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Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 18:59
0913 - Raid Selection - Opération Poliakov

Airsofteur depuis quelques années et ayant envie de changer de style de jeu , j'ai posté sur France airsoft un message indiquant que je recherchais un groupe milsim dans les alentours de l’Aveyron. Été 2013, j'ai la bonne surprise de recevoir sur mes MP de FA, un message du grand et célèbre MENATOR. Je connaissais le SAS12 grâce à leur blog qui retrace l'histoire du Groupe, mais jamais je n'avais pensé l’intégrer

Après quelques échanges via téléphone, ou je l'informe qu'un ami (labeze) est aussi intéressé pour intégrer le groupe, on se retrouve un après midi pour un tour en Jeep et le courant est bien passé .

Il nous propose donc de participer avec deux autres personnes au raid de sélection qui aura lieu en septembre de la même année.

Il reste environ un gros mois à partir de ce moment pour se préparer ... Un mois... long et cours à la fois... En effet l'excitation d'arriver à la date rends le temps vraiment long mais arrivé au jour J on se demande si tout sera prêt a temps ...

Pour la préparation, le mois restant ne fut pas de trop. En effet n'ayant vraiment aucune expérience dans ce domaine et ne sachant pas vraiment ce qui allait nous attendre (même si j'avais dévoré les retex des anciens raids de sélection), les recherches via les différents articles du blog nous aidèrent vraiment beaucoup. Je tiens également à souligner la gentillesse de Menator et des autres membres du groupes qui ont bien voulu nous aiguiller dans notre préparation, sans nous mâcher le travail, en répondant à mes NOMBREUSES questions.

Quinze jours avant la date je reçois via MP nos ordres de missions... gros moment, on commence vraiment à rentrer dans notre personnage... tellement que je décide de me mettre en mode CIA à la recherche de plus d'informations sur la mission et ce qui nous attends. Suite à des discussions avec Menator je savais que le raid de sélection servirait également à l’intégration d'un nouveau groupe venant de Paris et qu'ils auraient comme objectif de nous traquer... Donc après quelques recherches je découvre qu'il s'agit du Groupe Seine. Je trouve leur blog ainsi que leur page Facebook ; je décide de rentrer en contact avec l'un d'eux pour "faire connaissance" et en même temps partir à la pêche aux infos... A partir de ce moment la, et je l'appris plus tard, une opération psy'ops fut organisée pour vraiment faire monter, à mon binôme et moi même, le stress et la pression... et je vous l'assure ces mecs sont des malades et ont vraiment réussi leur coup. Je ne rentrerai pas dans les détails mais entre les avertissements de Menator nous disant que le groupe Seine devait absolument nous capturer pour pouvoir intégrer "le cercle" que compose le Groupe Rhône et le 22sas12 ; puis également les articles bidons postés sur leur blog par le Groupe Seine, effectuant des cours d'auto défense ; nous avons été gâté et l'effet à vraiment été total.

0913 - Raid Selection - Opération Poliakov

Jour J... 14h je fini de charger la voiture en espérant ne rien oublier, dis au revoir à ma petite tribu et je décolle pour arriver une heure plus tard chez mon binôme. Nous avons 3 heures pour finaliser tout notre matériel et mettre au point quelques petits coups au cas ou, à ce moment la je découvre le sac a dos que mon binôme a préparé pour le raid... Que dire à part que les forces spéciales doivent lui envier... Un sac à dos quechua vert pomme avec un treillis f2 cousu dessus pour le camoufler... Il m'a vendu du rêve comme a tout les autres participants je pense. Revenons à la finalisation, tout était prêt, rations, tenues de rechanges, etc... Nous n'oublions pas de cacher dans nos sacs deux PA dans l’éventualité que nos armes nous soient enlevées ou perdues... Puis deux petites radios dans la même éventualité.

17h dernier repas chaud à base de pâtes, de moraline et motivex et voila déjà l'heure du rdv qui arrive. Voiture chargée et en route pour le point de ralliement à 18h30. Nous arrivons les premiers quand quelques minutes plus tard une voiture ainsi que le SAS KANGOO arrivait sur zone. Menator et Frog, que nous découvrions pour la première fois en sortirent. Après quelques brèves salutations et présentations d'usage, nous sommes rentrés de pied ferme dans la sélection.

Menator nous demande de vider entièrement nos sacs pour inspection. Alors nous voila en train de vider tout ce qu'on a mis plus de deux heures à ranger... Je me demande encore aujourd’hui ce qu’on pensé Menator et Frog quand ils ont découvert le contenu de nos sacs, le camouflage du sac de Labeze et ses sacs cabas étanches... Je tiens également à signaler que nos PA et radios n'ont pas été trouvés.

Après l’inspection, place au briefing... nous devons nous relever un PO SAS établi prés d'un poste ENI russe pour une surveillance de 24h. Frog nous donne les cartes de la zone déjà encodées et nous explique notre cheminement avec points de passage obligatoire afin d’éviter les zones rouges, où les patrouilles ENI sont nombreuses... Après ce petit briefing, Menator et Frog ont bien compris que notre niveau topographique frôle le zéro pointé. Fin de briefing, Menator nous dis que nous avons quinze minutes pour tout ranger, manger et embarquer dans les véhicules. Gros coup de pression, on range tout, mangeons à la va-vite tout en nous accordant sur la marche à suivre car nous serons dans deux véhicules distincts pour nous rendre sur zone.

Nous voila partis, je profite de mon heure et demi de route pour bien étudier la carte et les différentes possibilités pour atteindre l'objectif. Je pose les dernières questions à Frog en faisant un peu connaissance.

21h30 arrivée sur Zone, Nous avons 15 minutes pour nous habiller et nous équiper ; à ce moment là Giron, qui sécurise notre zone d'arrivée sors des buissons pour se présenter et rendre compte à Menator. Tout le monde est prêt. Derniers points carte et mission. On embarque à l’arrière du Tactical SAS Kangoo. C'est parti... on y est, la pression commence à se faire sentir dans le véhicule, car on ne veut pas décevoir nos hôtes et surtout être à la hauteur de leurs attentes. On se met au point sur la façon dont on se retrouve après le largage... le premier qui est largué suit la route dans le sens ou le véhicule est parti et inversement pour le second afin de nous retrouver plus rapidement... 10 minutes de petits chemins assis sur un cric de voiture, mes fesses s'en souviennent encore, Frog au volant et Menator en dispatcher. Frog trouve difficilement l’accès au point de largage sierra... enfin Menator nous informe qu'il reste 1 minute avant le largage, puis il nous signale que l'ENI patrouille dans le secteur de SIERRA... mais pas le temps de réfléchir, il me prend mon arme et me dit de sauter... hop me voila dehors... je me met dans le bas coté à genoux en regardant le véhicule s’éloigner... le silence s'installe autour de moi, il fait clair grâce à la pleine lune. Nous n'aurons pas de mal a nous diriger. Je vois au loin les feux arrières du kangoo sas, je pense que mon binôme a été largué là-bas... Je commence donc à suivre la route dans cette direction... au bout de même pas 100 mètres j'aperçois un homme en treillis qui se dirige vers moi... Un patrouilleur ? Je fais demi tour et me planque dans le premier buisson que je croise... l'homme s'approche... j’espère qu'il ne m'a pas vu ... " Mais tu fais quoi ? c'est moi " !!! Mon binôme, Labeze ... ouf, je suis rassuré. Il a été largué vraiment à coté de moi mais je ne m'en était pas rendu compte.

