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Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 17:42

Vous trouverez dans cette catégorie des entretiens d'auteurs ou de personnalités en rapport avec les parachutistes SAS français libres ou bien avec le 22 SAS anglais. Ne sont pas oubliés les passionnés actifs au sien d'associations ou de groupes de reconstitution qui gravitent autour de notre équipe, certains en dehors de nos frontières :

LES INTERVIEWS DE PERSONNALITES :

- Duncan FALCONER : ex SBS, auteur de romans et spécialiste en sécurité.

- John GEDDES : Ancien membre du 22SAS aujourd'hui "contractor" indépendant.

 

-Tim HOLDEN : PDG de la société Arktis Ltd

- Bob SPOUR : ex 22SAS, spécialiste de survie et de "selfdefense".

- Jean-Jacques CECILE : Ancien du 13, spécialiste des opérations spéciales.

- Xavier DELUC : Acteur français, vu dans "Un jour avant l'aube".

- David PORTIER : Spécialiste des parachutistes SAS français.

Les groupes :

5th SAS souvenir group : nos amis belges avec qui nous avons partagé bien des aventures !
Sennecey 44 : Une association de Saone et Loire.

Les collectionneurs et autres passionnés :

ATHOS : Papa nous explique sa vision du milsim
LSKIV : un geardos guru qui nous orienté à nos début et acceuilli à Florange.
MATIAS : Le maestro espagnol de l'" Action Figure".
REDTROOP : Steve, LE collectionneur anglais du CTW.
ROMAIN : un collectionneur adepte du milsim mais un AMI avant tout.
KAPLAN-X : un airsofteur et collectionneur de la région de Dijon.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 20:20

J’ai eu l’honneur et le plaisir de passer plusieurs heures avec Monsieur Tim Holden le patron de la célèbre marque britannique ARKTIS. Je vais résumer sous le format classique de questions réponses ce qui a été une longue discussion à place d’une interview conventionnelle.

Tim Holden 01

SAS12 : Tim bonjour, pouvez-vous nous parler un peu de vous ?

Tim Holden : Je suis le fil d’un pilote polonais qui a rejoint la RAF durant le second conflit mondial et qui a épousé une anglaise. J’ai passé de nombreuses années en Afrique du Sud où j’ai travaillé sur un bateau. Portant des vêtements de travail souvent peu adaptés, j’imaginais régulièrement des équipements plus fonctionnels. Je me suis donc orienté vers le métier du textile et voyagé en peu. Je suis rentré en Grande-Bretagne dans les années 80.

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SAS12 : Comment est née la société Arktis ?

Tim Holden : Arktis a été fondée en 1985 par un ancien officier des Royal Marines avec qui je me suis associé quelques années plus tard et dont j’ai pris la direction après son départ. L’entreprise est située à Exeter dans le Devon à proximité du Centre d’Entrainement Commando des Royal Marines. La société s’est développée en relation avec le programme d’équipement Soldier 95, nous travaillons donc historiquement avec les Forces Armées mais aussi avec les unités de Police.

affiche-Arktis.jpg

SAS12 : Que signifie le nom Arktis ?

Tim Holden : Le nom est un clin d’œil au stage qu’effectuent les Royal Marines en Norvège dans des conditions climatiques difficiles. Mais à titre personnel, j’aime une autre signification : (Tim cache de sa main les lettres T.I.S pour ne laisser apparent que le mot ARK) celle de l’Arche. Face aux éléments, Noé est en quelque sorte le premier survivant de notre Histoire.

SAS12 : Comment expliquer le succès de la marque en France ?

Tim Holden : A la fin des années 90, j’ai été un légionnaire parachutiste qui souhaitait équiper son groupe avec notre équipement. A la fin de son Carrière, ce légionnaire, Jess Plaiter, a crée la société MP-SEC France et nous travaillons depuis main dans la main pour développer notre gamme. Je pense en particulier au système modulaire AMS et le fameux Crossrig ainsi que la tenue URH et son camouflage Tundra que nous avons dessiné ensemble.

« En off : je peux ainsi dire que j’ai mis du rose sur un uniforme français. Rires »

tim-holden-02.jpg

SAS12 : Quels sont les produits dont vous êtes les plus fier ?

Tim Holden : Sans hésitation, notre gamme de smock. Je suis également très satisfait du travail sur les vêtements légers comme le rainshield ou le stowaway ainsi que sur nos sacs étanches.

SAS12 :Pouvez-vous nous parler de vos axes de travail et de vos projets ?

Tim Holden : Nous peaufinons actuellement un nouveau gilet de police d’une modularité incroyable adaptée à des gabarits aussi bien masculin que féminin. Notre bureau de Recherche et Développement axe son travail sur les fibres végétales comme le chanvre et la protection contre le feu.

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 07:00



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SAS12 : Quels souvenirs gardez-vous de votre passage promotionnel à Paris en Décembre 2007 ?

 

Duncan Falconer : Je me rappelle que c’était bien amusant de courir avec vous, une bande de types fous, équipés en Forces Spéciales. Je me demandais à quel moment l’unité anti-terroriste française allait nous tomber dessus.

SAS12 : Nous pouvons suivre votre actualité grâce à votre site internet mais qu’est-ce qui s’est passé pour vous depuis deux ans ?

 

Duncan Falconer : J’ai crée une société de lutte contre la piraterie maritime qui emploie d’anciens Gurkha et d’ex membres des  Forces Spéciales. Nous n’avons pas trop avancé car j’ai été très pris par d’autres affaires en Afghanistan.

 

SAS12 : Comment procédez-vous à l’écriture de vos romans ? Comment votre passé militaire et votre travail actuel dans le domaine de la sécurité influencent-ils votre plume ?

 

Duncan Falconer : Pour écrire un livre, il faut commencer par avoir une idée bien sûr; l’étayer jusqu’à ce que vous soyez prêt à vous asseoir et à l’écrire. Mon travail m'a fourni beaucoup d'histoires, la plupart de mes personnages sont basés sur des gens réels . Mon travail m'a aussi permis de connaître et de comprendre comment des opérations réelles sont planifiées et effectuées, ce qui peut ou ne peut être fait et quel équipement militaire est utilisé ou non. Je suppose que c'est que l’on appelle le réalisme. J'essaye autant que possible d’être réaliste, même si « Undersea Prison » (roman à venir ndt) était crédible selon moi.

