sur un homme couché à droite derrière un tas de bois et qui me tourne le dos. Une femme se met en boule et un homme armé d’une AK47 se jette derrière des palettes de briques. Frog le poursuit et je le couvre en vidant un chargeur sur son abri. Mon binôme ouvre l’angle et l’abat. Je ne fais nullement cas de la femme et de mes trois autres coéquipiers. Je vérifie avec Frog que nos trois cibles sont hors d’état de nuire et un genou à terre, nous couvrons la cour. Numéro cinq apporte l’otage au groupe de soutien mais aucune nouvelle de Numéro quatre qui est entré dans la maison à la recherche de la malette.

« Ménat, files dedans et trouvez moi l’uranium »

Je rentre à l’intérieur après m’être clairement identifié. Tout est sens dessus dessous, un écran de télévision barre le corridor principal, il y a une tonne de déchet et de documents sur les tables, je glisse plusieurs bouteilles de bière dans ma smock en cherchant désespérément cette malette. Cédric la trouve enfin, nous rejoignons les autres à l’extérieur.
Nous quittons en bon ordre les lieux. Le groupe d’assaut fonce avec l’uranium vers la zone d’extraction, le reste convoie l’otage et récupère les bergens.
Nous avançons à marche forcée vers une colline boisée. Il y a pleins de ronces, il fait une chaleur infernale lorsque je me retourne je vois le porteur de la malette serrer des dents. La pression de l’assaut nous a éreinté et ces derniers kilomètres sont horribles. Nous arrivons enfin en lisière de forêt, un mélange de fatigue et d’excitation m’envahie.
Le groupe de soutien a rejoint son point d’extraction, tout est OK chez eux.
« Bruno » nous a envoyé une camionnette pour la récupération, après avoir pris contact avec le chauffeur, nous nous entassons à l’intérieur. Assis par terre, je vérifie une nouvelle fois la sécurité de mon M4, je retire mon microphone et je fouille dans mes poches pour attraper une bière.

La mission est terminé.

On se regarde tous, on échange des sourires et des clins d’œil mais personne ne crie victoire, tout le monde reste calme dans la voiture. Après 72 heures de chuchotement et de silence, il est difficile de laisser éclater sa joie.
Nous rejoignons le reste de la troupe et le reste des acteurs de cette sortie dans la fermette. On nous laisse une demi-heure pour défaire les sacs. Le soleil brille, nos affaires vont pouvoir sécher.Assis en cercle, les responsables de « Mékong » et de « Castor » font leur débriefing. Ensuite chacun prend la parole du plus ancien au plus jeune pour exprimer son ressenti temps positif que négatif. Frog et moi n’avons rien de spécial à dire si ce n’est remercier le groupe Rhône pour son accueil et sa confiance en nous. Je peux aujourd’hui souligner la gentillesse de ces membres qui s’est traduit tout le long du raid par des sourires et des attentions.

Un barbecue est allumé et une table dressée, elle est garnie de spécialités lyonnaise et de bonnes bouteilles. Tout les visages affichent un large sourire, nous passons la soirée à parler et à rire. L’otage féminin était un membre du groupe déguisé et je n’y ai vraiment vu que du feu. Je ne savais pas que l’uranium était un métal lourd et j’ai compris après pourquoi Cédric serrait les dents lors de l’évacuation : il a eu du mérite car la valisette était remplie de poids d’altère et de sable ! La nuit s’installe et nous regagnons la foret avoisinante pour une dernière nuit sous les étoiles.

La route est longue demain et la semaine de travail qui s’annonce va être fade …

 

Conclusion

 

Nous avons participé à de nombreux jeux de guerre scénarisés mais aucun n’a pu rivaliser avec ce raid. Tout d’abord il s’est inscrit sur la durée mais aussi et surtout les organisateurs ont mis l’accent sur le réalisme. Les participants déguisés jouant les méchants étaient dynamiques, il y avait toujours de l’activité ce qui rendait l’observation ludique. Nous sommes habitué à évoluer en groupe restreint et c’était passionnant d’opérer avec d’autres groupes autonomes et un échelle de commandement efficace. L’organisation a été vraiment efficace, tout le monde a fait preuve de rigueur et de dynamisme.