0913 - Raid Selection - Opération Poliakov

Nous voila à deux maintenant... on se pose quelques minutes pour faire un point matériel après largage et surtout un point topo... malheureusement notre niveau est vraiment trop faible, on a du mal à se repérer... On part dans la direction qu'il nous semble la bonne afin de trouver le point Sierra. Pour vraiment être sur de notre position, on trouve enfin ce qui nous semble être le point Sierra , on apprendra au débriefing que ce n’était pas sierra. Donc arrivés à ce point on prends la direction du point de passage suivant : Charlie... nous suivons la lisière d'une foret, on marche bien. Tout d'un coup on pense entendre marcher derrière nous, des pas venant dans notre direction... on se jette dans le fossé ou plutôt le ravin... on y reste 15 min tête dans les feuilles, accrochés a un petit arbre, sans faire de bruit, à écouter le silence. Notre esprit nous a sûrement joué un tour... alors Labeze remonte et m'aide à faire de même, on reprend la marche. On arrive à la sortie de la foret on aperçoit au loin la route que nous devons traverser pour atteindre Charlie ... après observation on remarque sur notre droite, mais assez loin, des lampes torches. Sûrement une patrouille qui surveille le seul carrefour qu'il y a sur la route... nous décidons de nous diriger à travers champs afin de ne pas nous rapprocher de ces lampes, mais ça va nous faire passer dans un village, ou plutôt au bord d'un village, mais vu l'heure tardive on se dit que les lieux seront endormis et que nous passerons discrètement.

On traverse le champ en longeant une haute haie en restant dans l'ombre. On se jette dans le fossé de la route, nous observons, rien en vue... Je traverse le premier me met à couvert et fais signe à Labeze de passer, il s’élance et me rejoint. On ne trouve pas le nom de ce village, je pense qu'il s'agit du village à l’extrémité de notre Zone d’opération. Labeze veut en être sur pour enfin confirmer notre position... j'arrive enfin à savoir ou nous sommes mais il s'agit bien du village situé en Zone rouge... on décide de vite sortir de ce passage ; on emprunte une petit sentier qui passe entre deux maison quand tout d'un coup la lumière d'une de ces maison s'allume, un homme sort en se met devant sa porte... on se met à couvert... j’espère qu'on a pas été repérés et que cette personne ne va pas contacter les patrouilles ENI, nous profitons que l'homme rentre chez lui pour prendre nos jambes à nos coudes et avancer... nous voila enfin sur la bonne route... j'ouvre la route à travers les sapins, les cailloux et les barbelés... on rejoint le chemin qui va nous conduire tout droit à Charlie. Durant cette approche on entend de nombreux coups de feu ainsi que d'explosions de grenades ou mortier, on pense qu'il s'agit du groupe russe qui s’entraîne.

00h30 Arrivée à Charlie, enfin ! notre faible niveau Topo nous a vraiment pénalisé , on est vraiment en retard, mais maintenant on est sur les bons rails. On arrive enfin à rentrer en contact avec l'autorité pour rendre compte de notre avance, le relief ne nous a pas permis de le faire avant. On continue en direction du point Delta et j'aperçois au loin des phares de voitures qui patrouillent dans les chemins. Elles sont loin on en profite pour avancer à découvert sur le sentier... quelques minutes plus tard bruit de voiture derrière nous... ils arrivent ! On quitte le chemin et on s'enfonce dans la végétation. On avance mais les véhicules s'approchent vraiment de nous et il faut se mettre à couvert... Je trouve le buisson idéal : il est touffu mais creux à l’intérieur. On s'y installe allongés. Les voitures stoppent non loin de nous... les portes claquent... des voix... Ils sont vraiment proches de nous, le chemin est à une centaine de mètres environ. Ils mettent les patrouilles en marche. On les entends parler russe et se rapprochent de nous mais ne nous trouvent pas. Après 15 minutes à rester allongés pour éviter d’être repérés, mon binôme se met a ronfler... je lui jette des petits cailloux dans la tête pour le réveiller... ça serait bête d’être découvert par des ronflements ! Il se réveille on entend les portières claquer, voila les voitures qui repartent... j'ai l'impression d'entendre une seule voiture partir alors qu'elles étaient deux ... ont-ils laissé une voiture à nous attendre pendant que l'autre part plus loin ? On décide de rester planqués... 25 minutes après il n'y a plus de bruit et on repart... très prudemment. On décide de suivre le chemin de loin pour ne pas être repérés. On se rapproche de delta, nous pensons à ce moment là apercevoir des gardes surveiller le point de passage, on décide de contourner Delta. On arrive dans un champ peuplé de moutons, on reste discrets. Soudain, je pense apercevoir une patrouille de l'autre coté du troupeau de moutons... c’est à ce moment là que les moutons se mettent tous à courir et a bêler... dans notre direction ! Serait-ce la patrouille qui nous à repéré et nous fonce dessus entraînant les moutons avec eux ? C’est parti, on se met à courir le plus vite possible afin de semer le troupeau mais surtout la patrouille ! Après un bon sprint parsemé de virages on arrive à se planquer sous de gros sapins... Plus de bruit, pas de moutons, pas de patrouille... ouf sauvés ! Lors du débriefing l'autorité nous informera qu'il n'y avait aucune patrouille... Encore une bonne frayeur psy'ops...

Après ce passage, le raid devient dur pour nous. La fatigue, le stress, notre manque de connaissance topo et la brume qui commence à tomber sur la zone nous poussent dans nos retranchements. On avance en pensant être sur le bon axe, mais au final on est perdus.

2h du matin, 3h, 4h... à tourner en rond pour au final revenir à la cache trouvée suite à notre course poursuite champêtre... On contacte autorité mais pas de réponse. On se pose et refait un point topo. On essaie finalement de se diriger vers la direction qui nous semble correcte, mais le moral est bas. J’essaie de motiver Labeze, ça devient dur. On suit un grand chemin sans vraiment y croire.

Vers 5h30 on décide de faire un stop et de dormir un peu pour attendre le jour et se repérer plus facilement. On arrive enfin à rentrer en contact avec autorité et on lui rend compte.

0913 - Raid Selection - Opération Poliakov

6h30 Réveil. Enfin pas vraiment dormi, juste reposés dans les bâches. Le soleil commence à pointer. Le froid nous a gagnés, je décide d'aller en éclaireur, pour me réchauffer. Pendant ce temps Labeze se réchauffe avec un petit café terrain dont seul lui a le secret. En marchant, je vois au loin des bâtisses... je pense qu'il s'agit du point Delta. Je vais chercher mon binôme et on fait le point. Il ne s'agit pas de Delta mais de Alpha... notre objectif à surveiller ! On a dormi à 300 mètres des ENI et si on avait continué à marcher de nuit on serait tombé en plein sur eux. Heureusement, la chance du débutant nous a donné un joli coup de main. On se remet en marche et on arrive au point de rdv 30 minutes après.

Il est 7h30, il nous reste une grosse heure et demi avant le rdv. On décide donc de se planquer à proximité pour pouvoir se changer et prendre un bon petit déj pour récupérer le moral et la force nécessaire pour le reste de notre journée de planque.

8h30, il nous reste 30 minute avant rdv ; on range tout et je décide de rester dans notre cache avec les sacs-à-dos du temps que mon binôme va aller à la rencontre du membre des SAS12 qui doit nous conduire au P.O.