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SAS12 : Pouvez-vous nous parler de l’Opérateur, votre prochain romain qui sort en France aux Editions Nimrod en Janvier 2010 ?

 
Duncan Falconer : J'ai écrit l’Opérateur car chaque film sur les experts militaires en explosif que je voyais était "pauvre" ou faux. J'ai alors voulu montrer ce qui pourrait vraiment être fait par un expert. J'ai beaucoup d'expérience dans ce domaine, je le connais donc très bien. L’action se déroule à Los Angeles, où j'ai vécu ; la description des lieux est donc bien réelle. Je l'ai aussi écrit comme un scénario en 2001 et terminé juste avant l’attaque des Tours Jumelles du 11 Septembre. Puisque l'épilogue est relatif à la destruction d’un bâtiment - pas très populaire à l’époque - je l'avais mis en stand by.

 

SAS12 : Pouvez-vous nous parler de l’adaptation de votre premier roman : L’otage pour la télévision anglaise ?

 

Duncan Falconer : Ce n'est pas pour la télévision anglaise. Il est destiné à être adapté sur grand écran. Je viens d'achever la première ébauche, mais plusieurs autres devront suivre.  Alors les chances de réalisation sont de un pour mille mais nous espérons.

 

SAS12 : Pour terminer, quels sont vos projets pour 2010 ?

 

Duncan Falconer : Je prévois d'étendre mon affaire de sécurité, de profiter de ma famille. J'ai espoir de m'installer en France où nous voulons vivre depuis longtemps mais cela n'a pu se faire jusqu'à présent. Je compte écrire un nouveau roman et j'espère que le projet cinématographique aboutisse.

Les livres de Duncan Falconer sont disponibles aux Editions Nimrod . L' entretien a été réalisé en anglais par couriel début Décembre 2009, merci à l'auteur d'avoir répondu à mes questions malgré un emploi du temps chargé.
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 14:44

LE MILSIM SELON ATHOS

  

Un jour Romain (le célèbre Captain Tonton Ryan de FA) m’a dit « ce que tu fais papa avec tes copains depuis des années c’est du Milsim… »

Mais c’est quoi du « Milsim » ? A vrai dire je n’en sais rien mais puisqu’il faut s’approprier le terme autant expliquer ce que l’on fait et voir après si la définition « colle » (comme les draps de Romain le dimanche matin).

Ma petite meute se retrouve un week end complet par mois pour faire des sorties dans la verte en ambiance mili tendance FS.

Romain : « C’est quoi une ambiance mili tendance FS ? »

Athos : « Le mili c’est pour les tenues et équipements car il est clair qu’avec nos bottes de saut, nos treillis Cam, nos gilets d’assaut, nos gueules de porte bonheur et nos flingues à billes on ne s’équipe pas pour un pique nique champêtre. Et il y a l’ambiance, le gout de l’effort, l’amitié virile et l’amour du terrain, de la verte comme on dit. »

Romain : « tendance FS ? »

Athos : « c’est plus pour le coté sans caporalisme et surtout l’autodiscipline. Je m’explique on prohibe les ordres et les actions inutiles, nous nous entrainons (drills) de façon à ce que chacun ait sa place dans le groupe ou l’équipe et sache ce qu’il a à faire et pourquoi. Il est plus facile de diriger des gars qui connaissent le job et qui savent où ils doivent se placer lors d’une progression que d’avoir à jouer au caporal « chef d’équipe » qui place ces pax et passe et repasse derrière eux en permanence. On l’a fait et on  l’a tous vécu pendant nos classes, donc on pense savoir quoi faire sur le terrain. »

Romain : « Pendant vos classes ? Vous êtes tous des militaires ou d’anciens militaires ? »

Athos : « Tu connais bien le passé ou le présent de chacun dans le groupe, mais pour te faire un résumé publiable la plupart des cadres et piliers du groupe (ceux de plus de 35ans) ont fait au minimum leur Service National donc ils ont fait leurs Classes. Pour paraphraser les héros des films que tu regardes en boucle : on a vidé quelques chargeurs et quitté des avions en plein vol en parfait état de marche et qui auraient pu se poser avec nous à bord…. »

Romain : « et au maximum ? »

Athos : « Là tu deviens indiscret mais sache que quelques Régiments prestigieux d’hier et d’aujourd‘hui ont jalonnés le parcours de certains d’entre nous…. »

Romain : « Tu ne m’en dira pas plus ? »

Athos : « Allez un petit scoop l’un des cadres du groupe a été garde au drapeau de son régiment où il sert en tant que réserviste lors d’un défilé du 14 juillet dernier…..»

Romain : « on revient sur le Milsim ? »

Athos : « c’est pour cela que l’on est là, non ? Je n’aime pas les étiquettes donc Milsim ou pas quelle importance ? Je recadre la discussion. Chez nous il n’y a pas que des vieux il y a aussi la nouvelle génération dont tu es le premier représentant. »

Romain : « Donc vous recrutez de nouveau équipiers ? »

Athos : « Non, mais la porte est toujours ouverte. Dans un sens comme dans l’autre. Si quelqu’un n’est pas content il s’en va. Si quelqu’un ne correspond pas ou plus à l’éthique du groupe : il s’en va. C’est simple. Si quelqu’un nous plait on le contacte, on le jauge et on le teste sur le terrain. S’il correspond à notre vision saine de nos activités, on le prend un an à l’essai et au bout d’une douzaine de sorties il passera son Raid Béret et deviendra s’il a été bon : un « équipier » »

Romain : Comment ne pas virer dans le para militaire ? »

Athos : « je l’attendais plus tôt celle là. Dans un groupe para militaire et crois moi que depuis 1985 on en a rencontré, il y a une hiérarchie très marquée (ex : un ex caporal qui sa fait appelé mon capitaine et se fait saluer) et non légitime. Il y a une volonté d’uniformité (tout le monde habillé et équipé pareil), ce qui n’est pas le cas de nos top models Arktis ou autre que l’on a dans le groupe. Il y a un but souvent non avouable (au service du plaisir et de la valorisation des cadres ou d’idées.) très souvent politisé aux extrêmes…. »

Romain : « Vous n’êtes pas politisés ? »

Athos : « Est-ce que je t’ai demandé pour qui tu votes ? On s’en fiche cela n’a pas d’importance. C’est pour cela que notre groupe existe depuis si longtemps car chacun a sa vie, ses idées et ses problèmes du quotidien chez lui et lors des sorties il est à 100% OPS pour le groupe cela nous permets de nous évader, de nous retrouver et d’en chier ensemble.»