Pour terminer mon mini-roman il ne me reste plus qu’à remercier sincèrement le groupe Rhône.

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 11:27




Voici le résumé d'une partie Milsim organisé par Franz et les membres d'Airsoft Connection dans la Montagne Noire Tarnaise.
Pas de crédit photo, je fais un mélange de tout ce qui a été publié. je pense avoir l'accord de tout les propriétaires si ce n'était pas le cas et que cela vous pose un problème, veuillez m'excuser. Signalez-le moi et je l'enlèverrai.

OP Nitchevo



Le scénario :  un groupe de militaire russe fait un coup de force dans une ex-république soviétique le Dagestan. Les européens et les américains envoient des forces spéciales sur zone a la chasse aux informations.



Quatre groupes de joueurs : les forces d'occupation russe avec une unité mobile d'anciens Spetnaz, les civils, les forces spéciales regroupées sous commandement européen et les forces spéciales américaines.

Frog, Koursk et moi même sommes rattachés à l'USSOCOM, on retrouve nos amis Wazzock, Wanted et Nyclow en tenue US. Dans le scénario nous sommes une unité SAS rentrant d'irak nous travaillerons avec les américains eux aussi de retour de Bagdad.

Nous arrivons sur le terrain le vendredi soir, nos ordres nous serons donné le samedi matin à 08H00.
Avec wazzock et wanted, nous partons en reconnaissance des axes de communications, nous n'avons pas le droit d'aller au Nord dans le secteur russe.



Nous confectionnons un bivouac commun pour passer la nuit puis nous nous dirigeons vers la frontière russe. Arrivé à un carrefour, nous entendons du bruit, visiblement les russes s'installent. Nous approchons quand soudain un chien aboie. Un russe hurle au loin dans un haut parleur "jetez vos armes". Nous avons franchi la frontière, l'ambiance est donné, nous décrochons vers le Sud. 
"Contact à l'arrière ! " Koursk décroche et se jette sur le bas coté, une patrouille visiblement. Rien de sérieux juste de quoi donner quelques émotions avant de rejoindre le bivouac pour quelques heures de sommeils.

Le samedi matin tout le monde se rassemble, cela prendra plus de temps que prévu malgré tout le groupe américain se forme et un fourgon fait office d'hélicoptère pour déposer tout le monde à l'extrémité sud du terrain.


La mission : prendre contact avec un espion et ramener mort ou vif un chef russe qui a commis des crimes contre la population civile. 
Le danger : les russes risquent de déployer une batterie de missiles Sol Air qu'il faut trouver et détruire afin de sécuriser notre exfiltration aéroportée dans 48H.

 



On nous dépose à plusieurs kilomètres au Sud de la zone de jeu. Nous jouons les éclaireurs de la troupe d'appuie US dirigé par Skyline. Arrivé au Sud du village civil le groupe est pris à parti par une patrouille Spetnaz. Visiblement les américains cherchent le contact, nous les quittons pour partir en reconnaissance du camp russe.

Nous créons une cache rapide, au centre d'un triangle composé du camp américain, du village civil et du camp russe, à partir de laquelle nous rayonnons en petite patrouille composé d'un "trinome de un binome accompagné appuyé par un autre élément".

 

Nous passons le samedi après-midi à la pêche aux informations :
Reconnaissance du village civil qui a subit une attaque russe. C'est étonnant de voir des gens déguisés surtout des femmes, nous ne sommes pas habitué à cet univers de jeu de rôle mais c'est vraiment intéressant.
Nous efftuons des reconnaissances de la base russe avec la découverte au Nord de la zone de défense anti-aérienne, tout leur flanc Nord n'est pas ou peu gardé.

Il est 20H00, l'heure de la pause pour un regroupement autour d'une paella. Nyclow nous quitte mais il sera remplacé par deux mystérieux et valeureux combattants venu tout droit de Mont de Marsan avec qui on a hate de faire une nouvelle sortie.

 



On se jette sur la nourriture, l'idée était géniale, ça fait du bien de manger chaud. Les participants sont détendus, cependant le mauvais temps n'aide pas à réchauffer l'ambiance.
Nous retournons à notre camp de base pour dormir un peu. La partie reprend à minuit.