9H05, je rentre en contacte avec Dress qui nous demande ou on est. Je l'informe que Labeze est au point de ralliement mais Dress ne le voit pas... Il nous demande de venir à lui. Je prends les sacs, rejoint mon binôme et on avance vers Dress, contents de voir un camarade, le sentiment d’être sauvés nous étreint... Mais non ! Dès que l'on voit Dress nos visages perdent vite leurs sourires. En effet, Dress n'est vraiment de bonne "humeur" et nous engueule pour ne pas l’avoir trouvé. Puis il nous demande de le suivre. De nouveau une engueulade, on ne marche pas assez vite... Ce gars, que nous venons à peine de rencontrer, a-t-il ses ragnagnas ou bien est-il un gros con ? On avance en fermant nos gueules. On arrive au PO, Dress nous informe des règles à tenir et insiste pour que le PO soit propre et en état quand il reviendra. Il me demande également de lui remplir sa gourde car il est à sec. Je m’exécute et lui rempli sa gourde au max. C’est là que je me rends compte que son bouchon à un filtre... il la referme et toute l'eau déborde… Dress lève les yeux et me fusille du regard. Il m'ordonne ensuite d'aller dans le PO pour effectuer la relève et Giron m'explique ce qu'il a déjà observé du poste ENI. Il me souhaite bonne chance et s'en va. Labeze me rejoint à l’intérieur et Dress passe une dernière fois la tête par l’ouverture : nous le regardons, il nous regarde, nous le regardons... le silence a tout dit, pas le droit a l'erreur !

9h30, on est en poste. Je prend le premier quart, Labeze commence déjà à ronfler. Le camp d'en face se réveille petit à petit, je commence à prendre des notes, essaie d'effectuer un plan détaillé, de relever le nombre de pax, l'armement, les gradés... tout ce qui pourrait être utile à autorité. Nous relevons la présence d'un groupe de soutien MG, d'un tireur de précision, d'un photographe mais avons du mal à identifier le gradé : nous hésitons entre deux ENI. Nous enchaînons les tours de garde, tandis qu’ils effectuent des patrouilles dont certaines passent très près de nous.

12h00. J’envoie Labeze chercher à manger dans nos sacs qu'il a caché pendant que Giron m’expliquai la marche à suivre dans le PO. On mange froid pour ne pas faire de fumée et par peur de Dress, on enterre tout les déchets.

15h00. Les russes amènent un homme attaché chez eux. Ils le forcent à s’agenouiller, lui tirent une balle dans la tête et le corps est amené plus loin. Nous avons enfin pu observer le chef avec son Bonnie hat sur la tête. On souhaite entrer en contact avec l'autorité pour signaler l’exécution mais nous ne voulons pas dévoiler notre position à cause de la communication radio. On ne fait rien... mais cela nous pèse sur la conscience.

16h00. j’envoie Labeze ranger nos sacs et les récupérer afin de les avoir près de nous pour la nuit. Malheureusement, il part sans radio et c’est à ce moment là qu’une partie des ENI part en patrouille, le restant semblant ranger le camp. M...e, que faire! Il n'est pas au courant et il faut être discret. Va-t-il être repéré? Je n'ai aucune idée de sa position, ni celle de la patrouille ENI...

16h30 toujours pas de news de mon binôme.

17h00, le reste du groupe ENI part et Alpha a l'air désert. Tout à coup, j'entends arriver précipitamment Labeze, je le vois mais lui à l'air paniqué et ne voit même pas le PO ! Alors qu'il passe tout juste à 10 mètres, il s’arrête derrière un buisson, je le siffle et il me trouve enfin. Il a vu la patrouille, il pense avoir été vu et il est parti en courant en laissant les sacs en planque... On pense qu'on va finir le raid sans sacs, ni matériel... on est à l’affût du moindre mouvement qui impliquerait que l'on a été découverts. Mais rien!

17h30. On reçoit un appel d’autorité qui nous informe qu'un drone à confirmé que alpha est safe... On doit lever le PO sans laisser de trace le plus rapidement possible et se rendre au point Juliette pour retrouver le reste du Groupe SAS. Ce n’était pas prévu, je demande confirmation que la zone est vraiment safe. Confirmation d'autorité, et donc gros coup de pression. Labeze retourne chercher les sacs qui n'ont heureusement pas été découvert, il les ramène ; pendant ce temps je démonte le PO et efface nos traces. On réparti le matériel supplémentaire dont nous héritons et faisons un point Topo. On y va. J'ouvre la route.

18h00. On atteint Juliette, puis continuons direction Hôtel, un petit hameau à priori abandonné. Nous prenons le parcours le plus boisé pour ne pas tomber sur des patrouilles.

0913 - Raid Selection - Opération Poliakov

18h30. La jonction est faite avec le reste du groupe SAS12 au nord d’Hôtel. Nous sommes vraiment heureux et fatigués mais pas le temps de rêvasser, nous rendons compte de notre journée d’observation et à priori notre travail a été bien fait : nous confirmons le plan des lieux afin de créer un bac à sable.

19h00. On repart en patrouille pour fouiller Alpha, nous voila vraiment intégrés dans le système des SAS12, une fierté m’envahit mais il faut continuer. Pour venir le dénivelé était en notre faveur, une bonne partie de négatif... mais malheureusement le retour se fera avec un fort dénivelé positif. Notre fatigue commence vraiment à se faire sentir, je n'ai pas dormi depuis le vendredi matin. Je garde ma place dans la colonne et surveille mon secteur... on compte sur nous. Malheureusement pour Labeze cette marche est plus dure, il a vraiment du mal à avancer, on prend son sac et je récupère son arme et son filet de camouflage. Je serre les dents mais c'est pour le Groupe, j'avance... Dans les moments durs je baisse la tête et regarde les pieds de celui qui est devant moi et j'avance... "Penses à regarder ton secteur"... je me martèle ça pour rester concentré sur mon job. Heureusement que je n’étais pas numéro 1...

Arrivés sur les hauteurs d'Alpha vers 20h30, les drones nous informent que le site est à nouveau occupé ! Nous demandons une frappe aérienne pour nettoyer les lieux. Une fois le magnifique feu d’artifice effectué, le SAS12 part au résultat. Labeze et moi restons en appui. Une fois la zone safe, nous sommes appelés pour effectuer le nettoyage : fouille des corps, récupération de documents... on évite quelques pièges laissés par les russes. Tout se passe bien.

20h45 finex. Voilà que pour nous le raid de sélection se termine. La fatigue est là mais la satisfaction d'un travail bien accompli nous fais oublier cette dernière... Heureux d'avoir pu partager cette aventure , il me tarde déjà le prochain raid, les prochains drills... C’est alors que Dress vient nous voir avec un grand sourire et s'excuse pour le rôle de "salaud" qu'il a joué...

Un bon feu et une bonne soirée avec tout le monde à raconter nos aventures et surtout nos mésaventures nous tiens éveillés une bonne partie de la nuit. Enfin, direction nos sacs de couchage pour un repos bien mérité.

Réveillé le matin par le chant des oiseaux, le campement s’anime doucement. Les camarades de Paris plient bagage avant de reprendre la longue route qui les attend. Leur Raid a été un succès et nous avons trouvés en eux de nouveaux camarades de jeu pour nos futurs raids.

Après un petit drill expliquant les fondamentaux des patrouilles en colonne et le maniement des armes, nous reprenons la route, emplis de souvenirs qui refont surface pendant le trajet retour.