Romain : « Le Milsim c’est un jeu à base d’Airsoft ? »

Athos : « Je ne suis pas propriétaire de ce terme. On fait des sorties mili ambiance FS, comme je te l’ai dit plus haut. Donc les sorties sont essentiellement basées sur du terrain, du crapahut, de l’orientation, de l’approche, de la « vie en campagne » et effectivement on le fait avec un ASG. Nous on dit un flingue à bille, un aspirateur ou tout simplement un fusil, un PM ou un PA. Le mot de « réplique » ou de « lanceur » est hypocrite. Pour un lanceur de paint-ball en aluminium avec une bonbonne de gaz qui dépasse d’accord (cela ne ressemble à rien !) mais un M4 RIS CQB machin chose qui ressemble au vrai comme deux gouttes d’eau, ce n’est pas un lanceur c’est un flingue. Et il faut s’en servir, le manipuler et  driller comme avec un vrai. C’est une question d’éthique et de sécurité, car on passe des heures avec, donc on acquiert des automatismes, des reflexes et de la mémoire musculaire .… De plus quand on vous emmène tirer avec des vrais au stand de tir je n’ai pas envie de prendre une balle dans le dos ou dans le plafond parce qu’un djeuns me montrera son index en disant de sa voix la plus virile « ma sécurité c’est ça…. ». On applique en permanence les 4 règles de sécurité de l’ISTC. Et pour l’équipe de Hannibal on dort avec son flingue dans le duvet autrement il disparait…. 

Je vais revenir sur notre conception des ASG. Si on fait du Milsim comme la définition plus haut. Il faut que l’on soit interopérable donc on utilise les mêmes flingues dans le groupe : M4 et MP5 quels que soient les modèles et en back up des Glock »

Romain : « Pourquoi ? »

Athos : « Pour pouvoir se passer des chargeurs en cas de problème car on n’utilise que des chargeurs de 30 coups (comme en vrai). Chaque pax part en moyenne avec 10 chargeurs approvisionnés (pas de billes en vrac) et 2 à 3 chargeurs de Glock. C’est dès ce point là que l’on rompt avec la vision du Milsim de l’Airsoft »

Romain : « Pour rester dans la rupture peux-tu expliquer comment on règle les touches en cas de combat ? »

Athos : « Là aussi on essaie de faire dans le réaliste et l’airsofteur pur et dur ne se retrouvera pas. Attention je ne critique pas les rencontres paint- ball et Airsoft. J’aimerai avoir le temps d’en faire car c’est rigolo, mais les combats ne sont pas réalistes dans le sens pur du terme :

  • Le buisson qui stoppe une rafale de Minimi
  • des bidouilleurs de flingues qui tirent des rafales de plusieurs centaines de billes debout mais hors de portée de riposte par un boostage intempestif de leurs aspirateurs
  • la mauvaise fois
  • les medics qui réveillent les « morts »
  • les chargeurs HICAP
  • la taille des terrains
  • le fait de « sacrifier » des pax pour voir d’où les « autres » tirent
  • etc.…

Et j’en oublie.

Je sais que c’est un « jeu » et se faire sortir dans les premières heures d’un week end de 72 heures est frustrant mais…on a trouvé une parade. Avec des règles d’engagement réalistes mais non frustrantes (si tu t’es fait touché, c’est que tu as fait une connerie donc paies le un peu, la prochaine fois tu réfléchiras plus et mieux. Autre avantage de l’AIRSOFT c’est que l’on peut rejouer quand on a été « tué », en vrai cela ne marche pas !) Avec les règles de touches suivantes :

  • Touche tête/tronc= out pour la durée de l’engagement en cours
  • 1° touche bras : immobilisé sur place mais peut parler et se mettre à couvert= durée idem
  • 1° touche jambe : immobilisé sur place, peut parler et éventuellement tirer = durée idem
  • 2° touche membre=out
  • Touche arme= on prend le back up ou l’arme d’un mort (l’intérêt des chargeurs compatibles, non ?)

Chez nous les engagements sont très courts et peu nombreux (exemple 0508 : 72h de terrain pour une action de 60 secondes…mais quelle action n’est-ce pas Ménator ?)

On ne gueule pas « touché » si on est touché, on reste sur place afin de mettre un peu de pression à tout le monde : AMI: on n’abandonne pas un mort ou un blessé et NMI est-il vraiment touché….Je vous promets que cela fait monter l’adrénaline.

Romain : « Il ya des missions à chaque sortie ? »

Athos : « Non, un week end de drills pour 2 week en end de « missions » »

Romain : Quels types des missions ?

Athos : « Beaucoup de reconnaissances qui démarrent souvent par un largage en Blind sur ou hors de la carte. Puis des missions de recherche et destruction (destruction = pose d’un cialume sur un pont ou un transfo EDF etc.…). Escorte de VIP, observation d’un site occupé par la log ou une autre équipe. Voire les retex de 0508 et 0509. »

Romain : Pour les drills ?

Athos : « Savoir :

1.    se déplacer

2.    communiquer

3.     s’orienter

4.    monter des bivouacs conforts ou tactiques

5.    se servir de son matériel

6.    se camoufler (LE PHASME est attendu pour un stage…)

7.    se servir de ses armes à billes

8.    observer

9.    travailler l’interopérabilité avec des groupes amis tels que les SAS12

10.  permettre aux chefs d’équipe de prendre leurs pax en main

11.  etc. »

CONCLUSION :

Est-ce que l’on fait du MILSIM ?