A 02H00 le gros de la troupe part pour attaquer le camp russe. Il faut attendre le petit matin que tout le monde s'endorme et que la fraicheur décourage les dernières sentinelles.
Un groupe détruit les armes lourdes et vole les missiles sol-air tandis que l'autre passe de tente en tente pour trouver notre cible. Les joueurs sont réveillés par une lampe, aveuglés et surpris il leur est difficle de réagir. Une fois le criminel russe interpellé et fouillé, le groupe décroche vers la base principale américaine.


 
Les batteries anti-aérienne détruites et l'officier russe interpellé, il faut maintenant rejoindre rapidement notre zone d'extraction pour être évacué.
Le groupe commando prend en charge le prisonnier et les missiles et le groupe US mieux armé fait office d'arrière garde.
Ils seront sérieusement accrochés par les russes et nous offrent ainsi un peu de marge car notre colis joue sérieusement son rôle. Il fait tout pour nous ralentir et il faut rendre hommage à son talent de comédien et surtout aux deux soldats français qui l'ont porté tout le trajet.



Fin du jeu : Nous arrivons sur la zone d'extraction sans accrochage et attendons 13H l'heure d'évacuation. Le temps passe en discutant avec l'officier russe, nous tentons de savoir s'il a de l'argent à l'abri en vue d'une éventuelle coopération mais ce dernier est nationaliste et dur à convaincre. Alors que nous papeautons les sonnettes avertissent par radio qu'une patrouille Spetnaz nous arrive droit dessus. Nous espérons qu'elle ne nous verra pas et ne fera que passer. 
Notre prisonnier bondit de la cache comme un fou pour se faire tirer dessus par ses propres hommes. Ca tire de partout quand sonne la fin du jeu.

Il ne nous reste plus qu'à partager nos expériences avec nos "ennemis" dans la bonne humeur et rejoindre le camp de base pour se changer et prendre la route.

Encore un beau week-end à jouer à la guerre de passé. 
Pour conclure merci aux gentils organisateurs pour ce week-end et salutations à tous les participants qui ont joué le jeu.

Pour les dernières photos de la série, saluons Koursk qui, pour une fois, ne se cache pas derrière son objectif. Si vous étiez à cette OP et que ce gentil barbu vous a accosté en vous expliquant que le verre jaune de ses lunettes permettait de mieux identifier les camouflages, ne vous inquietez pas. Il s'agissait d'un défi ; Il devait en effet entretenir une conversation sur ses lunettes ESS avec 50 personnes ! Il a hélas perdu son défit, espérons que Frog réussira le sien ...





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Published by MENATOR - dans MILSIM
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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 12:40
Ce  WE pluvieux de mars a été l'occasion de nous retrouver afin de s'entraîner un peu.
En attendant la nouvelle recrue on s'amuse un peu.

La progression se fait sous un temps maussade.



Les instructions sont données


LA pose du geardos






Il faut recharger rapidement

 
Pas assez rapide. La sanction est immédiate.

Aucun membre du 22sas12 n'a été blessé pendant la séance photo.
 
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Published by Koursk - dans MILSIM
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 19:58
Quelques photos souvenirs d'une très bonne journée passé à jouer aux billes dans la Tarn sur un terrain CQB de fou. C'est avec plaisir que j'ai revu Nyclow et les toulousains de mauvaises fréquentations.
Merci à Nyclow et aux ATA pour leur acceuil et leur fair-play.

IMG_0329-copie-1.jpg

 


IMG_0334.jpg




Wazzock avait une caméra sur son casque, il me tarde de voir le résultat. J'aurai toutefois aimé filmer cette scène drolissime : 
Un défenseur, à l'étage,bloque l'accès d'un escalier.
 Nous en bas, peu motivé. Micka et sa minimi, avec l'accent africain :  "Hé cousin, on va monter là. Cesse de tirer, j'ai le grigri ivoirien, tes billes ne peuvent pas me toucher, allez rends-toi là"
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Published by MENATOR - dans MILSIM
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