Voilà que s’achève pour moi ma sélection au sein du SAS12, j'ai trouvé dans ce groupe un esprit d’équipe, d'entraide et une cohésion à toute épreuve. Merci à eux de m'avoir accueilli et pour tout le savoir qu’ils partagent. J’espère faire honneur longtemps à vos traditions et surtout être à la hauteur de vos attentes.

0913 - Raid Selection - Opération Poliakov
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Published by Snake - dans MILSIM
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:05

Ce raid a débuté de façon très originale avec pour la première fois un déploiement en ville. Nous avons récupéré les ordres de mission après un périple urbain dont je ne dévoilerai pas le contenu afin de laisser la surprise aux prochains participants, il a été simplement question de fleuriste, de Prince Albert, de Valkyrie et d’une bonne dose de « psychotage » en règle…

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Notre préparation de mission se déroule dans l’arrière salle d’une brasserie :

Notre groupe surveille les activités d’un groupe ennemi en territoire ami. Ce groupe ennemi est en contact avec un trafiquant pour acheter des explosifs. Les écoutes téléphoniques révèlent qu’ils doivent prendre contact en montagne dans un lieu isolé demain. Une équipe indicatif Dragon est déjà sur zone pour surveiller ce lieu, nous devons établir le contact avec elle et nous mettre sous ses ordres avant le lever du jour.

 

La zone est en moyenne montagne avec des forets de résineux et quelques pâturages. Les températures sont négatives, il y a de la neige au sol, le ciel est couvert, on ne voit pas grand-chose mais le plus gênant reste un vent qui en plus d’être glacial, altère notre audition.

A partir de notre zone de dépose il y a un chemin direct qui passe par les bois au creux d’une vallée et un second axe dégagé qui contourne les bois en rallongeant considérablement. Par mesure de sécurité nous choisissons la voie la plus longue mais qui nous semble la plus sure. La patrouille indicatif Pégase, composée de 4 honorables membres du SAS12, se met en branle avec armes et bagages à 01H00. Nous progressons sans vraiment de difficulté sur l’axe dégagé lorsque nous entendons dans le vent un bruit de moteur dans la nuit. On se cache dans la neige et on voit passer un géant sur une mini-moto d’enfant… Il est 03H00, nous sommes loin de toutes habitations et on se demande vraiment ce que vient faire ce type… Encore une idée farfelue du Groupe Rhône pour nous faire "psychoter". Nous reprenons notre marche jusqu’à notre objectif que nous atteignons à 05H30. Nous tentons un contact radio avec Dragon pour définir les procédures d’approches en vain.  Comme il est impossible d’établir le contact avec notre équipe AMI, nous partons à la recherche d’une cache avant le lever du jour lorsque nous tombons nez à nez ou plutôt canon à canon avec un binôme Dragon qui nous cherchait dans la nuit noire.

Premier « couac ».

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Dragon a monté un PO/photo au sud de la BLM. Nous devons en établir un au Nord et surveiller le flanc du dispositif. Nous réparons les transmissions puis nous nous dirigeons sur les hauteurs au Nord de l’objectif. Après avoir caché les sacs de vie, Koursk et Frog montent un PO et je pars avec Dress sur le flanc du dispositif. Les com’ radio marchent correctement.

Le jour se lève, les températures augmentent un peu et il pluviote. A 11H00 quelqu’un arrive sur la BLM, il est habillé en randonneur, il urine contre un arbre et repart. Dragon confirme l’avoir vu déposer quelque chose au pied de l'arbre. Nous en référons à notre Autorité qui nous demande d’aller voir. Je pars avec Dress sur les lieux, nous voyons les traces du randonneur, l’odeur de pisse mais rien. A la radio Dragon nous oriente et Dress finit par trouver difficilement une boite de pellicule. A l’intérieur un papier avec une série de chiffres. Nous le prenons en photo et nous remontons en place en veillant à ne laisser aucunes traces. Le code est transmis à notre autorité. La journée se passe dans la Hard routine, après une semaine de travail et une nuit de marche, le sommeil nous tiraille.

15H00 un second individu se présente, il file à la BLM, cherche discrètement la boite puis repart. Après son départ nous vérifions et en effet la boite a disparu. Dragon a prit de belles photos, nous transmettons.

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15H30 alors que je somnole. L’autorité nous ordonne par radio de nous rendre de toute urgence à un point situé en hauteur à quelques kilomètres de notre position. Nous rejoignons Dragon et nous filons avec nos sacs sur les hauteurs au Nord. Caché du soleil, ce secteur est bien enneigé. Alourdi par nos sacs de vie et avec de la neige au mollet, nous prenons beaucoup de retard.

Le message a été décodé : l’ennemi va prendre contact à 17H00 avec un trafiquant connu de nos services dans une cabane de montagne à proximité de notre secteur. Une équipe AMI indicatif Chimère vient d’être déposée à proximité et nous devons nous déployer autour de la cabane pour couvrir l’arrestation.

17H00 nous arrivons à marche forcée à proximité de l’objectif, assez pour entendre un véhicule mais il est trop tard. Nous nous faisons copieusement pourrir à la radio par Chimère qui observe l’échange. Sans notre soutien, ils ont simplement observé la scène sans intervenir: Le trafiquant a déposé une caisse que deux ennemis ont mise à l’intérieur de la cabane. Il est reparti et les deux ennemis sont restés à l’intérieur.

L’autorité nous ordonne de procéder à l’interpellation des deux individus dés que possible. Vu que nous n’avons aucune connaissance du terrain et aucune préparation préalable, un plan d’action basique est sommairement dressé : La cabane possède une seule porte donnant sur une cour au Sud et son seul axe routier. Chimère est positionnée à proximité de cet axe. Dragon va se positionner sur les hauteurs boisées pour couvrir le Nord donc l’arrière du dispositif. Nous devons profiter du seul mur sans ouverture donnant à l’Ouest pour traverser un champ et nous coller à ce mur. Couvert par Chimère il nous suffira de longer les murs de la cabane et pénétrer à l’intérieur pour en déloger les deux occupants.

Tout ce beau monde se met en branle, Dragon est en position, nous traversons le champ à découvert et nous nous collons au mur. J’en informe Chimère qui fait mouvement vers la cour au plus prêt de l’objectif afin de vérifier qu’il n’y a pas de pièges. Nous attendons son TOP. Nous sommes en colonne le long du mur, je suis devant avec Koursk dans mon dos, Frog et Dress légèrement en retrait pour couvrir l’autre angle. J’entends derrière moi les gars enlever la sécurité des holsters de cuisse et ouvrir les rabats des portes-chargeurs.

Comme au ralenti une grenade tombe soudainement devant Koursk et moi (Frog et Dress sont plus en retrait). Un coup de pied dedans avant de me jeter à terre et « Boum ». Ca siffle dans mes oreilles. Alors que je suis en train de me relever, un mec surgi de l’angle saisissant d’une main le canon de mon M4 et de l’autre, tire au PA sur Koursk qui est juste derrière moi, puis il m’en balance deux pleins buffets avant de déguerpir. Je m’écroule à terre imitant Koursk et je vois Frog m’enjamber pour ouvrir l’angle et engager un mec dans la cour. Il tire deux coups sur un gars qui traverse et qui s’avère être un mec de l’équipe Chimère. En face ça hurle « Mais putain regarde sur qui tu tires ! ». Frog se fige, Dress qui est en arrière pense que son binôme est touché, il ouvre son angle et en balance encore deux autres sur le même mec au milieu de la cour qui hurle de plus belle. Si le doute persiste…

Deuxième « couac ».