Est-ce que le fait que nos sorties puissent être qualifiées avec un terme ou pas a de l’importance ?

En tout cas on s’éclate depuis 1985, et je pense que c’est le cas de tous les membres du groupe dont les âges vont de 20 à 44 ans. Nos jeunes se moquaient au début de nos âges vénérables mais Papy Flingueurs ou pas on a encore la caisse…..du souffle et on tire vite et droit.

Si certain d’entre vous sont dans la même optique on est prêt à partager du temps mais pas d’adaptation on ne se déplace que dans nos cadres de sorties et de missions après échanges fructueux et reconnaissance des zones.

Cela répond à ta question Fiston ?

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 23:55

Jean-Jacques Cécile est un journaliste indépendant spécialisé, entre autres, dans le domaine des opérations spéciales. Un milieu qu’il connaît bien puisqu’il a été membre des équipes de recherche aéroportée du 13e RDP avant de poursuivre sa carrière militaire dans le renseignement. Il vient nous parler aujourd’hui de son prochain ouvrage Histoire secrète des SAS à paraître en septembre 2009 aux éditions Nouveau Monde.


SAS12 : Qu’est-ce qui dans votre jeunesse vous a poussé vers le métier militaire ?

Jean-jacques Cécile : Je suis d’origine bretonne. J’ai, durant des années, travaillé pendant l’été dans une crêperie dont le patron avait une bibliothèque d’ouvrages militaires très fournie et il me permettait d’y puiser à ma guise, voire même, de temps en temps, d’oublier de lui rendre certains livres empruntés. Toute mon adolescence a été bercée des pages écrites par Paul Bonnecarrère, Jean Lartéguy et beaucoup d’autres encore. Plus tard, j’ai été poursuivi par les études sans vraiment qu’elles ne parviennent à me rattraper. Elles m’ont au moins permis de constater que je n’étais pas fait pour rester cinq jours par semaine dans un bureau. Je les ai interrompues brutalement pour partir au service militaire que j’ai effectué comme aspirant. J’y ai découvert une vie qui me convenait. Plus tard, mes fonctions à Dieuze m’ont révélé ce qu’était le renseignement, je suis, comme Obélix, tombé dans la marmite, cela a été une découverte qui s’est rapidement muée en passion. Aujourd’hui, dans mes activités quotidiennes en tant que journaliste, je considère avant tout faire un travail de renseignement sur sources ouvertes. J’essaie de le faire avec cette rigueur apprise dans le milieu du renseignement militaire.


SAS12 :
 
Je ne vais pas vous demander de parler de votre travail au sein du « 13 » car le sujet est bien entendu sensible mais je ne résiste pas à l’envie de vous demander de partager avec nous une anecdote de type feu de camp.

Jean-jacques Cécile : Mes activités au sein du 13e RDP ne sont pas aussi sensibles que cela ; j’ai quitté Dieuze en 1985 et c’était il y a fort longtemps. Depuis, beaucoup d’eau a passé sous les ponts et les langues se sont déliées. Certes, on ne prête qu’aux riches et nombre d’affabulations circulent au sujet du Régiment. J’ai ainsi au la surprise de lire dans un ouvrage consacré aux forces spéciales et publié récemment (par décence, je tairai le nom de l’auteur…) que le 13 avait opéré clandestinement en Tchécoslovaquie et en Hongrie pendant la Guerre Froide. A ma connaissance, et j’ai la prétention d’être bien informé sur le sujet, il n’en est rien. Même le contexte des activités menées par les gens de Dieuze en Allemagne de l’Est est désormais très bien connu ; il a été exposé en détail dans l’ouvrage de Roland Pietrini intitulé Vostok : il n’y a rien de très clandestin là-dedans. Quant aux tactiques, techniques et procédures alors mises en œuvre par les équipes de recherche, elles-aussi ont été exposée en long, en large et en travers dans différents ouvrages, en particulier dans celui du général Robert Gaget intitulé Au-delà du possible – Recherche du renseignement en régions hostiles. Les équipiers sont certes beaucoup plus discrets en ce qui concerne leurs opérations actuelles et on ne peut que s’en réjouir. Car n’oublions pas que lorsqu’ils se retrouvent en zone contrôlée par l’ennemi, la discrétion est leur seule véritable garantie de survie. Même si, parfois, la conception du secret à la française peut prêter à sourire. Et ce sera justement le thème de mon anecdote « feu de camp ».

En tant que jeune sous-officier au 13e RDP, j’ai été amené à faire un séjour de quatre mois en Allemagne de l’Est sous couvert d’appartenance à la Mission militaire de liaison près du Haut commandement soviétique en Allemagne, c’est précisément le thème de l’ouvrage Vostok. Je résidais dans une villa située en zone Est, à Potsdam, villa fournie par les Allemands de l’Est et qui était, disait-on, truffée en micros. En conséquence et pour des raisons de sûreté, il m’était bien entendu strictement interdit de lâcher dans la conversation que j’appartenais au 13. Cependant, l’établissement du Propousk, la carte délivrée par les Soviétiques, exigeait de donner au KGB notre véritable identité accompagnée de huit photos en uniforme. De même, les missions étaient effectuées en uniforme avec béret rouge et insigne de grade blanc (la cavalerie) ; l’insigne d’unité était celui de la MMFL. Se taire : précaution bien aléatoire car les services de renseignement soviétiques savaient très bien que dans l’armée française, il n’y avait que deux unités de l’Arme Blindée-Cavalerie à avoir à la fois le béret rouge et les insignes de grade blancs : le 13 et le 1er Régiment de hussards parachutistes. Particularité : les hommes du 1er RHP portent en plus, sous l’insigne de béret, un liseré que nous ne portons pas au Régiment. Les tchékistes n’avaient donc pas besoin de mes éventuelles indiscrétions pour savoir que je venais de Lorraine. Est-ce un hasard si, à peu près à la même époque, un espion d’un « service » des pays de l’Est a été surpris en train de prendre systématiquement en photo tous les paras sortant du quartier à Dieuze ?


SAS12 : 
Votre prochain livre traite du Special Air Service, pourquoi écrire un second ouvrage sur le sujet ?

