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Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 11:58

En Octobre 2009, j'ai eu le plaisir de participer à la scène de bataille avec les parachutistes anglais du court-métrage intitulé "Le Chemin". Je vous laisse admirer le résultat :

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Published by MENATOR - dans RECONSTITUTION
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 12:00

Une "Task Force" composée de membres des Forces Spéciales Britanniques, US et Afghanes va avoir pour ordre de traquer, tuer ou capturer des leaders taliban et d’ Al Qaeda.

L’opération qui a pour objectif de «décapiter » le commandement taliban va commencer dans les semaines à venir (l'article date de Décembre 2009) et fera parti d’une série d’opérations précises précédant une offensive massive contre les bastions clé de l’insurrection dans le centre du Helmand.

Le groupe de SF britanniques, appelé Task Force Crichton, se concentrera de cibler des cibles de valeurs moyennes (MVTs) comme les équipes de poseurs de bombes et commandants de moyen rang.

La clé de leur mission sera l’utilisation croissante de drones Predator pour attaquer le QG et les unités talibanes, une tactique utilisé par la CIA qui leur a été très bénéfique dans les zones tribales du Pakistan.

D’ après nos sources, la Task Force Crichton aurait déjà tué et capturé des douzaines de commandant de moyen rang à travers le sud de l’ Afghanistan au cours des 6 derniers mois.

Des sources de haut rang ont affirmés qu’en plus des 30000 troupes supplémentaires promise par le président Obama, des "centaines de troupes de forces spéciales" seront mis à disposition avec des capacités accrues en matières de renseignements, surveillance, identifications de cibles et reconnaissances.

Les forces spéciales US seront majoritairement composées de membres de la Delta Force, unité hautement secrète ayant déjà étroitement collaboré avec le SAS depuis 2001.

Les chefs de la défense espèrent que les troupes d’élite supplémentaires rencontreront le même succès que celuide la Task Force Black, une unité composé de FS US et Britannique qui a achevés une série de missions à haute valeur, incluant la neutralisation du leader Irakien d’ Al Qaeda, Abu Musab al Zarqawi.

Le Royaume Unis dispose d’ environs 500 membres de forces spéciales présent dans la province du Helmand , provenant du SAS, SBS, SRR & SFSG ainsi que des unités de renseignements.

Le rôle du SFSG a été vital au succès rencontrés par les Forces spéciales dans le Helmand. L’unité crée en 2006 et formé autour du 1st battalion The parachute Regiment est composé d’éléments des Royales Marine ainsi que de la Royal Air Force.

Au cours des 3 dernières années le SFSG a monté un nombre croissant d’opérations indépendantes en Afghanistan comme en Irak.

Les FS Britanniques basé dans un lieu secret que le Sunday Telegraph a décidé de ne pas révéler, sélectionnent et entraînent des volontaires Afghan pour servir dans la prestigieuse Territorial Afghan Force (ATF)

En accord avec le MOD, aucun détail supplémentaire ne sera publié entre la relation de l’ ATF et les FS Britanniques de peur que leur sécurité ne soit compromise.

Cependant une source de la défense a indiqué que les troupes de l’ ATF sont constamment demandées. Ils ont déjà sauvé plus d’une douzaine de vies britanniques. Chaque unités dans le Helmand veut travailler avec eux parce qu’ils sont un atout fantastique.

Un commandant de haut rang Britannique a qualifié l’augmentation de forces spéciales ‘ de t très mauvaise nouvelle’ pour les talibans. Il ajouta : ‘ Le plan est de casser le dos de l’insurrection, nous allons éroder leur capacité a planifier et conduire des attaques contres les troupes de l’OTAN au travers d’opération précises. Il s’agira de combats classique derrières les lignes ennemis et nous pensons que cela aura un impact stratégique dans cette province.

 

Merci à Marc pour ce premier article.

Source : The Telegraph du 12 Décembre 2009

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Published by MARC - dans 2001-2012
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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 18:59

Test du MULTICAM® en milieu forestier tempéré

 

Testing the MULTICAM® in temperate woodland areas

 

A sa naissance en 2002, Crye Precision a annoncé avoir créé un camouflage révolutionnaire, entièrement conçu par ordinateur, susceptible de fonctionner efficacement dans tous les milieux.

Avec l'adoption, quelques temps plus tard, de l'ACUPAT par l'US Army, nous avons pu voir les limites des camouflages dits "universels". L'ACU est en effet un mauvais camouflage, dans tous les milieux, pour la simple raison qu'il constitue une véritable hérésie dans le domaine, tant par le choix des couleurs, que par l'absence totale de motifs disruptifs.

Le Multicam est cependant très différent et cette différence a su s'imposer dans le milieu de l'élite militaire. D'abord adopté par les contractors et les unités spéciales des armées occidentales, en Irak et en Afghanistan, le MCam a convaincu récemment, à la surprise générale, l'armée Britannique.

Connus pour leur légendaire pragmatisme, les Britanniques ont fait le choix d'opter, en 2009, pour une version "British" du MCam, le Multi terrain Pattern. Si l'on convient aisément de ce pragmatisme et du besoin d'être plus efficace sur un théâtre afghan très varié, on peut également concevoir que l'état major Brit a succombé à quelques pressions bien placées. Le DPM, malgré son efficacité indétrônable en milieu tempéré, a trouvé ses limites, très loin de son contexte d'emploi, et le panachage désert/tempéré, parfois très efficace, a lui aussi trouvé ses limites, par la simple complexité (pardonnez l'oxymoron) de l'environnement afghan. Et la volonté de quelques uns de donner au trooper anglais l'allure d'un soldat du 21ème siècle a définitivement scellé le sort du DPM, au point de le faire disparaître des étagères britanniques à l'échelle globale…

Le Multi Terrain Pattern est donc une variante britannique du Multicam de Crye, avec un motif légèrement différent, suffisant, dit-on, pour identifier un soldat de soldat de Sa Très Gracieuse Majesté®.

Gagne-t-il en efficacité par rapport au MCam? C'est très peu probable.

Pourquoi tester le MCam en milieu forestier tempéré?

Encouragé par le choix de l'armée Brit de délaisser le légendaire DPM Woodland (je ne m'en suis toujours pas remis), j'ai décidé de jouer les mouches du coche en testant le MCam uniquement en milieu forestier, parce qu'il va dorénavant prendre la place du DPM, roi dans le domaine, jamais détrôné à ce jour, malgré l'excellence de certains prétendants, comme le Flecktarn, le Cadpat, le Marpat, les camo finlandais ou certains camouflages russes de sinistre mémoire (Partizan).

Cédant aux sirènes populistes, j'ai été pris d'un accès de fièvre testeuse. Et c'est la bave aux lèvres que je me suis rendu en forêt, mon "cobaye" sous le bras, pour tester à fond le MCam sous la fraîcheur des frondaisons de juillet. "Ah, ils veulent remplacer le DPM, et bien on va voir ce qu'on va voir…"

En 2009, j'avais publié le test "DPM vs Multicam", histoire de comparer les deux camouflages les plus utilisés chez les FS brits du moment.

Un match nul en était ressorti, fort décrié, convenons-en, mais justifié. Le DPM l'emportait en zones végétalisées, le MCam en zones rocheuses et très peu végétalisées (arides). Que ça plaise ou non à certains, le test se voulait objectif, et le résultat l'a tout autant été.

 

Nouvelles mœurs, nouveau test

Ce nouveau test, avec plus de 20 photos, a eu pour but réaliste et pragmatique de tester l'efficacité du phénomène MCam/MTP en milieu forestier tempéré, pour deux raisons:

_ montrer la pertinence de l'état major britannique de délaisser le DPM à l'échelle globale et de voir ce que cela donnerait si les troopers de l'Army ou les GI's américains venaient à être engagés dans un conflit en milieu européen ou équatorial. Au cas échéant, ils devraient donc se contenter de solutions pragmatiques (autrement dits de compromis comme le MCam/MTP) plutôt que camo réellement adaptés, comme le DPM ou le Woodland.

