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Le SAS12 est une équipe de reconstitution Parachutistes SAS Français Libres et 22 SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution et il s'adresse à tous les passionnés de l'épopée SAS.

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Musée de Villelongue, maquis Antoine

Avant d'aller courir les bois breton, les villages belge et hollandais dans nos belles tenues du 4th SAS, il était intéressant de mieux connaitre l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale dans notre département. Loin des combats, l' Aveyron fut un foyer de maquis. Après avoir lu les ouvrages sur le sujet, il nous paraissait évident d'aller sur le terrain et de tenter de rencontrer des témoins de cette époque.

DSC00187.JPG

 

Nous nous sommes orienté vers le maquis Antoine qui opérait dans la vallée du Viaur et du Lézer. Pourquoi ce choix ? Tout d'abord nous connaissons un peu ce coin puisque nous y avions crapahuté cet hiver et ensuite ce maquis s'était spécialisé dans la réception de containers parachutés par la RAF depuis Alger.

 

Panneaux avec textes explicatifs et cartes


Le musée de la résistance de Villelongue se situe dans l'église d'un village abandonné de la commune de Cabanès (12800) où s'abritait le maquis. Il n'ouvre qu'exceptionnellement et un des responsables a eu la gentillesse de nous laisser les clés. En matinée, nous avons donc visité ce musée qui renferme un peu de matériel, des documents et des témoignages sur l'organisation du maquis et les combats de l'été 1944. On apprend comment était organisé l'afflux de jeunes fuyant souvent le STO et surtout la réception des parachutages d'armement et d'équipement depuis Alger et la dangereuse distribution aux maquisards des départements du Tarn et de l'Aveyron.

parachute de nylon anglais et son contener


Nous avons été choqué d'apprendre que ce petit musée a été victime d'un vol de matériel de radio et surtout d'une prise de guerre, un fanion SS. Cela n'a pas découragé les vétérans de continuer à faire vivre le souvenir du maquis.

Nous avons poursuivi la journée avec une longue conversation avec un des responsables du musée dont la famille était originaire de la commune. Il nous a expliqué la difficile cohabitation des jeunes maquisards turbulents et de la population paysanne traditionnaliste. Le ramassage de nuit de dizaines de containers de 80, 100 ou 120 kilos nécessitait l'aide de tout les agriculteurs du plateaux. Nous pensions à un soutien naturel de la population paysanne mais notre interlocuteur nous a appris qu'il s'agissait en fait de réquisition avec parfois le canon d'une sten sur le ventre en guise de persuasion. Tout cela n'est pas écrit dans les livres et il a donc été très enrichissant de comprendre la mentalité des gens qui vivaient avec ce maquis une complicité forcée, ils partagaient pourtant avec eux les mêmes risques. 

Nous avons terminé la journée en faisant à pied le parcours des haut-plateaux où étaient largués les conteneurs jusqu'à la vallée où ils étaient cachés. Une manière comme une autre de se rapprocher de ces évènements.

 

DSC001832.jpg

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F
Salut les gars !Je n'avais pas vu cet article ... En effet cette visite trés sympathique permetais de se rendre compte qu'en fait ... Sans parler de combats de grande ampleur il sétait passé des choses dans notre région.Au plaisir de se recroiser !Fab
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F
j'adore les anecdotes et "la petite histoire".<br /> je vais bientot attaquer ce livre là, ne m'en dit pas trop.
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R
>> <br /> J'oubliais : source du livre, "Les paras de la france libre" Roger Flamand.
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R
Article intéréssant. <br /> La mentalité des paysans ne m'impréssionnent pas.   <br /> Exemple du 3eme squadron aux environs de La Rochelle: <br />
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F
musée plutot interessant, plus on cherche et plus on se rend compte de faits d'armes tout autour de nos lieux de balades.<br /> il y a une journée "portes ouvertes" avec quelques vétérans du maquis Antoine, le 15 Aout. peut etre irons nous là-bas en tenue et en jeep, cette fois.
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