Jean-jacques Cécile : Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, mon premier ouvrage date de 1997 ; pour un livre documentaire, c’est l’âge de l’obsolescence, d’autant plus que depuis, il y a eu le 11 septembre 2001 et tout ce qui s’ensuit. Il était donc urgent de revenir sur le sujet pour une sérieuse actualisation des connaissances. Ensuite, le temps passant, j’étais de plus en plus dubitatif quant à la qualité de mon premier ouvrage. Sur le fond, j’avais fait de nombreuses erreurs dont je m’étais aperçu en continuant à m’intéresser à l’histoire du Special Air Service. Sur la forme, il m’avait été reproché d’avoir été trop complaisant envers l’unité britannique. J’ai essayé, dans le livre à sortir en septembre, de recentrer le ton. J’y suis notamment beaucoup plus critique sur les opérations aux Malouines. Enfin, le temps passant, nombreux sont les documents publiés qui permettent de revenir plus en détail sur le Special Air Service et notamment sur son histoire. Il y avait là matière à écrire.


SAS12 :
Comment se compose Histoire secrète des SAS, est-ce un recueil historique d’opérations peu connues, une étude des missions spéciales britanniques, l’actualité du Régiment ?

Jean-jacques Cécile : Je ne dispose que de peu de contacts britanniques acquis d’une manière que j’expose en introduction de mon nouvel ouvrage, et ceux-ci ont fréquenté le SAS il y a très longtemps, leurs souvenirs datent un peu. J’ai donc rédigé mon livre à partir de sources ouvertes. C’est toujours ainsi que je procède et c’est une critique que l’on me fait couramment. Je me souviens par exemple d’une recension faite dans un grand hebdomadaire national, par ailleurs plutôt flatteuse, dans laquelle un journaliste connu, s’agissant de mon avant-dernier ouvrage intitulé Les chiens de guerre de l’Amérique, relevait que je n’avais manifestement pas eu accès à des sources originales. Il avait raison et c’est également vrai à peu de choses près s’agissant de ce deuxième opus sur le Special Air Service. Mais je revendique en revanche que l’on me reconnaisse de m’être livré à une exploitation véritablement extensive des sources ouvertes existantes et notamment des ouvrages anglo-saxons sur la question. Qui, en France, a par exemple lu in extenso l’ouvrage intitulé Churchill’s Underground Army qui, entre autres, expose les liens entre d’une part le SAS et d’autre part ces réseaux de résistance ultrasecrets créés en Grande-Bretagne même sur ordre express de Churchill afin de contrer une éventuelle invasion allemande du territoire national ? Qui a de la même manière lu l’ouvrage The Story of the Lovat Scouts qui permet de comprendre à quelles influences a été soumis David Stirling, le fondateur du SAS, alors qu’il n’était qu’un adolescent écossais ? Plus qu’un journaliste, je suis un analyste qui travaille au fin fond de sa campagne, oublié qu’il est d’une intelligentsia puisant ses sources « originales » dans les salons parisiens où l’on discute entre gens comme il faut une coupe de Champagne à la main. Cette situation comporte des inconvénients mais également des avantages. Au rang de ceux-ci, beaucoup de temps pour lire beaucoup, et pas seulement les ouvrages que l’on trouve à la librairie du coin. C’est une autre manière de concevoir le journalisme, empreinte de rigueur et de patience, loin de la tyrannie du « temps-média » qui réclame une réaction ultra-rapide aux événements. Je ne sais pas, je ne veux pas écrire un livre en urgence sous prétexte de faire un coup médiatique. Au final, mon nouvel ouvrage dresse une fresque la plus complète possible de l’histoire du Régiment jusqu’aux dernières opérations connues tant en Afghanistan qu’en Irak. J’ai en revanche fait quelques impasses, notamment en ce qui concerne le processus de sélection/instruction. Cela me sera sûrement reproché mais était-ce vraiment indispensable de revenir là-dessus alors que tant d’encre a déjà coulé sur le sujet ? N’était-il pas plus intéressant de développer des aspects moins connus de l’unité d’élite britannique ? Quoi qu’il en soit, c’est un choix que j’assume pleinement.


SAS12 :
Nous parlons régulièrement dans ce blog des rapports avec les sociétés militaires privées, vous avez d’ailleurs consacré un livre à cette question. Mais quels sont selon vous les changements majeurs opérés au sein du Régiment depuis ces dix dernières années ?

Jean-jacques Cécile : Je ne crois pas qu’il soit approprié d’évoquer des « changements majeurs ». Le Special Air Service et plus particulièrement sa composante d’active le 22nd Special Air Service Regiment est une formation qui, c’est un constat que l’on peut du reste étendre à toutes les unités de forces spéciales au monde, est en évolution constante. Evolution constante des structures, des matériels mais aussi des tactiques, techniques et procédures. S’il fallait cependant absolument distinguer une tendance, mon choix se porterait sur l’accélération des développements technologiques. Drones sans cesse plus petits et discrets, balles tirés par les snipers qui seront bientôt guidées vers leur cible, équipements permettant d’être sans cesse plus furtif dans l’action, etc. composent un monde militaire en perpétuelle mutation dont les opérateurs spéciaux doivent maîtriser toutes les facettes sans cesse plus vite sans pour autant sacrifier leur rusticité. Souvenons-nous que disposer de capacités technologiques avancées en appui direct des forces est une des principales raisons ayant motivé la création du commando Kieffer. Là est à mon sens l’un des défis majeurs, sinon le principal, que doivent relever les forces spéciales en général et le SAS en particulier.

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 09:56
Questions à Matias, un maquettiste barcelonais spécialisé dans les soldats des Forces Spéciales britannique à l'échelle 1/6ème.


SAS12 : D'où vient votre passion pour les figurines à l'échelle 1/6eme ?


Matias : Tout est la faute du propriétaire de la boutique où j'achetai mon matériel 54mm et 90mm. Il m'a montré un allemand au 1/6 de chez dragon et dès ce jour, je me suis consacré à cette échelle.


SAS12 : Pourquoi travaillez sur le thème des FS anglaises en particulier ?