Chimère finit le travail et neutralise les deux ennemis. Puis vient vers nous pour nous filer un sacré savon. Personne ne moufte bien qu’on sache tous qu’il n’y a eu aucune préparation pour ce coup de main et puis cette fâcheuse habitude de Chimère a barioler leurs tenues ça n’aide pas à l’identification mais ça on le garde pour nous …

Champion des caches et autres PO, nous avions consacrés les derniers drills au tir et règles d’engagement mais il a suffit de quelques heures de sommeil en moins, de quelques kilomètres à marches forcées et d’un peu de stress pour se laisser surprendre et oublier les basiques.

Les morts reviennent à la vie et le scénario repart difficilement. : Il nous faut rejoindre les véhicules avec la caisse d’explosif.

Il va nous falloir 20 minutes pour trouver la caisse  sous les toits de la cabane. Comme à l’habitude (mauvaise) du Groupe Rhône, elle pèse un âne mort. Nous décidons de couper deux jeunes arbres pour la transporter en brancard. Il nous faudra bien autant de temps pour faire ce fichu brancard qui sera au final une mauvaise idée. Le moral n’y est plus et la fatigue nous gagne. Nous finissons par transporter cette caisse de malheur par binômes en une sorte de chaine humaine. Le résultat bien qu’éprouvant fut diablement efficace et aurait fait un superbe spot pour promouvoir la cohésion. Lorsque nous arrivons au véhicule tout le monde est mort. Au lieu de monter à bord, Dragon et Pégase décidons de déposer nos sacs de vie et l’armement pour, dans un dernier sursaut de fierté, rejoindre la zone de vie à pied pour le débriefing.

Lorsque nous arrivons à la zone de vie où crépite le traditionnel barbecue avec le pack de blondes, la nuit est tombée et il pleut. Personne n’a donc le courage de discuter et de vider son sac lors du débriefing final.

Troisième « couac ».

Après une rapide collation, nous filons sous les bâches. Au petit matin le temps est exécrable et chacun ne pense qu’à la longue route du retour. C’est Bravo Two Zero, pas de véritable débriefing pour crever les abcès, chacun va ronger son frein sur la route du retour et ça pinaillera ensuite sur les forums.

En préparant cette OP nous avions oublié de lui donner un nom, c’était sûrement un signe mais elle a été vraiment riche en enseignements qui vous orienter nos drills futurs. Un Ancien nous a dit « lorsqu’une manœuvre se déroule bien ce n’est plus un entrainement mais une parade ».

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Nous ne saurons rien du mec qui roule en mini moto pour enfant à 3 heure du mat' dans une zone de chasse, il ne faisait pas parti du scénario.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 21:00

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Nous avons profité des chutes de neige pour sortir l'équipement grand froid, le kit PO neige et tester de nouveaux camouflages issu de la chasse. Nous sommes parti en foret de moyenne montage en mode randonneur avec tous le matériel dans le sac à dos pour dresser un camp camoufé dans les bois et un PO sur une batisse abandonnée. La principale difficulté fut de se déplacer dans les sous-bois en camouflant nos traces dans la neige et de trouver un bon angle de vue sur la batisse.

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 22:21

Après avoir débuté avec les parties d'airsoft classique, nous avons décidé de pousser un peu plus le réalisme. Nous utilisons des lanceurs lors de parties plus scénarisées que les anglo-saxons appellent milsim (simulation militaire) et faisons aussi et surtout des "survival course". Il s'agit d'une sorte de course d'orientation où l'on marche la nuit, on s'enterre et on observe. Le jeu se fait sur terrain privé et le parcours peut être pimenté ou non par des complices. Il s'agit donc d'un jeu de rôle à caractère militaire se déroulant sur propriété privée (domaine de chasse).

Plus d'info sur le milsim : Présentation du groupe


Retrouvez quelques résumés de nos sorties avec des photos et des textes explicatifs, nous n'avons hélas pas d'appareil à chaque sortie.

"MILSIM"il y a des mecs en face :
 

 

Septembre 2013 : Raid de recrutement annuel.

Mars 2013 : Entrainement inter-groupe.

 

Mai 2012 : Grand Raid annuel.

Mars 2012 : Entrainement inter-group.

 

Novembre 2011 : Mission Ptolémée

Septembre 2011 : Raid de recrutement annuel, opération Giron Vernaculaire 

Juillet 2011 : Grand Raid annuel.

Mai 2011 : Mission de reconnaissance en vue du Raid Annuel.

Mars 2011 : Opération Fer de lance.

 

Septembre 2010 : Op Table en Marbre Raid de recrutement annuel.
Mai 2010 : Troisième édition du Grand Raid annuel.

Janvier 2010 : Opération Fartre.

 

Septembre 2009 : Opération avec les équipes du Sud Ouest.

Septembre 2009 : Raid de recrutement annuel.
Raid Mai 2009 : Deuxième édition du Grand Raid annuel.
Mars 2009 : Arrestation d'un trafiquand d'armes dans les Landes.

Décembre 2008 : Mission d'observation par grand froid.
Raid 1er mai 2008 : Le groupe Rhône nous offre le jeu ultime.

Opération Nitchevo : Attention aux russes !


Juillet 2007 : Des Belges dans le Sud
Mars 2007 : Avez-vous déjà eu peur de mourir de froid ?
Janvier 2007 : neige à perte de vue, moins 15, pleine lune

Avril 2006 : Notre première partie milsim dans le Lot.

Janvier 2006 : première ballade sous la neige


Novembre 2005 : longue marche avec les premiers giboulets

"DRILL", elle est où ta gauche ?

 

 

Janvier 2014 : Drill PO neige

 

Décembre 2013 : Entrainement protection rapprochée

Janvier 2013 : Drill PO neige.

 

Octobre 2012 : Ballade des oies sauvages pas de photos mais un superbe souvenir.

Septembre 2012 : Stage survie condition dégradée.

Juin 2012 : Initiation survie.

Juin 2012 : Drill Feu et Mouvemen.

Mars 2012 : Dril tir et combat.

Février 2012 : Initiation combat rapproché.

 

Octobre 2011 : Révision des acquis, travail sur PO.

Février 2011 : Drill tir individuel et de groupe.

 

Décembre 2010 : Travail sur PO et bivouac tactique.

Novembre 2010 : Formation Protection rapprochée.

Avril 2010 : Révision combat.

Mars 2010 : Drill inter-équipe et cohésion avant le raid annuel.

Février 2010 : Entrainement topographie.

 

Décembre 2009 : Travail sur Poste d'Observation et bivouac tactique.
Novembre 2009 : Entrainement camouflage.
Octobre 2009 : Premier drill avec les recrues 2009.
Aout 2009 : Révision des acquis.

Novembre 2008 : organisation et coordination des groupes locaux.
Mars 2008 : pour former le nouveau.

1er Mai 2007 : quatre jour d'entrainement intense.

CQB 2006 : comment évoluer avec un masque à gaz.
TAI 2006 : le travail de groupe.

"AIRSOFT", Bbbbbrrrrrrrrreeeee out ! Les débuts.

Février 2008 : du CQB à Albi
Avril 2007 : du CQB à Aurillac
Janvier 2007 : des russes à Toulouse
Octobre 2006 : combats à Aurillac
Juillet 2005 : La gravillère Afghane avec l'OMEO

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:50

Mise en application de notre séance d'initiation en condition dégradée à savoir sous des trombes d'eau durant un week-end.