_ Prendre les concepteurs du MCam et du MTP au pied de la lettre, en testant à fond leur camouflage universel multi-terrains dans un milieu loin des influences du moment. Convenons-en, la vision de Crye Precision est celle de leur sphère d'influence, à savoir américaine, et donc, leur camouflages sont très orientés "War on terror", donc, Proche et Moyen-Orient. Si des zones vertes sont présentes en Irak et en Astan, on est quand même loin des forêts primaires de Pologne.

Mais dans quels mois, toute l'armée britannique sera équipée de pied en cap du MTP et L'US Army risque fort de suivre, si les concepteurs de camo réglementaires s'entêtent à sortir des pyjamas à motifs psychédéliques pour leurs soldats. Et que se passera-t-il si la Véruquie décide d'agresser la Bubonie et que ce conflit pousse les armées occidentales dans la guerre?

Les soldats vêtus de MCam seront-ils assez discrets pour se fondre dans les forêts tempérées sans risquer de servir de cibles de zérotage à des fusils hostiles?

 

LE TEST

 

Profitant d'un congé dans ma verte vallée italienne, j'ai pu mener mon test en milieu tempéré, dans les différents environnements qu'offre la forêt européenne:

_ Friches vertes,

_ litières rousses,

_ chemins forestiers ouverts à fond mixtes,

_ futaies caduques claires (bouleaux et frênes),

_ futaies caduques sombres (hêtraies),

_ futaies persistantes (épicéas),

_ ripisylves et abords rocheux des torrents,

_ zones de transition: entre plantes vertes et litière rousse, et entre ombre et lumière.

J'ai essayé de varier les situations et de ne pas avantager ni désavantager le MCam lors des prises de vues.

Les photos

Pour ce test-là, les photos ont été réalisées avec un boîtier reflex, réglé à 100 ISO et un objectif bloqué sur une focale 50 mm, c'est-à-dire correspondant à la vue humaine. Les photos ont été faites sans aucun filtre, ni UV ni polariseur et aucune retouche informatique n'est intervenue.

La distance de prise de vues était de 10 à 12 m, pas plus, car au-delà, l'absence de motifs disruptifs du MCam annule l'effet du motif général et donc, le micro motif (micro pattern) devient une dominante, comme les couleurs tendances du moment (OD, Tan et Coyote). C'est étrange, mais c'est un fait. Comme le camouflage vestimentaire plat (pas 3D) est avant tout un motif, je me suis intéressé à son efficacité réelle, à une distance où il reste encore visible.

Notons que pareil phénomène touche tous les camo micro-pattern, comme le Flecktarn et tous les digicam. Seuls quelques camouflages (non digitaux), des camo à macro pattern, gardent leur motif visible à moyenne ou longue distance: les DPM, le M90 suédois et oh surprise, le Centre-Europe Français (qui lui, est inefficace à courte distance parce que ses motifs sont trop gros et trop grossiers).

Comme lors de mon précédent test (DPM vs MCam), j'ai collé sur chaque photo, une pastille rouge à chaque angle, histoire de détourner le regard du motif lui-même. En effet, si vous regardez directement le motif, vous apprécierez moins son efficacité et la photo en situation perdra de sa force. De toutes manières, en situation réelle, si des yeux se posent sur le porteur du treillis, c'est la fin des haricots.

Tout porteur de camouflage est censé réchapper au regard de l'adversaire. Il doit donc être capable de se fondre dans le décor au point de ne pas accrocher un regard hostile.

Voilà l'intérêt des pastilles rouges. Tester l'efficacité du camouflage dans votre vision périphérique, c'est selon moi ce qui a le plus d'intérêt dans un test de camo vestimentaire 2D.

Passée l'étape des pastilles rouges, vous pourrez donc mesurer l'efficacité du MCam en plein dans votre vision centrale.

Avant de commencer, il est utile de préciser que j'ai réalisé moi-même les photos, entre 15 et 17 h, moment où la lumière est particulièrement blanchâtre, au mois de juillet. Les zones d'ombres sont peu denses et les zones de lumière, très blanches. L'éclairage est plat (en termes photo) et donc, plutôt neutre, ni froid ni chaud.

La veste et le boonie hat utilisés pour le test sont de marque Propper™ acquis chez Pointbreak, en Nyco (50% nylon/50% coton); très solide, mais plutôt craquant et ayant tendance à luire un peu en pleine lumière à cause du nylon. Un test avec un produit 100% coton ou polycoton serait envisageable ultérieurement.

Enfin, n'ayant pas de pantalon MCam, j'ai testé avec une couleur se rapprochant au mieux du MCam: le Tan de chez Arktis™, merveille de coloris reçu via Terrang. Je vous laisse juge de l'efficacité du Tan, qui vaut bien celle du Multicam, sans l'aspect militaire…

Le panachage ne nuit en rien à l'efficacité du test. Si vous trouvez cela insupportable ou hérétique, cachez le pantalon avec votre doigt sur les photos, où envoyez-moi un pantalon en MCam… lephasme@22sas12.com

Je commenterai simplement l'environnement des photos et le type de lumière. Je vous laisse seuls juges de l'efficacité du MCam.

Im 1

Chemin forestier ouvert; frênes, noisetiers et châtaigniers. Lumière indirecte filtrée par la canopée, depuis l'angle supérieur droit.

Im 2

Sous le talus inférieur du chemin; même flore et même lumière.

Im 3Sous le talus inférieur du chemin; même flore et même lumière.

Im 4

Fin et ouverture du chemin forestier. Etage buissonnant; framboisiers, noisetiers. Lumière dans le dos, bien diffusée par réflexion indirecte.

Im 5

Plein centre d'une piste forestière; zone d'ombre. Lumière arrivant de l'angle supérieur droit. En pleine lumière, le rendu des deux motifs et coloris (Tan et MCam) est identique, à savoir blanc crème, exactement comme la terre en plein soleil).

Im 6

Sous les épicéas. Lumière dans le dos.

Im 7

Ripisylves de noisetiers et rives pierreuses d'un torrent. Lumière dans le dos, adoucie par les frondaisons.

Im 8

Zone (ingrate) de transition entre ripisylve, pierres et zones vertes sur fond de forêt d'ombre. Lumière arrivant de l'angle supérieur gauche; réflexion oblique directe sur le tissu (stature verticale). Erables, frênes et plantes vertes buissonnantes.

Im 9 

Ripisylve de frênes et de noisetiers. Lit pierreux. Lumière indirecte filtrée arrivant de l'angle supérieur droit.

Im 10

Envers du décor sur fond de végétation exclusivement verte: noisetiers, framboisiers et pétasites. Lumière directe sur le dos, réflexion maximale due à la stature courbe.

 

Im 11

Arrivée dans la forêt d'ombre. Lumière arrivant par l'angle supérieur droit, très diffuse et filtrée par la canopée. Essence majoritaire: hêtres. Verso du modèle exposé à la lumière diffuse.

 Im 12-copie-1

 

Mêmes conditions et même lieu, mais l'appareil photographie le modèle au recto. La lumière est diffuse au point d'éviter au modèle de générer sa propre ombre et de créer un contre-jour.

 

Im 13

Allongé dans une tâche de verdure avec fougères. Lumière toujours très diffuse et filtrée arrivant de l'angle supérieur droit.

 

Im 14

Environnement de hêtres. Le modèle est encore plus exposé à une lumière directe, mais très diffuse car filtrée par les feuillages.

 

Im 15

Environnement mixte de frênes et de noisetiers. Lumière directe non filtrée arrivant de l'angle supérieur droit.  

 

Im 16

Même lieu, mêmes conditions, sauf que le modèle est passé dans une zone de lumière filtrée (pas véritablement une zone d'ombre, car le contraste n'est pas assez dense).

 

Im 17

Cas de figure imposé par le photographe: entre ombre et lumière. Environnement mixte de feuillus et strate herbacée à fougère. Lumière mixte (directe et filtrée) arrivant pile dans le dos du modèle.

 

Im 18

En pleine hêtraie, sur fond de litière rousse. Zone d'ombre; trouées de lumière provenant de l'angle supérieur gauche.

 

Im 19

Mêmes conditions mais silhouette ramassée, donc le modèle est encore moins exposé à la très faible lumière diffuse.