Matias : Depuis tout jeune, j'aime l'Armée britannique, toutes les figurines que je pouvais collectionner représentaient des soldats anglais. Une fois entré dans le monde du 1/6ème j'ai constaté qu'il y avait beaucoup de possibilité de créer les uniformes qui me plaisaient et c'est aussi pour cela que je me consacre à cette échelle.
Les SAS sont mes préférés par leur philosophie au combat, leurs réussites et leur entraînement, c'est pour moi sans doute les meilleures forces spéciales au monde.


SAS12 Où trouvez-vous l'inspiration ?


Matias : Surtout d'Internet, des bibliothèques, des livres que j'achète et de l'aide de mes amis.

Et naturellement de ce fantastique blog.

SAS12 : Pouvez-vous nous présenter votre figurine préférée et nous expliquer le développement de votre travail ?


Matias : Il est difficile de choisir mais je voterais pour celle-là :



Pour cette figurine, j'ai d'abord modifié le mannequin car il était très grand. J'ai raccourci le buste, les bras et les jambes afin qu'il ne soit pas difforme.
J'ai retouché la tête au niveau de la nuque, elle provient d'une figurine de guerrier mongol qui avait une queue de cheval impressionnante. Je lui ai donc coupé, je l'ai poli au papier de verre et j'ai repeints.
Pour le tissu, je lui ai d'abord fais prendre un bain de thé, j'ai poli au papier de verre les parties qui s'usent généralement. Avec du pastel, J'ai amplifié cette usure et salit l'ensemble. Le plus difficile fut la pose des gants, il m'a fallu de la patience pour séparer chaque doigt et enfiler ainsi ses gants.


SAS12 : Pour conclure, quels sont vos prochains projets ?

Matias : Mes prochains projets ? Oula, ils sont nombreux ! J'ai bientôt terminé deux SAS dans le conflit des Malouines et c'est avec plaisir que je vous les présenterai une fois achevés.


Entretien et traduction réalisés en Espagnol par Ménator via courriels début Juin 2009.
Je remercie Matias et je vous invite à découvrir son travail et le monde de l'"Action Figure" sur le portail francophone AFF.
Il y a une page figurine sur ce blog, j'y rassemble les articles dédiés à ce sujet. N'hésitez pas à me présenter vos créations SAS et les nouveautés UKSF.

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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 14:59

David PORTIER est l'auteur du livre référence "Les Parachutistes SAS de la France Libre". Il a noué des liens étroits avec les vétérans et c'est un spécialiste de cette unité. David PORTIER a répondu à mes questions en Juillet 2008.

David PORTIER et Roger BOUTINOT :



22SAS12 : Vous êtes d'origine Bretonne, vous avez été sensibilisé très jeune à l'histoire de votre région durant le Second Conflit Mondial. Pouvez-vous nous dire quel a été le déclic pour cette passion ?

David PORTIER : Effectivement, plusieurs groupes SAS ont opéré près de chez moi dans les Côtes d'Armor. Les SAS Serville et Coquette ont été tués à Saint-Gilles du Mené et le SAS Pascal Fadda, exécuté en forêt de Lorges, a été enterré au Gouray près de chez moi. J'ignorais complètement l'existence des SAS. On parlait alors de "parachutistes" en terme générique. Dans les années 90, j'ai retrouvé chez ma grand-mère la photo de la compagnie FFI de mon grand-père (Compagnie de Plémet). Cette compagnie était encadrée par le SAS René Bourit. J'ai alors débuté des recherches car j'ai appris que des SAS avait participé à la libération de Merdrignac. Je suis alors entré en contact avec l'Amicale et de fil en aiguille... En 1994 au moment du 50e anniversaire, je me suis rendu à Saint-Marcel et puis Edgar Thomé, Compagnon de la Libération m'a convié chez lui à un méchoui avec de nombreux vétérans des 3e et 4e SAS.
 
22SAS12 : Comment s'est déroulé la préparation et la rédaction de votre livre : Les parachutistes SAS de la France Libre ?

David PORTIER : En fait, j'ai noté sur mon PC toutes les infos que je recueillais et j'ai mis les morceaux bout à bout. A partir de lectures, archives, témoignages, je suis arrivé à un dossier important mais sans l'idée d'en faire un livre. Quelqu'un m'a alors donné l'idée de ce livre. J'ai tout d'abord contacté des maisons d'édition mais sans succès. Grâce à des contacts sur internet, j'ai alors décidé d'autopublier mon livre. J'ai trouvé un imprimeur et puis j'ai lancé une souscription.

22SAS12 : Il était question il y a quelques mois d'un projet de réédition, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

David PORTIER : Ce projet est toujours en cours mais celui-ci est assez ambitieux avec la reprise des 650 pages de texte avec quelques corrections, des informations complémentaires... mais surtout l'ajout d'un index, des cartes pour chaque mission et une partie photos plus importante dont une annexe militaria avec des photos d'uniformes, insignes, armes... J'ai fait une proposition à un éditeur et j'attends la réponse.

22SAS12 : Avez-vous d'autres projets sur ce thème, un nouveau livre ?

David PORTIER : Non, pas de nouveau livre, juste une éventuelle réédition. cela demande trop de travail et surtout des moyens financiers importants. Par contre, je tente d'écrire quelques articles de temps à autre (voir Ligne de Front) ainsi que des projets de conférence et surtout la gestion de mon site FFLSAS qui permet de développer des liens entre les familles et perpétuer la mémoire des SAS.

22SAS12 Vous êtes réfractaire à la présence de personnes en tenue d'époque lors des cérémonies. Expliquez-nous pourquoi ?