Nous avons perdu du temps le premier jour à construire nos abris de branchages mais la récupération de matériaux secs ainsi que la réalisation d'un four et du feu était intéressante. Même sous un déluge, le feu est l'élément primordial,  nous avons pu faire cuire la nourriture, faire sécher les smocks,  nos réchauffer et booster notre moral .

 

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Le lendemain, petite leçon de topo, étalonnage du double pas, exercices avec le bouton-compas du kit survie.
Le tout était ludique et intéressant grâce à notre formidable professeur !

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 19:00

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    Les stages de survie sont à la mode en ce moment, ce n’est pas que nous souhaitons être branché mais au hasard d’une formidable rencontre humaine, nous avons passé un petit week-end à la campagne à jouer aux copains des bois.

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Joël C. notre formateur a crée un programme de découverte et de prise de contact autour des bases à savoir : se chauffer, s’abriter et se nourrir.

Après un échange sur les différents kits d’évasion, nous sommes passé à l’atelier pratique sur le feu qui fut bien plus complexe que l’on peut le supposer. Ainsi, nous sommes vite rendu compte de la difficulté d’allumer un feu en situation dégradée.

Nous avons ensuite construit nos abris à partir d’une couverture de survie et de branchage. Le montage était ponctué de partage de très bons conseils pour travailler intelligemment.

La nuit tombante est venu le moment de se restaurer autour d’un four à pain et d’un poulet.

Après une nuit paisible grâce à une météo vraiment favorable, nous avons continué à échanger sur la vie en campagne et nous avons réalisé un atelier de piégeage.

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05 copieEn conclusion, ce fut un excellent week-end de découverte de la vie en campagne autour de personnes formidables qui fut d’autant plus agréable que la météo était très favorable.

Merci à Joël pour sa gentillesse et sa pédagogie. RDV en Septembre pour la mise en pratique !

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 13:52

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Chaque raid montre les failles et les axes de travail à développer, un mois après 0512, nous avons donc organisé une séance de drill combat pour corriger les faiblesses.

Dans le cadre de notre activité airsoft et avec quelques drills annuels, on travaille simplement sur du feu et mouvement très basique mais qui reste efficace.

 

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La prochaine sortie de l’équipe étant orientée vers la survie, nous en aussi profité pour partager nos conseils et avis sur les différents kits de survie. Aidé en cela par la pluie et un sol détrempé, nous avons crée un bivouac de fortune et essayé de faire du feu en condition dégradée.

Profitant d’une décharge sauvage à proximité de notre foret, nous avons ramené sacs plastiques, bâche, sceau, bois, pailles et autres saletés bien pratique pour apporter du confort sur notre bivouac de fortune.

Une vieille habitude de maraudage que l’on entretient…

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 16:24

 

 

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Le contexte :

Un pays type ex-Yougoslavie a connu plusieurs années de guerre civile, cela fait plus de 10 ans que la paix est de retour. Plusieurs criminels de guerre doivent répondre de leurs actes devant un tribunal pénal. Nos services de renseignement ont localisé un ancien officier de l’armée régulière passé chef de milice durant la guerre, il vit aujourd’hui dans une vallée isolée au milieu de sa famille. Une équipe d’observation est en place depuis plusieurs semaines, elle a clairement identifié la cible, plusieurs témoins ont eux aussi confirmé les photos prises. Les élections de notre pays approchent et le pouvoir en place veut un geste fort pour asseoir une stature internationale.

Notre mission : appréhender l’ancien chef de guerre vivant et le remettre en bon état aux autorités pour le flash info de la soirée.

Ce que nous savons : La cible vient prier chaque dimanche matin dans la chapelle d’un village abandonné, berceau de sa famille. Il vit caché parmi les siens, il n’a plus de contact avec sa milice. Il est en bonne santé, a bénéficié d’un solide entrainement militaire, on ne sait pas dans quelle mesure il se laissera prendre, il est bien précisé au briefing de l’avoir vivant et sans équimoses visibles devant la caméra. Notre Ministre de la Défense fera le déplacement le dimanche de l’interpellation dans la ville la plus proche de l’objectif pour apparaitre devant les cameras avec notre cible.

 

Le largage sur zone :

A proximité de notre objectif, il y a un site archéologique régit par l’ONU, l’équipe archéologique est ravitaillée tout les samedi en début de matinée. Le commando composé de 5 SAS12 et de 10 membres du Groupe Rhône est caché dans les fourgons du convoi. Nous sommes largués à 5km de notre objectif. Le groupe prend la direction de l’objectif indicatif Hôtel sur un axe à l’abri des regards, indicatif Rhin. Une équipe suit l’unique axe carrossable pour atteindre Hôtel indicatif Danube afin d’effectuer une dernière reconnaissance.

 

Le soleil brille, il fait 20 degrés, des nuages et de la pluie sont annoncés pour les heures à venir mais nous ne savons pas vraiment quand car le vent souffle extrêmement fort (85Km/H en moyenne avec des pointes).

La marche d’approche se déroule sans problème malgré le vent, le groupe arrive sur les hauteurs à proximité d’Hôtel en début d’après-midi. Le Groupe Rhône se charge de trouver une zone de vie et le SAS12 part pour l’objectif avec tout le matériel pour réaliser deux postes d’observation. 

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Nous grenouillons autour de l’objectif pour trouver un bon visuel sur l’ensemble des bâtiments en ruine de Hôtel. Nous laissons un binôme appuie feu sur les hauteurs de l’objectif indicatif Gorgone.

Le reste de l’équipe crée un second PO indicatif Mercure à proximité immédiate de l’axe Rhin et de Hôtel afin de confirmer l’arrivée de notre cible et de couvrir le dispositif. Une cavité naturelle avec une superbe vue en profondeur de l’axe Rhin est trouvée, nous ne perdons pas de temps à l’aménager. Nous concentrons donc nos efforts sur le balisage de l’axe d’infiltration de l’équipe d’intervention d’Hôtel vers notre zone de vie, la végétation type maquis y est très épaisse.

A la radio j’entends que l’équipe de reconnaissance de l’axe Rhin a prit contact avec notre groupe bivouac.

Nous revenons vers la zone de vie camouflée, un binôme SAS12 est en poste sur Gorgone et un second monte les abris camouflés pour l’équipe en faisant attention de bien tendre les bashas et creuser des rigoles d’évacuation pour la tempête qui se prépare. Pendant ce temps je présente notre dispositif à notre chef de groupe qui veut reconnaitre la voie d’infiltration. Le PO Gorgone est bien camouflé, un binôme SAS12 Fusil à lunette/minimi y est confortablement installé avec une magnifique vue sur l’ensemble des bâtiments d’Hôtel et particulièrement la porte d’entrée de la chapelle.

La nuit s’apprête à tomber, nous réalisons une maquette et un bac à sable pour l’intervention de dimanche matin. Alors que nous terminons le briefing, un déluge s’abat sur notre secteur. Nous avons juste le temps de nous glisser dans les duvets et laisser passer la nuit.

Je n’ai pas vérifié l’installation puisque je dors en binome avec Frog, le vent souffle très fort faisant trembler toute la végétation autour de nous. Nous sommes en plein maquis, Il n’y a aucun risque de prendre une branche sur la poire vu qu’aucun arbre ne dépasse les trois mètres. Dans le milieu de la nuit, je sors la main du bivi pour constater qu’un véritable ruisseau coule autour de l’abri mais que l’ensemble reste au sec.

06H00 : Ma « MénatWatch » sonne et j’ai le très grand plaisir de constater que la pluie a cessé. Nous sortons de nos cocons et nous voyons dans le ciel les nuages qui disparaissent. C’est donc un véritable plaisir de s’équiper et de ranger le bivouac au sec.