 

Im 20

Zone de transition très ingrate, entre ombre et lumière, et pleine forêt et pleine verdure. Effet "miroir" de chaque côté du modèle. Lumière diffuse arrivant de l'angle supérieur droit.

 

Im 21

Le motif en "gros plan", sur un chemin ouvert, dans un environnement de feuillus mixte et de plantes vertes. Zone d'ombre peu dense, lumière directe lointaine (réflexion directe sur la colline d'en face).

 

MES CONCLUSIONS A L'ISSUE DU TEST

 

Cette séance de prises de vue du MCam en situation uniquement forestière a achevé de me convaincre de la réussite de ce camouflage.

Il n'est pas seulement beau, il fonctionne bien; très bien, même. Ce n'est pas qu'un effet de mode. Son emploi se justifie pleinement pour des opérateurs civils ou militaires amenés à changer plusieurs fois d'environnement dans la même journée. 

 

LE RENDU GENERAL

 

Comme on a pu le voir en beauté sur la photo 21, les couleurs s'adaptent vraiment très bien à l'environnement forestier européen, par un effet de fondu savamment réalisé qui estompe les zones de transition entre les couleurs et donc, trouble l'œil humain qui peine à les distinguer.

L'aspect pourtant jaunâtre du MCam en plein soleil est réversible en pleine ombre. Le MCam devient marron-rosâtre sur fond de feuilles mortes ou de terre, à l'ombre (photos 2, 5, 12, 18 et 19). En zone verte, il tire efficacement sur le vert (photos 4, 13 et 16).

On a pu le voir, même si ce n'est qu'une confirmation, qu'il excelle en environnement pierreux (photos 7, 9 et 12). Là, il "vire" au brun jaunâtre et retrouve la gamme de couleurs qui est sa destination première.

 

Le choix des teintes de "relief", blanc et bois brûlé, est judicieux, car elles sont omniprésentes dans un environnement végétalisé. Elles prennent pleinement effet dans le jeu d'ombre et de lumière typique de la forêt (photos 1, 3, 16, 17 et 21).  

 

Le rôle du Multicam est presque parfaitement rempli. S'il n'est pas meilleur que le DPM en pleine forêt (puisqu'il n'a pas cette prétention), il réduit considérablement la signature visuelle de celui qui le porte, dans cet environnement si sélectif.

Il ne rend pas invisible (le DPM non plus), mais permet à un opérateur de se fondre très efficacement dans tous les milieux, et on l'avait déjà constaté dans le test précédent qui l'opposait au DPM Temperate Woodland. Il est moins spécialisé, mais plus versatile; largement plus.

 

Je le dis sans prendre de risque, il est un des camouflages les plus pertinents et les mieux conçus depuis la création du camouflage, avec les DPM Britanniques, les eichenlaubmüster allemands et, dans une moindre mesure, les "Jelly Beans" australiens (inspirés des camo US de la Guerre du Pacifique).

 

Mais, et parce qu'il y a un mais…

 

Si j'ai écris précédemment que le rôle du MCam est presque parfaitement rempli, c'est que tout n'est pas complètement abouti non plus, dans la création de Crye Precision.

 

Il y a deux points noirs que je souhaiterais soulever ici et qui, je crois, ont leur importance. Encore une fois, cela n'engage que moi. Vous pourrez néanmoins vérifier mes propos sur le terrain.

 

_ Premier point noir: il n'est pas disruptif. Pas du tout. Il ne brise pas la silhouette humaine, comme le ferait un macro pattern (CE, DPM, M90). Ces motifs sont trop petits pour cela; c'est aussi le cas du MARPAT, du CADPAT et toute cette lignée néotronique de camouflages.

C'est une des raisons pour laquelle (avec aussi l'emploi de tissus nylon luisants) le MCam perd de son efficacité lorsqu'il est exposé en pleine lumière sur fond de végétation (photo 8, 10, 15 et 17).  Le cas de figure posé par la photo 17 montre bien le problème induit par la pleine lumière, qui est aussi celui de l'écorce devant le modèle. La teinte uniforme du hêtre et celle à micro motifs du MCam réagissent de la même manière, parce qu'elles n'ont aucun pouvoir disruptif.

 

C'est là la grande faiblesse du Multicam, qu'il compense par sa versatilité assez déroutante et son orientation conceptuelle vers telle ou telle dominante de l'environnement.

 

Attention néanmoins, à cause de cette mauvaise réaction à la pleine lumière, lorsque vous basculerez d'un milieu à un autre, comme d'un adret à un ubac. Les zones de transition (écotones), sont parfois aussi délicates à gérer qu'un pet dans une soirée mondaine.

Exemple: vous dévalez un versant sud (adret) sec et rocailleux, pour remonter sur un versant nord (ubac) couvert par une sombre forêt de sapins. C'est le cas, là où j'habite. Avec le MCam, vous serez efficace en pleine lumière sur l'adret, parce que les teintes brun-jaune du camo feront leur travail. En ubac, dans l'ombre, les teintes marron-rose et les touches de vert prendront le relais. Mais entre les deux versants, il y a un torrent étouffé par des noisetiers ou des aulnes, et une belle frange de verdure (fougères, pétasites) de chaque côté. Le lit du cours d'eau est bien éclairé par le soleil d'après-midi. Revenez un instant sur les photos 8 et 10 pour bien apprécier la situation, qui est très courante en milieu montagneux (n'y est-on pas engagé en ce moment, d'ailleurs?).

 

L'absence de motifs disruptifs créé un effet "placard", une grosse tache claire sans profondeur ni relief, bien reconnaissable (car d'aspect artificiel) et bien choquante dans un environnement naturel, d'autant plus décelable si elle bouge… (c'est un élève de l'Ecole d'Espionnage Animalier qui parle, là…).

Dans une moindre mesure, si le MCam n'est pas pris sous la lumière directe, mais bien exposé à une lumière diffuse (photos 11 et 14), il aura un aspect grisâtre ou vert-de-gris, mais toujours un effet "placard".

 

C'est là une réalité à prendre en compte, à cause de l'absence de motifs disruptifs.

 

_ Deuxième point noir: l'aspect linéaire de ses motifs de "relief" (photo 2 et 21). C'est le même problème pour le Marpat, ainsi que pour notre Centre-Europe national.

Pour un œil avisé, c'est-à-dire rompu à l'observation de la nature, l'effet linéaire est rarissime. Voilà pourquoi Flecktarn et DPM sont si efficaces dans la forêt, parce qu'ils ont un aspect enchevêtré, brouillon, ni vertical ni horizontal. Exactement comme une végétation touffue ou un fond de végétation plus clairsemée.

Cet aspect linéaire est un inconvénient à prendre en compte en forêt de feuillus, car les branches et les feuilles s'entremêlent, partant tous azimuts à la recherche de lumière. Cependant, cet effet est bien moindre en forêt de conifères (comme sous les épicéas de la photo 6), car ce type d'arbre est en général bien plus géométrique, symétrique et linéaire que les feuillus.  

 

Le Multicam aurait peut-être pu gagner en efficacité si son aspect eût été moins linéaire.

 

Ces deux défauts ne sont pas mineurs, surtout s'ils sont relevés par celui qui recherche votre présence. Souvenez-vous que tous les soldats ne sont pas des citadins à la base et que certains ont grandi dans la nature et savent très bien dissocier le naturel du pas naturel.

 

Voilà pour ce test. Si vous évoluez dans un environnement très varié, comme la montagne ou le milieu méditerranéen, le Multicam est fait pour vous. Si vous n'évoluez qu'en forêt, restez sur du spécialisé, comme le DPM (dépêchez-vous de stocker), le flecktarn ou le Marpat. Si vous n'approchez pas votre "cible" à moins de 100 m, vous pouvez même céder au Centre Europe. Pareil pour les zones désertiques, prenez du camouflage désert.

 

Le Multicam est un excellent généraliste, qui nous réconcilie avec le concept de camouflage universel. Il nous fait oublier l'hérésie médiocritique qu'incarne à lui seul l'ACU américain (qui marche en revanche très bien sur les fonds marins océaniques).