David PORTIER : Effectivement, lorsque j'avais entre 16 et 20 ans, j'étais collectionneur avec quelques copains. Nous portions nos uniformes et prenions des photos. En fait, je me suis aperçu que cela était plutôt grotesque et ne servait à rien pour la mémoire et l'histoire. Le mieux était de s'intéresser aux derniers témoins de cette période. De plus, je n'aime pas le milieu de la collection avec le problème des copies, les prix hallucinants... Le meilleur exemple est ce qui vient d'arriver au Musée de Saint-Marcel dont l'un des responsables a mis des copies et revendu des pièces originales à des collectionneurs. Cela va à l'encontre de beaucoup de choses dont le respect des anciens.
De plus, il y a quelques années, des "reconstituteurs" ont fait une descente lors d'une cérémonie à Saint-Marcel et cela a été très mal perçu par les anciens. Je pense que l'on ne peut pas représenter convenablement les souffrances de ces hommes juste en endossant leur uniforme pour parader et généralement, les photos prises sont souvent "grotesques". De plus, en règle générale, les collectionneurs ou reconstituteurs connaissent très mal l'histoire de ceux qui'ils veulent représenter. je pense qu'il faudrait commencer par lire et rencontrer les vétérans. Bien entendu, ces propos n'engagent que moi et il ne s'agit que de mon avis.

22SAS12 : Serez-vous présent à la cérémonie de Sennecey-le-Grand en 2008 ? Quel est votre avis sur le futur musée, avez-vous été consulté ?

David PORTIER : Malheureusement, je serais sans doute pris par mon travail. J'ai été invité par quelques anciens mais je ne sais pas si je pourrais être présent. Pour ce qui est du musée, il a tout à fait sa place à Sennecey. Je regrette juste que ce musée soit peu ambitieux avec juste une petite salle. Enfin, j'avais cru comprendre qu'un collectionneur de cette région devait aider à sa mise en place et céder quelques objets et souvenirs mais il semble que cela ne fut qu'une rumeur.

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 08:36
J'ai interviewé Bob SPOUR à la fin du mois de Juin 2008. Vétéran du 22SAS, il enseigne aujourd'hui les techniques de survie et c'est aussi un spécialiste de "selfdefense".


22SAS12 : Bob Spour, pouvez-vous nous dire quand avez-vous rejoins le Regiment et quelles étaient vos motivations à l'époque ?

Bob Spour : J'ai passé la "Selection" à la fin de l'année 1979 et j'ai tenté cette expérience car mon chef, un Sergent Major, m'a dit que je valais mieux qu'un simple fantassin. En fait, j'étais sur le point de quitter l'armée. J'avais servi dans le "Queens Lancashire regiment" durant trois ans. J'ai pensé que cela constituait un défi majeur dans ma vie et que si je le réussissais, je pourrais tout apprendre !

22SAS12 : Le processus de selection est long et difficile. Qu'est-ce qui vous a semblé le plus difficile ?

Bob Spour : Le plus difficile était de la faire avec certains trous du cul qui passent les épreuves avec vous ! Après, tout le reste était OK.

22SAS12 : Quels ont été vos domaines de spécialité ? Pouvez-vous partager avec nous votre expérience au sein du 22SAS ?

Bob Spour : J'ai rejoins en premier la "Mountain Troop" et ensuite la "Mobility Troop". J'ai été formé à la plupart des aspects du "Regiment" : du contre-terrorisme à la libération d'otage. J'ai passé un certain nombre d'années en Irlande du Nord et j'ai perfectionné toutes ces techniques à l'étranger.

22SAS12 : Vous etes expert en combat de rue, comment avez-vous appris vos techniques ?

Bob Spour : Je ne suis pas vraiment expert en combat de rue mais je sais me défendre. J'ai une bonne connaissance des Arts Martiaux en général et du Muay thaï en particulier. Cependant je dois préciser que le Muay thaï n'est pas vraiment le truc j'utiliserais dans un combat de rue.

22SAS12 : Vous faites partie d'une génération de soldat rustique. Aujourd'hui les techniques tout comme les militaires ont énormément évolué. Quel est votre point de vue sur cette évolution ?

Bob Spour : Oui, les techniques ont évolué et se sont développées mais s'il y a une chose qui ne changera pas c'est l'attitude du combattant. Je veux parler de la confiance en soi qui permet d'affronter les situations les plus difficiles. J'appelle ce concept "No Doubt No Fear" (pas de doute pas de peur) et je l'enseigne dans le monde entier.

22SAS12 : La société Sas Survival propose des formations ouvertes aux civils et aux professionnels. Qu'elle est la part de chacun, acceptez-vous les français ?

Bob Spour : Les entraînements de SAS Survival sont ouverts à tous le monde donc bien sur aux français ! Nous avons des gars venues de Belgique, d'Allemagne, d'Italie, des USA, du Canada, d'Australie. Et même de Brunei !


22SAS12 : L'atmopshère des courses pour les civils semble être très détendue cependant en France les mentalités sont différentes et ce genre de formation reste appararentée à l'univers paramilitaire. L'année dernière, le gouvernement anglais a adopté des lois restreignant la possession d'armes et d'"airsoftguns". Est-ce que cela a affecté votre business ? Comment voyez-vous l'évolution de votre activité ?

Bob Spour : Les lois qui régissent l'utilisation des lanceurs airsofts n'ont pas nuit sur mon business; c'est presque le contraire en fait.
Davantage de gens sont intéressés par nos formations and veulent en savoir plus sur les entraînements des Forces Spéciales. Des émissions de télévision me contactent au moins  une fois par mois pour des informations et des reportages. Nous ne sommes pas une organisation paramilitaire et nous tenons à ce que les gens s'amusent lors des sessions. Certains cours sont très dur mais la plupart permettent de prendre du plaisir.



22SAS12 : Une question drôle pour terminer : Superbes montagnes et bonne nourriture, beaucoup de vos compatriotes viennent s'installer dans le Sud Ouest de la France. Qu'est-ce que vous déménagez vous aussi ?

Bob Spour : Quand je serai riche, j'achèterai un maison en France, cela semble très beau...
Invites moi et alors je viendrai avec plaisir !!!




Je remercie Bob Spour pour sa disponibilité et pour avoir répondu à mes questions, je vous invite à visiter le site internet de son centre de formation : SAS Survival.

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 13:57
Kaplan.x est un "geardos" qui officie principalement sur le forum France Airsoft où il a crée un groupe dédié aux tenues britanniques. La qualité de ses tenues des forces spéciales britanniques ont attiré notre attention, nous avons voulu en savoir plus sur le personnage.

