Le SAS12 est une équipe de reconstitution Parachutistes SAS Français Libres et 22 SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution et il s'adresse à tous les passionnés de l'épopée SAS.
Bagdad Dimanche 15 Avril 07
Deux hélicoptères PUMA de la RAF sont entrés en collision la nuit du samedi 14 au dimanche 15 Avril dans le Nord de Bagdad. Ils transportaient des membres des forces spéciales britannique qui soutennaient les forces américaines engagées dans le nord de la capitale irakienne. Un hélicoptère qui amenait des SAS serait entré en collision avec un autre qui revenait à vide. Il s'agirait donc d'un accident et non d'une attaque des insurgés; De plus les PUMA avaient été révisé et ne semble pas présenter de défauts.
hélicoptère PUMA de la RAF
Il y a cinq blessés et deux morts : un membre d'équipage de la RAF et un SAS.
Les forces britanniques sont cantonnés dans le Sud de l'Irak, dans la région de Bassora toutefois les forces spéciales comme les SAS opèrent régulièrement dans la région de Bagdad avec leurs homologues américains.
Mise à jour Mai 2009 :
Le MoD vient de rendre public le rapport d'enquête sur l'accident de deux hélicoptères Puma en Irak en 2007.
Hélicoptère Puma de la RAF :

La queue de Puma 1, se cassa partiellement, les extrémités de son rotor de queue touchant le sol. L'appareil, toujours au sol, fit une embardée vers la gauche, tournant autour de sa roue de nez, et le train principal se déplaça d'un mètre à travers le sol, les roues ayant creusé le sol sur 30 cm de profondeur, mais l'appareil resta "debout". Des éclats des rotors frappèrent son côté gauche et un poids d'extrémité de pale pénétra dans la cabine à l'arrière.
Puma 2, qui était sur le point d'atterrir, fit une embardée à gauche tout en roulant vers la droite. Sa roue droite toucha le sol et l'appareil s'écrasa sur son flanc droit. Deux témoins rapportèrent que l'hélicoptère fit une rotation de 360° sur lui-même avant de s'écraser, mais cela n'a pu être confirmé. Les pales du rotor principal furent arrachés au contact du sol et quatre débris frappèrent la queue, la détachant complètement de l'appareil, qui partit avec force dans les airs, passant au-dessus de l'appareil et retombant 13 mètres devant lui.
Alors que Puma 2 roulait sur sa droite, l'homme d'équipage en cabine tomba de la porte droite ; le soldat le plus à droite dans la cabine sortit, volontairement ou non, par cette même porte droite. Tous deux furent piégés sous le Puma et succombèrent à leurs blessures sur les lieux de l'accident. Un troisième homme, qui se tenait à la porte gauche avant la collision, tomba en arrière, traversa ainsi toute la cabine et tomba aussi par la porte droite ; il fut piégé sous la carcasse juste derrière l'espace de la porte et fut désincarcéré environ 45 minutes plus tard. Les troupes de Puma 1 avaient toutes débarqué et tenaient des positions défensives sur les deux côtés de l'appareil, et plusieurs d'entre elles furent blessées, dont une très gravement.
Un début d'incendie éclaté sur la partie supérieure de l'appareil, qui fut rapidement éteint par des soldats utilisant deux exctincteurs de Puma 1 après que tout le monde ait évacué l'appareil.
La zone fut sécurisée par les troupes transportées par les Puma, renforcées par l'Airborne Reaction Force (ARF, force de réaction rapide) locale. Des secours de rechercher de sauvetage au combat (RESCO) arrivèrent rapidement et s'occupèrent de gérer les blessés, de stériliser les appareils et d'extraire le personnel. Les équipages et troupes furent évacuées avant l'aube à leur base d'opérations principale (Main Operating Base ou MOB). Les deux carcasses furent récupérées 18 heures plus tard, et hissées via une grue sur des camions pour être évacuées.
La longue enquête a conclu que la cause de l'accident était une erreur humaine de la part des pilotes de Puma 2 sur l'estimation de leur distance par rapport à Puma 2, et ne pouvait être attribuée à une action ennemie ou à un incident mécanique.