 

En pleine lumière, il est à employer en zones arides sans verdure ou très peu végétalisées, en pelouse alpine et sans retenue dans les zones rocheuses. Sa conception ayant été influencée par les zones semi-désertiques et rocailleuses des théâtres de la Guerre contre le terrorisme, il donnera, dans ces milieux ingrats, entière satisfaction.

 

Dans l'ombre, la forêt et les milieux verdoyants s'ajoutent à sa liste de compétence. Mais éviter de trop vous découvrir. Le Multicam perdrait de sa force. En zone très végétalisées, comme les Dragons du 13, le MCam doit demeurer dans l'ombre.

 

Un dernier clin d'œil phasmique pour la route…

 

Je me suis permis une petite fantaisie, une unique, petite et grossière retouche informatique.

J'ai imaginé, au côté d'un MCam classique, un Multicam disruptif, en ajoutant quelques macro motifs, couleur écorce de noisetier. Parce que j'avais envie qu'il soit vraiment efficace dans la forêt...

 

Im 22

Pour l'effet, regardez juste au dessus de votre écran… C'est pas grand-chose, mais je trouve que ça marche bien. 

 

Remerciements:  

A Julia, pour ta patience, ta résistance à la chaleur et ta coopération durant les prises de vue.

A Arktis, pour avoir inventé cette magnifique couleur Tan, qui concurrence le Mcam sur presque toutes les photos.

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Published by LE PHASME - dans TECHNIQUE
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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 18:36

SNA3037AAA-682_938700a.jpg« Des gentlemen non-identifiés vinrent et amenèrent l’affaire à sa conclusion »

En septembre 1987, une cinquantaine de condamnés à des peines de longue durée de la prison écossaise de Peterhead se mutinèrent, dévastant l’aile D où ils étaient détenus et prenant en otage le gardien Jackie Stuart. La plupart des émeutiers se rendirent dans les jours suivants, mais quelques quelques-uns refusaient et menaçaient de défenestrer leur otage par un trou fait dans les ardoises du toit.

Les autorités écossaises s’inquiétaient que la police ne pouvait gérer la situation, et demandèrent au ministre de l’intérieur Douglas Hurd l’aide du SAS. Hurd et le directeur des forces spéciales étaient réticents, craignant de créer un précédent pour de futures révoltes carcérales. Néanmoins, le commandant « Mike », du D Squadron, alla à Peterhead pour faire un repérage.

Dans les dernières heures du vendredi 2 octobre, après cinq jours de crise, le feu vert tomba. La vingtaine d'hommes de la Red Team du D Squadron, qui tenait l’alerte antiterroriste, et le colonel du Régiment embarquèrent dans deux Ranger Rover et un autocar et filèrent jusqu’à la base de la Royal Air Force de Lyneham. Les Ranger Rover roulèrent jusqu’à la piste et montèrent directement la rampe d’un avion Hercules qui les attendait, moteurs tournants. En moins de 5 minutes, les hommes du SAS étaient à bord avec leur équipement et l’avion décollait pour Aberdeen. Pour éviter les médias qui couvraient le siège, les SAS quittèrent leurs véhicules hors de vue et entrèrent dans la prison par une porte secondaire.

Le commandant « Mike » réunit les hommes pour exposer le plan d’action qu’il avait mis au point. Les irréductibles s’étaient barricadés dans trois étages de l’aile D de la prison et détenaient Stuart dans une espèce de grenier sous le toit. Le plan était que quatre équipes de quatre hommes lancent l’assaut simultanément par une porte de chaque étage et par le trou fait par les prisonniers dans le toit.

Les SAS revêtirent leur fameuse tenue noire et s’équipèrent de matraques empruntées à la police locale, de bombes au gaz CS et de grenades flashbang. Les Browning 9 mm ne devaient être dégainés qu’en cas de nécessité d’absolue. L’équipe monta sur le toit via une lucarne et avança lentement vers son objectif en rampant sur un étroit parapet mouillé par la pluie, de nuit, 20 mètres au-dessus d’une cour. De l’autre côté de la cour, des prisonniers les repérèrent et crièrent pour alerter leurs camarades, mais il était déjà trop tard. Les quatre équipes étaient en place et le commandant donna immédiatement le top action. Il était 5 heures du matin.

Les charges explosives posées sur les portes métalliques détonèrent, et les SAS se ruèrent en balançant généreusement gaz CS et flashbangs devant eux, incapacitant immédiatement les prisonniers.

Sur le toit, le « Soldat T » lança deux flashbangs par le trou et sauta dans le grenier en s’éclairant avec une lampe-torche. Il tomba immédiatement sur Jackie Stuart et le passa à l’homme qui le suivait. Presque simultanément, il vit un prisonnier lui foncer dessus, apparemment armé d’un couteau. Le « Soldat T » avança, lui asséna un coup sur le bras pour le désarmer puis un coup à la tête pour le déséquilibrer et le saisir pour le maîtriser.

L’opération fut réglée en quelques minutes. Après une discussion rapide avec le commandant, les hommes se changèrent, firent leurs affaires et filèrent, préférant disparaître avant que le jour se lève. Ils quittèrent la prison par le même chemin que l’entrée, moins d’une heure après être arrivés. Les hommes furent conduits à l’aéroport d’Aberdeen, où ils attendirent les pilotes du Hercules, qui faisaient leur repos obligatoire.

Sept mois plus tard, trois meneurs furent jugés pour la prise d’otage. Au cours du procès, la cour apprit que le personnel de la prison n’avait jamais été informé de l’identité des intervenants. Un des officiers de la prison utilisa la litote suivante : « des gentlemen non-identifiés vinrent et amenèrent l’affaire à sa conclusion ».

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Published by ROB1 - dans 1952-2000
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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 19:39

Les médailles d'un SAS, héros du siège légendaire de l’ambassade iranienne vont être mises en vente – elles devraient atteindre 120,000£.

Le Sergent Tommy Palmer est un des trois hommes ayant reçu la Queen's Gallantry Medal pour sa participation à l'opération de 1980.

L'attaque stupéfiante de ces forces spéciales au cœur de Londres a été filmée par des chaines de télé et à amené au SAS le respect et une réputation mondiale.

Le sergent Palmer, d’origine écossaise, fût l'un des premiers de l’équipe de choc de 20 SAS à traverser les fenêtres lors de la prise d'assaut du bâtiment. Sa cagoule a pris feu, et il a du éteindre ses cheveux en flammes de ses mains. Après avoir arraché sa cagoule et son masque, il est entré et a visé avec son pistolet mitrailleur MP5 un terroriste qui était sur le point d’enflammer un tapis imbibé de pétrole.

Il a entendu le « Dead man's click », ou « clic du mort » provenant de son arme enrayée. Il l'a donc laissé tomber et a rapidement dégainé son pistolet Browning 9mm de son étui de cuisse. Le terroriste s'est alors enfui, se saisissant d'une grenade, et courut vers une pièce, que le sergent Palmer connaissait pour être pleine d'otages. Il l'a poursuivi dans le couloir et lui tira dessus, l'atteignant à la tête, sauvant les vies de nombreux otages.

L'opération – nom de code Nimrod – s’est soldée par la libération des 19 otages sains et saufs et la mort de 5 des 6 terroristes.

Le Premier ministre Margaret Thatcher a personnellement remercié l'équipe SAS, ensuite, on raconte que son mari Denis aurait dit à l’un d’eux avec un sourire : « Vous avez laissez un de ces bâtards en vie. »

Le sergent Palmer a été tué dans un accident de voiture trois ans plus tard à l'âge de 31 ans pendant des opérations secrètes contre l’IRA en Irlande du Nord.

En plus de la récompense de son courage (la Queen's Gallantry Medal), les souvenirs vendus par sa famille incluent la cagoule brulée qu'il a porté pendant le siège, des photos et des lettres de félicitations.

Un porte-parole des commissaires-priseurs Bonhams a déclaré : "pendant le siège de l'Ambassade iranienne en 1980, Tommy faisait partie de l'équipe Roméo Two.