22sas12 : Bonjour Kaplan, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Kaplan.x : Bonjour a tous , je m'appelle Johan (Yoann), j'ai 21 ans et suis étudiant en Droit a l'université de bourgogne à Dijon. En dehors de ma passion pour l'airsoft et l'équipement british je m'interresse également au Krav maga ( technique de défense de l'armée Israélienne), à l'informatique et aux jeux en réseau.

22sas12 : Comment arrive-t-on à la passion du gear UKSF ? Quel est ton parcours de "geardos" ?

Kaplan.x : Tout commence d'abord par la pratique de l'airsoft, avec de petites repliques d'armes de poing dites "springs" avec les copains dans le jardin...
Après mes 18 ans et une dizaine de répliques plus tard j'ai commencé a m'interresser a l'équipement, d'abord plus ou moins US
avant de tomber sur une série de photo UK de l'ami wazzock qui m'a définitivement fait passer du coté British de la force.

J'ai pris le temps de me renseigner, de consulter le topic SAS WAY sur France airsoft, c'est à cette époque que je suis tombé sur votre blog et que vos impressions ont scellé ma passion pour le gear UK et UKSF.
Seulement j'ai vite été confronté a un vide d'informations "de base". En effet votre blog comme le topic créé par MENATOR sont d'un niveau élevé voir très élevé sur les UKSF, mais aucun topic ne traitait de la régulière, des RMC, des paras, de l'équipement standart etc...
Il a donc fallu que je le créer moi meme, un groupe UK/British , regroupant toutes sortes d'informations et en élargissant au maximum le champs de connaissance sur "l'armée" UK. Aujourd'hui on compte plus de 30 membres dont une dizaine tres actifs qui contribuent a decouvrir presque chaque semaine des éléments nouveaux qui apportent au groupe des connaissances de plus en plus pointues. Tout ceci dans un esprit de camaraderie et volontier porté sur l'humour so british ^^.

Ma toute premiere tenue UKSF:



Très 'inspirée" de la tenue de wazzock ^^ et full ARKTIS.

22sas12 : Sur quel types de tenues travailles-tu en ce moment ?

Kaplan.x : En ce moment je travaille sur 3 types de tenues:

-La première est une idée du UKSF désert irak 2008, presque terminée. A cette date nous n'avions pas encore trouvé les dernières photos UKSF.

2 impressions avec mon binome papysig:



-La seconde tenue en cours est une version light desert, quasiment terminée je n'ai pour l'instant aucune photos.

La principale modification etant au niveau du gilet, je cherchais a me rapprocher du chest rig OD ARKTIS de frog, mais en version desert, il a donc fallu que je le monte pièce par pièce et je suis vraiment content du résultat, il me tarde de vous montrer ça!

-La dernière est une tenue SBS civil, quasiment terminée elle aussi, les derniers éléments sont déja commandés:



-Claymore bag
-5.11 type vest OD
-5.11 type pants dark blue
-Motorola avec micro deporté
-Shemag

22sas12 : Pour arriver à un tel niveau de reconstitution, comment procèdes-tu ?

Kaplan.x : Mes sources sont principalement sur internet, ce meme blog, le groupe uk-british, the SAS Way sont les clics de base a chaque réveil avant le petit dèj'.
Puis vient la recherche d'images et de textes , laborieuse, sur des forums étrangers, banques d'images etc... Ma troisième source est plus précieuse et est en la personne d'un ancien RMC opérant en afghanistan et tenant aujourd'hui un shop de gear UK.
Je passe le plus clair de mon temps a trier mes photos et à les consulter, encore et encore.
Cependant la rareté des images nous pousse à un peu plus de reflexion qu'une simple liste de course, il faut avoir l'esprit la proximité de l'armée US, le besoin d'un équipement moderne de pointe, tout en restant dans une certaine "tradition british" qui fait le charme des tenues.

22sas12 : Quels sont tes futurs projets ?

Kaplan.x : Essayer de regrouper un maximum des membres du groupe UKBritish autour d'un verre, d'un repas, d'une OP ou d'une scéance photo, et pourquoi pas les 4 a la fois.

Me constituer aussi une tenue sniper UKSF version Desert en binome.
Pour la replique: le SR25 et le HK417 vus sur les récentes photos l'emporteront surement. (le HK417 n'est pas encore sur le marché)
Pour le materiel :Ghillie ARKTIS, sur un équipement light donc RRV warrior désert vu sur la regulière et en restant sur un camo DPM désert.
(aucune photo dispo)

22sas12 : Enfin : et si le "gear" ou l'airsoft n'existaient pas ?

Kaplan.x : J'aurais encore de l'argent, une vie sociale et une armoire pleine de vetements neufs.


22sas12 : Quelques mots pour conclure ?

Kaplan.x : Merci à ma mère qui, refusant de m'acheter des pistolets a fléchettes, a contribué à ma passion pour l'armée, les armes et les gears, à KoursK qui s'est occupé de l'interview et à Jack Bauer qui nous à sauvé plus d'une fois.

En espérant vous rencontrer très bientot les 22SAS12!

Stand by,
kap'



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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 00:33

Connaissez-vous l'association Sennecey 1944 ?

Anciens SAS 4 septembre 2007

Debout à Gauche de la Jeep : Alex Robertson 2ème SAS
à la mitrailleuse Cyril Wheeler 1er SAS
Derrière lui Alec Borrie (22ndSAS ?)
au volant Bryan Rees 2eme SAS
debout à droite "bobby" Mac Dougall 1er SAS, célébre équipier de Paddy Mayne, que l 'on
voit sur la célèbre photo des SAS en Afrique, conduisant la Jeep du fond  (13 Janvier 1943, Sud Tunisien)

Vous trouverez sur le site un article sur le Capitaine Guy De Combaud
et le but de cette association :

  • Voir réaliser par les instances locales un "chemin de mémoire" avec fléchage et pancartage des camps de maquisards, des lieux de combat, des zones de parachutage
  • Voir le musée des SAS rapidement ouvert à Sennecey
  • Fédérer toutes les organismes et associations, tous les acteurs locaux consacrant leurs efforts à la mémoire de la Résitance en Saône-et-Loire
Merci à Christian de Pau pour le lien et à Pierre-jean Cabut pour avoir légendé les photos.
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