Une heure plus tard, la patrouille est en marche, les SAS12 rejoignent les PO Gorgone et Mercure après avoir escorté le groupe Action aux portes du village.

Gorgone confirme que le village abandonné est vide. Je suis au poste Mercure avec les sacs du codo et l’axe Danube en enfilade et j’attends le passage de notre cible.

L’équipe Action se déploie sous le regard de Gorgone autour de la chapelle.

Notre invité est attendu entre 9H et 12H et à 9H précise j’aperçois dans ma lunette un individu. Il a la même corpulence que notre cible mais il m’est impossible de confirmer l’information. Il se dirige vers Hôtel d’un pas sur, il porte une veste avec un col qui lui cache partiellement le visage. Lorsqu’il passe à notre hauteur, je l’entends chantonner.

Gorgone confirme l’arrivée de l’individu dans le village. J’entends dans les conversations radio le mot « cible » et j’ai peur d’une bavure. Heureusement une contre indication arrive très rapidement : « ce n’est pas notre objectif ». Cette personne traverse le village en chantant, s’arrête un instant, observe les environs puis se dirige droit à travers champs vers le PO Gorgone.

Nous sommes tous tendu à cause de cet individu qui vient polluer notre dispositif, il disparait de la vue de Gorgone mais grenouille encore quelques minutes autour du PO puis semble continuer son chemin.

10H30 : Une nouvelle personne se présente sur Danube, l'invidu marche en direction du village d’un pas décidé et il a la carrure de notre cible. Son visage passe une seconde en plein dans la lunette de mon binome qui confirme que c’est bien notre cible.

J’informe le groupe Action par radio. Gorgone confirme aussi que c’est bien notre cible.

L’individu traverse le village et rentre dans la chapelle puis monte à l’étage. Il reste un long moment sur le balcon et fume une cigarette. Assis dans mon trou de verdure j’écoute les quelques indications de Gorgone sur les mouvements de notre cible, le temps s’écoule très lentement.

La cible descend à nouveau et entre dans la chapelle pour y rester un très long moment.

Gorgone annonce à la radio : Notre ami ferme la porte de la chapelle. Il se dirige vers la sortie.

Une voix calme annonce le Top action.

Et le silence fut. 

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10H50 : J’attends à la radio : individu appréhendé, tout est OK, envoyez un hélico.

11H10 : Notre colis est pris en charge par notre autorité, il est en bon état pour passer à la TV dans quelques heures.

 

Tout le monde rejoint le PO Mercure. Nous quittons la zone peu de temps après dans les véhicules sur l’axe Rhin.

J’apprends donc qu’une équipe est apparu à notre cible lui barrant son unique chemin de sortie et lui faisant les sommations réglementaires afin d’occuper son regard pendant que la deuxième équipe passait les murets dans son dos pour l’attraper. Une troisième équipe faisant office de deuxième cercle.

Face à des hommes armés, la cible s’est raidi et a levé les mains, le deuxième groupe a perdu quelques secondes pour franchir le muret et notre individu a commencé à marcher en arrière en direction de la chapelle. Il a alors tenté de courir en direction du porche mais a été maitrisé et désarmé de son PA qui n’a pas dégainé face aux nombres.

 

Une nouvelle fois notre OP annuelle a été l’occasion de nous retrouver entre amis pour des moments intenses. Toute la manip’ s’est déroulée sur notre zone de chasse privée avec l’autorisation du propriétaire de la réserve et des fermes abandonnées. Le passant était notre girond SAS12 déguisé venu foutre le bordel dans le dispositif du Groupe Rhône.

Le « bad guy » était notre « capitanis » réputé pour sa maitrise du Serbo-Croate mais surtout de la tatane crétoise. En demandant à nos amis du groupe Rhône de le prendre vivant sans blessure je rigolais tout seul dans mon PO en imaginant la tête de mes amis au moment où ils allaient découvrir que c’était lui qu’il fallait maitriser…

 

Encore de bons moments à se remémorer autour du feu en Mai 2013.

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 06:01

 

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Depuis plusieurs années, nous réalisons un drill commun au mois de Mars en prévision de notre Raid de Mai.

Le thème de l'entrainement est toujours en relation avec le thème de l'OP de Mai et permet ainsi de nous entrainer avant la manip' de l'année. Sans vous dévoiler l'OP de Mai 2012, le but de cet entrainement était de réviser les acquis au niveau combat et de travailler le feu avec plusieurs équipes.

Alors que traditionnellement chaque année, nous avions un temps pourri, cette année, le soleil et les températures douces sont au RDV.

Le SAS12 aligne une équipe de 5 pax, le Groupe Rhône aligne deux équipes et nous avons l'honneur d'avoir un "sergent instructeur" qui a organisé les exercices et va corriger les erreurs.

 

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La matinée est consacrée au tir individuel et au feu et mouvement par binôme, on travaille en mixant les membres des équipes pour entretenir l’interopérabilité.

 

Nous quittons ensuite notre ferme pour créer une zone de vie camouflée dans les matitis. Il est toujours bon de monter et démonter un bivouac.

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L’après-midi nous travaillons les patrouilles et l’engagement par équipes et ensuite par groupe.

Nous organisons un assaut virtuel avec au préalable un bac à sable.

Le soleil se couche et nous terminons de faire manœuvrer une vingtaine de bonhommes sur le plateau. Ca court, ça tire, ça crie bref ça a de la gueule.

 

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Retour à la ferme pour le traditionnel barbecue, cette année pas d’aligot mais de la bière et des saucisses bio. On se raconte les vieilles histoires, cette année le SAS12 a son carnet de chants et nous rivalisons pour la première fois avec le Groupe Rhône.

Encore quelques rires dans les duvets et enfin un bon dodo dans le caca de brebis avant le lever aux aurores pour profiter de la journée.

 

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Au programme de cette seconde journée ensoleillée : combat par équipes et prise de la ferme, un dernier exercice qui s’avère vraiment difficile.

La journée se termine par les échanges habituels, cet exercice a permet de corriger quelques erreurs et a aussi révélé que plus on apprend et moins on sait.

 

Merci à tous les participants pour la bonne humeur habituelle et à notre instructeur pour le travail réalisé en amont.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 09:26

Voici un résumé d'une manip du Groupe Rhône sur un scénario original développé par Papa Athos qui peut-être pourra vous inspirer pour l'organisation de vos prochaines parties :

 

Depuis quelques années nous avons un scenario qui nous plait bien : récupérer un civil en ville, l’exfiltrer en sécurité dans la verte puis le ramener chez lui. Cette fois j’ai décidé de monter la sauce encore d’un niveau en augmentant les contraintes liées au terrain et au VIP.

Pour commencer on a choisi un week end de décembre (pour info l’année dernière à la même époque on avait 40 cm de neige) afin d’avoir la météo contre nous. Puis de choisir un VIP très féminin (pas que les filles ne soit pas capables de venir sur le terrain, loin de moi cette idée, d’ailleurs nous avons tous en mémoire la fameuse Vlada de 0509).

Cahier des charges donné au VIP indicatif : Princesse Rose non je déconne elle va me descendre si elle lit ça indicatif : INQUI. Elle devait venir en fille et vraiment en fille pas de jeans rangers et doudoune. Le scenario était sur la base d’une artiste menacée que l’on devait exfiltrer pour sa sécurité sans qu’elle ait le temps de passer chez elle prendre des affaires, tout son monde devait tenir dans son sac à main.