"Son équipe est descendue en rappel du toit, jusqu’au balcon et a lancé leur assaut de là. Roméo Two a libéré avec succès quatre otages féminins.

"Tommy a tué un des terroristes, 'Hassan' et a contenu les autres hommes armés.

"En juin 1981, on a attribué la Queen's Gallantry Medal à Tommy et deux autres hommes des SAS, au cours d’une cérémonie privée au Palais de Buckingham.

" Tommy Palmer est mort tragiquement le 8 février 1983, à l’âge de 31ans, près de Lurgan en Irlande du Nord.

"Au cours d’une opération secrète, la voiture qu'il conduisait avec un autre soldat du SAS, s’est retournée et a heurté un talus de l'autoroute M1."

Le sergent Palmer est né en 1950 à Falkirk, en Ecosse et a grandit à Edimbourg. Dès l'âge de huit ans il était sous la responsabilité des Marian Fathers, un groupe religieux Catholique. À l'âge de 16 ans il a déménagé chez son cousin, récemment marié et vivant dans une petite maison, qui le remet dans le droit chemin.

Il a travaillé comme livreur de charbon avant de s’engager dans l'armée en 1970 en rejoignant le « 33rd Field Squadron Royal Engineers » et en 1973 il s’est porté volontaire pour intégrer le SAS à l’âge de 22 ans. Il a été forcé d’abandonner à sa première tentative aux sélections à cause d’une blessure, mais plus tard, la même année il les a retentés et les a réussis de façon éclatante.

La vente à Bonhams Knightsbridge aura lieu le 29 septembre.

 

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Published by DISTURBED - dans 1952-2000
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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 11:54

afghanistan.jpgLes SAS en Afghanistan subissent leurs plus lourdes pertes depuis 60 ans.


Les forces spéciales Britanniques ont subi les pires coups depuis la seconde guerre mondiale, avec 80 membres tués ou blessés en Afghanistan.
Des blessures sérieuses ont rendu plus de 70 d’entre eux incapables de se battre, tandis que 12 autres ont été tué. Cela signifie que les forces spéciales ont perdu environ un sixième de leur capacité de combat.
Le Sunday Times a établit que le Spécial Air Service (SAS) et le Spécial Boat Service (SBS) ont mené "plusieurs centaines" d'opérations visant des leaders Talibans depuis 2007.
Des opérations des forces spéciales britanniques en Afghanistan du sud ont maintenant pour but de persuader les « sous-chefs » Talibans qu’ils auraient plus à gagner en travaillant avec le gouvernement Afghan. Cela se traduit par un mélange de « hard arrests » - des opérations de capture des leaders talibans clés pour obtenir des renseignements - et d’"offensive action" dans lesquelles les leaders talibans sont tués.


Une source parmi les vétérans des forces spéciales affirme: « il y a des opérations tous les jours et des grandes opérations, « hard arrests », des « offensive actions » – cela a beaucoup d’effets sur le commandement des talibans ».
Les sources disent que les commandants font pression sur le SAS et les réservistes du SBS pour combler les trous. Le haut taux de perte résulte tant par la taille des opérations des forces spéciales depuis 3 ans, que de l'utilisation croissante par les talibans de « roadside bombs », bombes de bord de route.
"Le bassin opérationnelle a été sévèrement épuisée," affirme la source. "C'est en grande partie à cause des nombreuses blessures. Il y a tas de gars à Hereford [SAS] et à Poole [SBS] qui tournent en rond avec des membres manquants"
Le bilan des morts inclut trois membres du SBS, un officier SAS, trois réservistes SAS, un membre du Special Reconnaissance Regiment (SRR) et quatre membres du Special Forces Support Group (SFSG). Cela s’ajoute au bilan précédent de l'Irak, où sept membres du SAS et un commando SBS sont morts et plus de 30 membres du SAS ont subi de graves blessures.
Les Malouines ont couté la vie à 19 membres SAS - 18 d'entre eux dans un accident d'hélicoptère.


L’officier commandant du SBS, en charge des opérations des forces spéciales britanniques en Afghanistan du sud, a averti que l'allure des opérations allait probablement continuer. "Beaucoup de nos équipes se battent presque continuellement contre les ennemis de notre pays depuis 2001," a-t-il dit, "et il est probable que notre effort à sa taille actuelle continuera pour quelque temps.
Les escadrons "Sabre" des SBS et SAS sont basés au quartier général du groupe tactique à Kandahar. Contrairement à l'Irak, où le SAS était en tête, l'Afghanistan a vu une augmentation spectaculaire des opérations du SBS, qui a vu son budget passer de 17millions de Livres en 2001 à 160 aujourd'hui. Cet hiver le SBS est retourné à ses capacités de guerre arctique, utilisant des skis pour traquer les commandants talibans sur les crêtes enneigées de l'Hindou Kush.

 

Source : Sunday Times 07/03/10

Merci à Neill pour la source et à Disturbed pour la traduction.

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Published by MENATOR - dans 2001-2012
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 22:38

afghanistan.jpgAfghanistan 15 juillet 2010

 

Le SAS déployé afin de chasser un soldat afghan renégat coupable d’avoir assassiné trois militaires britanniques.

Une unité du "Regiment" a pu localiser le militaire afghan responsable de l’assassinat de trois militaires anglais dans leur base.

Des membres des forces spéciales ont suivi la trace du fuyard après qu’il eu commis son crime dans la base du 1st Battalion The Royal Gurkhas à Nahr-e-Saraj ans la province du Helmand.

L’importante chasse à l’homme a été entreprise après qu’il eu apparu que le soldat rebelle, nommé Talib Hussein, ai été retourné par Al Qaeda.

C’est tôt le matin du 14 juillet que commença le drame par l’assassinat du major James Bowman, 34, dans ses quartiers situés dans la base de patrouille 3 située à proximité de Lashkar Gar.

Le lieutenant Neil Turkinson, 26, originaire de Partadown – Irlande du Nord et le caporal Gurkha Arjun Purja Pun, 33, furent tués lorsque le rebelle eu tiré au RPG sur le QG de la base.

Quatre autres militaires furent blessés.

Hussein âgé de 23 ans n’était dans l’armée afghane depuis à peine une année. Les talibans ont déclaré dans un communiqué qu’il avait rejoint l’insurrection et qu’il se trouvait actuellement sous leur protection.

Le gouverneur de la province du Helmand, Gulab Mangal a quant à lui déclaré que ce massacre ne pouvait être le fruit d’un homme seul en disant « Je suis sûr que les talibans ont apporté leur aide mais je pense que l’inspiration vient de l’extérieur du pays et lorsqu’on parle de terrorisme international, ça inclus évidemment Al-Qaeda ».

Cependant le secrétaire à la Défense Liam Fox a rapporté lors des questions-réponses au parlement que des indices démontrent que l’homme a agit seul, qu’il est connu et pourchassé et sera fort probablement capturé d’ici peu.

Ce sera sans doute la procédure suivie à l’avenir pour tous les attentats commis par les renégats contre les forces britanniques auxquels ils auraient trahis la confiance, d’être pourchassés dans les plus brefs délais par des équipes spécialisées dont le SAS, ces crimes ne pouvant rester impunis.

Il s’agit d’un point d’honneur de faire comprendre aux candidats traîtres qu’ils seront pourchassés sans répit où qu’ils aillent et que les hommes chargés de ces missions sont les professionnels les plus performants en la matière, ne donnant aucune possibilité de repos ou d’espoir d’une vie tranquille à la suite d’un forfait accomplit de façon lâche alors que la confiance doit s’installer entre les membres de l’ANA et les militaires alliés.

La capture sera évidemment le lot de toute personne complice de ces actes, celles qui offrent le refuge ou les moyens logistiques et de propagande aux renégats.

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Published by PHIL - dans 2001-2012
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 12:18

OPERATION DE TYPE LRRP – UNE CONFIGURATION BIEN ADAPTEE

 

Le but de cet article est de présenter une configuration novatrice en matière de gilet de combat, d’emport de munition et de PA, pour les unités de type LRRP.

J’entends par LRRP ces hommes qui effectuent des opérations de longue durée avec des phases d’infiltration éreintante où il est indispensable d’être à l’aise avec son équipement. D’être mobile. Mais en même temps d’avoir accès à toutes ces munitions et armes pour pouvoir répliquer le plus efficacement et rapidement possible.

Et jusqu'à maintenant, il m’était question de compromis. Notamment au niveau du PA que je devais transporter sur la cuisse : c’est pratique on y a accès rapidement. Mais c’est inconfortable pour ce type de crapahut. J’ai trouvé que la plateforme CQC Blackhawk était le meilleur choix en terme de holster de cuisse mais il est toujours préférable d’avoir les jambes libre : quand on rampe l’holster s’accroche de partout.

Les gilets aussi, où la plupart de ceux disponible sur le marché sont adaptés pour des théâtres de haute intensité, urbain, où tout l’emport des munitions est situés sur l’avant pour un accès rapide : on pense aux chest rig, aux plateformes molles, etc… Et pour ramper et passer des obstacles ça devient vite galère.

Alors comment arranger ça ? Comment trouver cette mobilité tout en ayant tout à porté ?

Je pense avoir trouvé la solution :

p1010616-copie-3.jpg

Cette configuration comprend :

  • Une first line :

p1010616-copie-2.jpg

Qui rassemble une ceinture avec un PAD EAGLE en OD, un holster G-CODE EAGLE pour springfield operator, lanyard BLACKHAWK, un couteau Smith & Wesson, et deux poches EAGLE pour PA.

Ce qu’il y a de novateur sur cette partie, c’est le port du holster à l’horizontal qui se retrouve sur les hanches. J’ai eu cette idée des unités d’interventions qui porte leur backup de cette manière mais dans le dos. Cette configuration permet d’avoir les jambes libres et d’avoir accès à son PA rapidement. Seul inconvénient : l’aspect sécuritaire. Quelqu’un qui s’approche peut saisir l’arme facilement et n’a plus qu’a appuyer sur la détente car l’arme est situé dans ma direction. Mais ça peut être modifié en ajoutant un système de rétention, comme celui des Safariland.

  • Une second line :

Avec un mini chest rig Arktis, deux poches de chargeurs universelle HSGI et une poche maxpedition qui emporte du petit matériel et le système de transmission. Le mini chest est porté en bandoulière grâce à une bretelle rembourrée.

L’inconvénient, ici, c’est le léger emport de l’ensemble. Mais c’est ce dont nous avons besoin et c’est la philosophie des équipements des unités faisant du renseignement à fin d’action, derrière les lignes ennemis. Le reste des munitions, si je veux en porter un peu plus, sont accessibles rapidement sur l’extérieur d’un sac à dos.

Quel est l’avantage de cet ensemble ?

 

Réponse en image :  

 p1010618z.jpg

 p1010621a.jpg

 

p1010622ys.jpg

 p1010624r.jpgp1010625p.jpg

 

p1010626w.jpg

 p1010628e.jpg

Vous l’avez compris : cette configuration s’adapte en temps réel à son activité.

Je suis en train de ramper ou je veux escalader un mur ? Je bascule le mini chest sur l’arrière et je me retrouve avec rien du tout sur l’avant.

Je vais attaquer ? Je peux bouger le mini chest pour que les chargeurs se retrouvent à l’avant afin d’y avoir accès rapidement.

En situation de patrouille ou d’infiltration, le mini chest est placé en position intermédiaire prêt à être basculé sur l’arrière ou sur l’avant.

De plus les photos montrent que le PA est accessible facilement. Je pense qu’avec de l’entrainement il est possible de dégainer aussi rapidement que grâce a un holster de cuisse.

L’ensemble est très confortable et ne bouge pas. Et ce coté faible emport fait qu’on n’est pas perdu quand on recherche tel ou tel choses, même si je sais que l’on doit toujours savoir où est situé son matos. Concernant l’emport, pour que celui-ci reste suffisant, il est indéniable que cette configuration n’est que possible avec une « smock » ou une veste « guerilla ».

En espérant faire des émules.

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Published by Romain - dans TECHNIQUE
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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 20:00

Jusqu’à présent j’utilisais 2 sacs à dos: un bon vieux sac Millet AF d’une centaine de litres (acheté 200FRF en surplus à une époque que les moins de 20ans ne peuvent pas connaitre…) et un sac 5.11 rush 72 (acquis en € chez Terrang) pour les sorties plus estivales. Le sac français est très bien pour l’hiver mais manque d’astuces et de poches et est vraiment rustique bien que de confort soit plus que bon. Le RUSH 72 est plein d’astuces et de poches mais reste un peu limité en capacité et je n’arrive pas à me faire à l’ouverture totale du compartiment principal. Donc je suis allé dans une bonne boutique lyonnaise LE BIVOUAC qui distribue TASMANIAN TIGER  une marque que je connais bien puisqu’utilisée en sacs et en gilets par divers membres de mon groupe de choc.

 

Après divers tests et essais dans la boutique dont le chargement complet des sacs en test pour en évaluer le confort (au passage je suis devenu bilingue en sacs TT si vous avez des questions sur le MISSION BAG, TROOPER PACK et celui que j’ai choisi le OPERATION BAG…je suis devenu incollable)…

 

Voilà la bête…à coté de mon gilet 5.11 car cela me fait mal au cœur de zapper mon fournisseur de gear préféré (je vous parlerai prochainement de ma nouvelle config « gilet » dès qu’elle sera terminée…)

 

sac-TT 0003   

Le sac est simple et plutôt en « hauteur » pour un 45l (c’est pour cela que je l’ai préféré au Mission Bag qui était plus carré). La couleur « khaki » n’est pas trop choquante pour notre utilisation en forêt (désolé Le Phasme je n’ai pas eu le temps de te consulter…) et à vrai dire me plait beaucoup….

 

J’ai voulu d’entrée de jeu pousser la bête dans ses retranchements et j’ai décidé de « la »  remplir en config hivernale…pour chercher la faille car je l’ai acheté pour les sorties intermédiaires et d’été. Eh bien c’est le sac qui a gagné…prêts pour une séance d’effeuillage ? Que les enfants sortent la pièce, Hugo va jouer dans ta chambre !

 

sac-TT 0005 

Voici le sac rempli sur le dos (la poche 5.11 sur le dessus est juste là pour utililiser les passant molle du dessus….) on remarquera la partie centrale utilisée ici pour une bâche qui pourra servir aussi pour une arme ou une pelle (Artic ;) ) Sous le « cul » du sac il y a une poche zippée dans laquelle j’ai rangé mon sur sac à dos. Il y a une poignée d’extraction à l’intérieur. On retrouve en tout 5 poignées de ce type ce qui nous rappelle que la destination première de ce sac est militaire.

 sac-TT 0004

 

Je sais que certain trouverons une connotation sexuelle à cette photo mais elle a le mérite de montrer différents réglages et détails. (Les réglages sont très faciles et plein d’astuces)

 

On commence le streap tease :

 

 sac-TT-0006.JPG

 

La bâche qui était tenue fermement (par 4 sangles) s’enlève facilement et laisse apercevoir une palette molle sur  laquelle on peut accrocher d’autres poches.

 

Sous cette palette qui s’ouvre :

 

sac-TT 0007 

 

 sac-TT 0008

 

On a un espace de rangement séparé du compartiment principal par du mesh avec un zip

J’ai pu y ranger mes 2 boites de ration Tupperware (pourvu que ma femme ne tombe pas sur cette review car elle est persuadée que les enfants lui ont perdu ces boites….)