Quelle ne fut pas ma surprise quand elle me dit :

- « ok »

- « tu es certaine ? »

- « oui ! ».

Bien qu’un peu angoissé par la crainte d’une annulation de dernière minute, notre préparation de mission s’est déroulée au mieux. Une équipe a été larguée à quelques km du point de bivouac retenu afin d’arriver discrètement de nuit et être en place à l’aube sur zone.

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Les largages se sont déroulés dans la nuit du vendredi au samedi, l’approche se fit sans problème particulier. Une fois sur zone l’équipe effectue des patrouilles de reco autour du point retenu sur la carte pour le bivouac. Ils sont bien entendu obligés de décaler un peu l’endroit en fonction des réalités du terrain. Une fois la bonne zone trouvée celle-ci est sécurisée par un binôme, tout le monde repère les itinéraires d’exfiltration et les axes pour aller vers le point de récupération du matériel collectif (entre autres une tente pour Inqui, des vêtements chauds et étanches et son bivouac.) Je n’ai pas osé la faire dormir sous bâche avec nous. En fait, plus pour avoir des contraintes logistiques que parce qu’elle n’en aurait pas été capable.

11h00 du matin le 4x4 approche la zone de largage (légèrement en retard suite à une discussion avec les chasseurs en battue au chevreuil à 800m en dessous de notre position). Nous sommes sur le plateau et eux entre 500 et 800m en contre bas avec une zone de tir opposée au bivouac. La zone de largage est sécurisée le matériel est déchargé et camouflé dans les Kékés sous la garde discrète d’une équipe « invisible ». Seuls les échanges radio nous rappellent leur présence. En moins d’une minute c’est fait. Le matos collectif, le bivouac d’Inqui et les sacs de l’équipe civile sont acheminé à 500m de là dans la plus grande discrétion. Je fais partie du voyage pour inspecter le camp, plus par curiosité que par inquiétude. Cela fait bien longtemps que je leur fait confiance….

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Détail important : aucun d’eux ne sait qui est le VIP. J’arrive sur la zone gardée par 2 sentinelles aussi dissimulées, le crapahut de nuit se ressent dans leur regard mais les poignées de main sont fermes et amicales. Les zones de bivouac de chaque binôme sont repérées et nous commençons à répartir les sacs. Le chef d’équipe me dit où il a prévu de poser la tente DU VIP et me montre même un endroit où il a fait creuser des feuillées…même moi je n’y aurais pas pensé… Bivouac grand luxe. Pour VIP de luxe.

 

Il est temps d’aller chercher le colis. Route sans histoire jusqu’au centre ville. Le but de cette opé était vraiment de nous donner un maximum de contraintes et de voir certains cas non conformes à résoudre lors du débriefing.

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Nous arrivons sur zone, le 4x4 stoppe sur une place de déchargement après avoir dépassé notre VIP qui marche à pied sur le trottoir de gauche en remontant la rue. On descend à deux, le moteur tourne toujours un petit signe d’identification. Je rappelle qu’à ce moment-là je suis le seul à connaitre notre « client ». Cedr qui me suis et me couvre a l’air un peu surpris mais reste très pro pendant que j’ouvre la portière. Je ne reviendrai pas sur sa tenue de combat (voir photo) mais il y avait de quoi en déstabiliser plus d’un….

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C’est là que je commence à me dire qu’il faut que l’on soit à la hauteur car elle, elle est vraiment courageuse. Accepter le deal de venir passer une nuit sur le terrain avec des warriors du week end qu’elle ne connaissait ni de Dave ni des dents, Chapeau bas !!! Il est vrai que le label « Athos » est parait-il rassurant (aïe mes cheville sont en train de craquer mon 5.11) et le tout en mini short, collants résille et bottes…..

La route jusqu’à la war zone se déroule par un itinéraire détourné avec plusieurs manœuvres de diversion pour semer un éventuel poursuivant (mari jaloux par exemple). Les 5 dernier km se font en tout terrain. Vu que nous sommes sur notre terrain privé nous avons enfilé nos gilets et récupéré nos armes longues airsoft. Histoire d’avoir une contenance et quelque chose dans les mains.

 

La zone de recueil est bien sécurisée. Nous sortons du véhicule et je donne ma parka Agressor à Inqui car il commence à pleuvoir et il est hors de question qu’elle rentre à la maison avec un rhume. Nous rejoignons le bivouac dans le noir d’une nuit sans lune, juste à la lumière des cyalumes préalablement disposés au sol derrière des arbres pour baliser un chemin en zig zag vers le camp. Je sens Inqui me serrer un peu le bras à plusieurs reprises, il est certain que ces talons ne l’aident pas vraiment…mais elle ne se plaint pas, elle marche et suit l’équipe. Au bout de quelques minutes on repère la lueur d’un feu de camp (on a fait une petite entorse au tactique histoire de faire une pause avec notre invitée autour du feu et partager un moment de convivialité « terrain » avec elle). On arrive au contact du binôme de protection. J’aurai vraiment aimé filmer leur expression quand ils ont vu le colis….Je présente rapidement Inqui à la meute dont les langues pendent jusqu’au sol…. Je l’accompagne jusqu’à sa tente pour qu’elle puisse se mettre à l’aise et se changer . Nous avons disposé des vêtements chauds et du gore tex. Pour qu’elle puisse être un peu plus à l’aise et partager un moment de franche camaraderie « virile » avec nous sans être trop trempée. La pluie s’intensifie, nous aurions préféré de la neige.

On boit un petit coup autour du feu, les gardes sont réduites à 15 minutes. Tout le monde comme ça peut venir discuter et essayer de comprendre ce qu’une fille aussi « fille » faits avec nous. Cedr prépare des tournedos et des röstis grillés au feu de bois. Inqui visiblement se régale et tant mieux on lui doit bien ça. Puis vient l’heure du dodo. Nous raccompagnons notre invitée dans sa tente. Nous espérons tous qu’elle n’aura pas froid. Je lui ai préparé un matelas thermarest et un duvet -20° de l’US Army, un modèle collector qui doit bien peser 5 à 6kg de plumes d’oies….Les tours de garde s’organisent et le bivouac s’endort progressivement. Ne subsistent que les bruits de pas des sentinelles et certains ronflements non tactiques progressivement la nuit reprends ces droits.

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Réveil à 6.00 pour nous on laisse 45 minutes de plus à Inqui. Nos bivouacs sont pliés en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Le café se prépare et notre VIP a même droit à un café (presque) au lit. Une fois n’est pas coutume. D’habitude c’est moi qui ai droit à ce traitement !!!

 

Nous levons le camp en 2 groupes : le premier plie le camp avec le matos collectif et se prépare à l’emporter vers le 4x4 l’autre escorte notre VIP jusqu’à un véhicule civil qui doit la récupérer à 9.30 sur un col plein nord. La progression se fera en tactique avec sac et arme. Je pense que notre Inqui ne craint pas grand-chose avec une pareille escorte de Centurions. Après une bonne heure de marche le col est en vue. L’équipe a un peu d’avance. Le véhicule se pointe à l’heure. Nous nous identifions par radio puis le col est sécurisé avec la Minimi et le TP. Inqui est récupérée et peut enfin rentrer à la maison….FINEX

 

Je tiens vraiment à remercier Inqui pour sa confiance et son courage. Ça me fait vraiment penser que notre groupe manque de filles….et enfin je suis assez fier de mes pax qui se sont très bien comporté et ça ce n’était pas gagné….

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