 

On pousse le sac sur le coté pour atteindre la poche latérale droite (qui contient diverses poches) :

 

sac-TT-0009.JPG 

 

Poche dans laquelle j’ai rangé le nécessaire camps (sandows, sécateur, scie, gant en cuir de travail et cordelette para)

 

L’autre coté (pas de poche mais du molle) :

 

sac-TT 0010 

 

J’ai rangé le poncho mais en config mili, il est rangé dans la gibecière de ma smock donc il y a de la place pour autre chose ici. Plutôt un vêtement car il faudra utiliser toute la place sur peu d’épaisseur. Ou laisser la poche ouverte et accrocher quelque chose sur les passants Molle

 

On redresse le sac :

 

sac-TT 0011   

La poche supérieure zippée me sert à ranger le sur pantalon goretex et la Rainshield (ici pour info car pareil que le poncho cet article a une place dans ma smock)

 

Inspection du compartiment principal, il contient tout cela :

 

 sac-TT-0013.JPG

 

Soit : un matelas Thermarest, un sac de couchage Defense 4, un sac à viande en polaire Grizzli, oreiller, abris individuel en GT Millet avec les arceaux (qui trouvent leur place dans la housse pour antenne située dans le sac),un pull Co brit, sous vêtements chauds, polaire et trousse de secours 5.11. Vous savez le pire…c’est qu’il reste de la place.

 

En conclusion : je pense enfin avoir trouvé un sac à dos moderne qui me correspond et qui pourra convenir à  un large spectre de sorties. J’aime beaucoup le compartiment central avec 2 accès zippés et surtout qu’il se remplisse par le dessus.

Pour les infos techniques il fait 70x32x22cm, pour un poids de 3100g et une contenance de 45litres. La seule critique que je peux faire c’est qu’il y a tromperie sur la marchandise…en effet je pense qu’il y a un peu plus que 45litres.

Il me reste à le tester dans la verte et ce le plus rapidement possible mais je lui trouve un niveau de confort assez exceptionnel même si un mes amis ayant trainé ses Rangers aux environs de Dieuze me dit souvent : «  confortable ou pas au bout de 45 minutes de marche, ton sac te fait mal au dos »….

Pour mes détracteurs qui aiment à raconter que je ne porte pas mon sac sur le terrain ils pourront rajouter que je prends soin de mes porteurs en leur confiant un sac de qualité…..

 

Merci au « tenancier »du BIVOUAC pour sa patience et sa disponibilité, n’hésitez pas à pousser la porte de sa boutique très bien achalandée qui offre encore un rayon surplus pour s’équiper « aussi » à prix raisonnable.

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Published by ATHOS - dans EQUIPEMENTS
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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 19:18

Avant d'acquérir ce sac en décembre 2009, j'étais à la recherche d'un sac à dos complet, compartimenté, d'un volume de 35 litres, de teinte unie passe-partout, et surtout, suffisamment confortable et fixe pour crapahuter en montagne sans problème.

Avant de trouver mon bonheur, je lorgnais surtout sur les sac anglais du type Karrimor Sabre™ ou Snugpak Sleeka Force 35™, confiant dans la solidité et le confort simple et éprouvé des sacs à dos britanniques.

J'avais des préjugés sur les daysacs US, surtout parce que l'armée américaine n'a pas une culture de marcheurs. D'autres candidats potentiels à mon achat étaient malgré tout les grands classiques US de 5.11™ ou Camelbak™, pour leur caractère fonctionnel et leur modularité. Mais deux détails importants m'empêchaient de fondre sur un Rush 24™ ou un BFM™: l'absence de sangle de rappel de charge et d'un dos ventilé en maille. En montagne, ce sont des équipements indispensables.

Devant l'indisponibilité de tel ou tel modèle Brit ou des critères qui ne correspondaient pas, j'ai fait appel aux conseils avisés de Maître Wazzock de Terrang, qui m'a conseillé le Sac Kelty Strike 3500, dont je ne soupçonnais même pas l'existence.

 

Depuis, ce sac ne me quitte plus dès que je fais un pas en montagne.

 

Description générale

 

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Le Kelty Strike 3500 est, comme son nom l'indique, un sac à dos de 35 litres, compartiment central et poches incluses. Il accuse un poids à vide de 1600 g, ce qui est un poids normal pour un sac US de ce litrage. Bonne surprise, il tient debout même peu chargé.

Le sac se compose d'un compartiment central, de deux poches latérales, d'un compartiment interne pour sac d'hydratation, d'une grande poche externe en façade (compartimentée), et de trois espaces inter-poches très pratiques. Toutes les poches se ferment par un zip et la grande poche en façade est équipée de passants transversaux en nylon fort, apparemment très solides.

Les sangles de portage sont complètes et très confortables; les sangles de compression, efficaces.

Sur le sommet du sac, une poignée de portage, ainsi qu'un rabat à pression pour la sortie du tube d'hydratation. La teinte est une sorte de coyote Tan tirant légèrement sur l'OD, qui est bien adaptée à nos contrées, surtout si on change fréquemment de versant au cours d'une même marche.

Si le sac est en nylon 500D, le cul du sac est encore plus épais, tout comme la tranche des poches externes. S'il ne résisterait pas à la charge d'un tricératops adulte, le Strike 3500 encaissera sans problème les contraintes du terrain sans rechigner, parce qu'il est vraiment solide.

Petit plus de taille: la présence d'un sursac étanche, logé discrètement dans le cul du sac à dos.

 

Le confort

 

Lorsque que j'ai essayé ce sac, dès réception, j'ai été dérouté par son confort, étrange de prime abord, presque inquiet d'avoir acheté ce sac sans l'avoir essayé au préalable.

 

Le dos est fort bien rembourré et ventilé pour un sac US de cette gamme.

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L'ensemble se compose d'un coussinet lombaire central et de deux coussinets à hauteur d'omoplates, en mesh (filet) souple. Ce sont ces deux coussinets qui sont surprenants de prime abord. Neufs, ils sont assez rigides, mais leur confort devient indiscutable lorsqu'ils s'assouplissent, au bout de seulement une ou deux marches sur le terrain. Ils épousent très bien la morphologie et suivent les mouvements naturels d'un dos qui s'agite.

De surcroît, la séparation des coussinets permet à l'air de bien circuler, donc, à la sueur de ne pas vous tarauder entre les omoplates (très utile pour empêcher la survenue de mycoses dues à la macération régulière). Seul bémol minime à ce niveau, la sueur qui s'évapore stagne sous le nylon de cette séparation, là où sa découpe forme un arc, au-dessus du coussin lombaire. Mais ce n'est vraiment pas grand-chose. Ca sèche vite au soleil ou dans un endroit ventilé. Psychologiquement, on s'en remet très bien, vous verrez.

 

Les sangles de portage sont aussi confortables que les coussinets du dos. Elle sont rembourrées et aérées à l'identique.

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Les sangles d'épaules sont réglables au plus juste par leurs sangles classiques, ainsi que par des sangles de rappel de charge (mes amies de toujours) et assez larges et moelleuses pour marcher sans grimacer sous le poids jusqu'à plus soif. Elles se fixent sur la poitrine grâce à une sangle de serrage transversale fermée par clip.

La sangle abdominale est vraiment bien conçue, car elle est large est ergonomique. Le plus réside dans ces deux alvéoles qui jouxtent le coussin lombaire, et qui sont constituées de mesh encore plus fin, mais bien solide. C'est un aménagement judicieux, particulièrement pour les marcheurs qui suent comme des gnous. La partie extérieure, la plus soumise à l'abrasion et aux rigueurs de la vie virile, est plus épaisse que la partie en retrait, là même où ça chauffe et ça sue le plus.

La sangle abdominale se ferme par une généreuse sangle à clip. Elle est de plus, amovible, en détachant un gros velcro situé derrière le coussin lombaire.

 

Le confort est vraiment à la hauteur de mes attentes grâce à l'épaisseur des coussins dorsaux, ce qui est d'autant plus agréable lorsqu'on souffre du dos, des épaules et qu'on est taillé comme un crayon gris.

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Les différents aménagements

 

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Comme on peut le voir sur cette photo, le sac est muni d'une solide poignée de portage sur le dessus, et d'un rabat à pression pour la sortie ambidextre du tube d'hydratation. C'est là le seul reproche réel que j'aurai à faire à ce sac, mais on m'avait prévenu à l'achat. Le bouton-pression du rabat semble avoir été oublié des dieux. Il a cassé au bout de deux ou trois manips… Je ne suis pas une exception à cette règle. Mais bon, ce n'est rien. Deux points de couture plus tard, j'avais déjà oublié cette petite déconvenue. J'ai cousu le rabat un peu lâche, histoire de pouvoir passer la tête d'œuf de mon tube Camelbak™ sans problème. Et on n'en parle plus…

 

Autre atout, et ce n'est qu'un début, le dos est réglable en hauteur, par un système de sangle sous-jacente et de velcro, qui permet de monter ou de descendre le coussin lombaire et les deux coussinets dorsaux.

Kelty-6.JPG

 

Les poches et compartiments

 

Les poches latérales (une de chaque côté), sont fermées par zip et de taille généreuse, pour des poches latérales. Comme on peut le voir, une gourde US d'un litre y rentre aisément, tout comme une trousse de survie, de premier soin, ou un vêtement anti pluie.

Kelty-7.JPG

 

Derrière chaque poche latérale, sous les sangles de compression, un espace permet de ranger encore autre chose (perso, j'y glisse un gros poignard Ka Bar dont le fourreau est fixé à la sangle de compression). Ces espaces sont munis d'un trou sur le fond, permettant à l'eau de s'évacuer en cas de pépin.  

Kelty-8.JPG 

La grande poche extérieure est bien conçue et aménagée pour être utile en toutes circonstances. Elle se ferme par 2 zips convergents.

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Elle se compose de: (j'en vois certains qui se caressent déjà)

_ Un compartiment supérieur moyen-grand sans séparation interne;

_ Un petit mousqueton sanglé;

_ Quatre petits compartiments identiques;

_ Quatre emplacements pour stylo (qui acceptent sans problème le manche d'une mini Maglite™);

_ Une poche zippée en filet (clés, monnaie…);

_ Un compartiment moyen-grand, qui est le bas de la grande poche extérieure en elle-même;

_ Un grand compartiment en demi-lune, en tissu polaire noir, idéal pour la protection des optiques ou des lunettes de soleil.

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C'est fou le nombre de petites merdouilles indispensables à notre durabilité qu'on peut y glisser pour une seule sortie: barre de céréales, chocolat, clés, monnaie, capotes, ampoules de rechange pour lampe, lampes, piles AA, stylo, lunettes de soleil, téléphone portable, calepin, mouchoirs en papier, etc… Un petit go-bag dans une grande poche.

 

Derrière la grande poche externe à miracles, un grand espace réglable, qui se ferme en clipsant les sangles de compression au corps du sac à dos.

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Ce compartiment peut bailler grâce à des petits filets latéraux qui achèvent de sécuriser l'emport de tout ce que vous y glisserez (t-shirt ou tout effet mouillé, matos de section, grosse optique, etc…). Le fond de cet espace est troué lui aussi, pour évacuer l'eau si besoin.

Notez que cet espace perd de son utilité, comme ceux latéraux, lorsque le sac est plein à craquer. Quand les poches et le compartiment principal sont gonflés, le volume de ces espaces se réduit logiquement.   Photo Kelty 12

Le compartiment interne principal

 

Kelty-13.JPG

 

Fermé par deux zips convergents, il ne s'ouvre que jusqu'au niveau des poches latérales. Ce peut être dérangeant pour les puristes, mais perso, je ne trouve pas cela embêtant, et ça évite de voir le sac vomir son matos, ce qui a la fâcheuse tendance à arriver dans la boue, quand il pleut ou qu'on est à la bourre…

Une partie de mon matos y est dedans à demeure (couv' de survie, gros pull chaud, papier hygiénique) et je n'ai pas à me soucier de s'il va se barrer ou pas.

 

Le grand compartiment interne se divise en trois parties:

_ une grande poche principale, qui doit avoisiner les 25 litres, munie dans les coins de 2 œillets pour évacuer l'eau;

_ une grande poche élastique, idéale pour y ranger proprement des affaires qu'on doit pouvoir sortir facilement (perso, ma couverture de survie USAF y a un bail emphytéotique);

_ une poche, plus étroite et pas élastique, avec cordon de serrage bloqueur, destinée à accueillir un sac d'hydratation jusqu'à 3 litres inclus (la sortie prévue pour le tube d'hydratation étant placée juste au-dessus).

 

On peut noter la présence des deux armatures qui rigidifient le dos (les Américains ont enfin compris! priez pour que d'autres suivent…). Ce sont deux barres amovibles en alu, glissées dans des compartiments fermés par velcros.

Atout supplémentaire, le fond du grand compartiment principal est étanche; les oeillets d'évacuation de l'eau étant placés dans les angles, pour minimiser les risques accidentels d'entrée d'eau (qui s'évacuerait de suite, de toute manière).

 

Le sursac anti pluie

 

Option qui se généralise sur les sacs à dos modernes (enfin!), la housse anti pluie du Kelty Strike 3500 est judicieusement logée dans un compartiment qui se situe sous le sac, endroit que j'ai la paillarde habitude d'appeler le "cul du sac", et pour cause!

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La poche est zippée, et son contenu ne gène en rien la contenance du sac en elle-même. Et surprise, elle contient un joli sursac assorti au sac. Miracle! La housse n'est ni grise, ni jaune fluo (c'est un sac mili, quand même!) et en plus, elle est solide et couvre tout le sac. Ca paraît logique, mais pour certaines marques, apparemment, ça ne l'est pas… Je pourrais vous raconter comment, un jour de pluie, j'aurais pu étrangler un fabriquant de sacs photo très très connu, pour lui apprendre à confectionner des housses anti pluie sur mesure…

 

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C'est là, la cerise sur le gâteau, qui couronne un sac fort complet et réalisé de manière pragmatique, alliant confort, solidité et fonctionnalité. Les puristes, parce qu'il y en a dans chaque domaine, noterons l'absence totale (et très politiquement incorrecte) de passants MOLLE, ce qui fait certainement gagner au sac 500g à un kilo. Et oui… Le MOLLE, c'est beau, c'est pratique, mais c'est lourd, et, quand on en a déja partout sur son gilet, et qu'on a un sac bien conçu, est-ce la peine d'en rajouter, quitte à ressembler à un stégosaure ou pire, à un ankylosaure?

 

Les bons et les mauvais points du Kelty Strike 3500

 

Les +

 

_ Le rapport qualité/prix: moins de 100€ chez Terrang (décembre 2009);

_ Le confort (j'insiste);

_ La respirabilité du dos et des sangles de portage;

_ Les poches, spacieuses et fonctionnelles;

_ La solidité;

_ La housse anti-pluie intégrée;

_ La couleur passe-partout.

 

Les –

 

_ Le rabat de sortie du tube d'hydratation et son bouton pression: ça casse! (mais ça se répare)

_ La largeur, toute relative, des mailles du mesh des sangles de portage et des coussins dorsaux. Des crasses peuvent facilement s'y glisser (je suppose).

_ Les espaces entre les poches, très pratiques lorsque le sac n'est pas chargé. Presque inutiles lorsque le sac est chargé, et pas couverts s'il pleut.

_ L'absence, tout de même, d'un ou deux passants MOLLE de chaque côté, pour personnaliser ou affiner son emport;

_ Le poids à vide (1600g) encore trop important à mon goût (de brindille). Bien inférieur cependant à d'autres sacs US de même gabarit.

 

En conclusion:

 

Je suis ravi de posséder ce sac, qui me suit sans rechigner au travers des forêts et par delà les montagnes, et qui ménage mon dos passablement fatigué.

L'emport est largement suffisant pour une journée de marche standard, voire une grosse journée.

Pour les soucieux de la discrétion comme moi, la couleur est vraiment passe-partout.

 

La solidité ne fait pas défaut, au contraire, et le confort est vraiment digne d'un sac civil, ce qui est rare pour un sac mili de ce volume. Un dos rigide et respirant aussi confortable sur un sac destiné au combat est presque encore une gageure aujourd'hui. Mais pas pour ce sac là…

 

Le Kelty Strike 3500 s'acquitte sans faillir de sa tâche, celle qui est de suivre un marcheur exigeant, discret, et qui cherche à ménager son dos et ses épaules.

 

Un choix alternatif, un look un peu vintage, une durabilité certaine pour un bon prix, un choix sérieux pour les blasés du fashion.

 

Confort, solidité, fonctionnalité. What else?

 

Par LE PHASME, Mai 2010

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